Purcell déconseillé aux âmes prudes

Par Christophe Rizoud | jeu 15 Décembre 2016 | Imprimer

Si The Fairy Queen (La Reine des fées), le « semi-opéra » de Henry Purcell créé en 1692 à Londres, emmêle puis résout trois intrigues amoureuses, rien dans les paroles comme dans la musique du duo extrait de cet ouvrage, « Come let us leave the town »  ne laisse supposer une quelconque licence. C’était sans compter sur le metteur en scène András Almási-Tóth qui à Budapest, aidé d’un caméraman complice et de deux interprètes à la plastique parfaite – la soprano Emöke Baráth et le baryhunk Gianluca Margheri – a réussi à faire de ce duo une scène torride, à ne pas mettre devant tous les yeux.