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	<title>Eugene ASTI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Eugene ASTI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Le Bal des animaux</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-bal-des-animaux-morne-zoo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Jan 2019 08:47:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il est des disques dont on se demande à la fois comment ils ont été conçus et à qui ils s’adressent. Mozartienne reconnue, la soprano belge Sophie Karthäuser est très présente au disque cet automne. Il y a quelques mois, elle partageait avec Stéphane Degout un double-CD consacré aux mélodies de Debussy, et la revoilà &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il est des disques dont on se demande à la fois comment ils ont été conçus et à qui ils s’adressent. Mozartienne reconnue, la soprano belge <strong>Sophie Karthäuser</strong> est très présente au disque cet automne. Il y a quelques mois, elle partageait avec Stéphane Degout un double-CD consacré aux mélodies de Debussy, et la revoilà déjà avec un récital inspiré par la présence animalière dans l’univers de la mélodie française. Il faut bien trouver un thème, dira-t-on, alors pourquoi pas celui-là. Il n’est pas très original, et d’autres l’ont déjà exploité. Des bébêtes, il y en a beaucoup chez Poulenc, chez Ravel (dont deux des <em>Histoires naturelles </em>se sont ici perdues en route) ou chez Chabrier, pour citer les noms qui viennent en premier à l’esprit. On trouvera aussi des volatiles ici et là, chez Fauré ou Chausson, bien sûr. Pour le reste, il faut fouiller un peu plus, mais on finit par trouver : une fable de La Fontaine mise en musique, quelques pièces pour piano seul, afin que l’accompagnateur puisse se faire entendre seul, et le tour est joué. Surtout si l’on s’autorise quelques écarts : dans les <em>Trois mélodies sur des poèmes de Léon-Paul Fargue</em> d’Erik Satie, la première évoque « la grenouille du jeu de tonneau », animal assez inanimé tout de même, mais les deux autres s’éloignent résolument de toute forme de bestiaire (et contrairement à ce qu’écrit Denis Herlin dans le livret, le duo de <em>Mireille </em>parodié dans « Le Chapelier » ne figure pas au cinquième, mais au deuxième acte de l’opéra de Gounod). Enfin, fallait-il vraiment convoquer le sempiternel <em>Duo des chats</em>, même pour en offrir une version pour soprano et contre-ténor ?</p>
<p>Quant à la forme, ce disque prend une forme assez inhabituelle, et séduisante, il faut l’avouer : le livret d’accompagnement en accordéon (« leporello », diraient nos amis anglophones ou germanophones), 40 pages dont la moitié est occupée par un texte de présentation et les poèmes mis en musique, en assez petits caractères et dans une typographie serrée qui entasse les vers sans suivre la mise en page traditionnelle. L’autre moitié, l’autre face, est occupée par des illustrations commandées à Jacques Guillet, artiste auquel Harmonia Mundi avait déjà demandé la pochette d’une <em>Histoire du soldat</em> sortie en septembre dernier. Malgré l&rsquo;élégante sobriété du style des images en question, on a un peu l’impression que l’objet vise potentiellement le « jeune public », impression trompeuse dans la mesure où les textes chantés sont tout sauf enfantins (ni Jules Renard ni Apollinaire ne visait un lectorat juvénile).</p>
<p>Et la manière dont Sophie Karthäuser les chante ne saurait guère éveiller l’intérêt des chères têtes blondes, dans la mesure où elle peine déjà à susciter celui du mélomane aguerri. Ce prétendu bal ne danse guère, et la soprano se cantonne à un registre de couleurs extrêmement limité, comme s’il y avait quelque chose d’indécent à se montrer un rien plus expressif. Sans tomber dans le surcharge de clins d’œil, sans basculer dans la vulgarité, il devrait bien être possible de créer une plus grande complicité avec l’auditeur (le <em>Duo des chats</em>, peut-être sous l&rsquo;influence de <strong>Dominique Visse</strong>, n&rsquo;est pas loin de pécher par excès inverse).<em> </em>De manière générale, les bestioles sont trop froidement décrites, sans engagement. Même le piano semble mou, sous les doigts d’<strong>Eugène Asti </strong>: aucune effervescence dans « Les Cigales » de Chabrier, aucune ironie, rien de saillant nulle part. Le monde de la mélodie ne devrait jamais exclure le théâtre ; l’oublier, c’est le condamner à une mort certaine.</p>
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		<item>
		<title>Harmonie du soir. Mélodies / Songs</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/harmonie-du-soir-melodies-songs-marcher-sur-des-oeufs-ou-mettre-les-pieds-dans-le-plat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Oct 2018 14:09:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A Londres, en 1851, pour son tableau A Huguenot, inspiré par le passage de l’opéra de Meyerbeer où Valentine tente en vain de persuade Raoul d’arborer un insigne catholique, John Everett Millais n’aurait pu décemment faire poser un jeune homme et une jeune fille ensemble, s’ils appartenaient à la bonne société ; il eût paru inconvenant &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A Londres, en 1851, pour son tableau <em>A Huguenot</em>, inspiré par le passage de l’opéra de Meyerbeer où Valentine tente en vain de persuade Raoul d’arborer un insigne catholique, John Everett Millais n’aurait pu décemment faire poser un jeune homme et une jeune fille ensemble, s’ils appartenaient à la bonne société ; il eût paru inconvenant de réunir deux individus de sexes opposés dans la promiscuité d’un atelier d’artiste. Un siècle et demi plus tard, ce sont sans doute des considérations pratiques et économiques qui n’ont pas permis que se rencontrent le chanteur et la chanteuse réunis dans le double CD consacré par Harmonia Mundi aux mélodies de Debussy. La soprano a donc enregistré ses mélodies avec son pianiste, tandis que le baryton gravait les siennes avec le sien (un accompagnateur partagé par les deux chanteurs eût apparemment été indécent). Le livret d’accompagnement nous apprend que les séances ont eu lieu dans le même studio, mais à au moins deux mois d’intervalle, et il est tentant de penser que les artistes ne se sont jamais croisés. C’est le montage qui les fait finalement se côtoyer, non sans susciter des surprises.</p>
<p>D’un côté, <strong>Sophie Karthäuser</strong> escortée par le pianiste <strong>Eugene Asti </strong>; de l’autre, <strong>Stéphane Degout</strong> soutenu par <strong>Alain Planès</strong>. Curieusement, la décision de faire alterner les deux voix sur chaque disque, a priori bonne en ce qu’elle crée une diversité propre à relancer l’attention de l’auditeur, débouche ici sur un phénomène indésirable : deux styles de chant s’affrontent et se desservent l’un l’autre en mettant surtout en relief les défauts qu’on peut reprocher à chacun. Le baryton pourra paraître par trop théâtral dans sa manière de jouer les textes qui lui sont confiés, de nasaliser certaines syllabes appuyées ; à l’inverse, la soprano semble se refuser à tout effet, comme s’il fallait mettre très peu de voix et très peu de consonnes dans ce répertoire. De la grandiloquence ou du murmure, trop de tripes ou pas assez de chair… Les <em>Trois Poèmes de Stéphane Mallarmé </em>se seraient accommodés d’un peu plus de distance, « Le Balcon » d’une sensualité plus immédiate.</p>
<p>Cette première impression s’estompe heureusement peu à peu, la froideur et l’histrionisme ne sont pas toujours aussi accentués. Sophie Karthäuser s’implique davantage dans les <em>Chansons de Bilitis</em>, Stéphane Degout renonce à certains maniérismes pour les <em>Trois Chansons de France</em>. Il n’est cependant pas exclu que le mélomane doive choisir son camp et adhère à une esthétique plutôt qu&rsquo;à l’autre. N’est-il plus possible de viser cet équilibre que les générations passées avaient su trouver dans l’interprétation de la mélodie, et que quelques-uns aujourd’hui défendent encore vaillamment ?</p>
<p>Quant à la sélection proprement dite – toutes les mélodies de Debussy ne tiennent pas en deux heures, d’autant que l’on a ménagé quatre plages pour que les pianistes se fassent entendre seuls – on y constatera inévitablement des « lacunes », ou plutôt des choix. Le tout jeune compositeur est représenté par le seul « Nuit d’étoiles ». Manquent les célèbres <em>Ariettes oubliées</em> sur des poèmes de Verlaine (« Chevaux de bois », « C’est l’extase », « Il pleure dans mon cœur », etc.) ; manquent aussi les bien plus rares <em>Proses lyriques</em> sur des textes de Debussy lui-même.</p>
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		<item>
		<title>Kennst du das Land?</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/kennst-du-das-land-au-pays-ou-fleurissent-les-citronniers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jun 2016 05:57:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Connaissons-nous vraiment le pays où fleurissent les citronniers ? C’est la question posée presque explicitement par Sophie Karthäuser pour son nouvel album consacré à Hugo Wolf. Si elle nous semble aussi importante, c’est que la chanteuse belge, accompagnée d’Eugene Asti au piano, apporte un éclairage différent sur le compositeur viennois. En faisant de Goethe et Mörike &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Connaissons-nous vraiment le pays où fleurissent les citronniers ? C’est la question posée presque explicitement par <strong>Sophie Karthäuser</strong> pour son nouvel album consacré à Hugo Wolf. Si elle nous semble aussi importante, c’est que la chanteuse belge, accompagnée d’<strong>Eugene Asti</strong> au piano, apporte un éclairage différent sur le compositeur viennois.</p>
<p>En faisant de Goethe et Mörike ses poètes fétiches, Wolf rapproche deux esthétiques qui peuvent être considérées comme mère et fille : d’un côté, l’on trouve les prémices du romantisme allemand à travers le maitre de Weimar (le cycle des <em>Mignon</em>, dont Schubert s’empara aussi), et de l’autre, la candeur (presque la naïveté) des idylles amoureuses et contadines de Mörike, si représentatives de l’époque Biedermeier (<em>Im Frühling</em>, <em>Agnes</em>). En mettant en musique ces textes, Wolf les transpose au cœur d’une époque (la sienne), où l’ambiance fin de siècle se fait déjà bien présente, évoquant ainsi un tendre regret du passé (presque dans la même idée que Mahler).</p>
<p>Rappelons avant de commencer que Sophie Karthäuser est une soprano au timbre clair et brillant. Ainsi, le choix des lieder s’est entre autres effectué en fonction de la tessiture et de la couleur correspondantes (pas de Michelangelo-Lieder, ni autres recueils ou pièces écrites pour voix plus graves). Une fois cette sélection terminée, concentrons-nous sur le texte. Le livret reproduit les poèmes en langue originale ainsi qu’en français et en anglais. On pourrait presque pousser les éloges sur la diction de la chanteuse jusqu’à remettre en question l’utilité de la version allemande, tant les détails apportés à la prononciation sont nombreux. Fort heureusement, le même soin est donné à l’intonation, assez peu évidente par moments chez Wolf. Enfin, le choix des couleurs en fonction du mot est toujours très heureux, comme dans <em>An eine Äolsharfe</em> ou <em>Anakreons Grab</em>, et l’on se réjouit du fait que son partenaire de jeu possède les mêmes qualités de dosage dans l’écriture pour piano finalement assez sobre du compositeur. Il serait peut-être de mauvais jeu que de grogner sur l’absence de biographie dans le livret, mais il est toujours sympathique de savoir à qui l’on a affaire dans un enregistrement. Même avec des interprètes célèbres.</p>
<p>Mais revenons à nos citrons : la particularité de cet enregistrement, c’est qu’il rompt avec le cliché d’un Wolf tortueux et torturé, recherchant la noirceur à chaque coin de vers. Certes, le pessimisme fataliste n’est pas absent de pièces telles que <em>Das verlassene Mägdlein</em>, et la dimension dramatique se fait bien sentir dans ce fameux <em>Kennst du das Land…</em>, mais la lecture n’en est pas moins rayonnante. Sophie Karthäuser cherche sans doute à estomper les détails expressionnistes de l’écriture de Wolf, évitant soigneusement le pathos et rendant hommage à Schubert, exercice stylistique qui se justifie parfaitement. Savourons donc un <em>Mignon III</em> à faire pleurer les pierres par sa pureté ou encore<em> Er ist’s</em>, hymne au printemps et à l’amour dont le bonheur ne semble pas pouvoir être plus complet.</p>
<p>C’est cette synthèse entre la poésie romantique allemande, les audaces harmoniques de Wolf et les souvenirs de Schubert qui font de cet enregistrement une belle redécouverte du pays des citronniers. </p>
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		<item>
		<title>Brève apparition de Sophie Karthäuser au Festival Musiq&#8217;3</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/breve-apparition-de-sophie-karthauser-au-festival-musiq3/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Carine Seron]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jul 2014 04:44:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le troisième soir du Festival Musiq&#8217;3 à Flagey accueillait le court récital (40 minutes seulement) de Sophie Karthaüser et de son complice Eugène Asti qui, sous l’intitulé « Apparition ! », présentait suivant l’ordre chronologique des mélodies de Mozart, Clara Schumann et Poulenc, carte de visite de leur discographie (à l&#8217;exception de Schumann).  Les adjectifs pour décrire la jeune soprano et son &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">
	Le troisième soir du <a href="/breve/jodie-devos-au-festival-musiq3-bis-repetita-placent">Festival Musiq&rsquo;3 à Flagey</a> accueillait le court récital (40 minutes seulement) de <strong>Sophie Karthaüser </strong>et de son complice <strong>Eugène Asti</strong> qui, sous l’intitulé « Apparition ! », présentait suivant l’ordre chronologique des mélodies de Mozart, Clara Schumann et Poulenc, carte de visite de leur discographie (à l&rsquo;exception de Schumann). </p>
<p class="rtejustify">
	Les adjectifs pour décrire la jeune soprano et son art sont bien connus : elle est candide, juvénile, touchante, séduisante et gracieuse ; sa voix est légère, maîtrisée et souple. Que demander de plus ? Rien. Que demander de mieux ? Rien. Alors&#8230; ? Parfois quelque chose de simplement différent. Précisons d’emblée que tout fut délicieux. La fraîcheur de sa voix, sur laquelle le temps ne semble avoir aucune prise, la clarté de la ligne vocale et de son articulation font merveille dans les chansons de Mozart, en particulier dans le nocturne <em style="line-height: 1.5;">Abendempfindung</em>. La variété de nuances déployée dans les mélodies de Poulenc, <a href="/cd/les-anges-musiciens-aux-anges-avec-sophie-karthauser" style="line-height: 1.5;">déjà relevée dans son récent enregistrement</a>, et l&rsquo;élégance conservée même dans les morceaux d&rsquo;essence plus populaire (les deux chansons écrites pour Yvonne Printemps, <em style="line-height: 1.5;">A sa guitare </em>et <em style="line-height: 1.5;">Les Chemins de l&rsquo;amour</em>) ensorcellent – bien que la chanteuse paraisse plus à l&rsquo;aise derrière le micro que dans une salle de concert pour ce répertoire, que la diction soit aléatoire et que le roulement des « r » sonne vieillot. Son incursion dans le doux romantisme de Clara Schumann, qui autorisa la voix à se libérer, avec quatre des <em style="line-height: 1.5;">Rückert Lieder</em> est prometteuse par l&rsquo;absence de toute exaltation forcenée, et son allure d&rsquo;éternelle jeune fille émeut dans le tendre <em>Liebst du um Schönheit</em>.         </p>
<p class="rtejustify">
	On est pourtant sortie en restant sur sa faim, certainement parce que les différences stylistiques des époques et compositeurs abordés auraient mérité d&rsquo;être davantage prises en compte et traduites en musique.</p>
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		<item>
		<title>Les anges musiciens</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/les-anges-musiciens-aux-anges-avec-sophie-karthauser/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Jun 2014 05:59:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les anniversaires sont souvent l’occasion de feux de paille : sitôt passés, sitôt oubliés. A contrario, depuis le cinquantenaire de la disparition de Francis Poulenc, en 2013, fleurissent plus que jamais les enregistrements de ses mélodies, que s’approprient les plus grandes voix. Après bien d’autres, Sophie Karthäuser n’a pas su résister à la magie de Poulenc. &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>
	Les anniversaires sont souvent l’occasion de feux de paille : sitôt passés, sitôt oubliés. A contrario, depuis le cinquantenaire de la disparition de Francis Poulenc, en 2013, fleurissent plus que jamais les enregistrements de ses mélodies, que s’approprient les plus grandes voix.</p>
<p>
	Après bien d’autres, <strong style="line-height: 1.5;">Sophie Karthäuser</strong> n’a pas su résister à la magie de Poulenc. Elle nous offre un florilège de 37 pièces, toutes choisies et organisées avec soin, qui constituent la quintessence de ses mélodies.</p>
<p>
	Dès les <em style="line-height: 1.5;">Deux poèmes de Louis Aragon</em> (<em style="line-height: 1.5;">C</em> et <em style="line-height: 1.5;">Fêtes galantes</em>), on succombe : le premier, d’une infinie poésie, « ô le joli dessin qui va de c en c », est conduit avec la simplicité grave et retenue qui lui sied ; suit la fébrile bouffonnerie énumérative du second (« on voit… »), si exigeant par le tempo et l’articulation requis. Aucune des mélodies ne laisse indifférent. Faute de pouvoir énumérer chaque émotion, chaque éblouissement, car il paraît impossible d’en soustraire une, signalons quelques facettes du génie de Poulenc et de ses interprètes.</p>
<p>
	Du cycle le plus achevé, <em>Tel jour, telle nuit</em>, dans le droit fil de Duparc et de Chausson, <em>Le front comme un drapeau perdu</em> frappe par sa violence hallucinée, <em>Une herbe pauvre</em>, par son dépouillement, son humilité, et, surtout <em>Nous avons fait la nuit</em>, au lyrisme émerveillé, intense et intime. La variété infinie des nuances et de ses inflexions sert ce chef-d’œuvre à merveille. La <em>Vocalise-étude</em> n’a, semble-t-il, jamais été aussi belle, dans la conduite de sa ligne et dans ses couleurs. <em>La dame d’André</em> renoue avec la veine primesautière du musicien, <em>Violon</em>, avec la sensualité élégante. L’exquise et délicate berceuse (<em>Le Sommeil</em>) teintée de mélancolie, <em>Quelle aventure</em>, par ailleurs, si caractéristique de l’art de Poulenc… <em>Les Chemins de l’amour</em>, gagnent ici une dimension nouvelle. Si la valse chantée, un peu rengaine,  écrite pour Yvonne Printemps est bien là, elle acquiert ici une élégance et un raffinement dont l’évidence naturelle nous touche.</p>
<p>
	Sophie Karthäuser, merveilleuse mozartienne, nous démontre ici combien la filiation Mozart-Poulenc est réelle : les mêmes qualités au service d’un lyrisme exemplaire. «<em> J’ai souvent l’habitude de dire que pour moi, c’est quelque chose de délicieux, comme du miel qui coule dans ma gorge…Il a ce génie tellement particulier de mettre en musique des mots, de les faire parler</em> » expliquait Sophie Karthäuser ici-même en 2007. Il s’agissait de Mozart, mais ces propos s’appliquent à Poulenc avec un égal bonheur.</p>
<p>
	Ne parlons pas d’accompagnement : la voix et le piano ne font qu’un. La richesse de l’écriture pianistique est magnifiée par le jeu de <strong style="line-height: 1.5;">Eugène Asti</strong> (qui fut aussi le partenaire de Felicity Lott). Un grand monsieur qui connaît parfaitement son Poulenc.</p>
<p>
	Solide et riche livret d’accompagnement, avec les textes des mélodies, en français et en anglais.</p>
<p>
	Enregistrement d’un naturel bouleversant. Un pur ravissement. L’extase, quoi.</p>
<p>
	 </p>
<p>
	 </p>
<p align="center">
	 </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/les-anges-musiciens-aux-anges-avec-sophie-karthauser/">Les anges musiciens</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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