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	<title>Elisa BARBERO - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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		<title>DONIZETTI, Maria Stuarda — Liège</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 May 2014 17:01:16 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Lorsque Gaetano Donizetti compose <em>Maria Stuarda </em>en 1834, il n&rsquo;a sans doute pas en tête la question du leadership féminin qui, à Liège, motive la mise en scène de <strong>Francesco Esposito</strong>. Vraisemblablement, le compositeur de <em>Lucia di Lammermoor</em> est en quête d&rsquo;un de ces sujets scandaleux qu&rsquo;il aime mettre en musique. Et le crêpage de chignon entre deux reines avec sa fameuse invective « Figlia impura di Bolena&#8230; Meretrice indigna, oscena » (<em>fille impure de Bolena&#8230; Catin indigne et obscène</em>) ne peut que retenir son attention. Si l&rsquo;on ajoute à ces noms d&rsquo;oiseaux, la représentation sur scène d&rsquo;un sacrement chrétien, interdite à l&rsquo;époque (la confession finale de Maria Stuarda) et l&rsquo;exécution d&rsquo;une tête couronnée, on comprend pourquoi le livret de Giuseppe Bardari est un pied de nez à la censure. Provocateur, Donizetti ? C&rsquo;est ce que suggère Chantal Cazaux dans l&rsquo;Avant-Scène Opéra. Les amours incestueux de <em>Fausta</em>, <em>Lucrezia Borgia </em>ou encore <em>Parisana</em>, ajoutés à cette <em>Maria Stuarda </em>licencieuse, sont autant de charges portées à un dossier que l&rsquo;on n&rsquo;aurait pas forcément pensé à monter.<br />
			<br />
			Écartant ces problèmes d&rsquo;un autre temps, au théâtre du moins, <strong>Francesco Esposito </strong>explique dans ses notes d&rsquo;intention avoir préféré apporter un éclairage actuel sur l&rsquo;œuvre : « l<em>e rapport difficile entre les femmes et le pouvoir n&rsquo;a pas été résolu à l&rsquo;époque des deux reines et ne l&rsquo;est toujours pas aujourd&rsquo;hui, la société n&rsquo;est pas encore organisée de sorte que les femmes puissent avoir du pouvoir car elle ne le prévoit pas. Essayons de démontrer le contraire</em> ». La démonstration, si nouvelle et intéressante soit-elle, tourne court. La question traitée est davantage l&#8217;emprisonnement – mental pour Elisabetta, physique pour Maria Stuarda – représenté au moyen d&rsquo;une grille qui coupe le plateau aux deux-tiers dans le sens de la largeur. Les lumières de <strong>Daniele Naldi </strong>et une direction d&rsquo;acteurs recherchée se chargent d&rsquo;animer le propos. Le drame peut prendre place avec en son centre le final du premier acte, seul numéro où les deux reines se rencontrent.<br />
			 <br />
			Les injures fusent comme attendu, mais dans ce combat de catch lyrique, <strong>Elisa Barbero</strong> prend l&rsquo;avantage. La voix d&rsquo;essence dramatique accroche immédiatement. D&rsquo;abord incertaine, la ligne s&rsquo;affirme jusqu&rsquo;à creuser un sillon profond. Le mot cingle et se tord. L&rsquo;espace sonore s&#8217;embrase de couleurs violacées. Le tempérament fait le reste. Elisabetta n&rsquo;est pas une virago mais une femme en détresse, un insecte venimeux pris dans la toile du pouvoir, dont on guette captivé chacun des mouvements.<br />
			<br /><strong>Martine Reyners </strong>n&rsquo;est pas moins douée de présence scénique. Jeune soprano d&rsquo;origine belge (elle a fait ses débuts en 2007 après un diplôme du conservatoire de Gand et du Lemmensinstituut de Louvain), elle possède dans la voix des teintes automnales que l&rsquo;on peut trouver de circonstance. Bien que disjoints, un médium combatif et un aigu angélique aident à dessiner les deux visages de la Stuarda, la quadrature du cercle en quelque sorte si le chant n&rsquo;accusait un déficit de vocabulaire belcantiste.</p>
<p>			L&rsquo;objet amoureux de la querelle ne mérite pas tant de fureur. Dans le rôle pourtant surmontable de Leicester, <strong>Pietro Picone </strong>a oublié de faire annoncer une méforme qui est, souhaitons-le, la seule explication de sa contre-performance.</p>
<p>			Le reste de la distribution tient son rang notamment le Lord Cecil, incisif mais toujours musical, d&rsquo;<strong>Yvan Thirion</strong>.</p>
<p>			A l&rsquo;orchestre, <strong>Aldo Sisillo</strong> a du mal à contenir ses troupes. Le chœur, gêné par sa position à jardin derrière les grilles, s&rsquo;effrite et accuse de fréquents décalages ; l&rsquo;orchestre dérape à plusieurs reprises. Surtout, la lecture manque de la force dramatique nécessaire pour que les fauves puissent sortir de leur cage. Seule finalement, Elisa Barbero montre les crocs. Son nom est à suivre. </p>
<p>			 </p>
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