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	<title>Arnaud GLUCK - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<link>https://www.forumopera.com/artiste/arnaud-gluck/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Sun, 13 Jul 2025 05:40:38 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Arnaud GLUCK - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>BEMBO, L’Ercole amante</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/bembo-lercole-amante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Jauneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Jul 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cet Ercole Amante offre une rare plongée dans une œuvre lyrique baroque composée par une femme, dans un contexte où ce genre était bien évidemment essentiellement masculin. Née à Venise vers 1640, Antonia Bembo bénéficie d’une solide éducation musicale, notamment auprès de Francesco Cavalli. Son mariage avec un noble vénitien tournant au drame (violences conjugales &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p data-start="166" data-end="1657">Cet <em data-start="170" data-end="185">Ercole Amante</em> offre une rare plongée dans une œuvre lyrique baroque composée par une femme, dans un contexte où ce genre était bien évidemment essentiellement masculin. Née à Venise vers 1640, Antonia Bembo bénéficie d’une solide éducation musicale, notamment auprès de Francesco Cavalli. Son mariage avec un noble vénitien tournant au drame (violences conjugales répétées et dépenses inconsidérées), après une tentative de divorce infructueuse en 1672, elle décide de quitter Venise. C’est en accompagnant la délégation du nouvel ambassadeur vénitien en France qu’elle arrive à la cour de Louis XIV. Impressionnée par ses talents, la couronne lui accorde une pension ainsi qu’un logement dans un couvent parisien où elle vivra recluse, consacrant ses dernières années à la composition jusqu’à sa mort vers 1720. Le livret de Francesco Buti, écrit en 1662 pour Cavalli, à l&rsquo;occasion du mariage de Louis XIV et Marie-Thérèse, s’inspire librement des exploits d’Hercule, mêlant passions amoureuses et intrigues divines dans une structure en cinq actes. L’action suit Hercule qui cherche à conquérir Iole, promise à Licco, tandis que Déjanire, épouse légitime d’Hercule, voit avec inquiétude les tensions grandir autour de cet amour naissant. L’œuvre déploie ainsi des scènes mêlant tendresse, jalousie et conflits divins, offrant un terrain idéal pour une musique expressive et nuancée.</p>
<p data-start="1659" data-end="2477">C’est à la Bibliothèque nationale de France que le <a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10511129x/f6.item" target="_blank" rel="noopener">manuscrit</a> (sur lequel ne figurent que quelques lignes et le continuo) de cet <em data-start="1056" data-end="1071">Ercole Amante</em> a été conservé. Composée en 1707, soit au moment où Haendel écrivait déjà de flamboyants opéras pour l&rsquo;Italie, l&rsquo;œuvre de Bembo adopte une écriture plus retenue, proche de l’esthétique monteverdienne. L’écriture favorise ainsi la fluidité du récit et la clarté du texte, avec des récitatifs expressifs et des airs courts. La musique déploie une atmosphère intime, soutenue par des chœurs élégants, comme celui de la fin de l’acte II. L’orchestration réalisée par <strong>Guillem Borràs Garriga</strong> privilégie une formation de chambre où flûtes, hautbois et cordes dialoguent en délicatesse avec un continuo, accentuant la transparence de la texture plutôt que la démesure orchestrale.</p>
<p data-start="2479" data-end="3620">La distribution réunit des voix homogènes et bien adaptées à ce répertoire délicat. <strong data-start="2563" data-end="2580">Yannick Debus</strong> campe un Ercole à la voix à la fois affirmée et nuancée, particulièrement remarquable dans « Come si beffa Amor del poter mio »&nbsp;(Acte I), où sa ligne vocale révèle une belle finesse expressive. <strong data-start="2794" data-end="2813">Alena Dantcheva</strong>, en Dejanira, séduit par la douceur de son timbre, même si certains passages gagneraient à davantage d’intensité dramatique. Son duo déchirant avec son fils Hyllo (<strong data-start="2978" data-end="2994">David Tricou</strong>) à l’acte III, scène 9, constitue un moment fort, porté par la clarté et la souplesse du ténor. <strong data-start="3091" data-end="3107">Anita Rosati</strong> incarne une Iole d’une belle fraîcheur, tandis que <strong data-start="3159" data-end="3182">Flore Van Meerssche</strong> impose en Giunone une présence vibrante et bien maîtrisée. <strong data-start="3242" data-end="3269">Chelsea Marilyn Zurflüh</strong> propose une Vénus sensuelle et pleine de séduction. L’étonnant contre-ténor <strong data-start="3346" data-end="3362">Arnaud Gluck</strong> se distingue tout particulièrement en Paggio, conjuguant précision et émotion. Enfin, <strong data-start="3439" data-end="3466">Andrés Montilla-Acurero</strong> (Licco) et <strong data-start="3478" data-end="3493">Hans Porten</strong> (Nettuno, Eutyro, Mercurio) complètent cette distribution avec engagement, assurant une belle cohérence d’ensemble.</p>
<p data-start="3622" data-end="4062">Sous la direction de <strong data-start="3643" data-end="3659">Jörg Halubek</strong>, l’ensemble <strong data-start="3672" data-end="3692">Il Gusto Barocco</strong> explore cette partition avec un appétit jamais mis en défaut. Le riche continuo (clavecin, orgue, harpe, luth) est particulièrement expressif et vivant, tandis que l’équilibre entre bois et cordes met en lumière les lignes mélodiques délicates. L’effectif de chambre choisi renforce l’intimité de la musique, même si cela limite parfois la puissance dans les scènes plus dramatiques.</p>
<p data-start="4064" data-end="4556">Cette production est le prolongement d&rsquo;un spectacle <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bembo-lercole-amante-stuttgart/" target="_blank" rel="noopener">donné à Stuttgart</a> en 2023 par la même équipe. L’intérêt pour l&rsquo;œuvre n&rsquo;est en tout cas pas prêt de se tarir : <em>L&rsquo;Ercole amante</em> version Bembo sera en effet repris rien moins qu’à l’Opéra Bastille en 2026, avec une distribution séduisante et probablement des effectifs instrumentaux plus étoffés. En attendant, ce CD constitue une excellente porte d’entrée.</p>
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		<title>PURCELL, Dido and Aeneas &#8211; Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/purcell-dido-and-aeneas-versailles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Oct 2024 03:42:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après un tour de chauffe apprécié au Capitole de Toulouse, Sonya Yoncheva et les forces de l’Opéra Royal de Versailles prennent leur quartier au dit opéra le temps de cinq représentations. La production conçue par Cécile Roussat et Julien Lubek s’avère un vrai ajout dans l’écrin versaillais. Le duo joue la carte du spectacle de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/purcell-dido-and-aeneas-toulouse/">un tour de chauffe apprécié au Capitole de Toulouse</a>, <strong>Sonya Yoncheva</strong> et les forces de l’Opéra Royal de Versailles prennent leur quartier au dit opéra le temps de cinq représentations. La production conçue par<strong> Cécile Roussat</strong> et<strong> Julien Lubek</strong> s’avère un vrai ajout dans l’écrin versaillais. Le duo joue la carte du spectacle de cour avec ses machines et ses effets surprenants tels que les aurait appréciés Marie-Antoinette : décors amovibles qui révèlent grottes et palais, force lumières criardes pour marquer les ambiances, costumes bouffants qui renvoient plus à des toilettes royales qu’aux us carthaginois, accessoires qui descendent des cintres. Ce festin visuel tourne et virevolte au point de lasser ça et là. Si l’on salue les performances des acrobates – tout à leur place dans la scène de la sorcière par exemple – on regrette qu’ils aient été sollicités pour chacune des interventions de l’orchestre. Deux scènes resteront toutefois en mémoire : la sorcière pieuvre terrifiante et l’effacement de Didon dans sa robe dépliée, devenue mer et vagues dans laquelle la reine sombre.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Didon-Enee-118-Franck-Putigny-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-174677"/><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong>&nbsp;Franck Putigny</figcaption></figure>


<p>Machine aussi que la phalange de l’Opéra Royal. Capable de virtuosité et d’une certaine sensualité, les musiciens et leur chef délivrent pour ces fortes scènes une belle prestation. Toutefois, <strong>Stefan Plewniak</strong> ne parvient pas à toujours donner le sens ou la couleur qu’il faudrait aux situations. La chasse est prosaïque, la tempête devra se contenter d’un tempo allègre en guise d’intensité, la palette des scènes dépeintes reste trop pastel dans ce répertoire vitaminé. Quelques menus décalages émaillent aussi la soirée, défauts qui se résorberont sans mal au fil des représentations et autoriseront, espérons-le, davantage de couleurs et d’exubérance.</p>
<p>Un triomphe accueille la diva de la soirée. <strong>Sonya Yoncheva</strong> se coule un rôle taillé pour sa tessiture actuelle, où son timbre aux échos nostalgiques épousent autant les affects amoureux de Didon que son abandon désespéré. Elle domine le plateau par un volume et une projection inhabituels chez Purcell. Ce surcroit de confort lui offre beaucoup de liberté pour incarner la reine dans tous ses aspects. Dommage qu’en Enée, <strong>Halidou Nombre</strong> passe à côté de sa première scène. Mal assurée, la voix s’éraille à l’aigu. Il faudra attendre la chasse pour que le jeune baryton déploie une voix riche, autoritaire qui sied tout à fait au portrait vocal du prince. Les rôles secondaires, pour moitié assurés par des membres de l’Académie de l’Opéra Royal, délivrent une belle prestation. <strong>Sarah Charles</strong> (Belinda) trouve toute sa place à côté de cette Didon mordorée, grâce à une voie fruitée à l’aigu lumineux. <strong>Pauline Gaillard</strong> et <strong>Yara Katsi</strong> cherchent de l’acidité et des nasalités tout à propos pour croquer les deux sorcières. Enfin, ce sont les deux autres hommes de la distribution qui se font remarquer. Le contre-ténor <strong>Arnaud Gluck</strong> fait montre d’une projection remarquable au service d’une voie sertie de couleurs irisées dans une intervention dont on regrette la brièveté. <strong>Attila Varga-Toth</strong> brille autant par sa présence et son jeu scénique que les accents nasillards qu’il sait donner à sa sorcière. Le contrepoint du marin, mi-jovial mi-autorité, achève de montrer toute la versatilité d’un interprète que l’on suivra avec plaisir.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/purcell-dido-and-aeneas-versailles/">PURCELL, Dido and Aeneas &#8211; Versailles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>PURCELL, Dido and Æneas &#8211; Toulouse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/purcell-dido-and-aeneas-toulouse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Oct 2024 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Entre deux représentations de Nabucco, l’avant-scène du théâtre national du Capitole de Toulouse a laissé une petite place à l’orchestre et aux chœurs de l’Opéra Royal de Versailles, ainsi qu’aux huit chanteurs pour une représentation unique de Didon et Enée, donnée dans une version mise en espace. Œuvre multiforme, aux teintes et facettes sans cesse &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Entre deux représentations de <em>Nabucco</em>, l’avant-scène du théâtre national du Capitole de Toulouse a laissé une petite place à l’orchestre et aux chœurs de l’Opéra Royal de Versailles, ainsi qu’aux huit chanteurs pour une représentation unique de <em>Didon et Enée</em>, donnée dans une version mise en espace. Œuvre multiforme, aux teintes et facettes sans cesse changeantes, qui offre un concentré rare des amours impossibles entre la reine de Carthage et le héros troyen. Une heure de musique qui disent les ambiances festives, amoureuses, champêtres, angoissantes et finalement tragiques qui parcourent les trois actes, donnés ce soir sans interruption. L’Orchestre de l’Opéra Royal de Versailles est solidement arrimé aux larges épaules de <strong>Stefan Plewniak</strong> qui dirige du violon avec une fougue et un engagement communicatifs. Le chef polonais en impose par sa stature et sa large cape noire qui le ferait vite passer pour un complice de la sorcière. Les tempi sont entièrement cohérents, du plus énergique (la tempête du I) au plus langoureux pour la scène et le chœur conclusifs. Les choristes sont attentifs aux indications du chef et l’idée de les faire glisser vers l’avant-scène pour le «&nbsp;With drooping wings&nbsp;» final est une heureuse initiative.<br />
A part Didon, Enée et Belinda, tous les protagonistes sont issus du chœur. <strong>Pauline Gaillard</strong> est une sorcière maléfique en diable qui distille son venin sans parcimonie aucune, grâce à une voix bien calibrée et tout en équilibre. <strong>Attila Varga-Toth </strong>(un marin) est aussi une belle découverte&nbsp;: son ténor est limpide et aisé. Saluons également le superbe contre-ténor de <strong>Arnaud Gluck</strong> (un Esprit) dont la personnalité réussit à s’imposer malgré la brièveté du rôle. <strong>Lili Aymonino</strong> en deuxième suivante seconde la Belinda de <strong>Sarah Charles</strong>&nbsp;; toutes deux forment un ensemble très harmonieux au I («&nbsp;Fear no danger to issue&nbsp;»). Parmi les quatre talents issus de l’Académie de l’Opéra Royal, on retrouve en Enée le baryton <strong>Halidou Nombre</strong> qui doit tenir tête à Didon. Si la prononciation laisse clairement à désirer au I, ce travers se dissipe au III et l’émotion l’emporte. Enée ne peut résister à Didon. Et qui pourrait résister à <strong>Sonya Yoncheva</strong> dont, s’il le fallait, nous ne retiendrions que l’ultime « When I am laid in earth », temps suspendu, chaconne funèbre dont on voudrait qu’elle ne s’achève jamais. Tout avait commencé au I par un « Ah Belinda ! » d&rsquo;une langueur sans pareille. Pour cette scène conclusive, il n’y a plus d’approximations dans la voix, il n’y a plus d’artifices, il n’y a plus que la douleur érigée en fierté. La voix nous envoute, on entend le chatoiement des ultimes résistances à l’amour, avec cet indicible souffle chaud qui accompagne les sons longs et filés.<br />
Ce faisant Sonya Yoncheva revient à un répertoire qu’elle a largement exploré depuis sa participation au Jardin des Voix (3e édition) de William Christie. Que de chemin parcouru et qu’il est beau de revenir ainsi à ses premières amours.<br />
L’ensemble, le chef et la soprano n’en sont pas à leur première collaboration. En novembre 2022, ils donnaient un récital Haendel dans la Galerie des glaces du Château de Versailles et l’année dernière, un récital de Noël à la Chapelle Royale qui sera donné de nouveau le 23 décembre prochain. Après ce tour de chauffe toulousain, l’Opéra Royal de Versailles proposera cinq représentations de <em>Didon et Enée</em> avec la même distribution mais dans une version mise en scène par Cécile Roussat et Julien Lubek à partir du 18 octobre. Forumopéra sera présent pour la première. Puis, après Versailles, ce sera l’Espagne le 24 octobre à Madrid (Auditorio Nacional de Musica) et le 26 octobre à Oviedo.</p>
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		<item>
		<title>Treizième Concours de chant baroque de Froville : le palmarès</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/treizieme-concours-de-chant-baroque-de-froville-le-palmares/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Sep 2024 06:10:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La 13e édition du Concours de chant baroque de Froville s’est tenue du 19 au 22 septembre à la Chapelle du château de Lunéville et à l’Eglise de Froville. Le palmarès est le suivant&#160;: Lucija Varsic, Premier prix, Prix du Public31 ans, Croate, Mezzo-soprano Arnaud Gluck, Second prix &#38; Prix I Gemelli28 ans, ,France, Contre-ténor &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La 13e édition du Concours de chant baroque de Froville s’est tenue du 19 au 22 septembre à la Chapelle du château de Lunéville et à l’Eglise de Froville. Le palmarès est le suivant&nbsp;:</p>
<ul>
<li><strong>Lucija Varsic</strong>, Premier prix, Prix du Public<br>31 ans, Croate, Mezzo-soprano</li>
<li><strong>Arnaud Gluck</strong>, Second prix &amp; Prix I Gemelli<br>28 ans, ,France, Contre-ténor</li>
<li><strong>Lorrie Garcia</strong>, Troisième prix &amp; Prix Génération Opéra<br>29 ans, Contralto, France</li>
<li><strong>Amandine Sanchez</strong>, Prix « Château de Lunéville – meilleur espoir »<br>20 ans, France, Soprano
</li>
</ul>


<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p></p>
<cite><strong>Lucija Varsic, Premier prix, Prix du Public</strong><br>31 ans, Croate, Mezzo-soprano<br>Lucija Varsic a obtenu sa maîtrise en Vocal Performance en 2022 et sa maîtrise en pratique de l&rsquo;interprétation historique en 2024 à The University for Music and Performing Arts Vienna. La principale passion de Lucija réside dans la musique ancienne.<br><strong>Arnaud Gluck, Second prix &amp; Prix I Gemelli</strong><br>28 ans, ,France, Contre-ténor<br>Diplômé d’un master de chant à la Schola Cantorum de Bâle, il chante comme soliste dans des opéras, oratorios et concerts en France et ailleurs en Europe : Pastore dans l’Orfeo de Monteverdi avec Jordi Savall en juin 2024 à Versailles.<br><strong>Lorrie Garcia, Troisième prix &amp; Prix Génération Opéra</strong><br>29 ans, Contralto, France<br>Lorrie chante et joue du piano depuis son plus jeune âge, explorant le jazz, la chanson française et la pop. En 2021 elle découvre le monde de l’opéra et sa vie en est bouleversée. Au conservatoire de Marseille, elle obtient son prix avec mention très bien en 2018, poursuivant la même année une formation pour jeunes chanteurs à l’opéra de Monte Carlo, dont elle sort diplômée.<br><strong>Amandine Sanchez, Prix « Château de Lunéville – meilleur espoir »</strong><br>20 ans, France, Soprano<br>Amandine Sanchez commence la musique à 6 ans, avec l&rsquo;alto, instrument qu&rsquo;elle pratique encore aujourd&rsquo;hui, et avec lequel elle obtient en 2023 son certificat d&rsquo;études musicales. Très intéressée par le monde du design et de l&rsquo;illustration, elle obtient un bac STD2A (sciences et technologies du design et des arts appliqués), et poursuit ses études en licence musicologie.</cite></blockquote>
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			</item>
		<item>
		<title>BEMBO, L&#8217;Ercole Amante &#8211; Stuttgart</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/bembo-lercole-amante-stuttgart/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jun 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis trois ans, L&#8217;ensemble Il Gusto Barocco propose un printemps baroque à Stuttgart avec des programmes qui font la part belle aux découvertes ainsi qu&#8217;aux femmes compositrices. Preuve en est cet Ercole Amante écrit en 1707 par Antonia Bembo qui n&#8217;avait jamais été donné à la scène.Bordelais et Parisiens ont pu découvrir en 2019 la &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/bembo-lercole-amante-stuttgart/"> <span class="screen-reader-text">BEMBO, L&#8217;Ercole Amante &#8211; Stuttgart</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis trois ans, L&rsquo;ensemble <strong>Il Gusto Barocco</strong> propose un printemps baroque à Stuttgart avec des programmes qui font la part belle aux découvertes ainsi qu&rsquo;aux femmes compositrices. Preuve en est cet <em>Ercole Amante</em> écrit en 1707 par Antonia Bembo qui n&rsquo;avait jamais été donné à la scène.<br>Bordelais et Parisiens ont pu découvrir en 2019 la version de Francesco Cavalli proposée par Raphaël Pichon, Valérie Lesort et Christian Hecq. C&rsquo;est l&rsquo;abbé Francesco Buti qui en avait commis le livret en 1662 à la demande du Cardinal Mazarin à l&rsquo;occasion du mariage de Louis XIV et Marie Thérèse d&rsquo;Autriche.<br>«&nbsp;Variante fort éloignée de l’Hercule furieux d’Euripide, l’Hercule gaulois était une invention de la Renaissance française : un ancêtre que caractérisaient l’éloquence et la volonté d’atteindre la perfection à travers les épreuves, un demi-dieu que Ronsard avait même comparé à Jésus dans son Hercule chrétien » soulignait alors le programme de salle de l&rsquo;Opéra-Comique.</p>
<p>Antonia Bembo, élève de Cavalli, reprend ce texte quarante cinq ans plus tard. Originaire d&rsquo;une famille aisée de Vénétie, la musicienne a reçu une éducation raffinée et épousé un aristocrate qu&rsquo;elle fuit pour se réfugier en France. Chanteuse, pensionnée par Louis XIV, elle lui dédie l&rsquo;essentiel de ses œuvres –&nbsp;motets, cantate ainsi que cet unique opéra .</p>
<p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;une œuvre de la maturité – l&rsquo;artiste est née dans les années 1640 – dont le style combine les apports italiens et français autour d&rsquo;une poésie maniériste à l’intrigue quelque peu embrouillée, avec siège magique et tunique empoisonnée. La ligne musicale en est assez flatteuse, parfois aussi déroutante qu&rsquo;audacieuse. Il est forcement émouvant d&rsquo;entendre une œuvre résonner pour la toute première fois plus de trois cent ans après sa composition ; l&rsquo;Ensemble vient d&rsquo;ailleurs d&rsquo;en achever l&rsquo;enregistrement, à paraitre, la sortant définitivement du silence.</p>
<p>Cette première version concertante aurait sans doute gagné à plus d&rsquo;interactions scéniques entre les protagonistes et à quelques coupes supplémentaires, car, si les deux premiers actes en sont assez enlevés, les deux heures trente de musique comportent finalement peu de grandes arias et une place très importante laissée aux récitatifs, en raison de la complexité de l&rsquo;intrigue. Ceci dit, ces derniers s&rsquo;intercalent entre les airs avec beaucoup de fluidité, une même scène pouvant basculer de l&rsquo;un à l&rsquo;autre à plusieurs reprises.<strong> Jörg Halubek</strong> dirige sobrement ses quatorze musiciens depuis le clavecin, sans emphase, et varie sans cesse son instrumentarium pour ne pas lasser l&rsquo;oreille. Cette inventivité fait merveille, d&rsquo;autant plus que la pâte sonore est aussi riche que souple. La harpe soutient avantageusement le continuo&nbsp;; les vents, les cordes alternent comme dans le magistral final du quatrième acte. Les ouvertures des cinq actes sont, quant à elles, autant de brillantes respirations dans la narration.<br>Malheureusement, fatigue ou trop grande nouveauté de la partition, à partir du troisième acte, les dérapages se multiplient avec de ce fait, plusieurs moments très délicats en terme de justesse, d&rsquo;entrées erratiques voire de continuité mélodique.</p>
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<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/DSCF7539-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-132592" /><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Ercole Amante © Philipp Lin</sup></figcaption></figure>


<p>Le plateau scénique est d&rsquo;excellente tenue avec neuf artistes venus de toute l&rsquo;Europe, maîtrisant parfaitement l&rsquo;esthétique baroque. Ils interviennent à plusieurs reprises pour des chœurs superbes à la polyphonie raffinée : « Dormi, o sogno dormi » berce Ercole simulant une respiration qui s&rsquo;apaise. Tout comme le splendide chœur des sacrificateurs, il constitue un indéniable temps fort de la partition.</p>
<p>A tout seigneur, tout honneur&nbsp;: <strong>Yannick Debus</strong> campe un Ercole plein d&rsquo;autorité. Verticalité, beau métal de la projection sont mis en valeur par le gras du timbre. Son ultime aria, celle de sa mort, est particulièrement réussie.</p>
<p>Son rival, <strong>David Tricou</strong>, est un Hyllo magnifique, très expressif, aussi investi scéniquement qu&rsquo;émotionnellement notamment dans l&rsquo;admirable «&nbsp;Ahi che pena è gelosia&nbsp;». Dans «&nbsp;Amor, ardor piu cari&nbsp;», c&rsquo;est via le sentiment qu&rsquo;il négocie fort habilement les notes les plus aiguës, si difficiles. Sa voix s&rsquo;harmonise parfaitement avec celle d&rsquo;<strong>Anita Rosati</strong>, Iole au timbre plein de fraîcheur mais bien campé, aux vocalises nettes et faciles enrichies d&rsquo;intelligentes nuances. Mais la jeune soprano a parfois du mal à caractériser son personnage, contrairement à <strong>Chelsea Zurflü</strong> qui, qu&rsquo;elle personnifie Venere, Pasithéa ou la Bellezza, enthousiasme par la ductilité d&rsquo;une voix parfaitement placée, à l&rsquo;émission naturelle et aux registres unifiés. Pastoral et bucolique «&nbsp;mormorate O fiumicelli&nbsp;» lui donne par exemple l&rsquo;occasion d&rsquo;exprimer sa grande sensibilité.</p>
<p>La Giunone de <strong>Flore Van Meersche</strong> d’enorgueillie pour sa part de vocalises tout en netteté, d&rsquo;un legato généreux, d&rsquo;une présence tout de noblesse, de colère retenue. Elle achève sa partie en apothéose lorsqu&rsquo;elle chante celle d&rsquo;Ercole pour clore l&rsquo;opéra.</p>
<p><strong>Alena Dantcheva</strong> en Dejanire se révèle au cours de la soirée avec des graves plutôt mats dans la première intervention «&nbsp;Ahi ch&rsquo;amarezza&nbsp;» enrichit par de très belles nuances à l&rsquo;orchestre. Ceci dit, les aigus sont brillants, le travail des couleurs et des nuances opulent. L&rsquo;autorité vocale est patente dans «&nbsp;Figlio, tu prigioniero&nbsp;» et le final en trio avec Iole et Licco, magnifique.<br>Ce dernier, incarné par <strong>Andrès Montilla-Acurero</strong>, a beaucoup d&rsquo;espace dans la voix, accrochée bien haut. Impeccable, il forme un couple cocasse avec <strong>Arnaud Gluck</strong>, page plein d&rsquo;allant et de charme tandis qu&rsquo;<strong>Hans Porten</strong> en Nettuno complète avantageusement la distribution.</p>
<p>Spécialiste de JS Bach à qui il a consacré plusieurs enregistrements, Jörg Halubek proposera le <a href="https://www.ilgustobarocco.de/stuttgarterreihe23/">4 juin</a> une soirée Anna Magdalena Bach avant que Camilla de Rossi et Maria Margherita Grimani, autres femmes compositrices, ne tiennent le haut du pavé le 23 juin avec un programme porté par la soprano Suzanne Jerosme.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bembo-lercole-amante-stuttgart/">BEMBO, L&rsquo;Ercole Amante &#8211; Stuttgart</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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