Alessandro Corbelli : « Falstaff n’est pas un personnage bouffe »

Par Jean-Philippe Thiellay | mer 11 Juin 2008 | Imprimer
Moins star qu’Alessandro Corbelli, impossible ! Et pourtant, à 56 ans, le baryton piémontais est au sommet de son art après 35 années de carrière, incontournable dans le type de répertoire que les maisons d’opéra lui confient volontiers. Grâce aux diffusions sur grand écran de La Fille du Régiment new-yorkaise, le grand public a davantage entendu parler de lui… grâce aussi à Florez et Dessay, sans doute. Mais son Leporello, ses rôles de baryton-basse bouffes dans Donizetti ou Rossini, ou son Gianni Schicchi sont, et depuis longtemps, des bijoux que le public français a pu régulièrement apprécier. Alessandro Corbelli est un artiste subtil qui aime jouer la comédie et qui défend son art avec intégrité. Ce mot là est revenu à plusieurs reprises dans l’interview qu’il a accordée à Forum Opera, le 11 juin 2008, à quelques jours de la première de Falstaff. Intégrité et franchise pour une interview sans langue de bois.
 
Parlons, pour commencer, de votre personnalité vocale et votre tessiture. Comment définiriez-vous votre voix, à quelques jours du votre premier Falstaff européen : baryton ? baryton basse ?
Né baryton, Je reste baryton ! baryton lyrique même si vous voulez. Mon répertoire s’est développé vers les rôles bouffes du XVIIe et début XIXe, qui, c’est vrai, sont presque tous des rôles de baryton-basse et cette étiquette m’est souvent collée. Pensez aux rôles mozartiens ou, chez Rossini à Dandini par exemple. Ce sont des basses avec les aigus, si l’on veut. Et j’ai acquis au fil des années une capacité à chanter vers le grave, qui n’était pas naturelle au départ. Mais je suis un vrai baryton !
Les rôles inscrits à votre répertoire reflètent cette ampleur. Dans quel type de rôle vous sentez-vous le plus à l’aise ?
Les rôles à mon répertoire sont vraiment nombreux, surtout si l’on compte les rôles multiples que je peux assurer dans le même ouvrage : Dandini et Magnifico, Leporello et Don Giovanni, Pasquale et Malatesta. Prenons ces deux là : la tessiture de Malatesta est un demi-ton au-dessus de Don Pasquale mais cela ne me pose aucune difficulté donc j’aurais du mal à vous dire dans quel type de rôle je me sens le mieux. En réalité, tout est difficile, les passages « colorature », les passages plus lyriques. Nous sommes comme des instrumentistes et on doit être capable d’affronter les différents types d’écriture.
Je n’ai pas vraiment de rôle ou de compositeur auquel je pourrais revenir régulièrement « comme à la maison ». Je me sens bien dans tous mes rôles. Je citerais quand même Don Geronio, peut-être, dans Il Turco in Italia, qui est un rôle très humain que j’aime particulièrement. Mais tous les rôles sont difficiles.
Votre répertoire semble construit de manière très pensée, très prudente même. Quelle est la part de vos choix personnels et celle du hasard ?
Equivalentes. Disons que les rôles comiques brillants sont arrivés dans un second temps. J’ai commencé avec Germont, Sharpless, quand ma voix n’était pas encore complètement développée. Et puis, après quelque temps, j’ai débuté dans Mozart et Rossini avec qui cela a bien marché, aux yeux du public et de la critique en particulier. Sans doute que mon comportement sur scène y est pour quelque chose, car j’adore jouer la comédie! Et les occasions sont évidemment plus nombreuses dans les opéras comiques.
Le public parisien se rappelle les gags mis en scène par Irina Brooks pour Don Magnifico ici même au TCE pour la Cenerentola dans laquelle vous apparaissiez avec le maillot de la Juve de Trezeguet !
Oui, j’adore ça !
Vous avez abandonné Germont et ce type de rôles ?
Oui, mais si je le pouvais, je les reprendrais très volontiers. Notez quand même que tout de suite après Falstaff, je ferai Sharpless à Torre del Lago, au festival Puccini. Il y a trois ou quatre ans, j’ai fait Zurga dans les Pêcheurs de perles, Ford dans Falstaff également. Donc, dès que j’en ai l’occasion, je reprends volontiers les rôles de barytons lyriques, ni trop lourds ni trop dramatiques. J’ai peu fréquenté Verdi mais je continue à travailler comme baryton lyrique. Je ne ferai jamais, je pense, le Comte de Luna. Mais Posa, dont je chante les airs en concerts, Germont, Belfiore dans Un giorno di Regno, oui. Marcello de la Bohème, aussi, que j’ai chanté si souvent et que j’aime beaucoup. J’aimerais qu’on me les propose à nouveau. J’aimerais qu’on me propose Iago aussi !
J’ai chanté aussi beaucoup de rôles français : les Pêcheurs de perles, Manon, Sancho Pança dans Don Quichotte… et des rôles dans des opéras italiens en français comme Raimbaud dans le Comte Ory.
Les directeurs de théâtre manquent un peu d’imagination alors ?
Les étiquettes sévissent… et je suis étiqueté. En même temps, je me considère comme très chanceux car je chante ce que j’aime.
Et le Lied ?
Vous savez, malheureusement, il est difficile pour un chanteur de vivre en ne chantant que du Lied, surtout s’il est italien. Mais j’y reviens volontiers de temps en temps.
Votre carrière est devenue très internationale. Vous aimez revenir au pays et chanter en Italie ? Le paysage lyrique…
… y est désolant. Cela ne me fait pas plaisir de le dire, mais c’est ainsi. Les théâtres ne programment pas avec de l’avance, à part quelques uns. Si le Met, Covent Garden ou l’opéra de Paris me demandent avec quatre ans d’avance… j’accepte. Si un théâtre italien se réveille six mois avant, parfois même deux… ça ne peut pas marcher. Je viens enfin de signer un contrat pour la Scala pour 2010, pour Bartolo, mais c’est rare. La situation est très précaire. Que l’on me comprenne bien : le mot « politique » est un mot noble… mais en Italie, il y a trop de mauvaise et de basse politique dans les théâtres.
Par ailleurs, je n’aime pas l’atmosphère de corrida ou de stade qui règne parfois, comme à Parme, à Vienne, et même à Milan. Le public a ses favoris et qu’ils chantent bien ou mal, rien ne peut leur arriver ; à l’inverse, le public peut siffler de manière très injuste. Même à Paris, cela a pu arriver mais c’est plus rare : je me rappelle qu’une collègue s’est fait siffler dans L’Italiana in Algeri, alors qu’elle ne le méritait absolument pas. Sans doute les supporters de quelque rivale avaient voulu se manifester. Nous avons tous été choqués.
Quels sont les théâtres où vous aimez particulièrement vous produire ?
Paris, bien sur, et surtout à Garnier, à l’Opéra Comique, au Châtelet ou au Théâtre des Champs Elysées. Depuis mon dernier passage ici, je me suis d’ailleurs rendu compte qu’ils avaient enlevé la moquette dans la salle et l’acoustique est bien meilleure qu’avant. Les voix sonnent mieux.
Covent-Garden et Le Met sont aussi des théâtres dans lesquels je chante très volontiers. Le Met est une très grande salle mais son atmosphère n’est pas froide comme la Bastille. Et Peter Gelb a réussi une très grande opération avec la diffusion des opéras dans les cinémas, en haute définition.
Vous parlez de contrats futurs. Et Paris ?
Heureusement, avec l’arrivée de Nicolas Joël, on reparle de collaborations avec l’opéra de Paris et il y aura en 2010, je crois une Italiana in Algeri. Après le Gianni Schicchi, le répertoire italien a été assez largement mis de côté, cela n’a échappé à personne, non ? C’est une réalité qui me désole car, selon moi, un grand directeur de théâtre ne doit pas penser d’abord à ses goûts personnels. Et puis « opera » est un mot italien, non ? Considérer que Rossini, Donizetti, Puccini sont des sous-produits de l’activité humaine musicale ne me semble pas honnête.
Des prises de rôle dans les prochains mois ?
Il y aura Michonnet dans Adriana Lecouvreur à Covent Garden, qui m’intéresse beaucoup car c’est là encore un rôle très humain. Pour le reste, non, des reprises simplement : des Gianni Schicchi, des Don Geronio. Pour d’autres prises de rôles, il faudra attendre qu’un directeur de théâtre ou un chef d’orchestre croie en moi, m’imagine dans tel ou tel rôle et dépasse les étiquettes dont nous parlions. Stabile, Valdengo, Maurel, les grands Falstaff, ont chanté aussi Iago, alors… Si vous saviez combien de chefs m’ont dit « Tu le ferais toi, Rigoletto ? »… mais personne ne me l’a jamais proposé. Combien m’ont dit « Tu serais un Enrico de Lucia di Lammermoor idéal »… et je n’ai jamais reçu aucune proposition. Peut-être qu’au début de ma carrière, mes limites vocales m’ont freiné et ont contribué à me coller cette étiquette. Ca m’a aussi aidé à ne pas faire de bêtise, sans doute. Comme on dit en italien, je n’ai jamais fait « de pas plus longs que ma jambe ». Mais aujourd’hui, les choses ont changé.
Avec une bonne préparation, disons d’une bonne année, je crois que je pourrais être prêt pour Rigoletto, sans jamais oublier que je ne suis pas un baryton verdien avec la « chair dramatique » comme Taddei ou Gobbi. Un Rigoletto, « comme il faut » (en français dans le texte) « alla Muti », m’irait très bien.
Un mot encore sur votre formation. Quels ont été vos maîtres ?
J’en ai eu deux : Giuseppe Valdengo et Claude Thiolas. Ce dernier, avec lequel je collabore toujours, est un de vos compatriotes, il vit en Italie depuis très longtemps et il a compris à fond la vocalité italienne. C’est un grand connaisseur de la physiologie de la voix et de la musique. Je tiens beaucoup à le citer. J’ai étudié onze ans avec Valdengo et ensuite, peu après mes débuts, j’ai rencontré Thiolas qui, pour la technique, m’a fait franchir des paliers énormes. Vous savez, on a toujours besoin d’un contrôle, d’une oreille extérieure. Gigli, le grand Gigli, voyageait toujours avec son maître de chant !
Vous aimeriez enseigner ?
Aujourd’hui, à ce moment de ma carrière, je n’en ai pas le temps car enseigner est un engagement et une responsabilité énormes. Il faut un contrôle constant. Dans les « masterclass », je peux donner quelques conseils, ici et là, sur la technique, sans toutefois pouvoir aller au fond des choses, et aussi sur le plan scénique.
Falstaff au TCE
Venons-en à Falstaff si vous voulez bien. Giuseppe Valdengo est connu comme le dernier Falstaff de Toscanini. Vous avez des souvenirs précis de ce qu’il vous disait du personnage ?
Oui, tant de souvenirs ! Surtout, je me rappelle qu’il faisait des conférences-concerts sur Falstaff et Iago pendant lesquelles il exposait sa vision des rôles avant d’en chanter des passages, comme le credo de Iago ou les monologues de Falstaff. Je l’accompagnais au piano… et nous faisions toujours le duo Falstaff-Ford. Tout cela m’a aidé pour bâtir mon propre premier Falstaff, en 1998, à Tel Aviv. Je l’ai repris ensuite à Santiago du Chili, mais celui-ci est le troisième, le premier en Europe.
Comment concevez-vous ce personnage ? Quelle direction lui faites-vous prendre ? Vous êtes vous aidé par des comparaisons avec les Falstaff d’autres grands interprètes du passé ou du présent ?
Depuis Bruson, je dois dire que je n’en ai pas tellement écouté. Quant à la direction du personnage, on trouve tout dans la musique de Verdi et le texte de Boito ! Ce texte est si shakespearien, il vient directement d’Henri IV, d’ailleurs, beaucoup plus que des Joyeuses commères de Windsor. Je cherche avant tout à respecter les indications musicales, les couleurs, à l’incarner avec mes propres qualités.
Falstaff n’est pas un personnage bouffe. La pièce est comique, mais lui, non. Mais attention : il a beaucoup d’humour. Il rit de lui même, à certains moments, tout en restant orgueilleux. Le rôle est très riche, il change d’un moment à l’autre, comme quand il se met à parler d’Alice au premier acte, ou avec « Quand’ero paggio » à l’acte II. Ce sont des petits morceaux de rêves. Fastaff est naïf, mais c’est aussi une canaille, et c’est aussi un Lord, ne l’oublions pas.
C’est écrit tellement bien que c’en est presque facile. Le rôle peut paraître assez ingrat car il n’y a pas LE grand air que le public attend. Il y a des airs, certes, mais ce sont plutôt des monologues comme tout l’acte III, ou des tirades si l’on peut dire, comme « L’onore » à l’acte I. Ford, lui, a cette « explosion » avec son air très gratifiant. Mais avec Falstaff, trouver les couleurs justes, exprimer les intentions du personnage, l’incarner dans les situations comiques est absolument formidable.
Parlons de cette production. Tout le monde a l’air de dire que les choses se passent à merveille, avec la direction musicale, la mise en scène, les collègues. Vous confirmez ?
Absolument. La distribution est exceptionnelle. Pour ne citer que lui, j’ai retrouvé Ludovic Tézier avec un grand plaisir. C’était mon premier Ford, à Tel Aviv et je l’ai tout de suite beaucoup estimé. Une voix extraordinaire.
Quant au metteur en scène, Mario Martone, j’avais déjà travaillé avec lui pour Cosi fan tutte à Naples, et j’avais apprécié son intelligence, son respect du texte. Il va au plus profond, sans chercher midi à quatorze heures. La collaboration marche bien sur le plan musical aussi, car il respecte les rythmes et les voix.
Falstaff au TCE
Alessandro Corbelli (Falstaff) & Anna Caterina Antonacci (Alice Ford)
Pour finir, je vous propose de répondre au questionnaire de Marcel Proust.
La qualité que vous préférez chez un homme ?

L’honnêteté.
Celle que vous appréciez le plus chez une femme ?
Pareil !
Votre principal défaut ?
Je suis coléreux. J’aboie… sans mordre ! Mais c’est parce que je suis facilement anxieux. Disons l’anxiété alors !
Votre qualité personnelle ?
C’est une question qu’il faut poser aux autres ! Disons que je me sens « propre », droit dans mes bottes, car je m’efforce de faire toujours la chose juste. Ca n’est pas facile car, comme dit Falstaff, il faut toujours « destreggiare e bordeggiare » (1) mais disons que j’ai la conscience à peu près tranquille.
Votre occupation favorite à part le chant ?
J’aime les promenades dans la nature. J’aime beaucoup marcher dans Paris, aussi.
Votre idée du bonheur ?
Oh la la… être en paix avec sa conscience. Trouver l’équilibre, comme dans le chant.
Quel serait votre plus grand malheur ?
J’en ai eu pas mal dans ma vie. Disons, un malheur pour mes proches.
Ce que vous voudriez être si vous n’étiez pas chanteur ?
Un acteur, ou un chef d’orchestre. En chantant, j’ai un peu mêlé les deux.
Où aimeriez vous vivre ?
Si je devais choisir une grande ville, je dirais Paris. Sinon, à la campagne.
Votre couleur préférée ?
Le vert
Votre fleur préférée ?
Le zinnia (2)
Votre auteur en prose favori ?
Difficile. Je dirais Ennio Flaiano (3) qui a travaillé avec Fellini, entre autres. C’est un des écrivains les plus intelligents que j’ai lus.
Je mentionnerais aussi Kark Kraus, l’écrivain autrichien. (4)
Votre héros de fiction favori ? Votre héroïne favorite ?
Peut-être Don Giovanni. Comme mythe, à un certain moment, il devient aussi un héros qui est assez sympathique à la fin de l’opéra. On ne peut pas prendre le parti du Commandeur. Il va au bout de sa logique, en refusant de se repentir. Mais je n’aime pas trop les héros, ni les Supermen.
Votre peintre favori ?
J’en ai tant. Mon père était peintre. Je ne pourrais en choisir un seul. Disons que j’aime beaucoup les impressionnistes. Dernièrement, j’ai vu une exposition à New York autour d’œuvres de Courbet, qui a démarré au Grand Palais (5) d’ailleurs je crois, qui m’a impressionné. C’est un de mes favoris.
Votre musicien préféré ?
Si je devais en faire monter un seul dans l’arche de Noë, je dirais Bach. Il y a tout dans sa musique, la musique du futur et peut-être pas uniquement la musique occidentale, d’ailleurs. C’est le « papa » de tous.
Quel personnage dans l’histoire vous est le plus détestable ?
Là encore, il y en a tant. Mais pire qu’Hitler, c’est difficile. Proust ne le connaissait pas… Il serait intéressant de savoir ce que Proust répondait à cette question.
Votre boisson et mets préférés ?
J’aime bien manger et j’aime bien les « primi », c’est-à-dire les pâtes et les risotti. Cuisiner me plaît. Et pour les vins, nous avons beaucoup de bons vins rouges, dans le Piémont, ma région, en particulier.
Pour quelles fautes avez-vous le plus d’indulgence ?
Pour toutes. On se trompe tous, alors… l’important est de le reconnaître. Je déteste l’arrogance.
En arrivant au paradis, qu’aimeriez vous que Dieu, s’il existe, vous dise ?
Mais j’irais en enfer, sans doute ! « Bah, somme toute, tu t’es bien comporté ».
 
Propos recueillis pour Forum Opera
par Jean-Philippe Thiellay
, 11 juin 2008
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(1) Naviguer à vue, zigzaguer…
(2) Forum Opéra n’a pas réussi à trouver l’équivalent français…
(3) Ecrivain italien né à Pescara en 1910, mort à Rome en 1972, auteur de romans (La guerra spiegata ai poveri (1946) ; Tempo di uccidere (1947) ; Diario notturno (1956) La donna nell'armadio (1958) Una e una notte (1959) Il gioco e il massacro (1970) Un marziano a Roma (1971) Le ombre bianche (1972) ; La solitudine del satiro (postumo, 1973) Autobiografia del blu di Prussia (postumo, 1974) Diario degli errori (1977)
(4) 1874-1936. Auteur de Les derniers jours de l'humanité ; La troisième nuit de Walpurgis ; Pro domo et mundo ; La Nuit venue ; Dits et contredits ; La Littérature démolie ; Cette grande époque.
(5) Présentée au Grand Palais, à Paris, d'octobre 2007 à janvier 2008 puis au Metropolitan Museum of Art de New York, de février à mai, l’exposition est présentée au Musée Fabre de Montpellier, jusqu'au 28 septembre 2008.
 

 

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