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	<title>Yosemeh ADJEI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Yosemeh ADJEI - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Dangerous Liaisons — Rotterdam</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/dangerous-liaisons-rotterdam-le-pretre-roux-saisi-par-la-debauche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Feb 2019 05:40:46 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Juditha triumphans</em> monté par le Dutch National Opera, c’est très bien. Mais comme le déplore Opera2Day, aucun <em>opéra</em> de Vivaldi n’a encore connu les honneurs de la scène aux Pays-Bas. Et malheureusement, ce n’est pas non plus cette courageuse compagnie néerlandaise qui peut y remédier dans l’immédiat. Lorsque l’on est une institution destinée à porter l’art lyrique de ville en ville, à chaque fois pour une seule représentation (trois pour La Haye, mais avec deux mois s’écoulant entre la création du spectacle et la dernière), lorsque l’on ne peut afficher de stars internationales, comment convaincre le grand public de venir assister à un opéra d’un compositeur encore trop largement connu pour tout sauf ses opéras ? Face à ce problème, mais soucieux de faire entendre sur scène la musique vocale du Prêtre roux, Opera2Day a cherché la solution et l’a trouvée : utiliser des airs d’opéra de Vivaldi pour concocter un <em>pasticcio</em>, comme Vivaldi lui-même avait fait avec son <em>Bajazet</em>. Pour réemployer cette musique du XVIIIe siècle dépeignant des affects variés, encore fallait-il trouver une intrigue apte à attirer le public d’aujourd’hui : les indémodables <em>Liaisons dangereuses</em> de Choderlos de Laclos s’y prêtent à merveille. D’ailleurs, si l’on y réfléchit, qu’avait fait Pierre Audi pour sa mise en scène d’<em>Orlando furioso</em>, sinon situer dans un sulfureux salon libertin les mésaventures imaginées par l’Arioste ?</p>
<p>Restait encore un écueil à éviter. A New York, avec <em>The Enchanted Island</em>, le Met avait servi en guise de <em>pasticcio </em>un assemblage hétéroclite laminé par les vers de mirliton d’un livret tout en anglais. La démarche d’Opera2Day est beaucoup plus intéressante en ce qu’elle se rapproche du travail accompli par Gérard Pesson sur <em>La Coquette trompée</em> de Dauvergne : il y a ici une trentaine d’airs de Vivaldi, tirés de ses opéras (<em>Tito Manlio</em>, <em>Orlando furioso</em> et <em>Orlando finto pazzo</em>, <em>La verità in cimento</em>, <em>Ottone in villa</em>, <em>Teuzzone…</em>) mais aussi de ses œuvres sacrées (<em>Juditha triumphans, Nisi dominus</em>), et même un air qui n’est pas vraiment de lui, le fameux « Sposa, son disprezzata » emprunté à Giacomelli. Mais pour lier tout cela, des récitatifs ont été commandé à Vanni Moretto, contrebassiste du Giardino Armonico et compositeur, qui n’a pas voulu donner dans le pastiche, mais a conçu une musique d’aujourd’hui, avec dissonances et utilisation peu orthodoxe des instruments, avec un résultat tout à fait passionnant. Quant au livret de Stefano Simone Pintor, il suit l’intrigue du roman et adapte brillamment le texte des airs originaux pour les plier aux situations nouvelles.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="245" src="/sites/default/files/styles/large/public/47695031_2193719677512567_7542150434646955504_n.jpg?itok=hGmudRln" title="© Marco Borggreve" width="468" /><br />
	© Marco Borggreve</p>
<p>Cet alliage entre modernité et siècle des Lumières, on le retrouve dans le spectacle conçu par Serge van Veggel : les costumes sont plus modernes que XVIIIe, mais ils caractérisent intelligemment les personnages, et les décors – changés d’une scène alors par une armée de figurants habillés en domestiques – stylisent un Ancien Régime sur le point de sombrer. Si l’on est d’abord surpris par le heurt entre le rose vif des rideaux et le vert cru des livrées, le contraste s’atténue et l’on découvre bientôt un superbe décor de jardin, une église ou une impressionnante scène nocturne où Valmont ne cesse de surgir là où Tourvel l’attend le moins.</p>
<p>Confronté à une partition d’aujourd’hui écrite pour instruments anciens, l’orchestre de la Société Bach des Pays-Bas s’accommode fort bien de cette interprétation qui se veut « historiquement inspirée » plutôt qu’ « historiquement informée ». De fait, Vanni Moretto a pris certaines libertés, transformant un trio en quatuor, modifiant l’orchestration de telle autre page. Même s’il est ouvert à un tout autre répertoire, <strong>Hernán Schvartzman</strong> retrouve ici avec bonheur la musique dont il est au départ le plus familier. Compte tenu de l’acoustique des différentes salles où le spectacle est donné, tous les chanteurs sont sonorisés, ce qui leur facilite en partie la tâche. C’est peut-être regrettable pour <strong>Candida Guida</strong>, qui s’autorise de ce fait à survoler les vocalises dont est émaillé le rôle de madame de Merteuil : lui réserver « Nel profondo cieco mondo », devenu premier air de <em>Dangerous Liaisons</em> comme Claudio Scimone en avait jadis fait le premier air de son <em>Orlando furioso</em> raccourci, et « Sorge l’irato nembo » est un peu un cadeau empoisonné car cette chanteuse italienne est loin d’avoir la voix de Marilyn Horne ou même de Marie-Nicole Lemieux. Entre les deux versions cinématographiques les plus célèbres, sa marquise regarde plutôt du côté d’Annette Benning que de Glenn Close. On est bien davantage séduit par <strong>Barbara Kozelj</strong>, dont le timbre chaud prête à la présidente une sensualité bienvenue chez un personnage troublé par sa propre faiblesse. <strong>Stefanie True</strong> prête à Cécile Volanges une voix cristalline et son physique juvénile lui permet de camper à merveille l’ingénue ravie de devenir libertine. Deux contre-ténors complètent la distribution : <strong>Yosemeh Adjei</strong>, Valmont délicieusement pervers et d’autant plus à son aise que les airs retenus pour son personnage donnent dans cette douceur élégiaque qui lui convient beaucoup mieux que la force et l’agilité. Voix peut-être moins ample et moins centrale, <strong>Maayan Licht </strong>possède en revanche une virtuosité qui lui permet d’offrir à Danceny trilles et aigus piqués.</p>
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		<title>Siroe ou l’impossible rencontre de Haendel et Métastase</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/siroe-ou-limpossible-rencontre-de-haendel-et-metastase/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2014 15:43:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que le très attendu Siroe de Hasse doit sortir chez DECCA le 3 novembre prochain, ACCENT nous invite à redécouvrir celui de Haendel (1728) capté en live au festival de Göttingen l’année dernière. Nous pouvons définitivement oublier la première intégrale mollement dirigée par Rudolph Palmer en 1989 (Newport) et disqualifiée tant par les approximation &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que le très attendu <em>Siroe </em>de Hasse doit sortir chez DECCA le 3 novembre prochain, ACCENT nous invite à redécouvrir celui de Haendel (1728) capté en <em>live </em>au festival de Göttingen l’année dernière. Nous pouvons définitivement oublier la première intégrale mollement dirigée par Rudolph Palmer en 1989 (Newport) et disqualifiée tant par les approximation de l’orchestre que par la pâleur des solistes. <strong>Laurence Cummings</strong> et son plateau rivalisent d’ardeur et apportent à l’ouvrage cette urgence théâtrale, cette énergie indispensable qui faisait aussi défaut à la version d’Andreas Spering (2004, Harmonia Mundi), lequel, du reste, pratiquait des coupes claires. Sommes-nous pour autant conquis ? Loin s’en faut. Le style, la technique même des chanteurs (singulièrement du contre-ténor <strong>Yosemeh Adjei</strong> dans le rôle-titre) laissent souvent à désirer, leur imagination également, à l’exception de <strong>Lisandro Abadie</strong> qui parvient à épouser sinon la carrure, du moins les tourments de son personnage (Cosroe). Laurence Cummings bute sur le même écueil que ses prédécesseurs : distribuer un ouvrage conçu pour la crème du <em>belcanto</em> (Senesino, Faustina, Cuzzoni, Boschi), seule capable de transcender les platitudes de la partition comme de rendre justice à ses rares éclats de génie (« Mi lagnerò tacendo », « Gelido in ogni vena » et la scène de prison « Son stanco… Deggio morire »). Des trois opéras que Haendel a tirés d’un livret du jeune Métastase (<em>Poro </em>et <em>Ezio </em>suivront en 1731 et 1732), <em>Siroe </em>est sans nul doute le plus faible et consacre, selon Winton Dean, le fossé qui sépare les tempéraments des deux hommes et leurs esthétiques.</p>
<p>Haendel, <em>Siroe</em>. Yosemeh Adjei (Siroe), Anna Dennis (Emira), Aleksandra Zamojska (Laodice), Antonio Giovannini (Medarse), Lisandro Abadie (Cosroe), Ross Ramgobin (Arasse). FestpielOrchester Göttingen, dir. Laurence Cummings. Enregistré le 10 mai 2013. ACCENT 26401 (3 CD).</p>
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