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Pour que le lecteur
de cette discographie des opéras napolitains de Rossini ne soit pas surpris
par la "condamnation" de certaines versions assez anciennes, il convient
de lui préciser ou simplement de lui rappeler que dans les années 1950,
1960 et parfois 1970, l'idée que l'on se faisait de l'interprétation des
opere serie de Rossini était erronée. Il a fallu un long purgatoire d'où
sont tout de même sortis quelques interprètes majeurs qui ont lancé la
Bel-Canto Renaissance à savoir Maria Callas, Joan Sutherland, Marilyn
Horne,… De là est née, grâce aussi à la musicologie, la Rossini Renaissance
qui a trouvé un véritable âge d'or dans les années 1980 et 1990. Sur les
traces de leurs illustres aînées, se sont lancées alors des voix qui nous
ont fait redécouvrir toute une facette de Rossini qu'on avait trop souvent
tendance à réduire à la trilogie: Italienne à Alger/Barbier de Séville/Cenerentola
et à Guillaume Tell! Ces chanteurs, Samuel Ramey, Michele Pertusi, Chris
Merritt, Rockwell Blake, William Matteuzzi, Bruce Ford, June Anderson,
Lella Cuberli, Katia Ricciarelli, Marilyn Horne, Lucia Valentini Terrani,
Martine Dupuy, Cecilia Bartoli, Vesselina Kasarova, Jennifer Larmore,…..,
le disque a su et sait encore, heureusement pour la plupart, les capter
dans de bonnes, voire d'excellentes conditions sonores, ce qui nous permet
de comprendre la distance énorme qui sépare l'interprétation rossinienne
d'hier de celle d'aujourd'hui! Toutefois, certains opéras attendent toujours
leur version de référence et l'on peut d'ores et déjà déplorer le nombre
incroyable d'occasions manquées et de projets réels avortés (un Otello
chez DECCA avec Joan Sutherland et Marilyn Horne, une Armida live d'Aix
en Provence chez EMI avec June Anderson, Rockwell Blake et Raoul Gimenez,
un Ricciardo e Zoraide live de Pesaro chez DECCA avec June Anderson, Bruce
Ford et William Matteuzzi,…). Ceci étant dit, il y a tout de même ci-dessous
de quoi éprouver beaucoup de bonheur!
Elisabetta
Regina d'Inghilterra
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Année
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Interprètes
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Commentaire
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Références
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1953
Live
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Maria
Vitale: Elisabetta
Giuseppe Campora: Leicester
Lina Pagliughi: Matilde
Antonio Pirino: Norfolk
Orchestra della RAI di Milano
Chef
d'orchestre: Alfredo Simonetto
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Cet
enregistrement fait lors d'un concert à la RAI ne peut en rien donner
une idée de ce qu'est cette œuvre tant l'exécution en est mauvaise.
Indépendamment des coupures qui étaient monnaie courante à l'époque,
aucun des chanteurs ici ne possède le style requis ce qui est tout
à fait compréhensible en ces temps de totale redécouverte du Bel
Canto. A ignorer en toute sérénité!
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Melodram
CD: MEL 27032
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1970
Live
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Leyla
Gencer: Elisabetta
Umberto Grilli: Leicester
Sylvia Geszty: Matilde
Pietro Bottazzo: Norfolk
Orchestra del Teatro Massimo di Palermo
Chef
d'orchestre: Nino Sanzogno
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En
1970 on avait pris conscience de la beauté du répertoire seria de
Rossini et on comprenait fort bien que certaines règles régissaient
ces œuvres, mais certaines tentatives louables restaient très en
deçà de ce que les années 1980 allaient apporter. Ainsi Leyla Gencer,
immense belcantiste donizettienne, a ici un peu tendance à confondre
cette Elisabetta avec celle de Roberto Devereux. Les ténors Umberto
Grilli et Pietro Bottazzo sont des modèles de chant rossinien comparés
à Giuseppe Campora et Antonio Pirino qui contribuaient à disqualifier
la version de 1953. Nous sommes toutefois loin des prestations d'un
Blake ou d'un Merritt. Insupportable en revanche Sylvia Geszty qui
confond Matilde avec Olympia et hors de propos la direction verdienne
de Nino Sanzogno.
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OPERA
D`ORO
CD: OPD-1177
Myto
CD: 905.30
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1971
Live
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Leyla
Gencer: Elisabetta
Umberto Grilli: Leicester
Margherita Guglielmi: Matilde
Pietro Bottazzo: Norfolk
Orchestra del Teatro Massimo di Palermo
Chef
d'orchestre: Gianandrea Gavazzeni
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Un
an après, avec presque la même équipe, la vision de l'œuvre est
radicalement différente grâce à la direction infiniment plus pertinente
de Gianandrea Gavazzeni et à Margherita Guglielmi qui compose une
Matilde stylistiquement juste, Gencer, Grilli et Bottazzo restant
égaux à eux-mêmes.
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BJR
LP:
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1975
Studio
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Montserrat
Caballé: Elisabetta
José Carreras: Leicester
Valerie Masterson: Matilde
Ugo Benelli: Norfolk
London Symphony Orchestra
Chef
d'orchestre: Gianfranco Masini
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Un
nouveau pas est franchi lorsque Montserrat Caballé s'attaque au
rôle-titre. Il faut dire qu'en dehors de quelques aigus un peu durs,
la prestation de la diva espagnole est admirable: le timbre est
sublime, les vocalises sont gérées avec autorité et la caractérisation
dramatique d'une grande justesse. José Carreras étale une voix magnifique
au demeurant mais peu rompue aux règles du Bel Canto et confond
sans aucun scrupule Rossini avec Verdi. Valerie Masterson offre
le portrait d'une Matilde douce et fragile. Quant à Ugo Benelli,
il est l'élément le plus discutable de cet enregistrement: tenorino
déjà insuffisant dans Il Barbiere di Siviglia ou dans La Cenerentola,
il ne peut prétendre rendre justice au rôle de Norfolk d'une difficulté
d'exécution quasi insurmontable et dont seul Rockwell Blake a pu
depuis venir à bout. Direction énergique de Gianfranco Masini.
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Philips
CD: 432 453-2
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Otello ossìa
Il Moro di Venezia
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Année
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Interprètes
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Commentaire
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Références
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1960
Radio
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Agostino
Lazzari: Otello
Virginia Zeani: Desdemona
Herbert Handt: Rodrigo
Giuseppe
Baratti: Jago
Franco Ventriglia: Elmiro
Anna Reynolds: Emilia
Orchestra della RAI di Roma
Chef
d'orchestre: Fernando Previtali
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Cette
version ne vaut que pour le beau portrait que Virginia Zeani nous
laisse de Desdemona, bien que stylistiquement tout ne soit pas irréprochable!
Du moins sait -elle techniquement ce que Bel Canto veut dire, ce
qui n'est pas du tout le cas de ses partenaires tous plus pitoyables
les uns que les autres! Quant à Fernando Previtali, il dirige cette
œuvre comme l'Otello de Verdi! A oublier en toute quiétude!
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GOP
CD: GOP 718
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1978
Studio
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José
Carreras: Otello
Frederica von Stade: Desdemona
Salvatore Fisichella: Rodrigo Gianfranco Pastine: Jago
Samuel Ramey: Elmiro
Nucci Condò: Emilia
Philharmonia Orchestra
Chef
d'orchestre: Jesus Lopez Cobos
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Cette
intégrale devait initialement réunir les trois grands ténors espagnols:
Placido Domingo, José Carreras et Alfredo Kraus! A posteriori, on
se réjouit que ce projet n'ait pas abouti, aucun des trois illustres
chanteurs ne possédant une once de vocalita et de style rossiniens.
Toutefois , José Carreras demeura dans la course et les deux autres
furent remplacés par Salvatore Fisichella et Gianfranco Pastine,
ténors acceptables, eux, mais guère plus rossiniens que leurs illustres
prédécesseurs! Certes Carreras est extrêmement séduisant vocalement
et fait preuve d'un mordant qui est appréciable mais la vocalisation
s'avère aléatoire. Frederica Von Stade compose une Desdemona douce
et fragile et son "air du saule"est particulièrement émouvant.
Luxueux, l'Elmiro de Samuel Ramey et efficace la belle direction
de Jesus Lopez Cobos. Toutefois, l'Otello de référence restait à
enregistrer!
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Philips
CD: 432 456-2
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1999
Studio
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Bruce
Ford: Otello
Elizabeth Futral: Desdemona
William Matteuzzi: Rodrigo
Juan
José Lopera: Jago
Ildebrando
d' Arcangelo: Elmiro
Enkelejda Shkosa: Emilia
Philharmonia Orchestra
Chef
d'orchestre: David Parry
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Il
faudra attendre plus de vingt ans pour avoir enfin une version stylistiquement
juste de l'Otello de Rossini et c'est une fois de plus l'excellente
firme Opera Rara qui nous la propose. Bruce Ford est un Otello impressionnant
de noirceur et d'autorité vocale, William Matteuzzi dont le timbre
s'est hélas un peu blanchi demeure un Rodrigo spectaculaire dans
la vocalisation et Juan José Lopera est un Jago de belle facture.
Elizabeth Futral qui nous a été révélée
par sa Matilde di Shabran au festival de Pesaro est une belle Desdemona
peut-être plus affirmée que Frederica Von Stade dont elle ne parviendra
pourtant pas à nous faire oublier le charme inégalable! Autoritaire
à souhait l'Elmiro d'Ildebrando d'Arcangelo et d'une grande pertinence
la belle direction de David Parry!
Incontestablement
la meilleure version même s'il est permis de regretter amèrement
que Ricordi n'ait pu éditer l'extraordinaire interprétation donnée
en 1988 à Pesaro avec rien moins que June Anderson, Chris Merritt,
Rockwell Blake, Ezio di Cesare et Giorgio Surjan sous l'experte
baguette de Sir John Pritchard!
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Opera
rara
CD: ORC 18
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Armida
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Année
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Interprètes
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Commentaire
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Références
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1952
Live
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Maria
Callas: Armida
Francesco Albanese: Rinaldo
Mario Filippeschi: Gernando
Alessandro Ziliani: Goffredo
Antonio Salvarezza: Eustazio
Mario Filippeschi: Ubaldo
Gianni Raimondi: Carlo
Marco Stefanoni: Astarotte
Mario Frosini: Idraote
Orchestra del Teatro Comunale di Firenze
Chef
d'orchestre: Tullio Serafin
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Quand
Maria Callas s'empara de ce rôle surhumain, la renaissance du Bel
Canto n'en était qu'à ses premiers balbutiements. Callas, en 1952,
était en pleine possession de ses moyens (un grave abyssal, un medium
corsé quoiqu'un peu opaque, un aigu et un suraigu flamboyants) et
elle donna de la magicienne un portrait devenu légendaire. Malheureusement
ses partenaires sont épouvantables, Tullio Serafin dirige avec une
sécheresse non dépourvue de brutalité (sans parler des monstrueuses
amputations pratiquées dans la partition!) et, ce qui achève de
décourager l'auditeur, le son est absolument déplorable. Dommage!
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MELODRAM
CD: MEL 26024
DiVa
CD:
SR.DIVA 1105/1106
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1970
Live
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Cristina
Deutekom: Armida
Pietro Bottazzo: Rinaldo
Bernardino Trotta: Eustazio
Eduardo Gimenez: Ubaldo
Ottavio Garaventa: Carlo
Giovanni Antonini: Astarotte
Alessandro Maddalena: Idraote
Orchestra del Teatro La Fenice
Chef
d'orchestre: Carlo Franci
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En
1970, c'est Cristina Deutekom qui reprend le rôle titre à Venise
dans une mise en scène fastueuse de Pier Luigi Pizzi. Les moyens
vocaux sont fantastiques: un timbre énergique et éclatant, une étendue
de plus de trois octaves avec un suraigu au delà de toute conception
humaine et une virtuosité spectaculaire et très particulière, fondée
sur le staccato-legato. Deutekom donne de la magicienne un portrait
encore aujourd'hui insurpassé. Ses partenaires sont infiniment plus
à leur place que ceux de Callas en 1952, mais ils bénéficient des
nombreuses coupures opérées par Carlo Franci qui dirige fort bien,
par ailleurs, cette production! Son tout à fait acceptable!
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FOYER
CD:
2CF 2030
MEMORIES
CD:
HR 4152/53
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1970
Live
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Cristina
Deutekom: Armida
Pietro Bottazzo: Rinaldo
Bernardino Trotta: Eustazio
Eduardo Gimenez: Ubaldo
Ottavio Garaventa: Carlo
Giovanni Antonini: Astarotte
Alessandro Maddalena: Idraote
Orchestra del Teatro La Fenice
Chef
d'orchestre: Carlo Franci
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Issu
de la même série de représentations que l'enregistrement précédent,
ce témoignage d'une autre soirée nous montre une équipe de chanteurs
davantage galvanisée avec des ténors particulièrement survoltés.
Le son est ici bien meilleur puisqu' issu directement des archives
de La Fenice de Venise. Dans un cas comme dans l'autre, Deutekom
est à connaître absolument .
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Mondo
Musica
CD: MFOH 10291
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1991
Studio
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Cecilia
Gasdia: Armida
Chris Merritt: Rinaldo
William Matteuzzi: Carlo
Bruce Ford: Gernando
William Matteuzzi: Goffredo
Charles Workman: Eustazio
Bruce Ford: Ubaldo
Ferruccio Furlanetto: Astarotte
Ferruccio Furlanetto: Idraote
I Solisti Veneti
Chef
d'orchestre: Claudio Scimone
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Ce
n'est qu'en 1991 qu' Armida fit son entrée dans les studios. A la
baguette, un chef qui s'était fait une spécialité de la reprise
des opéras seria de Rossini. Cet enregistrement bénéficie d'un atout
majeur: il restitue enfin l'intégralité de la partition, la durée
de l'opéra passant de 2h12 (chez Carlo Franci) à 2h35 (il faut préciser
aussi que Scimone a des tempi nettement plus vifs que Franci!).
L'autre atout indiscutable de cette version est le trio extraordinaire
de ténors composé par Chris Merritt, William Matteuzzi et Bruce
Ford, mais en ces années là Rossini revit un véritable âge d'or!
Légère déception, en revanche, à l'écoute de l'Armida de Cecilia
Gasdia qui ne parvient pas à surmonter toutes les difficultés du
rôle: les vocalises sont plutôt savonnées et le timbre reste un
peu léger pour donner une vraie dimension au rôle. Malgré cette
réserve, cet enregistrement est à posséder absolument car l'œuvre
y retrouve, du moins en grande partie, son authenticité.
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Europa
CD: 350-211
ARTS
CD:
47327-2
|
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1993
Live
|
Renée
Fleming: Armida
Gregory Kunde: Rinaldo
Bruce Fowler: Carlo
Jeffrey Francis: Gernando
Donald Kaasch: Goffredo
Carlo Bosi: Eustazio
Iorio Zennaro: Ubaldo
Sergey Zadvorny: Astarotte
Ildebrando d' Arcangelo: Idraote
Orchestra del Teatro Comunale Bologna
Chef
d'orchestre: Daniele Gatti
|
Les
choses sont presque inversées lorsque le festival de Pesaro décide
de reprendre l'œuvre sur scène: en effet, pourquoi ne pas avoir
engagé les ténors rossiniens du moment qui faisaient depuis quelques
années les beaux soirs du festival: Rockwell Blake, Chris Merritt,
William Matteuzzi, Bruce Ford,… autrement plus experts que l'équipe
retenue ici et d'où seul émerge un Gregory Kunde certes très virtuose
mais un peu léger de timbre! En revanche, ce témoignage enregistré
live nous offre la plus belle Armida entendue depuis Deutekom: Renée
Fleming qui, outre l'extraordinaire beauté de sa voix , possède
une technique à toute épreuve et offre de la magicienne un portrait
complet! Les tempi de Daniele Gatti sont un peu lents et portent
la durée de l'exécution à 2h54 mais la vision d'ensemble est fort
belle.
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Sony
CD: S3K 58968
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Mosé in Egitto
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Année
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Interprètes
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Commentaire
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Références
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1981
Studio
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Ruggero
Raimondi: Mosè
June Anderson: Elcia
Salvatore Fisichella: Aronne
Siegmund Nimsgern: Faraone
Zehava
Gal: Amaltea
Sandra Browne: Amenosi
Ernesto Palacio: Osiride
Keith
Lewis: Mambre
Philharmonia
Orchestra
Chef
d'orchestre: Claudio Scimone
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Cet
unique enregistrement de la version napolitaine faillit ne pas voir
le jour. En effet, il prévoyait dans un premier temps Agnès Baltsa
dans le rôle d'Almatea et Katia Ricciarelli dans celui d'Elcia mais
toutes deux ont successivement déclaré forfait au moment des sessions
d'enregistrements! On a donc fait appel en urgence à Zehava Gal
et à June Anderson qui apprirent leurs rôles respectifs en trop
peu de temps pour leur conférer une véritable authenticité dramatique.
C'est sensible surtout pour Zehava Gal qui a, en outre, de sérieuses
difficultés techniques! June Anderson ne rencontre évidemment pas
ce type de problème mais le manque de préparation du rôle rend sa
prestation incolore, inodore et sans saveur! Siegmund Nimsgern abîme
le rôle de Faraone avec sa voix sèche et rugueuse. Ernesto Palacio
et Salvatore Fisichella défendent avec honneur leurs parties respectives
mais n'ont pas grand chose à voir avec le ténor rossinien. Restent
Ruggero Raimondi, superbe d'autorité vocale et de style dans le
rôle-titre et Claudio Scimone dont la direction est toujours aussi
vigoureuse et précise!
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Philips
CD: 420 109-2
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Ricciardo
e Zoraide
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Année
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Interprètes
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Commentaire
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Références
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1995
Studio
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Nelly
Miricioiu: Zoraide
William Matteuzzi: Ricciardo
Bruce Ford: Agorante
Della
Jones: Zomira
Alice Coote: Elmira
Alastair Miles: Ircano
Paul Nilon: Ernesto
Carol
Smith: Fatima
Toby
Spence: Zamorre
Academy of St.Martin in the Fields
Chef
d'orchestre: David Parry
|
Après
une première tentative (hélas avortée!) d'enregistrement par DECCA
lors de sa reprise au festival de Pesaro en 1990 avec June Anderson,
William Matteuzzi, Bruce Ford et Gloria Scalchi, l'ouvrage se voit
redonner une chance par la firme Opera Rara en 1995 avec une partie
de la distribution de Pesaro, June Anderson étant remplacée ici
par Nelly Miricioiu et Gloria Scalchi par Della Jones. Ford et Matteuzzi
font preuve d'une aisance confondante dans leurs rôles respectifs.
Quant à Miricioiu et Jones, si elles ne sont pas à proprement parler
des chanteuses rossiniennes, elles n'en demeurent pas moins des
belcantistes émérites et viennent à bout des nombreuses difficultés
qui jalonnent la partition. Direction brillante (parfois un peu
trop!) et précise de David Parry.
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Opera
Rara
CD: ORC 14
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Ermione
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Année
|
Interprètes
|
Commentaire
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Références
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1986
Studio
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Cecilia
Gasdia: Ermione
Margarita Zimmermann: Andromaca
Ernesto Palacio: Pirro
Chris Merritt: Oreste
Elisabetta Tandura: Cleone
William Matteuzzi: Pilade
Simone Alaimo: Fenicio
Elisabetta Tandura: Cefisa
Mario Bolognesi: Attalo
Orchestre
philharmonique de Monte Carlo
Chef
d'orchestre: Claudio Scimone
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Quand
Claudio Scimone décide, à juste titre, de donner sa chance à cette
œuvre magnifique, la résurrection rossinienne bat son plein en raison
notamment de nombreux chanteurs aguerris à ce style d'écriture vocale!
Pourquoi alors avoir choisi Margarita Zimmermann et Ernesto Palacio
qui sont d'honnêtes chanteurs par ailleurs mais qui ne peuvent rendre
entièrement justice à l'écriture particulièrement ardue de leurs
rôles respectifs? Certes, on pouvait souhaiter également une voix
plus dramatique à la projection plus insolente que Cecilia Gasdia
dans le rôle-titre mais la jeune cantatrice se sort avec honneur
des embûches grâce à sa technique et sa belle musicalité! Excellent,
le reste de la distribution d'où émergent particulièrement Chris
Merritt, William Matteuzzi et Simone Alaimo! Direction électrisante
de Claudio Scimone!
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Erato
CD: ECD 75336
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1987
Live
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Montserrat
Caballé: Ermione
Chris Merritt: Pirro
Rockwell Blake: Oreste
Marilyn Horne: Andromaca
Daniela Lojarro: Cleone
Giuseppe Morino: Pilade
Giorgio Surjan: Fenicio
Paola Romano: Cefisa
Enrico Facini: Attalo
Chef d'orchestre: Gustav Kuhn
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Le
festival de Pesaro, en 1987, décide à son tour de reprendre Ermione
avec une distribution quasi-idéale à une exception près: Montserrat
Caballé! La diva espagnole est l'exact contraire de Cecilia Gasdia:
elle a la voix du rôle d'Ermione et lui donne une vérité dramatique
extraordinaire mais hélas, en ces années là, la technique n'est
plus ce qu'elle était, les vocalises les plus difficiles sont littéralement
savonnées et les aigus, considérablement durcis. Et ce ne sont pas
quelques merveilleux pianissimi dont elle a le secret qui peuvent
racheter une prestation tout de même très frustrante! Toutefois,
ce témoignage est à connaître absolument pour une Marilyn Horne
légendaire et un trio de ténors électrisant: Merritt, Blake et Morino.
Belle direction de Gustav Kuhn bien qu'un peu verdianisante!
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Legato
CD: LCD 159-2
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La Donna del
Lago
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Année
|
Interprètes
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Commentaire
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Références
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1958
Live
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Rosanna
Carteri: Elena
Cesare Valletti: Giacomo V/Uberto
Eddie Ruhl: Rodrigo di Dhu
Irene Companeez: Malcolm Groeme
Paolo Washington: Douglas d'Angus
Orchestre du Mai musical florentin
Chef
d'orchestre: Tullio Serafin
|
Cette
première version est à fuir absolument tant elle va à contre sens
des critères d'interprétation aujourd'hui établis pour l'opera seria
de Rossini. Rien n'est à sauver dans cette édition qui pratique
des coupures scandaleuses dont le célèbre rondo final "Tanti
affetti", ni les chanteurs, tous hors propos, ni le chef, Tullio
Serafin qui décidément n'aura jamais rien compris à Rossini. Rideau!
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Grand
Tier
CD:
1496
|
|
1970
Radio
|
Montserrat
Caballé: Elena
Franco Bonisolli: Giacomo V/Uberto
Pietro Bottazzo: Rodrigo di Dhu
Julia Hamari: Malcolm Groeme
Paolo Washington: Douglas d'Angus
Orchestra della RAI di Torino
Chef
d'orchestre: Piero Bellugi
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Cette
version de concert fait déjà avancer considérablement les choses
sans atteindre toutefois le résultat escompté. Montserrat Caballé
déploie toute la magie de sa voix mais elle s'alanguit trop et donne
une vision trop molle d'Elena. Julia Hamari est un Malcolm très
touchant mais la virtuosité lui échappe complètement. Pietro Bottazzo
se sort des difficultés vocales d'un rôle dont par ailleurs il offre
une vision bien fruste. Quant à Franco Bonisolli, il confirme quel
ténor belcantiste il aurait pu être s'il avait voulu s'en donner
la peine. Ici tout est en place: le timbre magnifique, l'incroyable
insolence de l'aigu et une aisance confondante dans les vocalises.
Direction sans prétention de Piero Bellugi!
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Melodram
CD: 27074
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1981
Live
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Frederica
Von Stade: Elena
Rockwell Blake: Giacomo V/Uberto
Dano Raffanti: Rodrigo di Dhu
Marilyn Horne: Malcolm Groeme
Nicola Zaccaria: Douglas d'Angus
Orchestre de l'Opéra de Houston
Chef
d'orchestre: Claudio Scimone
|
Avec
Claudio Scimone, tout change car chaque rôle est enfin tenu comme
il convient. Frederica Von Stade est une merveilleuse Elena, toute
de sensibilité et de fraîcheur, Rockwell Blake et Dano Raffanti
rivalisent d'insolence vocale et de virtuosité, Marilyn Horne est
tout simplement idéale dans le rôle de Malcolm. Claudio Scimone
dirige l'œuvre avec une flamme et une conviction qui forcent l'admiration.
Il urge que cette version soit éditée en CD!
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VOCE
LP:
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|
1983
Studio
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Katia
Ricciarelli: Elena
Dalmacio Gonzalez: Giacomo V/Uberto
Dano Raffanti: Rodrigo di Dhu
Lucia Valentini-Terrani: Malcolm Groeme
Samuel Ramey: Douglas d'Angus
Chamber Orchestra of Europe
Chef
d'orchestre: Maurizio Pollini
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Distribution
alléchante que celle réunie au festival de Pesaro en 1983, mais
hélas la mayonnaise a du mal à prendre, les principaux responsables
en étant d'une part Maurizio Pollini qui dirige cette musique à
la vitesse du TGV sans avoir compris quoi que ce soit au style rossinien
et d'autre part Katia Ricciarelli dont le timbre est exactement
celui d'Elena mais qui, après de fatales erreurs de répertoire (Tosca,
Aïda et Turandot!), ne peut plus vocaliser di forza et se contente
de marquer! Restent Dalmacio Gonzales et Dano Raffanti, Giacomo
et Rodrigo de belle facture, Samuel Ramey qui est un véritable luxe
dans le rôle de Douglas et enfin Lucia Valentini-Terrani absolument
sensationnelle dans celui de Malcolm. Une demi-réussite!
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CBS
CD: M2K 39311
|
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1992
Live
|
June
Anderson: Elena
Rockwell Blake: Giacomo V/Uberto
Chris Merritt: Rodrigo di Dhu
Martine
Dupuy: Malcolm Groeme
Giorgio Surjan: Douglas d'Angus
Orchestra del Teatro alla Scala
Chef
d'orchestre: Riccardo Muti
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Ce
dernier enregistrement est sans aucun doute la version de référence
et cela tient à la fois de la distribution qui est ici idéale et
de la splendide direction de Riccardo Muti. Ce dernier, à la tête
du somptueux orchestre de La Scala, souligne les nombreuses beautés
de la partition et couve de la baguette une équipe de chanteurs
de premier ordre: June Anderson compose une Elena parfaite de style
et de voix, Rockwell Blake et Chris Merritt s'affrontent vocalement
pour notre plus grand bonheur et Martine Dupuy, à laquelle le disque
n'a pas laissé sa chance,
est un Malcolm qui n'est pas sans nous rappeler Lucia Valentini-Terrani!
A posséder absolument!
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Philips
CD: 438 211-2
|
Maometto
secondo
|
Année
|
Interprètes
|
Commentaire
|
Références
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1983
Studio
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June
Anderson: Anna
Ernesto Palacio: Paolo Erisso
Samuel Ramey: Maometto II
Margarita Zimmermann: Calbo Laurence Dale: Condulmiero
Laurence Dale: Selimo
Philharmonia
Orchestra
Chef
d'orchestre: Claudio Scimone
|
C'est
à Claudio Scimone que nous devons la résurrection de cet opéra dont
nous ne connaissions en fait que la version française traduite en
italien, L'Assedio di Corinto. Les interprètes sont dans l'ensemble
excellents exception faite de Laurence Dale qui n'a pas sa place
chez Rossini et dans une moindre mesure d'Ernesto Palacio qui a
quelques difficultés à maîtriser une tessiture dont se jouait sur
scène un Chris Merritt. Ceci étant dit, June Anderson, Samuel Ramey
et Margarita Zimmermann nous offrent un chant stylistiquement et
techniquement exemplaire. Direction flamboyante de Claudio Scimone
qui décidément sait nous faire partager son amour pour Rossini!
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Philips
CD: 412 148-2
|
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1993
Live
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Cecilia
Gasdia: Anna
Ramon
Vargas: Paolo Erisso
Michele Pertusi: Maometto II
Gloria
Scalchi: Calbo
Oslavo
Di Credico: Condulmiero
Francesco
Piccoli: Selimo
Radio-Sinfonieorchester
Stuttgart
Chef
d'orchestre: Gianluigi Gelmetti
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On
n'est pas du tout tenté de faire le même compliment à Gianluigi
Gelmetti, en 1993 à Pesaro tant sa battue semble bien molle et pesante.
Il a toutefois sous sa direction une distribution exemplaire qui
rachète en quelque sorte son inertie. Cecilia Gasdia est tout à
fait dans son emploi avec le rôle d'Anna, davantage qu'avec ceux
d'Ermione, Zelmira ou Armida! Ici, elle déploie la séduction de
son timbre avec un sens rare du phrasé et elle nous arrache les
larmes dans sa grande scène finale! Michele Pertusi, qui passe pour
l'équivalent italien de Samuel Ramey, ne possède pas tout à fait
l'arrogance dans l'accent et la vocalisation de son collègue américain.
Ceci étant, le chant est suprêmement mené et on aurait tort de faire
la fine bouche. Extraordinaires le Calbo de Gloria Scalchi et le
Paolo Erisso de Ramon Vargas. A connaître!
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Ricordi
CD: 2021
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1994
Live
|
Cecilia
Gasdia: Anna
Bruce Ford: Paolo Erisso
Samuel Ramey: Maometto II
Gloria Scalchi: Calbo
Juan Luque: Condulmiero
Ernesto Gavazzi: Selimo
Orchestra del Teatro alla Scala
Chef
d'orchestre: Gabriele Ferro
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Il
faut croire que Maometto Secondo est un opéra béni des dieux en
cette fin de XXème siècle car voilà une troisième version, elle
aussi de très haute tenue avec une distribution idéale: Cecilia
Gasdia, Anna encore plus investie qu'à Pesaro, Samuel Ramey, décidément
très impressionnant dans le rôle-titre, Bruce Ford qui, à plus d'une
reprise évoque l'extraordinaire prestation de Chris Merritt à Pesaro
en 1985 et à San Francisco en 1988 et Gloria Scalchi, fidèle à ce
que nous connaissions déjà d'elle dans l'enregistrement précédent!
Gabriele Ferro, à la tête des forces de La Scala, contrairement
à Gelmetti, donne une vraie dynamique à l'ensemble de la représentation.
A posséder!
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Serenissima
CD: C 360.128-30
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Zelmira
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Année
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Interprètes
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Commentaire
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Références
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1965
Live
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Paolo
Washington: Polidoro
Virginia Zeani: Zelmira
Nicola
Tagger: Ilo
Gastone Limarilli: Antenore
Anna Maria Rota: Emma
Guido Mazzini: Leucippo
Giuseppe Moretti: Eacide
Orchestra del Teatro San Carlo di Napoli
Chef
d'orchestre: Carlo Franci
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C'est
pour Virginia Zeani, cantatrice surdouée et très éclectique, que
le théâtre San Carlo de Naples décide de remonter pour la première
fois au XXème siècle Zelmira. La tessiture et la virtuosité du rôle
malmènent quelque peu la chanteuse plus habituée aux vertiges donizettiens
de Lucia di Lammermoor, au dramatisme de La Traviata et au vérisme
de Tosca. Toutefois, sa prestation reste très musicale et crédible
comparé au reste de la distribution qui n'a rien à faire chez Rossini.
Direction satisfaisante de Carlo Franci, pourtant nettement moins
inspiré ici que pour Armida!
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Giuseppe
di Stefano
CD: GDS 21025
GOP
CD: GOP 780
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1988
Studio
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Jose
Garcia: Polidoro
Cecilia Gasdia: Zelmira
William Matteuzzi: Ilo
Chris Merritt: Antenore
Bernarda Fink: Emma
Boaz Senator: Leucippo
Vernon Midgley: Eacide
I Solisti Veneti
Chef
d'orchestre: Claudio Scimone
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Vingt
trois ans plus tard, les choses ont évolué et Claudio Scimone décide,
après son Ermione de 1986, de retenter l'aventure avec Zelmira et
avec pratiquement la même équipe. Mais, là aussi, on a du mal à
comprendre certaines erreurs de distribution: en effet José Garcia
est un Polidoro littéralement épouvantable tant sur le plan du timbre
que sur celui de la technique et Bernarda Fink, honnête chanteuse
par ailleurs, a bien des difficultés à assumer un rôle beaucoup
trop lourd et périlleux pour elle et qui revenait de droit à une
Marilyn Horne. En revanche, extraordinaire le trio Chris Merritt,
William Matteuzzi et Cecilia Gasdia même si on aurait pu souhaiter
à cette dernière une plus grande franchise dans la projection!
Direction toujours électrisante de Claudio Scimone!
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Erato
CD: 45419-2
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