<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Aule URB - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/aule-urb/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/aule-urb/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 06 May 2025 06:28:42 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Aule URB - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/aule-urb/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>OFFENBACH, Orphée aux Enfers &#8211; Tallinn</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-orphee-aux-enfers-tallinn/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 May 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=188566</guid>

					<description><![CDATA[<p>L&#8217;opéra national d&#8217;Estonie crée cinq nouvelles productions chaque année sur les vingt et une proposées au public chaque saison en près de deux cent vingt levers de rideaux ! Un modèle inhabituel – surtout pour un pays de cette taille – mais fonctionnel au vu de la salle enthousiaste venue applaudir Orphée aux Enfers dans ce &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-orphee-aux-enfers-tallinn/"> <span class="screen-reader-text">OFFENBACH, Orphée aux Enfers &#8211; Tallinn</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-orphee-aux-enfers-tallinn/">OFFENBACH, Orphée aux Enfers &#8211; Tallinn</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;opéra national d&rsquo;Estonie crée cinq nouvelles productions chaque année sur les vingt et une proposées au public chaque saison en près de deux cent vingt levers de rideaux ! Un modèle inhabituel – surtout pour un pays de cette taille – mais fonctionnel au vu de la salle enthousiaste venue applaudir <a href="http://youtube : https://youtu.be/x44AYV_Yz-A https://opera.ee/en/staging/orpheus-porgus/" data-wplink-url-error="true"><em>Orphée aux Enfers</em></a> dans ce spectacle datant de 2022.</p>
<p>Nous le disions dans notre article consacré à <em>Roméo et Juliette</em>, la Maison estonienne est fort francophile avec cinq œuvres hexagonales actuellement à son répertoire dont deux cette semaine, à Tallinn.<br />Membre d&rsquo;Opera Europa, l&rsquo;opéra coproduit également des ballets comme <em>Pulcinella </em>et<em> l&rsquo;Heure Espagnole</em> avec l&rsquo;Opéra Comique à Paris. <a href="https://opera.ee/en/staging/madama-butterfly/"><em>Madame Butterfly</em></a> a été l&rsquo;objet d&rsquo;une coproduction internationale avec Brescia, Côme, Pavie, Crémone, Bergame et Lucques.</p>
<p>En l&rsquo;espèce, cette matinée offre une version survitaminée et particulièrement bien rythmée du chef-d&rsquo;œuvre d&rsquo;Offenbach dont l&rsquo;impertinence et l&rsquo;humour ne sont pas sans évoquer la série Kaos. <strong>Liis Kolle</strong> met en scène avec un souffle proverbial. Chaque personnage, même parmi le chœur, jouit de sa propre personnalité, d&rsquo;émotions individuelles rendant l&rsquo;action foisonnante et éminemment vivante.</p>
<p>Les costumes de <strong>Reili Evart</strong>, tous réalisés dans les ateliers de l&rsquo;opéra, participent à caractériser chacun. Plein d&rsquo;esprit et de clins d&rsquo;oeil truculents, ils composent une harmonie foutraque parfaitement offenbachienne. Poseidon emmène les nymphes en balade sur sa bouée dauphin dorée, Mercure porte une coiffe de bananes à distribuer, Vénus est meneuse de revue, John Styx porte une livrée squelette, un biker emplumé proclame « fuck god, believe in yourself » et la robe de Thalie/Euterpe reprend le tondo du plafond de l&rsquo;opéra.</p>
<p>La scénographie de <strong>Jaagup Roomet</strong> est à l&rsquo;avenant et mérite une mention spéciale pour l&rsquo;entrée de l&rsquo;Olympe en toboggan.<br />Les danseurs de la troupe, encadrés par <strong>Dmitri Harchenko</strong> – un homme qui sait faire danser les meules de foin – proposent des chorégraphies enlevées et amusantes malgré quelques décalages.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="382" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/©Veljo-Poom-1-1024x382.jpg" alt="" class="wp-image-188571"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Veljo Poom</sup></figcaption></figure>


<p>L&rsquo;oeil se régale et s&rsquo;amuse, donc, tandis que l&rsquo;oreille s&rsquo;habitue étonnement bien à entendre la partition&#8230; en estonien. La prosodie a été particulièrement soignée et ne nuit aucunement à la musicalité d&rsquo;autant plus que l&rsquo;ensemble du plateau s&rsquo;avère d&rsquo;excellente tenue.<br />Il met à l&rsquo;honneur deux célébrités locales qui doivent leur notoriété nationale à la télévision: <strong>Elina Nechayeva</strong> et <strong>Reigo Tamm</strong>. La première campe une Eurydice hystéro-bimbo qui s&rsquo;amuse de sa propre caricature. Surtout, c&rsquo;est une colorature pyrotechnique qui multiplie les ornements en contre-notes avec une aisance bluffante jusqu&rsquo;au contre-sol.<br />Elle cède bien volontiers au bourdonnement d&rsquo;Aristée/Pluton dont l&rsquo;abattage n&rsquo;a d&rsquo;égal que la suavité vocale. Délicieusement méphistophélique, le baryton est hilarant et joue des couleurs de son timbre clair avec brio. Face à ce couple illégitime, voix bien campée, l&rsquo;Orphée d&rsquo;<strong>Oliver Kuusik</strong> est tout aussi fluide scéniquement.</p>
<p>Les Dieux de l&rsquo;Olympe dessinent un tableau réjouissant. L&rsquo;esprit de troupe favorise sans doute l&rsquo;osmose entre ces chanteurs qui passent toute leur carrière côte à côte. A tout seigneur tout honneur, Zeus trouve en la personne de <strong>Tamar Nugis</strong> une parfaite incarnation. Grimé en Ziggy Stardust il dégage une belle autorité vocale et scénique jusque dans ses ridicules.<br /><strong>Aule Urb</strong> est tout aussi convaincante en épouse jalouse qu&rsquo;il y a deux jours en Gertrude chez Gounod. Les graves sont veloutés, les aigus faciles.<br /><strong>Kadri Nirg</strong>i, au soprano pétillant comme du champagne, campe un impeccable Amour, ado rebelle faiseur de grève : « Marre de l&rsquo;ambroisie, on veut des patates » clament les banderoles. Sa mère, <strong>Karis Trass</strong>, est une Venus au timbre rond et chaud.</p>
<p><strong>Jakob Tomson</strong> en Mercure, <strong>Merit Kraav</strong> en Minerve, <strong>Mart Laur</strong> en Mars complètent avantageusement ce panthéon. N&rsquo;oublions pas le très touchant John Styx de <strong>Mart Madiste</strong> ni la belle voix charnue de l&rsquo;autoritaire femme à barbe/Opinion publique de<strong> Juuli Lill</strong>.</p>
<p>Dans la fosse, <strong>Jaan Ots</strong> est le garant de l&rsquo;esprit français de l’œuvre. Le choeur et l&rsquo;orchestre de l&rsquo;Opéra National d&rsquo;Estonie sont parfaitement en phase. Les musiciens aquarellent leur jeu d&rsquo;une belle transparence dès la première partie de l&rsquo;ouverture et nuancent perpétuellement leur jeu, évitant le plafonnement sonore jusqu&rsquo;au French cancan le plus endiablé.<br />Les choristes s&rsquo;amusent manifestement ; capables de la plus exquise délicatesse dans la scène du réveil de l&rsquo;Olympe, ils savent faire trembler les murs si nécessaire et déploient, comme l&rsquo;ensemble du plateau une énergie communicative.</p>
<p>Un spectacle à découvrir en même temps que la charmante Tallinn en juin 2026.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-orphee-aux-enfers-tallinn/">OFFENBACH, Orphée aux Enfers &#8211; Tallinn</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>GOUNOD, Roméo et Juliette &#8211; Tallinn</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-tallinn/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 May 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=188578</guid>

					<description><![CDATA[<p>L&#8217;opéra national estonien propose une programmation foisonnante de vingt et une œuvres lyriques cette saison au tropisme éminemment francophile avec cinq opéras balayant le répertoire, d&#8216;Orphée aux Enfers à Pelléas et Mélisande en passant par Carmen ou encore la Damnation de Faust. Ce soir, honneur à Gounod avec la reprise d&#8217;une production de Roméo et &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-tallinn/"> <span class="screen-reader-text">GOUNOD, Roméo et Juliette &#8211; Tallinn</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-tallinn/">GOUNOD, Roméo et Juliette &#8211; Tallinn</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;opéra national estonien propose une programmation foisonnante de vingt et une œuvres lyriques cette saison au tropisme éminemment francophile avec cinq opéras balayant le répertoire, d<em>&lsquo;Orphée aux Enfers</em> à <em>Pelléas et Mélisande</em> en passant par <em>Carmen</em> ou encore <em>la</em> <em>Damnation de Faust</em>.</p>
<p>Ce soir, honneur à Gounod avec la reprise d&rsquo;une production de <a href="https://youtu.be/WW-9wQEuKBA"><em>Roméo et Juliette</em></a> d&rsquo;excellente tenue datant de 2019. Certes, la diction se pare parfois d&rsquo;un certain exotisme, mais l&rsquo;esprit de l’œuvre est bien là et la mise en scène de<strong> Stephen Barlow</strong> tout à fait pertinente.</p>
<p>S&rsquo;attachant à rendre la pièce de Shakespeare plus française encore, la dramaturgie installe l&rsquo;action … au Palais de l&rsquo;Elysée dont la façade coté jardin, les ferronneries du balcon ou encore la chapelle sont rendues avec beaucoup de fidélité. Ceci dit, c&rsquo;est le Paris d&rsquo;aujourd&rsquo;hui qui est représenté.<br />
Dès l&rsquo;ouverture, Stephano, ici Stephanie, l&rsquo;excellente <strong>Janne Ševtšenko,</strong> tague les affiches Capulet du métro – un « oui » en bleu qui restera la couleur de cette famille tout au long de la soirée – d&rsquo;un « non »&nbsp;rouge, couleur des Montaigu.<br />
Ce manichéisme intemporel permet d&rsquo;universaliser aisément la tragédie. Chacun de nos <em>oui</em> peut être le <em>non</em> d&rsquo;un autre, et inversement. Nous retrouverons régulièrement ces deux teintes, dans la salle de bal tendue de kakemonos bleu pour l&rsquo;anniversaire de Juliette tandis que les Montaigus déguisés en serveur, rasent les rideaux rouges. Puis Juliette – perpétuellement habillée de bleu – enfile des escarpins rouges pour son mariage : elle a trouvé chaussure à son pied. Enfin pour leur nuit d&rsquo;amour –&nbsp;rendue particulièrement torride par les deux chanteurs – les couleurs des deux camps sont délaissées.</p>
<p>Autre élément fort de la proposition de <strong>Yannis Thavoris</strong>, l&rsquo;utilisation brillante de la tournette qui permet de rendre aisément perceptible ce basculement d&rsquo;un univers à l&rsquo;autre, d&rsquo;un point de vue à l&rsquo;autre sans que la vérité ne se situe ici plutôt que là.</p>
<p>Le procédé se fait vecteur émotionnel lorsque Juliette avec «&nbsp;Amour ranime mon courage&nbsp;» voit défiler devant elle les différents décors, dont celui de la chapelle, hantée par le spectre de son cousin. <strong>Kristel Pärtna</strong> brille particulièrement dans cet air. Tout au long de la soirée, elle dessine la silhouette juvénile de Juliette avec beaucoup de grâce. Dans « Je veux vivre » – où les vocalises savonnent très légèrement –&nbsp;elle ouvre ses cadeaux en douce et préfère les baskets au collier de perles. La voix est bien couverte, les graves sonores, accrochés haut, les registres unifiés&#8230;<br />
La nuit de noces, comme la scène finale, les duos avec son Roméo, <strong>Nico Darmanin</strong>, sont autant de réussites.</p>
<p>Formé au Royal College of Music de Londres le ténor maltais est le seule membre du cast à ne pas appartenir à la troupe de la Maison. Il s&rsquo;accroche un peu au chef du regard mais sa proposition n&rsquo;en demeure pas moins séduisante. La cavatine « Ah, lève-toi, soleil » pose les aigus avec délicatesse, les piani sont tout aussi raffinés dans sa dernière intervention de ce second acte « Va ! repose en paix ! ». Dans le dernier acte, les aigus pianissimo se font déchirants&#8230; « Le rêve était trop beau ».</p>
<p>Témoin du drame, <strong>Priit Volmer</strong> est un Père Laurent impliqué et sensible d&rsquo;un baryton bien campé. Les graves soyeux et l&rsquo;aplomb d&rsquo;<strong>Aule Urb</strong> font merveille en Gertrude, tandis que le Pâris de <strong>Mati Vaikmaa</strong> bénéficie d&rsquo;un timbre riche équilibrant bien graves et aigus.</p>
<p><strong>Heldur Harry Põlda</strong>, pour sa part, propose un Tybalt de belle facture au ténor percussif. Il partage avec <strong>Rauno Elp</strong> &#8211; Capulet &#8211; un vibrato un peu rapide compensé par un bel engagement scénique.<br />
Il sera fatal au Mercutio de <strong>René Soom</strong> qui déploie quant à lui une indéniable autorité dès sa « ballade de la reine Mab ».</p>
<p><strong>Arvo Volmer</strong> dirige<strong> l&rsquo;orchestre de l&rsquo;Opera National d&rsquo;Estonie</strong> avec autant de fougue que de suavité. La phalange est excellente, les tempi sont allants, chaque entr&rsquo;acte, ciselé, est joliment caractérisé entre tendresse et désespoir. Les chœurs sont au diapason profitant d&rsquo;une direction d&rsquo;acteur qui individualise leurs interventions avec une notable pertinence.</p>
<p>Un spectacle à découvrir en même temps que la charmante Tallinn.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-tallinn/">GOUNOD, Roméo et Juliette &#8211; Tallinn</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
