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	<title>Gaëlle ALIX - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Gaëlle ALIX - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>WOLF, Cenerentola — Colmar</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/cendrillon-colmar-mille-feuilles-citrouille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Dec 2015 06:40:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Autant l’avouer tout de suite : il n’y a pas de citrouille dans cette Cendrillon dont Wolf-Ferrari fit son premier opéra représenté. Il n’y a pas de fée non plus, mais après tout, Rossini nous y a habitués avec sa Cenerentola (qui était le titre original de l’œuvre de Wolf-Ferrari, lors de sa création à Venise). &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Autant l’avouer tout de suite : il n’y a pas de citrouille dans cette <em>Cendrillon </em>dont Wolf-Ferrari fit son premier opéra représenté. Il n’y a pas de fée non plus, mais après tout, Rossini nous y a habitués avec sa <em>Cenerentola</em> (qui était le titre original de l’œuvre de Wolf-Ferrari, lors de sa création à Venise). Enfin, encore faudrait-il savoir quelle était vraiment la part du surnaturel dans cet opéra tel que le conçut initialement le compositeur : non seulement il existe plusieurs versions de la partition, d’abord en italien (le soir même de la création, un tiers en fut retranché pour éviter une représentation trop longue), puis en allemand dès 1902 (sous le titre d’<em>Aschenbrödel</em>), et à nouveau révisée en 1937, sur un livret allemand différent. A quoi s’ajoute l’adaptation réalisée par Douglas Victor Brown pour le Statsooper de Berlin en 2011, intitulée <em>Aschenputtel</em>, qui emprunte aux différentes versions et a considérablement retaillé le tout pour le ramener à la durée acceptable pour un spectacle jeune public. Sans oublier la présente adaptation en français&#8230; Un véritable mille-feuilles où l’on se perd un peu, mais avec cette certitude : la réduction pour une poignée d’instrumentistes s’éloigne nécessairement beaucoup des intentions initiales de Wolf-Ferrari, qui exigeait pas moins de douze trompettes et seize cloches pour le finale… <strong>Vincent Monteil</strong>, également auteur de la traduction, dirige comme toujours avec beaucoup de conviction <strong>l’Ensemble orchestral de l’Académie supérieure de musique et du Conservatoire</strong>, mais à l’impossible nul n’est tenu, et l’on aimerait que l’œuvre soit un jour révélée dans sa vérité (il n’en existe à l’heure actuelle aucun enregistrement). D’autant qu’à la cure d’amaigrissement infligée par la transcription s’ajoutent divers bruits très parasites : cris et chuchotements, sirène d’alarmes, accords de guitare électrique et autres ajouts, comme la chanson de Frank Sinatra « Bang Bang My Baby shot me down »…</p>
<p>S’il se dispense de la fée, remplacée par trois Sylphides qui rhabillent Cendrillon pour le bal, le livret original n’en inclut pas moins diverses présences surnaturelles, comme le chœur d’anges qui précède l’apparition de la défunte mère de l’héroïne, scène ici coupée. Quoi qu’il en soit, pour sa mise en scène, <strong>Marie-Eve Signeyrole </strong>a décidé d’inscrire Cendrillon dans un univers réaliste d’aujourd’hui, non sans laisser place au rêve, c’est-à-dire aux illusions trompeuses et au désenchantement. Cette production très sombre laisse supposer que l’héroïne n’est qu’un fantasme du prince, et la réunion finale des amoureux relève donc du mirage. A cette première relecture du conte se superpose un autre niveau de lecture encore, dont la pertinence ne va pas de soi : la référence à Christa et Joachim, deux jeunes gens des années 1960, séparés par le mur de Berlin. Ce que le spectacle donne à voir a pourtant peu de rapport avec les sixties : nous sommes bien plutôt à l’époque punk ou néo-punk, dans un univers de tagueurs, où le noir et blanc tient une large place. On sait gré à Marie-Eve Signeyrole de nous épargner la nunucherie à la Walt Disney, mais de là à basculer dans ces ténèbres&#8230;</p>
<p class="rtecenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/cendrillon_onr_photokaiser_4031.jpg?itok=OoNhNBPD" title="© Alain Kaiser" width="468" /></p>
<p class="rtecenter">© Alain Kaiser</p>
<p>Comme chaque année à l’Opéra du Rhin, le spectacle jeune public est l’occasion de faire entendre les membres de l’Opéra Studio, souvent avec une double distribution. Cette fois, le seul rôle ayant deux titulaires en alternance est celui du Prince. S’il possède un joli timbre et s’il a sur la plupart de ses camarades l’avantage de chanter dans sa langue maternelle, <strong>Camille Tresmontant </strong>n’en paraît pas moins un peu dépassé parfois par les exigences d’un personnage conçu par Wolf-Ferrari sur un format héroïque quasi-wagnérien. Avec le rôle-titre, <strong>Francesca Sorteni</strong> hérite d’un emploi correspondant mieux à ses moyens très prometteurs et l’on attend avec intérêt sa « Voce del cielo » dans le <em>Don Carlo</em> programmé pour la fin de saison. La mezzo <strong>Coline Dutilleul</strong> fait forte impression en marâtre, tant sur le plan scénique que vocal. On retient aussi la savoureuse composition du baryton mexicain <strong>Emmanuel Franco</strong> dans le rôle du Fou. Autour d’eux, les autres membres de la troupe remplissent dignement leur contrat, avec moins d’occasions de briller. S’il faut une fois encore remercier l’Opéra du Rhin d’avoir révélé une partition jamais entendue en France, c’est malgré tout une impression mitigée que laisse cette très sombre <em>Cendrillon</em>.</p>
<p> </p>
<p>Dernière représentation à Colmar le 18 décembre à 20h, puis du 9 au 17 janvier 2016 à Strasbourg, et du 29 au 31 janvier à Mulhouse</p>
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		<title>CIMAROSA, Il matrimonio segreto — Mulhouse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-matrimonio-segreto-mulhouse-la-ou-coeurs-chuchotent-portes-claquent/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Melanie Defize]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2015 05:20:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Mariage secret conventionnel mais particulièrement soigné pour l’Opéra national du Rhin et son directeur musical, Patrick Davin, détenteur de l’alchimie du dramma giocoso alliant la verve des jeunes chanteurs de l&#8217;Opéra Studio à l’audace d’un orchestre symphonique osant le relooking des Lumières : les ébats entre voix, cordes en boyau et archets classiques font sensation. Dans cette &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify"><em>Mariage secret </em>conventionnel mais particulièrement soigné pour l’Opéra national du Rhin et son directeur musical, <strong>Patrick Davin</strong>, détenteur de l’alchimie du <em>dramma giocoso </em>alliant la verve des jeunes chanteurs de l&rsquo;Opéra Studio à l’audace d’un orchestre symphonique osant le relooking des Lumières : les ébats entre voix, cordes en boyau et archets classiques font sensation. Dans cette production alsacienne, on marivaude avec Cimarosa en brocart minaudier façon « années 50 ».</p>
<p class="rtejustify">Carolina et Paolino, mariés secrètement, tentent de vivre leur amour au grand jour. Simple laquais, Paolino s’obstine à gagner la grâce de Geronimo, son beau-père et patron. Ainsi, le jeune homme organise l’un de ces contrats de mariage « à la mode » entre Elisetta – sœur aînée de Carolina – et le comte Robinson<a href="#_ftn1" name="_ftnref1" title="" id="_ftnref1">[1]</a>.</p>
<p class="rtejustify">Sauf que, touchante car aussi vive que fragile, la <em style="line-height: 1.5">prima donna</em> Carolina séduit plus que jamais le comte dans son rondo « Perdonate, signor mio ». Voulant se faire passer pour une soubrette indigne d’intérêt afin d’échapper aux avances du comte, elle y brille dans le jeu de contradiction entre un vocabulaire d’une vulgarité forcée – donc, improbable – et une syntaxe finement héroïque (ce qui dût plaire aux viennois, fins gourmets du <em style="line-height: 1.5">buffa</em>). L&rsquo;admirable intensité vocale de la toute jeune soprano <strong>Rocío Pérez</strong> épate d&rsquo;autant plus qu&rsquo;elle manie chaque saut d&rsquo;intervalle à l&rsquo;image de son jeu théâtral riche et spontané. <strong style="line-height: 1.5">Gaëlle Alix</strong> joue une Elisetta d’envergure, sachant user des inflexions de la mélodie au point d&rsquo;évoquer cette espèce de pimbêche ignorante ne mettant la main à la pâte qu’à défaut de brailler sa supériorité. Le duo de chichiteuses insatiables n’est possible qu’avec la densité du timbre de <strong style="line-height: 1.5">Lamia Beuque</strong> incarnant Fidalma, la perfide tante à lunettes qui semble ne vivre que de fantasmes éthyliques. Quant au comte Robinson, prétendant désargenté, <strong style="line-height: 1.5">Jaroslaw Kitala</strong> le dessine sous les contours de la voix masculine la plus opulente et la plus ardente de toutes (en écho à celle de Carolina) paradant tel un paon au dandysme lubrique. <strong style="line-height: 1.5">Nathanaël Tavernier</strong> s’affirme dans le rôle de Geronimo, père de famille attendrissant mais enfermé  – corps et âme – dans les valeurs étriquées de la réussite sociale qu’il fonde sur sa manufacture de boas à plumes rutilantes. A l&rsquo;image de Geronimo, sa vocalité est aussi sentimentale que puritaine. Le mariage étant affaire comptable, Geronimo et Robinson culminent dans « Se fiato in corpo avete » – un duo de basses ! – cette ingénieuse forme de duo novatrice à souhait pour le public d&rsquo;alors. Finalement, <strong style="line-height: 1.5">Peter Krik </strong>joue plus qu&rsquo;il ne chante cet amoureux noyé dans l’imbroglio et l’imprévisible au point de prendre la fuite en oubliant son âme au fin fond des tiroirs emplis de « serpents » à plumes. Si son jeu d&rsquo;acteur est prometteur, son chant se cantonne dans un ambitus encore particulièrement restreint mais dont on souhaite en devenir car, véritablement, le pauvre Paolino a souffert dans les aigus. Les jeux sont faits<a href="#_ftn2" name="_ftnref2" style="line-height: 1.5" title="" id="_ftnref2">[2]</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="311" src="/sites/default/files/styles/large/public/amariage_secret_onr_ph_alainkaiser_5776.jpg?itok=HdMtJsZm" title="Il Matrimonio Segreto @ Alain Kaiser" width="468" /><br />
	© Alain Kaiser</p>
<p class="rtejustify">Et, déjà, rien ne va plus. En huis clos, des ateliers de manufacture aux abords des chambres tapissées de chuchotements et de portes qui claquent, place à la jalousie, aux cris intempestifs, aux quiproquos en cascade, aux peines de cœurs masquées de tendresse maladroite, aux retours de manivelle, mais aussi au secret de l’amour que même la mort ne peut séparer. A l’exception des mariés d’allure pudique, costumes caractériels et décors bigarrés s’esclaffent en harmonie avec une partition aux ensembles parmi les plus chatoyants du <em>giocoso</em>. Si les codes de mise en scène fonctionnent, rien de vraiment créatif pour autant : on baigne dans la <em>variatio</em> et la citation (Marivaux, Feydeau, Tati, Demy, etc.). Ces codes particulièrement conformes à la tradition théâtrale sont simplement déplacés au coeur des <em>Fifties </em>sans réelle inventivité. Seules les astuces sont à l&rsquo;honneur. Ainsi, dans « Le orecchie non stancate » – vertigineux arrêt sur image – chaque personnage se voit doté d’un mouvement cinématographique de va-et-vient incessant, propre à la mécanique d’un rembobinage perpétuel, clin d’œil à l’inertie narrative des moments dédiés au plaisir d’oreille. L’opéra se termine dans l&rsquo;incrédibilité d’un <em>Happy end</em> – épouvantable flop dramaturgique, qu&rsquo;il soit volontaire ou non, il faut le dire – incitant vivement à se réfugier auprès du <em>Grillon</em> de Florian : « pour être heureux vivons cachés ». Et, en effet, au microscope des Lumières<a href="#_ftn3" name="_ftnref3" title="" id="_ftnref3">[3]</a>, ce <em>dramma giocoso</em> ne se conjugue pas seulement au singulier. A bien y regarder, à chacun son mariage secret.</p>
<p> </p>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<a href="#_ftnref1" name="_ftn1" title="" id="_ftn1">[1]</a> En 1792, le mariage « à la mode » rayonne dans les Lumières de la Révolution : en France, les Etats civils définissent le mariage non plus tel un sacrement mais tel un contrat pouvant s’annuler à tout moment, et ce, même si la religion infiltre toujours pleinement les convictions les plus intimes.  </p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2" title="" id="_ftn2">[2]</a> Au XVIIIe siècle, les jeux de l’amour et du hasard de la comédie française forment de véritables laboratoires empiriques des relations humaines. Parmi les émules, l’opéra viennois <em>semi-seria</em> (dont le <em>dramma giocoso</em>) porte le drame au cœur de la comédie en s’emparant du mariage « à la mode » sous l’égide des <em>Nozze</em> de Mozart.</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3" title="" id="_ftn3">[3]</a> Les Lumières se forgent sur les confrontations de points de vue, sur le droit à la discussion, sur la revendication empirique née de la passion d’expérimenter, tout particulièrement sur soi-même, les nouvelles idées. </p>
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		<item>
		<title>RESPIGHI, La Belle au bois dormant — Strasbourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-belle-au-bois-dormant-strasbourg-ottorino-laryngologiste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jan 2015 06:14:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Oui, Respighi est avant tout connu comme un brillant orchestrateur, dont les Pins, Fontaines et autres Fêtes de Rome ont fait les délices de plus d’un mélomane. Mais Respighi savait aussi fort bien écrire pour cet instrument qu’est le larynx, et l’Opéra du Rhin mériterait mille mercis ne serait-ce que pour avoir donné à entendre &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Oui, Respighi est avant tout connu comme un brillant orchestrateur, dont les <em>Pins</em>, <em>Fontaines</em> et autres <em>Fêtes</em> <em>de Rome </em>ont fait les délices de plus d’un mélomane. Mais Respighi savait aussi fort bien écrire pour cet instrument qu’est le larynx, et l’Opéra du Rhin mériterait mille mercis ne serait-ce que pour avoir donné à entendre une de ses œuvres vocales. Puisse l’Opéra de Versailles un jour monter le <a href="http://www.forumopera.com/cd/un-melodrame-straussien-en-francais">grand opéra <em>Marie Victoire</em></a>, comme il en caresse le projet (voir <a href="http://www.forumopera.com/actu/laurent-brunner-de-grands-interpretes-daujourdhui-dans-un-lieu-dexception-dhier-de-grands">notre interview de Laurent Brunner</a>), et puisse un théâtre français programmer <em>La Fiamma </em>plutôt tôt que tard. Par rapport à ces deux titres, <em>La bella addormentata al bosco</em> (ou <em>dormente al bosco</em>, dans sa révision de 1934) est une partition moins ambitieuse, mais qui charme par l’habileté avec laquelle le compositeur sait exploiter toutes les ressources de son art, avec toutes sortes de clins d’œil ou d’emprunts divers et variés : la forêt du premier tableau lorgne un peu vers <em>Pelléas</em>, le rouet évoque inévitablement toutes les fileuses et les Gretchen de la tradition occidentale, la Fée bleue s’exprime forcément en vocalises aériennes et Mister Dollar appelle un rythme de fox-trot. Pourtant, non content de prendre son bien où il le trouve, Respighi s’exprime aussi d’une voix plus personnelle dans le magnifique duo entre le Prince et la Princesse, digne des meilleurs opéras italiens.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/4belle-au-bois-dormant-photo-akaiser_46671418895766.jpg?itok=O29Xzuhx" title="© Alain Kaiser" width="468" /><br />
	© Alain Kaiser</p>
<p><strong>Vincent Monteil</strong>, qui a assuré la réduction de la partition, et qui a traduit, non sans quelques acrobaties grammaticales, le texte original italien, sait faire ressortir toutes les beautés de cette musique raffinée, à la tête de l’<strong>Orchestre philharmonique de Strasbourg</strong> (pour les représentations parisiennes, c’est l’ensemble Le Balcon qui sera dans la fosse). Pour la mise en scène, on ne peut que saluer les choix de <strong>Valentina Carrasco</strong>, qui n’a rien gommé de l’aspect féerique de l’œuvre et a su en refléter toute la poésie avec une grande légèreté. Dans un décor exclusivement constitué de grands voilages, avec des costumes fantaisistes et colorés, elle réussit un enchantement qui permet aux adultes de savourer le plaisir du merveilleux, apparemment aujourd’hui jugé coupable puisque la plupart des metteurs en scène d’opéra s’empressent désormais de sacrifier cet aspect, même dans des œuvres où il est essentiel.</p>
<p>Quant à la distribution, elle est exclusivement composée de membres de l’Opéra Studio de l’OnR, et elle est incontestablement dominée par la très enchanteresse <strong>Kristina Bitenc</strong> en Fée bleue. Chantant dans un français impeccable, multipliant coloratures et suraigus, la soprano slovène ravit l’auditeur, ainsi que le spectateur par sa grâce en scène. En Princesse, <strong>Gaëlle Alix</strong> fait valoir un beau timbre mais gagnerait à améliorer son articulation. Le Prince de <strong>Sunggoo Lee</strong> dispose de très solides moyens vocaux, mais les notes semblent souvent bien engorgées ; à Paris, son rôle devrait être repris par <strong>Peter Kirk</strong>, ténor nettement plus léger mais sans doute plus à l’aise dans l’aigu. On regrette que la toujours excellente <strong>Lamia Beuque</strong> ne se voie confier que trois petits rôles, et l’on se dit que ses graves somptueux auraient fait merveille dans le rôle de la maléfique Fée noire, où <strong>Marie Cubaynes </strong>nous convainc moins vocalement que scéniquement. Le Roi de <strong>David Oller</strong> possède une fort belle voix, mais doit encore travailler son français. <strong>Jaroslaw Kitala</strong> impressionne dans les quelques mesures du Bûcheron, et <strong>Nathanaël Tavernier</strong> a trop peu à chanter en Ambassadeur pour que l’on puisse vraiment apprécier des qualités probablement plus en évidence dans le <em>Mariage secret</em> prévu ce printemps, où l’on retrouvera une grande partie de ces jeunes artistes.</p>
<p>Après un dernière représentation strasbourgeoise le 9 janvier à 20h, ce spectacle enchanteur sera à Paris du 17 au 22 janvier (Athénée), puis à Mulhouse du 30 janvier au 1<sup>er</sup> février : il serait dommage de manquer cette occasion de pur ravissement pour les petits et les grands.</p>
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		<item>
		<title>La Colombe&#124;Le Pauvre Matelot — Paris (Athénée)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-colombe-le-pauvre-matelot-paris-athenee-verite-en-deca-des-pyrenees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jun 2014 14:05:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En ce même théâtre de l’Athénée, Stéphane Vérité nous avait éblouis avec sa production des Enfants terribles de Philip Glass (voir compte rendu). Le revoici avec un diptyque français, où ce qui apparaît comme sa signature personnelle semble nettement moins bien fonctionner. La maestria dans l’usage de la vidéo est indéniable, et avec son complice &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>
	En ce même théâtre de l’Athénée, <strong>Stéphane Vérité </strong>nous avait éblouis avec sa production des <em>Enfants terribles</em> de Philip Glass (voir <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/le-jeu-de-lamour-et-de-la-mort">compte rendu</a>). Le revoici avec un diptyque français, où ce qui apparaît comme sa signature personnelle semble nettement moins bien fonctionner. La maestria dans l’usage de la vidéo est indéniable, et avec son complice <strong>Romain Sosso</strong>, le metteur en scène domine cet outil. A moins que ce ne soit l’outil qui les domine, car autant le travail sur la métamorphose du décor avait un sens profond et contribuait au malaise qui caractérisait l’atmosphère des <em>Enfants terribles</em>, autant le même procédé paraît un peu gratuit dans <em>La Colombe</em> de Gounod. Certes, l’intrigue se situe dans une chaumière délabrée, mais cela justifie-t-il que le fond de scène se transforme constamment, sans une seule seconde de répit, alternant murs lépreux et colombariums en décrépitude ? Est-ce par manque de confiance en l’œuvre, comme s’il fallait à tout prix distraire l’œil du spectateur, qui autrement risquerait de s’ennuyer à suivre une intrigue certes simplette, mais pas pire que bien d’autres ? Quelques gags tentent bien de rendre comique cet opéra qui l’est uniquement parce qu’on y parle entre les morceaux chantés, mais il ne se passe grand-chose sur scène. Horace se voit imposer un comportement frénétique de fou amoureux, et Sylvie une certaine brusquerie, soit. On rit de bon cœur au moment que le XIXe siècle concevait sans doute comme le plus émouvant, celui où l’oiseau est servi comme dîner. La sauce a néanmoins du mal à prendre. Heureusement, pour cette production destinée à l’Opéra Studio de l’Opéra national du Rhin, les rôles ont été confiés exclusivement à des francophones, ce qui était indispensable compte tenu de la place accordée aux dialogues parlés. La distribution est dominée par le magnifique Mazet de <strong>Lamia</strong> <strong>Beuque</strong>, qui peut mettre le public dans sa poche avec l’air « Ah, les femmes ! » (qui devient « Ah, les hommes ! » à la fin du premier acte). Il est heureux que la typologie vocale ait été respectée, car ce personnage travesti est parfois confié à un ténor, comme l’avait fait Pierre Jourdan à Compiègne en 1994, ce qui revient à détruire tout l’équilibre de la partition. <strong>Gaëlle Alix </strong>fait bonne impression dans un rôle très virtuose, conçu pour Mme Carvalho, mais l’extrême aigu est assez strident et gagnerait beaucoup à être désacidifié. Bien qu’il n’ait guère à chanter, <strong>Sévag Tachdian </strong>semble parfois trop peu sonore dans la partie grave de son rôle. <strong>Jean-Christophe Born </strong>est un ténor encore trop vert pour être toujours agréable à écouter : quand il ne sont pas émis en voix de tête, ses aigus paraissent bien véhéments. Dans l’œuvre de Gounod, les treize musiciens de l’orchestre <strong>Lamoureux </strong>dirigé par <strong>Claude Schnitzler </strong>offrent une sonorité souvent maigrelette : la fosse de l’Athénée n’est pas immense, on le sait, et il est permis de penser qu’à la création française en 1866, l’orchestre de l’Opéra-Comique était un peu plus fourni.</p>
<p>	<img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="343" src="/sites/default/files/styles/large/public/p150154_10.jpg?itok=tcPmRNTi" title="S. Tachdian, G. Alix, J.-C. Born et L. Beuque © Stéphane Vérité " width="468" /><br />
	S. Tachdian, G. Alix, J.-C. Born et L. Beuque © Stéphane Vérité</p>
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	Rien à redire en revanche quant à la prestation des instrumentistes dans la deuxième partie de la soirée. Le choix, chronologique mais curieux, avait été fait de donner l’œuvre de Milhaud après celle de Gounod. Bien sûr, la « complainte » de 1923 est écrite dans un langage truffé de dissonnances, plus proche de notre époque, mais elle se termine sur une absence de dénouement qui nous laisse plongés dans une ambiance fort sombre. Cette fois, Stéphane Vérité laisse le décor en paix, se contentant de montrer un entassement de containers où seuls les éclairages changent (de façon à vrai dire assez dénuée de sens). Les acteurs paraissent un peu plus dirigés, cette fois, dans l’atmosphère lourde de ce drame portuaire. Et comme il n’y a pas un seul mot de parlé, les membres non francophones de l’Opéra Studio devraient pouvoir y tirer leur épingle du jeu. La soprano slovène <strong>Kristina Bitenc </strong>s’exprime dans un très bon français et affronte avec aplomb une tessiture très large. Le Madrilène <strong>David Oller </strong>est plus effacé, et la prononciation des e, é et è lui pose problème. Malgré de très solides moyens, le ténor coréen <strong>Sunggoo Lee </strong>nous oblige à garder les yeux sur les surtitrages et la voix semble parfois trop couverte. Aux côtés de ces jeunes artistes, <strong>Fernand Bernadi </strong>fait figure de vétéran, avec un timbre de basse d’une belle noirceur, au vibrato assez marqué. Dans le relatif désert des commémorations nationales réservées à Darius Milhaud, voilà qui nous rappelle opportunément que le compositeur aixois est mort il y aura tout juste quarante ans le 22 juin prochain.</p>
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