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Avouons-le, Lohengrin n’est pas, au disque, le plus mal servi des ouvrages de Wagner. Mais là, Rudolf Kempe à la tête du Philharmonique de Vienne nous convie à un enchantement de tous les instants.
Souvent considéré comme le chef-d’œuvre de la maturité, Otello requiert pour son protagoniste un format vocal d’un héroïsme rare chez Verdi. Mais réduire ce personnage à sa brutalité et sa violence reviendrait à en trahir la plus profonde subtilité.
En 1958 paraissait un disque qui allait faire date : l’intégrale de l’opéra Arabella de Richard Strauss créé en 1933 à Dresde, dernière collaboration du compositeur avec l’écrivain Hugo von Hoffmansthal décédé quatre ans auparavant.
La qualité technique de cet enregistrement pris sur le vif devrait le mettre hors-jeu, mais comment se passer de Maria Callas dans sa gloire vocale, quand ses moyens répondent parfaitement à ses intentions, pour incarner une Armida à ce jour indépassée ?
En écoutant cet enregistrement comment ne pas évoquer la figure du grand musicologue et producteur de France Musique que fut Rémy Stricker. C’est lui qui un jour a remis à l’honneur cette interprétation de Cosi fan Tutte dont il n’a cessé, par la suite, de souligner le caractère exceptionnel.