Opera Vlaanderen 2017-18, à tomber à la renverse ?

Par Christophe Rizoud | mer 19 Avril 2017 | Imprimer

Le visuel choisi par l’Opera Vlaanderen pour illustrer sa prochaine saison – un homme tombé à la renverse de sa chaise (voir ci-contre) – doit-il être pris au pied de la lettre ? A cette question, chacun choisira sa réponse selon son répertoire d’élection. Mais il est fort probable que les tenants de l’opéra italien préféreront en 2017-18 la Wallonie à la Flandre (voir l’annonce aujourd’hui même de la nouvelle saison liégeoise). Mis à part Falstaff, dans une mise en scène de Christoph Waltz (déjà invité à Anvers en 2013 pour un Rosenkavalier qui n’a pas laissé un souvenir impérissable), les œuvres à l’affiche regardent davantage au Nord qu’au Sud des Alpes. Le Duc d’Albe ne fait pas exception à la règle. L’opéra inachevé de Donizetti sera présenté dans la même version qu’en 2012, française donc dans la mise en scène de Carlos Wagner. Autre reprise, Parsifal selon Tatjana Gürbaca dirigé par Cornelius Meister. Les amateurs de raretés retiendront Le Joueur de Prokofiev et Das Wunder der Heliane de Korngold, avec la volcanique Ausrine Stundyte dans le rôle-titre. Une nouvelle production de La clemenza di Tito confiée à Michael Hampe et de Pelléas et Mélisande placée entre les mains des chorégraphes Sidi Larbi Cherkaoui et Damien Jalet complètent une programmation exigeante dont le thème revendiqué – « rien ne va plus » – pourrait s’appliquer à tous les opéras du répertoire, ou presque. Lot de consolation pour le public flamand en mal d’Italie : le concert en forme d'hommage au regretté Alberto Zedda, régulièrement invité à diriger des opéras de Rossini à l’Opera Vlaanderen, avec une pléiade d’artistes étiquetés belcantistes dont Gregory Kunde, Mariella Devia et Nicola Alaimo. Plus d’information sur operaballet.be.

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