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	<title>Bruno BARTOLETTI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Bruno BARTOLETTI - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>2026 en anniversaires !</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/2026-en-anniversaires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cedric Manuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jan 2026 04:53:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;année 2025 a eu son lot de commémorations et d&#8217;anniversaires dans la planète lyrique. Mais 2026 n&#8217;est pas en reste ! Impossible de tout citer, mais outre les 150 ans de la création complète du Ring wagnérien, il y aura quelques tricentenaires (pas moins de 13 cantates de Bach, mais aussi deux opéras de Haendel et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;année 2025 a eu son lot de commémorations et d&rsquo;anniversaires dans la planète lyrique. Mais 2026 n&rsquo;est pas en reste !</p>
<p>Impossible de tout citer, mais outre les 150 ans de la création complète du <em>Ring</em> wagnérien, il y aura quelques tricentenaires (pas moins de 13 cantates de <strong>Bach</strong>, mais aussi deux opéras de <strong>Haendel</strong> et <em>l&rsquo;Orpheus</em> de <strong>Telemann</strong>); des bicentenaires signés <strong>Rossini</strong>, <strong>Donizetti</strong>, <strong>Bellini</strong> ou encore <strong>Mercadante</strong> ; des centenaires, de <em>Turandot</em> à l&rsquo;<em>Affaire Makropoulos</em> en passant par le <em>Roi Roger</em> ; ou encore les 50 ans d&rsquo;<em>Einstein on the Beach</em> et bien d&rsquo;autres encore, des 350 ans d&rsquo;<em>Atys</em> de Lully aux 250 de l&rsquo;<em>Alceste</em> de <strong>Gluck</strong> (version de Paris) ou aux 150 de la <em>Gioconda</em> de <strong>Ponchielli</strong> ou du <em>Baiser</em> de <strong>Smetana</strong>.</p>
<p>Nous célébrerons aussi les 375 ans de <em>la Calisto</em> de <strong>Cavalli</strong> (dont 2026 sera aussi le 350è anniversaire de la disparition), les 270 ans des <em>Noces de Figaro</em> ; les 175 ans de <em>Rigoletto</em> (et les 125 ans de la mort de son auteur) ou encore les 125 ans de <em>Rusalka</em> de <strong>Dvořák</strong>.</p>
<p>Pour les anniversaires d&rsquo;artistes, 2026 sera une nouvelle année faste ! <strong>Philidor</strong> aura 300 ans ; <strong>Mozart</strong>, 270 ; <strong>Bellini</strong>, 225 ; <strong>Wolf-Ferrari</strong> ou <strong>Manuel de Falla</strong>, 150 ; nous célébrerons de nombreux centenaires, de <strong>Leonie Rysanek</strong> à <strong>Rita Gorr</strong>, en passant par <strong>Xavier Depraz</strong>, <strong>Jacques Mars, Louis Devos</strong> ou <strong>Theo Adam</strong>. Il en ira de même pour <strong>James McCracken</strong> ou <strong>Bruno Bartoletti</strong> et nous fêterons aussi ceux des compositeurs <strong>Hans Werner Henze</strong> et <strong>Betsy Jolas</strong> ! Et bien sûr, nous soufflerons avec eux les 50 bougies d&rsquo;<strong>Elīna Garanča</strong> ou de <strong>Max Emanuel Cenčić</strong>. D&rsquo;autres artistes auront un anniversaire « rond », de <strong>Cecilia Bartoli</strong> à <strong>David Daniels</strong> en passant par <strong>Piotr Beczała, </strong>mais aussi <strong>Renato Bruson, Ben Heppner, Véronique Gens, Waltraud Meier </strong>ou encore <strong>Christophe Prégardien, Zubin Mehta, </strong><strong>Barbara Bonney et bien d&rsquo;autres, </strong>vivants ou non<strong> ; </strong>tandis que nous arriverons aux 50 ans de la disparition de <strong>Benjamin Britten</strong>, aux 90 de celle de <strong>Respighi</strong> , aux 170 de la mort de <strong>Schumann,</strong> aux 200 ans de celle de <strong>Weber </strong>ou aux 290 de celle de <strong>Pergolese</strong>&#8230; Bref, autant d&rsquo;occasions d&rsquo;écouter et de réécouter les nombreuses oeuvres que tous, cités ici ou non, ont laissées !</p>
<figure id="attachment_206047" aria-describedby="caption-attachment-206047" style="width: 212px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-206047" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Anniversaires-2026-212x300.jpeg" alt="" width="212" height="300" /><figcaption id="caption-attachment-206047" class="wp-caption-text">Photos : tous droits réservés</figcaption></figure>
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		<item>
		<title>Macbeth</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/sorcieres-lavandieres-cigarieres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Aug 2013 05:35:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Après tant de Macbeth plongés dans les ténèbres épaisses du crime (ou sous la lumière crue des néons des dictatures contemporaines), il est assez rafraîchissant d&#8217;en découvrir un où la lumière vive n’empêche pas les noirs desseins. C’est en effet ce qui frappe de prime abord dans cette production captée à Parme en 2006 &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Après tant de <em>Macbeth </em>plongés dans les ténèbres épaisses du crime (ou sous la lumière crue des néons des dictatures contemporaines), il est assez rafraîchissant d&rsquo;en découvrir un où la lumière vive n’empêche pas les noirs desseins. C’est en effet ce qui frappe de prime abord dans cette production captée à Parme en 2006 (cette date lointaine en fait le plus ancien de tous les spectacles proposés par C Major dans son intégrale Verdi). <strong>Liliana Cavani</strong> est bien connue des amateurs d’opéra en Italie, et il fut un temps où elle était également invitée en France : certains se souviennent peut-être de sa <em>Médée </em>au Palais Garnier en 1986, pour laquelle Ezio Frigerio avait conçu un décor particulièrement impressionnant. Même si elle s’est bien assagie depuis, Liliana Cavani reste envers et contre tout Madame <em>Portier de nuit</em>, et peut-être est-ce la raison pour laquelle son <em>Macbeth </em>inclut, de manière assez gratuite, une référence à la Deuxième Guerre mondiale. Les très beaux costumes d’<strong>Alberto Verso</strong> renvoient à l’époque de Shakespeare, et l’essentiel du drame se joue dans une sorte de théâtre élisabéthain, semblable au Globe de Londres, imaginé par <strong>Dante Ferretti</strong>, désormais son scénographe attitré, mais les « spectateurs » (une partie du chœur, en fait, plus quelques mannequins dans les étages supérieurs) sont habillés comme dans les années 1940 et, à chaque baisser de rideau, des projecteurs balaient la scène comme ils balayaient le ciel aux grandes heures du <em>Blitz</em>. Qu’on soit à Londres vers 1600, c’est très bien ; qu’on puisse également être à Londres vers 1940, pourquoi pas, mais ce feuilletage temporel reste curieusement inexploité. Qu’à cela ne tienne, Liliana Cavani a des idées intéressantes et surtout, contrairement à tant de ses confrères de la péninsule, décorateurs autoproclamés metteurs en scène, elle sait diriger les acteurs. Premier choix étonnant mais finalement habile, les sorcières ne sont pas ici des créatures qu’on voudrait inquiétantes, affublées d’oripeaux grotesques, mais un groupe de femmes du peuple occupées à laver leur linge. Cette solution, qui semble d’abord priver l’intrigue de tout surnaturel, s’avère particulièrement fonctionnelle lors du <em>Ballabilli </em>(une fois n’est pas coutume, il n’est pas coupé), où nos lavandières s’acoquinent avec une bande de godelureaux, non sans déhanchements suggestifs dignes des cigarières de <em>Carmen</em>. Et d’être au lavoir ne les empêche pas de présenter à Macbeth toutes les apparitions requises, dont la manifestation au grand jour ne manque pas d’être troublante. Très peu d’hémoglobine, cependant, dans ce spectacle, et pas de spectre de Banquo dans la scène du festin (seul Macbeth le voit), mais l’air de Macduff est d’autant plus émouvant que la foule qui l’accompagne transporte les cadavres de sa femme et de ses enfants. Liliana Cavani a soigné sa conception du couple central, et en particulier de Lady Macbeth. Au lieu d’une harpie uniformément malfaisante, nous découvrons d’abord une grande dame qui s’amuse avec son bouffon nain, qui a toujours le sourire même quand elle complote le meurtre, plus terrifiante ainsi que toutes les habituelles mégères grimaçantes, et qui goûte avec son mari une relation conjugale tout à fait sensuelle (les époux se caressent pendant « La luce langue »).</p>
<p>
			Sur le plan musical, l’orchestre est finament dirigé par <strong>Bruno Bartoletti</strong>, et le plateau est mieux que satisfaisant. <strong>Enrico Iori</strong> a peut-être plus de prestance physique que de brio vocal, mais après tout, il n’est « que » Banquo. <strong>Roberto Iuliano</strong> est une intéressante découverte en Macduff, et son timbre est suffisamment diférent de celui de <strong>Nicola Pascoli</strong> pour que leur alliance fonctionne dans le duo « La patria afflitta ». De toute façon, ce sont les deux héros qu’on attend au tournant. Il y a sept ans, <strong>Leo Nucci</strong> était encore en pleine possession de ses moyens et pouvait compter sur sa longue fréquentation du rôle de Macbeth (entamée en 1987 pour le film de Claude D’Anna). Quelques gestes pertinents (il écrase dans sa main le visage du mercenaire venu lui annoncer la mort de Banquo), quelques attitudes éloquentes (le dernier acte nous le montre ployant sous le fardeau d’un lourd manteau royal tout doré), et le personnage prend chair, servi par une voix expressive. Quant à <strong>Sylvie Valayre</strong>, si l’on peut parfois lui reprocher un certain savonnage des parties exigeant le plus d’agilité et échappant donc en partie à sa large et grande voix, elle n’en est pas moins une Lady Macbeth stupéfiante, à l’aigu tranchant et à la puissance indéniable, et surtout comédienne à part entière, servant parfaitement une conception originale du rôle. Dénuée de tout histrionisme, mais mise en relief par un détail juste (tous ces mouchoirs jetés à terre, vaniement employés pour effacer « la macchia »), la scène de somnambulisme est interprétée avec sobriété et justesse, et notre compatriote s’offre le luxe d’un suraigu émis en scène et non en coulisses comme tant de ses consœurs.</p>
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		<title>Nabucco</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/un-nabucco-de-soir-dete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Thiellay]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jul 2010 17:24:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  On s’y croirait : une belle soirée de juillet 1959, dans le jardin de Boboli à Florence. Après avoir bourlingué toute la journée en Toscane au volant d’une Fiat Cinquecento, l’originale, et dévoré allongé à l’ombre d’un pin les premières pages d’Il gattopardo (Le Guépard), de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, sorti quelques mois plus tôt, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>On s’y croirait : une belle soirée de juillet 1959, dans le jardin de Boboli à Florence. Après avoir bourlingué toute la journée en Toscane au volant d’une Fiat Cinquecento, l’originale, et dévoré allongé à l’ombre d’un pin les premières pages d’<em>Il gattopardo </em>(<em>Le Guépard</em>), de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, sorti quelques mois plus tôt, qu’imaginer de mieux que de profiter de la fraicheur de la soirée avec une représentation d’opéra affichant quelques noms glorieux et de jeunes artistes prometteurs dans un opéra du grand répertoire ?</p>
<p> </p>
<p>Le charme de la soirée s’arrête assez vite, malheureusement et n’opère pas du tout, aujourd’hui en 2010. La prise de son est précaire – et appelle même les excuses de l’éditeur pour certaines plages du CD… ce qui le dédouane encore moins pour toutes les autres. L’orchestre du Mai musical florentin, sans doute desservi par ces difficultés techniques non réparées, est mauvais de bout en bout : sans même évoquer les coupures, nombreuses, les choix du jeune Bruno Bartoletti (alors âgé de 33 ans !) sont contestables, les décalages et les aberrations rythmiques sont légions et le résultat est d’une lourdeur à peu près inaudible (voir le récitatif « Son pur queste mie membra » !). De fait, le public est là et applaudit, mollement comme si la température de l’été toscan l’avait liquéfié.</p>
<p> </p>
<p>Les solistes ne rattrapent pas vraiment ce défaut rédhibitoire. Le grand <strong>Ettore Bastianini</strong> incarne le rôle titre et lui prête à nouveau sa voix de bronze dont on apprécie, ici et là, la projection insolente et les harmoniques aigus. Deux ans avant qu’on lui diagnostique un cancer du larynx qui l’emportera, le baryton fait preuve d’une autorité impressionnante. Pourtant, en cette soirée, il ne convainc pas totalement, sans doute à cause d’un certain laisser aller de la ligne, de <em>portamenti</em> abusifs et d’accents véristes tout à fait déplacés dans cet opéra du jeune Verdi. Entendons-nous bien : il s’agit là d’un immense chanteur dont l’art mérite d’être disséqué, analysé, admiré. D’autres rares témoignages discographiques de cet art existent dans ce rôle1. Mais en cette soirée de 1959, non, ce n’était pas ça.</p>
<p> </p>
<p>A ses côtés, s’affiche une star de l’époque, largement oubliée aujourd’hui, la soprano américaine <strong>Margherita Roberti</strong>, qui, après des études aux Etats-Unis, fit l’essentiel de sa carrière en Italie, en particulier à la Scala. Spécialisée dans les rôles de <em>soprani</em> dramatiques, comme Odabella ou Elisabeth de Valois, elle donne d’Abigaille une incarnation respectable, appuyée sur des moyens conséquents, même si l’élégance n’est pas vraiment au rendez-vous.</p>
<p> </p>
<p>Le véritable triomphateur de la soirée, autant qu’on puisse en juger aujourd’hui, est le très jeune <strong>Paolo Washington, </strong>localde l’étape, à l’orée d’une carrière de quatre décennies. Juste après ses débuts au <em>Teatro Comunale</em> de Florence, le voilà en Zaccaria, impressionnant de sérénité et de justesse, par delà un matériau exceptionnel. Certes, la révolution belcantiste n’a pas encore eu lieu et il ne faut pas attendre de variations et d’ornements dans « Come notte a sol fulgente ». Mais tout de même, avec lui, le frisson passe.</p>
<p> </p>
<p>Le reste de la distribution est à l’avenant d’une soirée sans doute pittoresque et sympathique mais qui ne méritait vraiment pas un passage à la postérité…</p>
<p> </p>
<p><strong>Jean-Philippe THIELLAY</strong></p>
<p> </p>
<p>1 Myto avait publié en 2005 un <em>Nabucco</em>, capté à Florence en 1961<br />
 </p>
<p> </p>
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