<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Michael ADAMS - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/adams-michael/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/adams-michael/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Mon, 29 Jan 2024 16:46:42 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Michael ADAMS - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/adams-michael/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>BIZET, Carmen – New-York (streaming)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/bizet-carmen-new-york-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jan 2024 04:45:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=155027</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est avec une nouvelle production de Carmen, créée le soir de la Saint-Sylvestre, que le Metropolitan Opera ouvre l’année 2024 dans les cinémas. A cette occasion l’institution new-yorkaise a joué la carte de la nouveauté et de la jeunesse en confiant la mise en scène à Carrie Cracknell et le rôle-titre à la jeune Aigul &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/bizet-carmen-new-york-streaming/"> <span class="screen-reader-text">BIZET, Carmen – New-York (streaming)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bizet-carmen-new-york-streaming/">BIZET, Carmen – New-York (streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est avec une nouvelle production de <em>Carmen</em>, créée le soir de la Saint-Sylvestre, que le Metropolitan Opera ouvre l’année 2024 dans les cinémas. A cette occasion l’institution new-yorkaise a joué la carte de la nouveauté et de la jeunesse en confiant la mise en scène à <strong>Carrie Cracknell</strong> et le rôle-titre à la jeune <strong>Aigul Akhmetshina</strong> à peine âgée de 27 ans, qui effectuaient toutes deux leurs débuts <em>in loco</em>. A l’instar de Peter Sellars, la réalisatrice britannique, secondée par le décorateur <strong>Michael Levine</strong>, transpose l’action dans l’Amérique d’aujourd’hui . Ainsi le premier acte se déroule devant une usine d’armement quelque part à proximité de la frontière mexicaine. Le décor représente une façade monumentale dans laquelle s’ouvrent des boxes qui abritent des camions prêts à partir. L’ensemble est entouré de hauts grillages métalliques. Au premier plan des soldats montent la garde. Tout autour évolue une foule bigarrée et cosmopolite. Au deuxième acte, la scène est occupée sur toute sa longueur par le gigantesque camion à bord duquel Carmen et ses complices se sont enfuis. Au cours de l’acte, Escamillo paraît au volant d’une jaguar rouge vif. La remorque, ouverte, abrite une sorte de taverne improvisée. Au troisième acte, situé dans une station-service désaffectée, nous retrouvons le camion couché sur le flanc et partiellement endommagé. Au dernier acte enfin, trônent sur une tournette des gradins métalliques sur lesquels prennent place des spectateurs venus assister à un rodéo. En effet, dans ce spectacle, Escamillo a troqué son habit de lumière pour un costume de champion de rodéo. Sorte de star locale, il entre en scène en posant pour des selfies réclamés par ses fans. Les éclairages, la plupart du temps blafards, de<strong> Guy Hoare</strong> soulignent le côté glauque des divers lieux de l’action à l’exception du dernier tableau éclairé a giorno. <strong>Tom</strong> <strong>Scut</strong>t a vêtu les personnages de costumes contemporains, jeans, bottes ou baskets, T shirt bigarrés.</p>
<p>Cette transposition fonctionne plutôt bien, cependant certaines idées demeurent absconses. On l’aura compris, les contrebandiers se livrent à du trafic d’armes, mais pourquoi la remorque du camion est-elle ouverte à tout vent sur l’autoroute ? Et que vient faire Escamillo à cet endroit-là ? La direction d’acteurs ne brille pas par son originalité. A cet égard, seul le dernier acte est pleinement réussi, Grâce à la tournette, c’est pratiquement devant les spectateurs du rodéo que Carmen et Don José se querellent. Celui-ci tue sa bien-aimée d’un grand coup de batte de base-ball.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="558" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Carmen.-Ken-Howard-Met-Opera-1-1024x558.jpg" alt="" class="wp-image-155028"/><figcaption class="wp-element-caption">© Ken Howard Met opera</figcaption></figure>


<p>Comme toujours au Metropolitan Opera la distribution est extrêmement soignée. Impeccables sont <strong>Fredecic Ballentine</strong> et <strong>Michael Adams</strong> qui incarnaient respectivement le Remendado et le Dancaïre. <strong>Wei Wu</strong> est un Zuniga à la voix profonde et <strong>Benjamin Taylor</strong> campe avec fermeté un Moralès irascible. <strong>Briana Hunter</strong> et <strong>Sydney Mancasola</strong>, parfaitement crédibles an acolytes de Carmen, possèdent des voix sonores, notamment Mancasola dont les notes aiguës dominent les ensembles du deuxième acte. <strong>Angel Blue</strong> apporte à Micaela son timbre lumineux et homogène qui fait merveille dans son air du troisième acte particulièrement émouvant. En revanche elle a paru en retrait au premier acte où son duo avec Don José privé de conviction tombait à plat. <strong>Kyle Ketelsen</strong> se glisse avec bonheur dans la peau d’un Escamillo frimeur, au timbre clair et homogène, très crédible scéniquement en star de pacotille portant lunettes noires et veste du cuir au volant de sa jaguar puis en tenue de champion de rodéo entouré de ses admirateurs. Ses couplets impeccablement chantés avec une diction parfaite ont été largement applaudis par le public. <strong>Piotr Beczala</strong>, au sommet de son art, campe un Don José sensible et touchant. Le timbre est toujours aussi brillant, la diction souveraine et la ligne de chant parfaitement soignée. Il nous a livré une des plus belle «&nbsp;Fleur que tu m’avais jetée&nbsp;» que l’on ait entendue, couronnée par un si bémol piano longuement tenu comme le réclame la partition. Enfin <strong>Aigul Akhmetshina</strong> brûle littéralement les planches dans le rôle-titre. Très à l’aise sur le plateau, elle évolue avec aisance et naturel, vêtue d’un short en jean et de bottines turquoise. La voix semble puissante, le timbre homogène, possède une couleur cuivrée, par moment métallique, les graves sont émis naturellement. Tout au plus pourrait-on lui reprocher un chant relativement peu nuancé. Son incarnation culmine dans la scène finale au cours de laquelle le caméraman qui alterne les gros plans sur son visage et celui de son partenaire capte la moindre de ses émotions.</p>
<p>Au pupitre, <strong>Daniele Rustioni </strong>dirige la version entièrement chantée avec les récitatifs de Guiraud et les coupures habituelles, un seul couplet pour le duo Escamillo / Don José par exemple. Le chef italien propose une battue extrêmement fouillée avec des tempi contrastés. Le premier acte dirigé avec beaucoup de retenue, s’oppose au dernier, rapide et brillant. Les deux préludes largement applaudis, sont absolument remarquables.</p>
<p>Le samedi 9 mars prochain le Metropolitan Opera retransmettra dans les cinémas du réseau Pathé Live, <em>La forza del destino</em> avec Lise Davidsen dans le rôle de Leonora. &nbsp;</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bizet-carmen-new-york-streaming/">BIZET, Carmen – New-York (streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>MOZART, Don Giovanni — Genève</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/don-giovanni-geneve-tu-veux-ma-photo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Jun 2018 05:22:16 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/tu-veux-ma-photo/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Que fait Don Giovanni à chaque femme, « pur che porti la gonnella » ? Il la prend en photo, répond David Bösch, concluant à Genève une trilogie Mozart-Da Ponte entamée à Amsterdam avec Les Noces de Figaro en 2016 puis poursuivie à l’Opéra des Nations avec Così fan tutte en 2017. Hélas, si le metteur en scène &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/don-giovanni-geneve-tu-veux-ma-photo/"> <span class="screen-reader-text">MOZART, Don Giovanni — Genève</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/don-giovanni-geneve-tu-veux-ma-photo/">MOZART, Don Giovanni — Genève</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Que fait Don Giovanni à chaque femme, <em>« pur che porti la gonnella » </em>? Il la prend en photo, répond <strong>David Bösch</strong>, concluant à Genève une trilogie Mozart-Da Ponte entamée à Amsterdam avec <a href="https://www.forumopera.com/le-nozze-di-figaro-amsterdam-les-phallocrates-a-la-lanterne"><em>Les Noces de Figaro </em>en 2016</a> puis poursuivie à l’Opéra des Nations avec <a href="https://www.forumopera.com/cosi-fan-tutte-geneve-moi-jessuie-les-verres-au-fond-du-cafe"><em>Così fan tutte</em> en 2017</a>. Hélas, si le metteur en scène allemand avait brillamment réussi le premier volet, il avait moins convaincu ensuite, et ce <em>Don Giovanni</em> genevois prouve une fois de plus qu’il est bien difficile d’offrir de ce chef-d’œuvre une vision entièrement aboutie. Le séducteur est ici muni d’un appareil Polaroid, qui lui sert à immortaliser les femmes qu’il trouve à son goût, et son fameux catalogue est un gros album-photo où Leporello colle soigneusement tous ces clichés. L’action se situe dans les années 1950 (comme pour <em>Così</em>), et a pour décor unique un théâtre délabré : un de plus, dira-t-on, car c’est là devenu un des poncifs de la mise en scène d’opéra. Sauf que, cette fois, il se justifie moins que jamais car il ne sert nullement à une réflexion de type « théâtre dans le théâtre ». Sauf peut-être dans l’air du champagne, que Don Giovanni chante avec une gestuelle de rock-star, en prenant un balai pour micro, aucune mise en abîme ici, et l’on en vient à se dire que ce lieu délabré a été uniquement choisi parce qu’il offrait deux niveaux (une scène envahie par les herbes folles et un parterre ayant conservé quelques-uns de ses sièges) ainsi que de nombreuses portes par où entrer et sortir.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="263" src="/sites/default/files/styles/large/public/dongiovanni_presse_c_caroleparodi_02.jpg?itok=WKat3Rh-" title=" © Carole Parodi" width="468" /><br />
	 © Carole Parodi</p>
<p>Si <strong>Simon Keenlyside</strong> avait des kilos en trop, il en perdrait sans doute plusieurs chaque soir, tant il déploie d’énergie à interpréter un rôle qu’il fréquente depuis longtemps. Son Don Giovanni est un hyper-actif qui carbure à la poudre blanche, qui ne cesse de se remuer, d’esquisser des pas de danse en claquant des doigts (même le « La ci darem » devient une sorte de ballet, comme s’il séduisait Zerline en répondant à son envie de danser, bien mal satisfaite par le lourdaud Masetto). Plus méchant homme que grand seigneur, rien ne le plaçant visiblement au-dessus des « paysans » de la noce, le baryton britannique n’en possède pas moins l’exacte mesure du rôle. Après avoir campé le rôle-titre dans <a href="https://www.forumopera.com/figaro-gets-a-divorce-geneve-apolitique-le-figaro"><em>Figaro divorce</em> en tout début de saison</a>, <strong>David Stout</strong> revient la conclure en Leporello : presque aussi virevoltant que son maître, le valet est irréprochable sur le plan de l’abattage, mais on pourrait souhaiter une voix un rien plus grave, même si son timbre se distingue suffisamment de celui de Don Giovanni, et malgré une belle maîtrise de la vélocité dans « Ah pietà, signori miei ». Le problème est plus sensible avec <strong>Michael Adams</strong>, dont le Masetto surtout à l’aise dans l’aigu ne donne à aucun moment le sentiment qu’il pourrait également interpréter le Commandeur, comme ce fut le cas à la création. Cela dit, <strong>Thorsten Grümbel</strong> ne fait pas grande impression, ni en père de Donna Anna, vieillard ridicule affublé d’un béret basque, ni en statue surgissant de la brume et éclairée à contre-jour : où est la basse caverneuse qui rendra enfin terrifiante cette apparition. Le Don Ottavio de <strong>Ramón Vargas</strong> s’inscrit bien dans l’optique de David Bösch, qui privilégie presque exclusivement le côté <em>giocoso</em> du <em>dramma </em>: avec ses lunettes à la Léon Zitrone et ses mimiques éloquentes (ah, la tête qu’il fait à la fin quand Anna lui annonce qu’il va encore devoir attendre un an !), le ténor mexicain ne sort pas d’une certaine tradition, alors même qu’il prête au personnage des accents énergiques et virils. Manque néanmoins une dynamique plus variée, car on ne sort guère de la nuance mezzo-forte.</p>
<p>Chez les dames, <strong>Mary Feminear</strong> est une Zerline charmante, mais très légère, et elle réussit par deux fois l’exploit d’entraîner ses partenaires à chanter tout à coup beaucoup trop vite (dans la conclusion de « Giovinetti che fate all’amore » comme dans celle du « La ci darem », où le décalage avec l’orchestre est flagrant). <strong>Myrtò Papatanasiu</strong>  passe sa carrière à alterner allègrement Anna et Elvira : elle est ici une Elvire ouvertement comique, ce qui n’a heureusement aucune incidence sur ses belles qualités vocales, et son timbre prenant se distingue bien de celui de l’autre grand rôle féminin. Mozart est de plus en plus présent dans l’agenda de <strong>Patrizia Ciofi</strong>, avec une comtesse à Marseille et une Vitellia à Liège la saison prochaine : même si elle sert le Salzbourgeois d’une manière que certains pourraient juger peu orthodoxe, même si elle « fait du Ciofi », son interprétation frappe par une italianité pas si courante chez les mozartiennes (admirable récitatif accompagné précédant « Or sai chi l’onore ») ; certes le grave n’est pas très sonore, et l’aigu n’a plus la facilité de naguère, mais le personnage brûle les planches et ne laisse pas indifférent.</p>
<p>Pure version de Prague, sans « Mi tradì » ni « Dalla sua pace » : les partisans de la cohérence musicologique seront satisfaits. <strong>Stefan Soltesz</strong> la dirige d’une baguette fine et nerveuse, avec des tempos toujours rapides, dans lesquels l’orchestre de la Suisse romande le suit sans accroc et avec un bien joli pupitre de bois. Tout le contraire du <em>Così</em> pesant qu’avait imposé Hartmut Haenchen l’an dernier.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/don-giovanni-geneve-tu-veux-ma-photo/">MOZART, Don Giovanni — Genève</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Bohème à Genève : Une clé retrouvée</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/la-boheme-a-geneve-une-cle-retrouvee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jonathan Parisi]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Dec 2016 11:24:42 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/la-boheme-a-geneve-une-cle-retrouvee/</guid>

					<description><![CDATA[<p>La réussite de La Bohème au Grand Théâtre de Genève se trouve résolument dans la fraîcheur toute juvénile d’une seconde distribution aussi solide vocalement que la première, mais incontestablement plus impliquée scéniquement. Finis les placements artificiels au service de la seule émission vocale, finis les postures trop figées et les gestes peu ressentis, il y &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/la-boheme-a-geneve-une-cle-retrouvee/"> <span class="screen-reader-text">La Bohème à Genève : Une clé retrouvée</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/la-boheme-a-geneve-une-cle-retrouvee/">La Bohème à Genève : Une clé retrouvée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">La réussite de <a href="/la-boheme-geneve-cherchez-la-cle"><em>La Bohème</em> au Grand Théâtre de Genève</a> se trouve résolument dans la fraîcheur toute juvénile d’une seconde distribution aussi solide vocalement que la première, mais incontestablement plus impliquée scéniquement. Finis les placements artificiels au service de la seule émission vocale, finis les postures trop figées et les gestes peu ressentis, il y avait bel et bien du drame ce mercredi soir, 28 décembre, à l’Opéra des Nations, celui d’une jeune et bouleversante équipée. A sa tête, le fougueux <strong>Sébastien Guèze</strong> – qui retrouve un rôle récurrent de son répertoire – semble mener la danse. La voix plus mûre, l’émission toujours précise et le phrasé plus soigné encore, le ténor ardéchois offre à Rodolfo force et sincérité. Intelligence des nuances et remarquable sens scénique sont des qualités précieuses d&rsquo;un interprète dont la consécration à l’étranger est plus qu’éloquente… Par bonheur, la Mimi de <strong>Ruzan Mantashyan</strong> complète un duo saisissant dans sa musicalité comme sa justesse dramatique. Débutant dans le rôle, la soprano arménienne offre à la jeune couseuse un timbre soyeux et une présence captivante. La Musetta de <strong>Mary Feminear</strong>, si elle égale vocalement son homologue, se montre à son tour nettement plus impliquée et forme avec le robuste et séduisant Marcello de <strong>Michael Adams</strong> un couple propice à enrichir le propos dramatique. Avec cette seconde distribution, le metteur en scène <strong>Matthias Hartmann </strong>prouve qu’il avait bel et bien des choses à défendre et le maestro <strong>Paolo Arrivabeni</strong> offre une interprétation saisissante jusqu’aux larmes à un public ayant finalement trouvé la clé ultime de <em>La Bohème</em> : la sincérité.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/la-boheme-a-geneve-une-cle-retrouvee/">La Bohème à Genève : Une clé retrouvée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>HAENDEL, Alcina — Genève</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/alcina-geneve-tirez-lui-la-queue-il-pondra-des-oeufs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Feb 2016 06:59:45 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/tirez-lui-la-queue-il-pondra-des-oeufs/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comme dans la production aixoise de Katie Mitchell, le décor de l’Alcina qui inaugure l’Opéra des Nations à Genève inclut de nombreux animaux empaillés, dont un étrange blaireau ailé, fruit des hybridations monstrueuses auxquelles se livre sans doute la magicienne, tel le docteur Moreau sur son île. Mais cette fois, c’est la partition qui semble &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/alcina-geneve-tirez-lui-la-queue-il-pondra-des-oeufs/"> <span class="screen-reader-text">HAENDEL, Alcina — Genève</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/alcina-geneve-tirez-lui-la-queue-il-pondra-des-oeufs/">HAENDEL, Alcina — Genève</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme dans la <a href="http://www.forumopera.com/alcina-aix-en-provence-ruggiero-fais-moi-mal">production aixoise de Katie Mitchell</a>, le décor de l’<em>Alcina</em> qui inaugure l’Opéra des Nations à Genève inclut de nombreux animaux empaillés, dont un étrange blaireau ailé, fruit des hybridations monstrueuses auxquelles se livre sans doute la magicienne, tel le docteur Moreau sur son île. Mais cette fois, c’est la partition qui semble elle aussi avoir fait l’objet de ce traitement de choc. Après l<a href="http://forumopera.com/orfeo-nancy-les-gens-heureux-nont-pas-dhistoire">’<em>Orfeo</em> de Rossi</a> que Raphaël Pichon avait privé de son apothéose finale pour mieux nous laisser face à la douleur du chantre de la Thrace, voici <em>Alcina</em> se concluant sur la détresse de l’héroïne, au prix de coupes, de déplacements de numéros et de réécritures diverses et variées. En ce début du XXI<sup>e</sup> siècle, l’opera seria est comme le cochon pendu au plafond : foin de l’identité esthétique du genre, chacun semble libre d’en faire ce qu’il veut. Tirez-lui la queue, il pondra des œufs. Non que le résultat soit dépourvu d’intérêt, ou de force, bien au contraire. La suppression de bien des <em>da capo</em> fait avancer l’œuvre plus vite, même si elle revient à contourner la difficulté que posent toujours les airs de format A-B-A. Par ailleurs, <strong>Leonardo García Alarcón</strong> a dû composer avec un certain nombre d’obligations propres à cette production. D’abord, les instruments modernes de l’<strong>Orchestre de la Suisse romande</strong>, auxquels il a néanmoins associé un continuo composé de cinq musiciens de sa <strong>Capella Mediterranea</strong> : la greffe prend plutôt bien, avec un enrichissement étonnant de la sonorité dès l’ouverture, à laquelle les continuistes déjà très présents donnent un caractère jaillissant rarement entendu. Ensuite, l’absence de chœur, qui suppose la suppression totale ou partielle des passages prévus par Haendel, notamment vers la fin de l’œuvre, où les solistes se chargent de certaines phrases, mais sans pouvoir évidemment chanter « Io fui belva », « Io sasso », etc. Le compositeur n’avait pas non plus imaginé de finir sur « Mi restano le lagrime », conclusion conforme à une vision plus romantique que baroque.</p>
<p>Quant à la mise en scène de <strong>David Bösch</strong>, si l’on y retrouve quelques détails apparemment piochés ici et là (même si l’on n’aura finalement pas vu cette figurante incarnant « Alcina âgée » mentionnée par le programme, sans doute trop proche de la conception de Katie Mitchell), on remarque surtout qu’elle évacue en grande partie le côté surnaturel de l’œuvre. La « libération » finale ne se matérialise en rien, et l’on ne verra pas revenir les huit figurants représentants les esclaves de la magicienne. Malgré quelques effets « magiques » obtenus par des projections vidéo, en allusion aux pouvoirs de l’héroïne, Alcina n’est en fin de compte qu’une séductrice abandonnée. Mais si elle n’est que cela, pourquoi s’acharne-t-on ainsi contre elle, au point de vouloir mettre le feu à son palais ? Il y a là un mystère sur lequel il vaut peut-être mieux ne pas s’attarder, pour ne retenir que la force dramatique des principales incarnations.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/gtg_78_12.png?itok=hUOiyKUI" title=" © GTG / Magali Dougados" width="468" /><br />
	© GTG / Magali Dougados</p>
<p>Aidée par sa plastique sculpturale et par les ébouriffants costumes de <strong>Bettina Walter</strong> (ah, ces perruques changeantes, et cette première robe mi-sirène, mi-peau de bête !),<strong> Nicole Cabell</strong> fait une entrée d’authentique diva, avant de finir en femme traquée vêtue d’une simple nuisette. Le personnage existe bel et bien, grâce à une voix aux riches couleurs et à un jeu d’actrice très travaillé : « Si, son quella » la fait ainsi passer par toute une série de nuances émotionnelles. Elle trouve en <strong>Monica Bacelli</strong> un Ruggiero à cent coudées au-dessus de l’habituel adolescent un peu falot. La mezzo italienne charge son discours d’intentions, chaque mot est mis en valeur par une intonation spécifique, mais elle passe un peu à côté de « Verdi prati », et « Sta nell’ircana » est pris à un rythme moins allant que souvent. Garante de l’orthodoxie baroqueuse, <strong>Kristina Hammarström</strong> compose une fort belle Bradamante, totalement maîtresse de la vélocité exigée par « Vorrei vendicarmi » ; la mise en scène confère aussi une épaisseur inaccoutumée au personnage, en faisant d’elle une tortionnaire cruelle dès qu’Alcina a été maîtrisée. Déception en revanche avec <strong>Siobhan Stagg</strong>, Morgana sans relief, à la voix dépourvue de toute chair dans l’aigu, à tel point que son premier air fait croire à un problème de déséquilibre acoustique entre la fosse et la scène. « Tornami a vagheggiar » laisse froid, ce à quoi ne remédient ni ses costumes peu seyants ni sa réduction à une figure résolument ridicule. La transformation de son air « Credete al mio dolore » en un duo avec Oronte donne au ténor <strong>Anicio Zorzi Giustiniani</strong> une occasion supplémentaire de charmer les oreilles par son timbre et par sa diction mordante. <strong>Michael Adams</strong> possède une belle voix de baryton, mais Melisso appelle sans doute des graves un peu plus sonores. Le personnage anecdotique d’Oberto a succombé aux coupes nombreuses, mais l’on ne s’en plaindra pas outre mesure, à moins d&rsquo;appartenir à la race des puristes auxquels, de toute évidence, cette production ne s&rsquo;adresse pas.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/alcina-geneve-tirez-lui-la-queue-il-pondra-des-oeufs/">HAENDEL, Alcina — Genève</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
