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	<title>Anna TILBROOK - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Anna TILBROOK - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Stéphane Degout et Glen Cunningham – Paris (Athénée)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/stephane-degout-et-glen-cunningham-paris-athenee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Picard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 May 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Grand habitué des Lundis musicaux depuis leur recréation, Stéphane Degout retrouve à l’Athénée un des exercices qui lui va le mieux – mais sans routine aucune, puisqu’il invite un jeune ténor écossais, Glen Cunningham, à partager la scène avec lui (comme il l&#8217;a fait à Strasbourg en novembre dernier, dans un programme un peu différent). &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Grand habitué des Lundis musicaux depuis leur recréation,<strong> Stéphane Degout</strong> retrouve à l’Athénée un des exercices qui lui va le mieux – mais sans routine aucune, puisqu’il invite un jeune ténor écossais, <strong>Glen Cunningham</strong>, à partager la scène avec lui (comme il l&rsquo;a fait à Strasbourg en novembre dernier, dans un programme un peu différent).</p>
<p>Le duo s’est rencontré à Strasbourg il y a un an, lors d’une production du rare <em>Guercœur</em> d’Albéric Magnard&nbsp;: <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/magnard-guercoeur-strasbourg/">à l’époque déjà</a>, Forum Opéra évoquait le jeune chanteur comme un talent «&nbsp;très prometteur&nbsp;», «&nbsp;à suivre, assurément&nbsp;». Avec élégance et bienveillance, Stéphane Degout promeut ainsi un jeune artiste avec qui il partage, dit-il, l’amour de la mélodie et du Lied.</p>
<p>Un premier moment du récital est constitué de Lieder de Fanny et Felix Mendelssohn. Dans les duos, la symbiose technique et artistique entre les deux chanteurs, en plus d’être admirable, est touchante. Stéphane Degout rappelle dans un délicieux <em>Nachtlied</em> pourquoi il peut être vu, à bon droit, comme un des meilleurs interprètes contemporains de ce répertoire : tout est dans l’impression de simplicité et d’évidence qui fait éclore un texte, avec une diction irréprochable, un legato hypnotisant et une maîtrise parfaite du souffle qui autorise des aigus très doux, tout juste allégés mais jamais détimbrés. On remarque dans <em>Schwanenlied</em> le piano parfaitement romantique d’<strong>Anna</strong> <strong>Tilbrook</strong>, qui aide sans doute Glen Cunningham à détendre peu à peu son émission et à installer son interprétation.</p>
<p>Le jeune Écossais défend ensuite des chansons traditionnelles de sa patrie sur des textes du poète national qu’est Robert Burns. Son enthousiasme contagieux dans <em>My Heart’s in the Highlands</em>, son dialogue délicat avec Anna Tilbrook dans la ritournelle amoureuse d’<em>Ae</em> <em>Fond Kiss</em> donnent tout son sens à cette section du récital, en guise de présentation au public parisien. Ténor léger au son clair et à la diction précise, il n’est pas sans rappeler par son timbre et son adéquation avec le répertoire défendu le jeune Ian Bostridge. On remarque avec plaisir le soin qu’il met à chanter les diphtongues si particulières de l’anglais écossais. &nbsp;Après la «&nbsp;Chanson écossaise&nbsp;» de Ravel, qui marque une judicieuse transition vers la partie française du programme, il cède la place à son baryton de mentor et au pianiste <strong>Simon Lepper</strong>, complice de longue date de Stéphane Degout.</p>
<p>S’il manque un rien de malice pour les épigrammes pas si sérieuses de Clément Marot, Stéphane Degout livre une version admirable des trois chansons de <em>Don Quichotte à Dulciné</em>e. Sa voix retrouve son tranchant et son ampleur opératiques le temps d’une splendide chanson épique et d’une jubilatoire chanson à boire. Le jeu de Simon Lepper mérite d’être salué dans un répertoire redoutable, dont il tire une interprétation habitée et volontaire.</p>
<p>Pour le dernier moment du récital, les deux chanteurs se retrouvent à nouveau sur scène en dialogue musical, d&rsquo;abord autour des <em>Fêtes galantes</em> de Debussy, le premier cahier étant interprété par Glen Cunningham et le second par Stéphane Degout, pour souligner, disent-ils, la continuité entre ces deux petits cycles composés à une douzaine d&rsquo;années d&rsquo;intervalle. On ne sait plus quoi écrire sur la précision sacerdotale du français de Stéphane Degout et sur son art stupéfiant de faire chanter les sonorités des mots, qualité inestimable chez Verlaine. Il campe des atmosphères bien dessinées pour chacune des vignettes des <em>Fêtes galantes</em>, sculptant sans maniérisme le dialogue acerbe et doux du « Colloque sentimental », un sommet de la soirée – avec l’immortel « Après un rêve » de Fauré. Glen Cunningham, quoique fatalement moins expert en la matière, offre de beaux moments, entre autres dans le célèbre « Clair de lune » et, plus à son aise, il propose une version tous aigus dehors des « Chemins de l’amour » de Poulenc. Le duo « Puisqu’ici-bas toute âme », qu’on a l’impression de redécouvrir dans cette très rare configuration pour ténor et baryton, conclut une soirée réussie, pleine de promesses de maturité et d’éclosion.</p>
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		<title>Schumann &#8211; Cycles de Lieder</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/schumann-cycles-de-lieder-si-proche-si-fragile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Nov 2015 06:43:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Des Lieder de Schumann chantés par un ténor ? La démarche n’est pas si courante. Les barytons et les basses ont davantage fréquenté ces répertoires, de même que les voix de femmes. Pourtant, il faut reconnaître que la ligne mélodique du compositeur ressort avec plus de luminosité encore quand elle est dessinée par une voix claire, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">Des Lieder de Schumann chantés par un ténor ? La démarche n’est pas si courante. Les barytons et les basses ont davantage fréquenté ces répertoires, de même que les voix de femmes. Pourtant, il faut reconnaître que la ligne mélodique du compositeur ressort avec plus de luminosité encore quand elle est dessinée par une voix claire, et la contribution de <strong>James Gilchrist</strong> est donc bienvenue. Tout est plus aéré, plus lisible et plus transparent que dans les enregistrements des « clés de fa », d’autant que la prononciation allemande est proche de la perfection. Chaque mot résonne, pénètre l’auditeur, porte le sens qu’ont voulu lui donner et le poète et le compositeur.</p>
<p class="rtejustify">Ceux parmi les mélomanes qui associent voix de ténor et stentorisme peuvent être rassurés.  Aucun éclat déplacé chez l’interprète anglais, qui se garde de l&rsquo;histrionisme. C’est un chant tout de modestie et d’intimité qui s’offre ici. Nécessité fait loi : la voix de Gilchrist ne lui permettrait pas de rivaliser avec les grands noms de la scène lyrique ; le timbre n’est pas séduisant en lui-même, et la projection semble limitée, pour autant qu’on puisse en juger sur base d’un enregistrement. Mais ce que le ténor arrive à faire à partir d’un instrument aussi sommaire relève de l’exploit. On n’est pas très loin d’un Peter Schreier, qui transformait ses défauts en atout, et qui lui aussi déplaçait l’attention du son vers le sens.</p>
<p class="rtejustify">Cela donne un <em>Liederkreis opus 24</em> halluciné et hallucinant, récité comme un funambule au bord du gouffre. Rarement les failles et les faiblesses de Schumann auront été exposées comme ici, sans pour autant verser dans l’expressionisme. Le cœur se serre dans « Schöne Wiege meine Leiden », avant que l’émotion ne se libère complètement dans les quatre dernières pièces, grâce aussi à l&rsquo;accompagnement <strong>d’Anna Tilbrook</strong> qui magnifie la délicatesse de l’écriture. A placer tout en haut de la discographie de l’œuvre. Les choses fonctionnent un petit peu moins bien dans <em>l’opus 39</em> et les <em>Dichterliebe.</em> La voix y montre quelques signes de fatigue, et les références sont plus nombreuses pour les amateurs, de Fischer-Dieskau à Matthias Goerne, en passant par Barbara Bonney : une concurrence féroce face à laquelle James Gilchrist pâlit un peu. Au total, on tient cependant un très beau disque schumannien, sincère et abouti, splendide carte de visite d’un ténor qui gagnerait à être davantage reconnu.</p>
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