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	<title>Irina ARKHIPOVA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Irina ARKHIPOVA - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>The Queen of Spades</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/the-queen-of-spades-comme-un-oeuf-de-faberge/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Jul 2019 22:15:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tous les ans, pour Pâques, à partir de 1885, le tsar Alexandre III offrit à son épouse un œuf réalisé par le joaillier Karl Fabergé. Cette tradition fut reprise par Nicolas II, et une cinquantaine de ces délicats objets d’art ont ainsi été produits jusqu’en 1918. Entre ce genre de somptueux bibelot et un opéra &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Tous les ans, pour Pâques, à partir de 1885, le tsar Alexandre III offrit à son épouse un œuf réalisé par le joaillier Karl Fabergé. Cette tradition fut reprise par Nicolas II, et une cinquantaine de ces délicats objets d’art ont ainsi été produits jusqu’en 1918. Entre ce genre de somptueux bibelot et un opéra de Tchaïkovski, quel rapport, en dehors de l’époque où ils ont été conçus ? Pratiquement aucun, en principe, sauf quand les choix opérés par une interprétation finissent par les rapprocher.</p>
<p>Le 25 décembre 1989, en pleine perestroïka, et alors que le Mur de Berlin venait de tomber quelques semaines auparavant, le Conservatoire Tchaïkovki de Moscou proposait comme cadeau de Noël aux mélomanes russes une version de concert d’un pilier du répertoire national, <em>La Dame de pique</em>. Aujourd’hui, sans même parler des versions « semi-scéniques », on constate de plus en plus souvent que, même en rang d’oignons face au public et tournant le dos à l’orchestre, les artistes s’efforcent de donner à leur prestation l’engagement qu’appellerait la scène, avec des résultats parfois si enthousiasmants que les spectateurs en oublieraient presque l’absence de costumes et de décors. Rien de tel avec la captation que publie pour la première fois en CD le label Melodiya : trente ans après, cet enregistrement présente certes un caractère « historique », mais il manque terriblement de théâtre. Ce défaut est en grande partie compensé par des qualités purement musicales, mais pour un opéra, rien peut-il remplacer la vie dramatique que l’on est en droit d’attendre ?</p>
<p>En 1989, <strong>Vladimir Fedosseiev</strong>, 57 ans, était un chef réputé, surtout en matière d’opéra russe, et il faut bien reconnaître que ce qu’il obtient de l’orchestre symphonique de la radio de Moscou est assez stupéfiant. Là où la scène oblige à forcer le trait, il se sent au contraire libre de diriger cette partition avec des raffinements inouïs, une finesse de coloris, des nuances admirables : a-t-on jamais entendu le quintette du premier acte exécuté aussi piano ? Le divertissement du deuxième acte a-t-il jamais sonné aussi mozartien ? La précision des vents est superbe, et la prise de son permet de n’en rien perdre. Revers de la médaille : du fait de cette direction très analytique, ciselée comme un bijou, on ne se sent pas vraiment emporté par le souffle de l’œuvre, surtout quand le Chœur Yourlov se montre aussi peu concerné qu’il l’est les trois quarts du temps. Le dernier acte montre que les interprètes commencent à vibrer, mais il est déjà un peu tard.</p>
<p>L’aspect « historique » de l’enregistrement est aussi justifié par la présence dans la distribution de deux chers disparus, deux noms illustres clairement surligné au sein de la distribution. <strong>Irina Arkhipova </strong>(1925-2010) fit une longue et glorieuse carrière et sut, après sa splendeur dans les années 1960 et 1970, se consacrer à de petits rôles comme la nourrice dans <em>Eugène Onéguine</em>, qu’elle chanta notamment au Châtelet en 1992 ou au Met en 1997 pour ses débuts new-yorkais. Contrairement à d’autres, elle n’avait pourtant pas attendu un âge trop avancé pour aborder la comtesse de <em>La Dame de pique</em>, et nous épargne les trucages auxquels sont contraintes les sopranos reconverties. La « vieille » n’est pas ici une stryge vociférante, mais bien la grande dame qu’elle doit être. En 1989,  <strong>Dmitri Hvorostovsky </strong>(1962-2017) n’était encore qu’à l’aube d’un trop bref parcours mais son prince Eletski laisse déjà éclater des dons incontestables, et tous ses fans auront à cœur de posséder cette interprétation de ce qui allait devenir un de ses rôles-clefs, avec lequel il commençait à s’imposer en Occident : en cette même année 1989, il avait été lauréat du concours de Cardiff où il avait justement chanté l’air d’Eletski, et avait tenu le rôle à Nice en novembre auprès de Martha Mödl.</p>
<p>Dans les années 1990, <strong>Vitali Tarachtchenko </strong>fut l’un des ténors que l’on pouvait de temps à autre entendre en Europe dans le répertoire russe, et il devait aborder des rôles plus lourds dès la décennie suivante. Peut-être en 1989 son Hermann était-il encore un peu prématuré car, s’il est tout  fait bien chantant, il n’a pas la démesure que surent y apporter les plus grands titulaires, Nelepp en tête. <strong>Natalia Datsko </strong>n’a pas laissé grande trace dans les mémoires : soprano un peu trop placide dans les premiers actes, elle ne s’anime vraiment que dans son ultime scène, quand arrive enfin son air et son dernier duo avec Hermann. Désormais abonné à Filipievna ou à la comtesse, <strong>Nina Romanova </strong>offre à Pauline des moyens considérables, mais sans la jeunesse que l’on souhaiterait. <strong>Lidia Tchernikh </strong>est une Prilepa nettement plus charnue qu’à l’ordinaire. Admirable basse, <strong>Grigori Gritsiouk </strong>campe un Tomski de haute volée, face auquel évoluent une nuée de figures secondaires, dont le truculent Sourine d’<strong>Alexander Vedernikov</strong>.</p>
<p> </p>
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		<title>Piotr Tchaikovsky, Romances, Complete Collection, Special Edition</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/piotr-tchaikovsky-romances-complete-collection-special-edition-18-17-103/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Jan 2016 06:10:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ami mélomane slavophile, attention. Sur le boîtier de cette intégrale des mélodies de Tchaïkovski figurent les noms de six chanteurs. Pourtant, lorsqu’on creuse un peu, on découvre que ces six disques Melodia réunissent en fait dix-huit chanteurs, qu’accompagnent dix-sept pianistes ! Les six retenus sont donc les plus connus ? Certes, encore qu’on puisse se demander si &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ami mélomane slavophile, attention. Sur le boîtier de cette intégrale des mélodies de Tchaïkovski figurent les noms de six chanteurs. Pourtant, lorsqu’on creuse un peu, on découvre que ces six disques Melodia réunissent en fait dix-huit chanteurs, qu’accompagnent dix-sept pianistes ! Les six retenus sont donc les plus connus ? Certes, encore qu’on puisse se demander si <strong>Muslim Magomayev</strong> fut vraiment célèbre hors d’URSS, voire de son Azerbaïdjan natal. Seule leur notoriété vaut à ces six noms leur place privilégiée, car sur les cent trois « romances » composées par Tchaïkovski, ils en interprètent moins d’un tiers : deux pour Vladimir Atlantov, cinq pour Irina Arkhipova, quatre pour le susdit Magomayev, sept pour Elena Obraztsova et Tamara Milachkina, et huit pour Sergueï Lemechev.</p>
<p>Pourtant, cette diversité – cet émiettement ? – est l’une des clefs de la réussite, car pour composer cette intégrale, le label russe a pu puiser dans un immense réservoir d’enregistrements, et c’est ce qui permet d’éviter totalement l’écueil par trop fréquent dans ce genre d’entreprise : on ne s’ennuie pas un instant, même quand l’inspiration du compositeur se relâche un peu, puisqu’une voix différente apparaît presque à chaque nouvelle plage. Les gravures en question ont été réalisées sur trois décennies, et près d’un demi-siècle s’étend entre la naissance du plus ancien et du plus jeune des artistes réunis ! Les uns ont vu le jour avant la Révolution d’octobre, les autres au lendemain du deuxième conflit mondial. En dehors des deux vétérans qu’étaient en 1962 Lemechev (né en 1902) et Choumskaya (née en 1905), la majorité des interprètes étaient nés entre les deux guerres : Doloukhanova en 1918, Petrov en 1920, Tougarinova et Arkhipova en 1925, Serbekayev en 1926, Pichtchaiev en 1927, Issakova en 1928, Mazourok en 1931, Lissovsky en 1932, Milachkina en 1934, Voïtes en 1936, Fomina en 1937, Obraztsova et Atlantov en 1939, Magomayev en 1942. La plus récemment enregistrée (en 1990), Nadejda Krasnaya, est née en 1947, ce qui fait aussi d’elle la benjamine du groupe. Par-delà le parcours chronologique dans l’œuvre d’un compositeur qui livre dès 1869 quelques-unes de ses plus belles pages, c’est donc le maintien et l’évolution de toute une école de chant que ce coffret donne à entendre.</p>
<p>Curieusement, les basses, catégorie dont l’école russe a pourtant toujours été prodigue, sont ici exclusivement représentées par <strong>Ivan Petrov</strong>, et seulement pour trois mélodies. Les voix graves ne sont pourtant pas négligées. Quel superbe baryton que <strong>Youri Mazourok</strong>, sans aucune de ces intonations de méchants qui entachent l’art de certains de ses compatriotes ! Celui qui fut notamment au disque Onéguine ou Scarpia aux côtés de Milachkina et Atlantov s’exprime ici avec toute l’élégance qui sied dans un genre beaucoup moins dramatique.</p>
<p>Avec <strong>Sergueï Lemechev</strong>, inoubliable Lenski, ici capté à soixante ans, on tend aussitôt l’oreille quand surgit cette voix reconnaissable entre tous, cette façon très slave d’ouvrir les syllabes, avec notamment une très réjouissante mélodie en italien, « Pimpinella ». Nettement moins connu, et doté d’un timbre moins caractéristique, <strong>Kontantin Lissovski</strong> n’en eut pas moins une carrière très respectable, et son chant à la fois stylé et généreux justifie sa forte présence sur les six disques (dix-neuf mélodies à lui seul). A <strong>Vladimir Atlantov</strong> on reprochera seulement de se croire un peu trop sur scène, mais les deux pièces qu’il interprète, composées l’année de la mort de Tchaïkovski, se prêtent à ce genre d’excès, qu’aggrave une prise de son très réverbérée pour l’ultime plage du dernier disque.</p>
<p>Parmi les mezzos, il suffit de quelques notes à la grande <strong>Elena Obraztsova</strong> pour imposer l’autorité impérieuse de ce timbre à la densité unique. Bien qu’ici qualifiée à tort de « soprano », <strong>Irina Akhipova </strong>appartient à la même typologie vocale, avec un tempérament un peu moins volcanique, cependant.</p>
<p>Chez les sopranos, enfin, <strong>Tamara Milachkina </strong>fut la star du Bolchoï dans les années 1960 et 1970, mais ses consœurs moins illustres peuvent elles aussi se prévaloir de voix limpides et expressives. Dans un registre plus léger, on remarque notamment le timbre d’Yniold de la soprano colorature <strong>Margarita Voïtes</strong> (de manière symptomatique, elle n’a été sollicitée que pour « Un canari », dans les <em>Six romances</em> de 1874).</p>
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		<title>Décès d’Irina Arkhipova</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/deces-dirina-arkhipova/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Feb 2010 21:07:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Mezzo-soprano reconvertie en contralto, Irina Arkhipova, dont on apprend le décès,  appartient à la fabuleuse histoire du Bolchoï. Née à Moscou à 1925, elle intégra la première institution lyrique russe en 1956, deux ans après ses débuts à l’Opéra de Sverdlovsk. Carmen renommée mais aussi Amneris émérite, sans parler des opéras russes dans lesquels &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Mezzo-soprano reconvertie en contralto, <strong>Irina Arkhipova</strong>, dont on apprend le décès,  appartient à la fabuleuse histoire du Bolchoï. Née à Moscou à 1925, elle intégra la première institution lyrique russe en 1956, deux ans après ses débuts à l’Opéra de Sverdlovsk. Carmen renommée mais aussi Amneris émérite, sans parler des opéras russes dans lesquels elle était incontournable (Hélène dans <em>Guerre et Paix</em>, Marina dans <em>Boris Godunov</em> et Marfa dans <em>La Khovanshchina</em>), elle fit les riches heures des scènes internationales, Londres et Milan en tête, dans les années 60. « Elle était une de celles qui peuvent créer une image avec leur voix » a déclaré Zurab Sotkilava, une autre soliste du Bolshoi. Ecoutez <a href="http://www.youtube.com/watch?v=OWbv08S0G9o&amp;feature=related">son Azucena à Orange en 1972</a> et vous comprendrez. </p>
<p>			 </p>
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