<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Fabien ARMENGAUD - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/armengaud-fabien/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/armengaud-fabien/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Thu, 29 Jan 2026 08:33:24 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.2</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Fabien ARMENGAUD - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/armengaud-fabien/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>LULLY, Atys</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/lully-atys-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 14:34:09 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=cd-dvd-livre&#038;p=207006</guid>

					<description><![CDATA[<p>A quelques jours près, le nouvel enregistrement d’Atys aurait pu sortir pour son trois cent cinquantième anniversaire, que rappelait Cédric Manuel (https://www.forumopera.com/breve/atys-a-350-ans/). En juin 1987, dans « Le Monde », Jacques Lonchampt écrivait à propos de la recréation d’Atys due à William Christie et Jean-Marie Villégier, affirmation du renouveau baroque : « Il ne reste plus qu’à &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/lully-atys-2/"> <span class="screen-reader-text">LULLY, Atys</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/lully-atys-2/">LULLY, Atys</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A quelques jours près, le nouvel enregistrement d’<em>Atys </em>aurait pu sortir pour son trois cent cinquantième anniversaire, que rappelait Cédric Manuel (https://www.forumopera.com/breve/atys-a-350-ans/). En juin 1987, dans « Le Monde », Jacques Lonchampt écrivait à propos de la recréation d’<em>Atys</em> due à William Christie et Jean-Marie Villégier, affirmation du renouveau baroque : « Il ne reste plus qu’à s’engouffrer dans cette voie ouverte ». C’est chose faite, et les productions se sont multipliées, illustrées par les plus grands noms, ce qui réjouit et participe enfin de la diffusion d’un incontestable chef d’œuvre. Alors que la tragédie lyrique est redonnée à Versailles (reprise de 2022) dans sa version signée Angelin Preljocaj et Leonardo García-Alarcón, paraît enfin l’enregistrement dirigé par <strong>Alexis Kossenko</strong>.</p>
<p>Nous l’avions signalé en son temps (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/carnet-de-bord-datys-cahiers-philidor-44/">lien</a>), la formidable impulsion donnée à la recherche par le CMBV porte ses fruits, marquant une évolution, sinon une rupture avec les versions connues, si belles soient-elles, restitutions musicalement sous-informées (1). Mais tout ce patient travail collectif de recherche ne serait qu’une contribution majeure à la connaissance des œuvres versaillaises et de leur contexte détaillé, s’il ne nourrissait une interprétation idéalement calquée sur ce que l’on sait des techniques, des voix, des instruments, de leurs relations et spatialisation, des interprètes du temps. Tancrède Lahary écrivait à ce propos : « Disons d’emblée que ce projet extraordinaire ne parvient pas tant à récréer l’Atys des origines à l’identique – objectif illusoire, ce que les tenants du projet sont les premiers à admettre – qu’à créer un Atys profondément inouï et renouvelé ». Forumopéra l’avait vu et écouté en <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/lully-atys-avignon/">Avignon</a> puis au <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="_wp_link_placeholder" data-wplink-edit="true">TCE</a> (en version de concert avec danse), sinon à Tourcoing, patrie de la Grande Ecurie.</p>
<p>Quitte à redire ce qui a été écrit, c’est le couronnement d’une réalisation d’exception. L’histoire est connue (et fort bien résumée par Cédric Manuel dans sa brève) et on se contentera d’emprunter à Benoît Dratwicki, maître d’œuvre du projet : <em>Le jeune Atys aime Sangaride qui doit épouser Idas, le roi de Phrygie. La déesse Cybèle est amoureuse de son jeune prêtre Atys. Le triangle amoureux traverse fureur, jalousie, vengeance, quelques sortilèges, quiproquos et manipulations et finalement l’injustice</em>. Elle est nouvelle dans la mesure où le héros n’est plus un guerrier et par l’absence d’intrigue secondaire. <strong>Alexis Kossenko</strong>, à la tête de son valeureux ensemble Les Ambassadeurs – La Grande Ecurie impose une direction énergique, d’une dynamique constante, fluide, où chaque chanteur, chaque instrumentiste se retrouve en confiance et en communion, secondé par <strong>Fabien Armengaud</strong> et ses Pages et Chantres du CMBV. Première observation, les parties de dessus (soprano) sont tenues par des enfants, qui leur apportent un timbre et une fraîcheur inaccoutumés. Les couleurs instrumentales, individuelles et orchestrales, sont également renouvelées, extraordinaires. Si les cordes sont le plus précisément conformes à la réalité du temps, il en va de même des bois, reconstruits pour l’occasion, avec un souci constant de reproduire les instruments et leur jeu. Pas encore de basson, quelques rares interventions des flûtes traversières, puisque les flûtes à bec demeuraient la règle (et les noms des instrumentistes, connus, justifient ces choix), une famille de hautbois reconstituée, tout change nos habitudes. La percussion, dont usent et abusent certains, a été ramenée à sa fonction chorégraphique et de soulignement. Le continuo (« petit chœur ») reste inchangé durant tout l’ouvrage, fidèlement, et module ses nuances en fonction de l’action dramatique. La déclamation, l’ornementation ont fait l’objet d’un soin particulier même si la prononciation moderne a été retenue. Un travail minutieux conduit par un consensus et une volonté de tendre vers la puissance expressive d’origine. La spatialisation, les placements et déplacements fondés sur les documents ajoutent à la découverte.</p>
<p>La distribution n’a pas lésiné sur les voix dont l’entente est idéale : Les premiers rôles, complices de longue date, s’harmonisent à merveille, caractérisés à souhait, avec en commun le souci constant de la prosodie et de l’intelligibilité. C’est peu dire que <strong>Matthias Vidal</strong>, <strong>Véronique Gens</strong>, <strong>Sandrine Piau</strong> (2) partagent cette excellence vocale et dramatique. Il faudrait énumérer chacune et chacun : il n’est pas de rôle, y compris petit par la durée des interventions qui ne se situe au meilleur niveau. Ainsi <strong>Reinoud Van Mechelen</strong> (Atys zvec Christophe Rousset) se contentant du modeste rôle du Sommeil, dont il s’acquitte de façon exemplaire. Rien que cette fabuleuse scène mériterait l’écoute de la totalité de l’ouvrage : elle prend ici tout son sens et sa force expressive, non seulement par le chant d’Atys, mais aussi par son tissu instrumental. Impossible de rendre compte de trois heures d’une musique captivante de façon détaillée. Les passions sont à vif, l’émotion est bien là et ira croissant à mesure que le drame se noue. Matthias Vidal est Atys, s’identifiant totalement au jeune berger attaché au culte de Cybèle. Il en connaît tous les secrets et s’y révèle d’une vérité touchante, et d’un chant exemplaire de ductilité, de tendresse et de force. La Sangaride de Sandrine Piau ne nous émeut pas moins, et ce dès son célèbre « Atys est trop heureux ». La plainte de Cybèle, davantage femme que déesse (« Espoir si cher et si doux », qui conclut le III), sa vengeance dont elle se repentira sont au cœur de l’action, et Véronique Gens, illustre magistralement la dimension tragique de la déesse. Ce ne serait que justice que d’énumérer les mérites de chaque chanteur. A regret, nous y renonçons : les interprètes et leurs qualités sont connus. Même les passages réputés modestes sont un régal, ainsi le trio (Morphée, Phantase et Phobétor) de la fameuse scène du Sommeil a-t-il été jamais mieux chanté ?</p>
<p>Un enregistrement radicalement neuf, éblouissant de vérité et de tension dramatique, qui nous émeut de façon singulière. A déguster, à savourer sans modération.</p>
<ul>
<li>
<pre>(1) Avec modestie, Benoît Dratwicki écrit : « Il est pourtant difficile, voire impossible de dire si un <em>Atys </em>sera plus juste qu’un autre ; par contre, il est évident qu’aucun <em>Atys </em>ne sera semblable au précédent : la connaissance, la pratique, le goût ne le montreront toujours qu’au miroir de son public et de ses interprètes, à une époque donnée. »
(2) Déjà « Rivales » dans un enregistrement qui les associait… prémonition ?</pre>
</li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/lully-atys-2/">LULLY, Atys</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Silentium. Motets pour taille</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/silentium-motets-pour-taille-tenor-non-taille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Mar 2018 09:44:38 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/silentium-motets-pour-taille-tenor-non-taille/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le principe de l’hommage à un chanteur du passé est décidément un fil directeur très à la mode, même lorsqu’il ne s’affiche pas trop ouvertement. Du reste, serait-ce vraiment un argument de vente d’annoncer un disque honorant la mémoire de Jean-Baptiste Matho ? Même s’il fut « l’une des plus belles voix de taille de la fin &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/silentium-motets-pour-taille-tenor-non-taille/"> <span class="screen-reader-text">Silentium. Motets pour taille</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/silentium-motets-pour-taille-tenor-non-taille/">Silentium. Motets pour taille</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le principe de l’hommage à un chanteur du passé est décidément un fil directeur très à la mode, même lorsqu’il ne s’affiche pas trop ouvertement. Du reste, serait-ce vraiment un argument de vente d’annoncer un disque honorant la mémoire de Jean-Baptiste Matho ? Même s’il fut « l’une des plus belles voix de taille de la fin du règne de Louis XIV », on ne peut pas dire que le nom de cet artiste suscite les mêmes fantasmes que les plus prestigieux castrats italiens ou que les stars du bel canto. Et comme le précise très justement Jean Duron dans le livret d’accompagnement, la taille est un peu délaissée par la tragédie lyrique, entre la haute-contre, employée pour à peu près tous les héros, et la basse, à laquelle étaient réservés les rôles de majesté. La musique d’Eglise, en revanche, a souvent sollicité cette tessiture : fin 2016, un beau disque nous permettait de goûter les <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/motets-a-trois-voix-dhommes-et-symphonies-parques-et-songes-au-service-de-leglise">œuvres écrites par Clérambault</a> pour trio vocal masculin, la taille s’insérant entre le timbre plus aigu et le plus grave, disque enregistré par l’Ensemble Sébastien de Brossard dirigé par <strong>Fabien Armengaud</strong>. On retrouve les mêmes instrumentistes dans un programme de musique religieuse pour la seule voix de taille, avec celui qu’on entendait déjà aux côtés de Cyril Auvity et Alain Buet, <strong>Jean-François Novelli</strong>, dont la façon de chanter paraît cette fois beaucoup moins déconcertante, et pas seulement parce qu’il n’a pas à associer son style à celui de ses collègues plus « opératiques ». Le chant de la taille possède ici toute la ductilité souhaitable, et a su s’approprier les textes en latin pour les interpréter de manière expressive, qualité suffisamment rare pour être soulignée dans le cas de pièces d’inspiration religieuse. On savourera ici toutes les nuances, ainsi que la virtuosité et la suavité dont le chanteur est tour à tour capable.</p>
<p>Les compositeurs représentés sur ce disque sont nombreux, et appartiennent à diverses époques et tendances, tantôt plus italiennes, tantôt plus françaises. Marc-Antoine Charpentier est évidemment le plus illustre de tous ceux qui ont écrit pour l’Eglise à cette époque : trois de ses œuvres sont ici incluses, composées entre 1679 et 1695. Désormais assez bien connu pour ses opéras, André Campra est présent à travers deux motets, un <em>Quis ego</em> et un <em>Nunc dimittis </em>(cantique de Siméon). Très logiquement puisque l’ensemble instrumental est placé sous son égide, à Sébastien de Brossard revient l’honneur de donner au disque son titre, quelque peu paradoxal : <em>Silentium</em>, premier mot d’un motet d’une grande sensualité – si vous pensiez que la musique d’Eglise était forcément austère, vous allez être surpris –, dont le texte adressé à une belle endromie, l’épouse du Liban, emprunte son langage et son sujet au Cantiques des cantiques. Nom nettement moins familier, Pierre Bouteiller fut maître de chapelle à Troyes et à Châlons dans le dernier quart du XVII<sup>e</sup> siècle, mais le plus mystérieux reste « Monsieur Suffret », auteur du long motet de presque douze minutes qui conclut le disque (seul le « Qui ego » de Campra est d’une longueur comparable), pièce assez impressionnante par la variété de ses climats. Quelques respirations instrumentales sont permises par deux danses d’Henry Du Mont et par une « Simphonie » de Louis Couperin, qui donnent aux six instrumentistes de l’Ensemble Sébastien de Brossard l’occasion de passer au premier plan.</p>
<p>Le label « En Phases » semble avec ce récital publier son premier disque, fort beau début si tel est bien le cas, et auquel on souhaite bien d’autres successeurs d’une égale qualité.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/silentium-motets-pour-taille-tenor-non-taille/">Silentium. Motets pour taille</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Motets à trois voix d&#039;hommes et symphonies</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/motets-a-trois-voix-dhommes-et-symphonies-parques-et-songes-au-service-de-leglise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Oct 2016 07:01:39 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/motets-a-trois-voix-dhommes-et-symphonies-parques-et-songes-au-service-de-leglise/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des trios de voix d’homme, on en entend parfois dans les tragédies lyriques françaises, mais dans des situations extrêmes : extrême de la suavité pour le sommeil d’Atys, par exemple, où Morphée, Phobétor et Phantase unissent leurs voix pour mieux bercer le héros et lui transmettre dans son sommeil le message de Cybèle ; extrême du terrible, &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/motets-a-trois-voix-dhommes-et-symphonies-parques-et-songes-au-service-de-leglise/"> <span class="screen-reader-text">Motets à trois voix d&#039;hommes et symphonies</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/motets-a-trois-voix-dhommes-et-symphonies-parques-et-songes-au-service-de-leglise/">Motets à trois voix d&#039;hommes et symphonies</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Des trios de voix d’homme, on en entend parfois dans les tragédies lyriques françaises, mais dans des situations extrêmes : extrême de la suavité pour le sommeil d’Atys, par exemple, où Morphée, Phobétor et Phantase unissent leurs voix pour mieux bercer le héros et lui transmettre dans son sommeil le message de Cybèle ; extrême du terrible, traduit jusqu’à la discordance par l’écart des trois voix dissonantes pour le célébrissime trio des Parques dans <em>Hippolyte et Aricie</em>. On pense inévitablement à ces exemples lorsqu’on découvre le disque Clérambault dirigé par <strong>Fabien Armengaud</strong> puisqu’il réunit précisément des motets à trois voix d’hommes. Dans ces pièces religieuses, le ton est assez souvent serein, et donc plutôt du côté suave (on songe par exemple au « Et misericordia » du <em>Magnificat</em>), mais il arrive aussi que le trio s’énerve et vitupère avec véhémence, comme dans « Impia turcarum gens », du <em>Motet pour la canonisation de saint Pie</em>, où l’oreille est surtout frappée par la répétition du mot <em>jam</em>, « déjà » en latin, d’autant plus marquant ici qu’il est, bien entendu, prononcé à la française, avec une première consonne forte.</p>
<p>De la musique vocale de Clérambault, le disque avait jusqu’ici surtout révélé le côté profane, avec quelques cantates, à commencer par « Le Soleil, vainqueur des nuages », magnifiquement interprété jadis par Mireille Delunsch avec les Musiciens du Louvre et Marc Minkowski, ou la pastole <em>Le Triomphe d’Iris</em>, par le Concert Spirituel sous la direction d’Hervé Niquet. Pour le côté sacré, on disposait des <em>Motets pour Saint-Sulpice </em>par Gérard Lesne et des <em>Motets pour le calendrier de l’Eglise</em> par les Demoiselles de Saint-Cyr, et c’était à peu près tout. Indifférence étonnante à l’heure où tout ce qui peut porter l’étiquette « baroque » est recréé à tour de bras, et que ne justifie nullement la qualité de la musique de Clérambault. Autant dire que ce disque est le bienvenu pour enrichir une discographie peu épaisse.</p>
<p>L’<strong>Ensemble Sébastien de Brossard</strong> apporte avec élégance et rigueur le soutien nécessaire aux trois voix masculines qui sont bien sûr au premier plan de ces pièces. Quant au trio vocal, il faut d’abord mentionner la surprise extrême que cause la voix de <strong>Jean-François Novelli</strong> : ce ténor associe curieusement la virtuosité nécessaire dans ce répertoire à une voix quasi « naturelle » qu’on s’attendrait davantage à entendre dans de la musique traditionnelle et populaire. Ses deux confrères sonnent, eux, de manière beaucoup plus « lyrique », mais les trois timbres finissent par s’unir sans heurts. <strong>Cyril Auvity </strong>surplombe le tout de sa voix de haute-contre toujours parfaitement adéquate dans cette musique, tandis qu’<strong>Alain Buet</strong> afffirme une fois encore son indispensable présence et sa totale maîtrise stylistique. Par leur expressivité jamais prise en défaut, ces trois interprètes rende parfaitement justice à la musique de Clérambault, dont on espère que la redécouverte progressera à grands pas dans les années à venir.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/motets-a-trois-voix-dhommes-et-symphonies-parques-et-songes-au-service-de-leglise/">Motets à trois voix d&#039;hommes et symphonies</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
