<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Bruno BAYEUX - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/bayeux-bruno/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/bayeux-bruno/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:23:02 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Bruno BAYEUX - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/bayeux-bruno/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>BIZET, Carmen — Rouen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/carmen-reine-du-cirque-rouen-avec-le-concours-dun-public-motive/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Cormier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Mar 2019 16:58:55 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/avec-le-concours-d-un-public-motiv/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis neuf ans que l’Opéra de Rouen s’est fait une spécialité de proposer chaque saison un opéra participatif, l’exercice est parfaitement rodé. Quoi de mieux pour fidéliser les néophytes et stimuler le renouvellement des générations d’amateurs d’art lyrique ? Aux quatre séances scolaires ayant déjà eu lieu pour cette nouvelle production, s&#8217;ajoutaient quatre dates « tout public » &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/carmen-reine-du-cirque-rouen-avec-le-concours-dun-public-motive/"> <span class="screen-reader-text">BIZET, Carmen — Rouen</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/carmen-reine-du-cirque-rouen-avec-le-concours-dun-public-motive/">BIZET, Carmen — Rouen</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis neuf ans que l’Opéra de Rouen s’est fait une spécialité de proposer chaque saison un opéra participatif, l’exercice est parfaitement rodé. Quoi de mieux pour fidéliser les néophytes et stimuler le renouvellement des générations d’amateurs d’art lyrique ?</p>
<p>Aux quatre séances scolaires ayant déjà eu lieu pour cette nouvelle production, s&rsquo;ajoutaient quatre dates « tout public » avec une séance d’échauffement préalable. Ayant assisté à la dernière, nous avons pu constater combien les enfants – parmi lesquels beaucoup étaient déjà habitués à la méthode de travail – semblaient à l’aise. Tant sur scène durant la demi-heure de préparation, que debout dans la fosse face au public, pendant le spectacle, le chef de chant, <strong>Jeanne Dambreville</strong> à l’énergie communicative et chaleureuse, entraînait sans relâche les participants. Tous se montraient enthousiastes et impliqués dans l’aventure.</p>
<p>Chanter en direct pendant le spectacle depuis la salle ne s’improvise pas ! Il faut se préparer : avoir lu le résumé de l’histoire ; avoir étudié le CD d’apprentissage disponible sur Internet ou à la billetterie (avec, sur demande, la partition ) ; participer si possible à une séance de travail de deux heures ; répéter, répéter&#8230; ; et surtout, chauffer sa voix avant la représentation.</p>
<p>Afin de rendre l’histoire de <em>Carmen </em>accessible aux enfants, le jeune metteur en scène italien <strong>Andrea Bernard</strong> (ancien assistant  de Damiano Michieletto) a eu l&rsquo;idée de transposer l’action dans l’univers ludique d’un cirque à Séville. Carmen en est bien sûr la star. Tous les personnages de l&rsquo;Opéra de Bizet  y trouvent un emploi. Seul Don José, comme il se doit fou amoureux, y est étranger.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="313" src="/sites/default/files/styles/large/public/2019-02_carmen-16.jpeg?itok=P4WCoWMX" title="Eléonore Pancrazi et Samy camps © Marion Kerno" width="468" /><br />
	Eléonore Pancrazi et Samy camps © Marion Kerno</p>
<p>Belles lumières, décors et costumes  colorés et attrayants&#8230; cette <em>Carmen</em>, <em>Reine du Cirque</em> est un charmant spectacle. Les péripéties se succèdent sans laisser place à l’ennui. Tous les interprètes – même <strong>Samy Camps</strong> (Don José), annoncé souffrant – méritent des félicitations. En premier lieu, la mezzo  <strong>Éléonore Pancrazi</strong>. Sacrée récemment Révélation lyrique de l’année aux Victoires de la Musique classique, elle assure avec naturel ce rôle emblématique. Retenons également le nom de la soprano <strong>Hélène Carpentier </strong>(Micaëla) ;<em> </em>originaire d&rsquo;Amiens, elle est, à 22 ans seulement, l’une des jeunes cantatrices les plus prometteuses de sa génération, ayant remporté le prestigieux concours « Voix Nouvelles 2018 » du Centre Français de Promotion Lyrique.</p>
<p>Sous la conduite experte d’<strong>Alexandra Cravero</strong>, passionnée du répertoire d’opéra qu’elle cherche à promouvoir pour tous et en tout lieu avec son ensemble lyrique <em>Du bout des doigts</em> (fondé en 2007), l’adaptation musicale et les dialogues sont intégrés en souplesse par <strong>l’Orchestre</strong> <strong>de l&rsquo;Opéra de Rouen Normandie</strong>.<strong> </strong>Les interventions du public sont aussi efficaces que possible et il règne dans la salle une joyeuse atmosphère que rien ne saurait assombrir durant une heure et dix minutes de pur bonheur.</p>
<p>Dans cette version hors du temps, rien de traumatisant. Même le meurtre de Carmen demeure un tour d’illusionniste. La morale proposée par l’histoire se résume ainsi : « <em>Nous devons tous apprendre à accepter ce qui nous arrive dans la vie, les bonnes comme les  mauvaises choses, et nous ne pouvons obliger personne à être ce qu’il n’est pas et à agir contre sa volonté </em>».</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/carmen-reine-du-cirque-rouen-avec-le-concours-dun-public-motive/">BIZET, Carmen — Rouen</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>OFFENBACH, Fantasio — Montpellier</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/fantasio-montpellier-le-prophete-doffenbach-soit-loue/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Dec 2018 05:52:43 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/le-prophte-d-offenbach-soit-lou/</guid>

					<description><![CDATA[<p>« Je suis moi-même la matière de mon livre ». Cette formule de Montaigne, Alfred de Musset aurait pu la faire sienne, tant il met de lui-même dans ses personnages, à charge pour eux de réaliser dans l’œuvre ce qu’il n’a pu accomplir dans la vie. Ainsi il n’a pu empêcher l’union de son amie Louise-Marie d’Orléans &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/fantasio-montpellier-le-prophete-doffenbach-soit-loue/"> <span class="screen-reader-text">OFFENBACH, Fantasio — Montpellier</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/fantasio-montpellier-le-prophete-doffenbach-soit-loue/">OFFENBACH, Fantasio — Montpellier</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Je suis moi-même la matière de mon livre ». Cette formule de Montaigne, Alfred de Musset aurait pu la faire sienne, tant il met de lui-même dans ses personnages, à charge pour eux de réaliser dans l’œuvre ce qu’il n’a pu accomplir dans la vie. Ainsi il n’a pu empêcher l’union de son amie Louise-Marie d’Orléans au roi des Belges, mais Fantasio réussit à empêcher le mariage sacrificiel d’une princesse. Alfred était-il épris de Louise-Marie ? Il ne semble pas et la pièce ne fait pas non plus de Fantasio et d’Elsbeth des amoureux dont l’union constituerait le point d’orgue. Certes, en portant <em>Fantasio </em>à la scène Paul de Musset a tenté de l’édulcorer par une conclusion sentimentale, mais dans l’édition ressuscitée par les soins de <strong>Jean-Christophe Keck</strong> le bonheur final n’est pas celui de deux individus liés par l’amour.</p>
<p>C’est celui d’un peuple dont les yeux viennent de s’ouvrir grâce au bon sens du jeune homme fantasque qui a pris l’habit de bouffon. Ce peuple prompt à s’enflammer et à partir tête baissée en guerre, écoute le meneur qu’il s’est choisi et admet l’évidence que lui révèle le « fou » : les querelles des puissants ne le concernent pas. S’ils veulent en découdre, qu’ils se battent eux-mêmes. Au pied du mur, ils renonceront à leurs menaces. Et la preuve est donnée aussitôt : au point de devoir affronter lui-même le roi de Bavière, le prince de Mantoue se dérobe, il abandonne son chantage – le mariage ou la guerre – et la paix est proclamée. De jeune débauché plus ou moins en marge Fantasio est devenu agent décisif non seulement de son destin mais de celui d’un pays. Alors, la clé du jardin de la princesse ? Non un passe-partout à symbolique sexuelle mais la garantie d’un libre-accès à la protection de celle qui apprécie l’agilité et l’irrespect de sa dialectique et avec qui il partage le goût du rêve.</p>
<p>Tout a déjà été dit de cette production, <a href="https://www.forumopera.com/fantasio-paris-favart-resurrection-triomphale-dun-chef-doeuvre">à l’occasion de la recréation de l’œuvre à Paris</a>. Il faudrait avoir vu les représentations de <a href="https://www.forumopera.com/fantasio-geneve-sublime-grotesque-eblouissant">Genève</a> et de <a href="https://www.forumopera.com/fantasio-rouen-une-recreation-revigoree">Rouen</a> pour apprécier l’évolution de la mise en scène de <strong>Thomas Jolly </strong>dont parle <strong>Katja Krüger</strong>, qui en assure la reprise. Le décor de <strong>Thibaut Fack</strong> répond probablement aux intentions du metteur en scène de situer l’œuvre dans le siècle où elle a été produite, avec les références à la photographie, avec le diaphragme qui dévoile un arrière-plan, à l’industrie avec les plateformes métalliques et les grilles de fer forgé industriel, à la lanterne magique avec les ombres chinoises, peut-être au cinéma avec le ballet des ballons, hommage à Méliès ? Les idées et les images  ne vont jamais à l’encontre de l’esprit de l’œuvre et témoignent d’une recherche esthétique parfois raffinée, comme celle de la princesse levant la lampe à hauteur de son épaule à la manière du tableau de Ingres <em>La source</em>. Même les machinistes deviennent des fantômes, dont l’étymologie est proche de fantaisie. L’espace est  utilisé au mieux, et ce qui semble maladresse inutile –  faire descendre le brancard du bouffon défunt par l’escalier avant de le faire remonter – a un rôle dramatique puisque dans le mouvement ascendant la marotte choit devant Fantasio et stimule ainsi son désir de jouer un nouveau rôle. Les costumes de <strong>Sylvette Dequest</strong> sont assez indéterminés en dehors des tenues conventionnelles du roi, des officiers et de l’habit de cour Louis XV assorti à la personnalité réactionnaire du prince de Mantoue. Dans la foule, le couple dont la femme mamelue et fessue menace son gringalet de mari est peut-être un hommage aux dessins de Dubout qui croquait les Montpelliérains dans le petit train de Palavas. Les lumières, parfois sublimes comme dans la scène de la prison, pourraient être plus soutenues à l’acte I et gagneraient peut-être à l’être moins au final, auquel de vives couleurs donnent des airs de fête foraine.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/mg1_3976.jpg?itok=uxtXNbWP" style="background-color: transparent;cursor: default;quot;quot;,verdana,arial,sans-serif;font-size: 11.2px;font-style: normal;font-variant: normal;font-weight: 400;letter-spacing: normal;text-align: center;text-decoration: none;text-indent: 0px;text-transform: none" title="Dans la prison, la princesse (Sheva tahoval) et Fantasio (Rihab Chaieb) © dr" width="468" /><br style="background-color: transparent;quot;quot;,verdana,arial,sans-serif;font-size: 11.2px;font-style: normal;font-variant: normal;font-weight: 400;letter-spacing: normal;margin-bottom: 0px;text-align: center;text-decoration: none;text-indent: 0px;text-transform: none" /><br />Dans la prison, la princesse (Sheva tahoval) et Fantasio (Rihab Chaieb) © DR</p>
<p>Il est vrai que la musique, à cet instant, se fait aussi tapageuse que le défilé de la fête des fous. Cela a sa logique, mais après tant d’harmonies et de raffinements, dans les intensités, les timbres, les contrastes, on le ressent presque comme une agression. Si c’était voulu par Offenbach, qui tire les spectateurs de la délectation où sa musique les a plongés ? Car en dépit des commentaires méprisants conservés par la postérité il suffit d’écouter sans parti-pris pour être sous le charme. Comme nous connaissons la suite, il est tentant de dire que <em>Fantasio </em>annonce <em>Les contes d’Hoffmann</em> mais on perçoit aussi l’écho d’œuvres antérieures, comme <em>La Périchole</em>. On perçoit surtout, dès l’ouverture, la vigilance du compositeur dans sa quête d’une œuvre différente de celles qui ont fait son succès d’amuseur. Le soin apporté à l’instrumentation, les rythmes, les tempi, dont la perception est facilitée par des indications en surtitre, la séduction ambigüe des préludes, la variété des chœurs, la complexité des ensembles, tout dit l’ambition d’Offenbach de trouver l’expression musicale en adéquation avec le texte de Musset. (Il connaissait l’écrivain depuis 1850 et le mélange d’effronterie et de mélancolie de Fantasio parlait à sa sensibilité.) <strong>Pierre Dumoussaud</strong>  dirige les musiciens, dont presque tous connaissent l’œuvre pour avoir participé à l’exécution en version concert de 2015, avec un souci constant de suivre à la lettre les  indications. Le rendu sonore est d’une grande clarté et le rapport entre la fosse et la scène globalement bon, même si au dernier acte la première frôle parfois l’excès.</p>
<p>La distribution, homogène, est fort satisfaisante. <strong>Rihab Chaieb</strong> impose dès l’entrée une voix bien timbrée et naturelle, qu’elle ne forcera que très peu dans le grave au dernier acte, d’une jolie souplesse et aux aigus bien posés. Bien que fort féminine elle se coule avec une crédibilité gracieuse dans le travesti de Fantasio. La princesse Elsbeth a le charme vocal et physique de <strong>Sheva Tehoval</strong> ; elle a le bagage technique suffisant pour triompher des passages ornés, vocalises et trilles, et la sensibilité pour rendre crédible ce personnage de jeune fille responsable, qui commente son propre romanesque en conflit avec le sens du devoir. Son monarque de père, qui administre le royaume en bon bourgeois, est campé par <strong>Julien</strong> <strong>Véronèse</strong>, auquel sa haute stature confère l’autorité de façade que le rôle lui dénie. La prestance physique <strong>d’Armando Noguera</strong> peut convenir au prince de Mantoue, qui est persuadé de son importance, ainsi que l’étendue et la projection de sa voix du baryton. Mais, est-ce l’interprète ou est-ce la mise en scène, il manque pour nous une dimension de fatuité qui doit être évidente avant même qu’il ne fasse rire par sa stupidité. La dimension comique est assumée avec finesse par <strong>Enguerrand de Hys</strong>, qui reprend le personnage de Marinoni et brille dans les couplets de l’habit rose. Flamel, de suivante attentive à surexcitée, a la belle voix ambrée <strong>d’Alix Le Saux</strong>, qu’on regrette d’entendre si peu. Belle prestation de <strong>Régis Mengus</strong>, dans le rôle de Sparck, dont les couplets à double sens sont lancés d’une voix sonore en rien altérée par ses acrobaties. Bien chantants et désinvoltes les étudiants, de <strong>Sahy Ratia</strong> (Facio) à <strong>Charles Alvez da Cruz</strong> (Max) et <strong>Xin Xang</strong> (Hartman) ces deux derniers artistes des chœurs. Dans les rôles de Rutten le courtisan, du tailleur efféminé, du garde suisse et de « l’actrice » Marlène, <strong>Bruno Bayeux</strong> fait montre d’un efficace éclectisme. Présents au début et à la fin, avec de belles interventions intermédiaires, les chœurs sont bien préparés, sans décalage notable et en gardant une musicalité constante. Succès assuré et légitime. Grâces soient rendues aux artistes, évidemment, mais tout particulièrement à l’infatigable prophète d’Offenbach, Jean-Christophe Keck !</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/fantasio-montpellier-le-prophete-doffenbach-soit-loue/">OFFENBACH, Fantasio — Montpellier</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>OFFENBACH, Fantasio — Rouen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/fantasio-rouen-une-recreation-revigoree/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Cormier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jan 2018 04:41:50 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/une-recration-revigore/</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est à la recherche d’une nouvelle veine, mêlant le rire et les larmes qui aboutira à son dernier chef-d’œuvre, Les Contes d’Hoffmann, qu’Offenbach jeta son dévolu sur la comédie romantique d’Alfred de Musset. Hélas, son Fantasio lyrique fît un four à sa création en 1872. Trop complexe, tant sur le plan musical que sur celui &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/fantasio-rouen-une-recreation-revigoree/"> <span class="screen-reader-text">OFFENBACH, Fantasio — Rouen</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/fantasio-rouen-une-recreation-revigoree/">OFFENBACH, Fantasio — Rouen</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est à la recherche d’une nouvelle veine, mêlant le rire et les larmes qui aboutira à son dernier chef-d’œuvre, <em>Les Contes d’Hoffmann, </em>qu’Offenbach jeta son dévolu sur la comédie romantique d’Alfred de Musset. Hélas, son <em>Fantasio </em>lyrique fît un four à sa création en 1872. Trop complexe, tant sur le plan musical que sur celui du livret, il fut mal reçu par un public ébranlé par un contexte historique désastreux : guerre franco-prussienne, chute du Second Empire, perte de l’Alsace-Lorraine&#8230; Comble de malchance pour la postérité, avant de les retrouver, on a longtemps cru ses partitions brûlées dans le deuxième incendie de la salle Favart le 25 mai 1887, provoqué par un défaut de l’éclairage au gaz pendant le premier acte de <em>Mignon</em>.</p>
<p>Ayant déjà récolté pléthore de lauriers : Paris <a href="https://www.forumopera.com/fantasio-paris-favart-resurrection-triomphale-dun-chef-doeuvre">(</a><a href="https://www.forumopera.com/fantasio-paris-favart-resurrection-triomphale-dun-chef-doeuvre">Opéra comique au Châtelet en 2017)</a><a href="https://www.forumopera.com/fantasio-paris-favart-resurrection-triomphale-dun-chef-doeuvre"> </a>avant <a href="https://www.forumopera.com/fantasio-geneve-sublime-grotesque-eblouissant">Genève</a>, Montpellier, et en attendant Zagreb en projet pour 2020,  ce <em>Fantasio </em>revisité et reverdi par <strong>Thomas Jolly</strong> vient de débarquer à Rouen — la ville natale du metteur en scène où une vocation théâtrale précoce l’a frappé dès l&rsquo;âge de dix ans ! C&rsquo;est dire combien cette expérience lyrique, consacrée par un brillant parcours  allant de Shakespeare à Guitry, a été bien reçue au Théâtre des Arts. En s’appuyant sur le travail colossal du chef d&rsquo;orchestre et compositeur belge <strong>Jean-Pierre Haeck</strong>, grand spécialiste d’Offenbach, Jolly a relevé avec brio ce défi : la résurrection d’une œuvre importante qui a bien failli disparaître. Tout en étant d’une précision horlogère, sa proposition étourdissante n’appelle que des louanges tant sur le traitement visuel ludique que sur la dramaturgie et la direction d’acteurs sensibles et festives à la fois.</p>
<p>L’ouverture mélancolique inhabituelle chez Offenbach ayant d’emblée donné le ton ambigu de la partition sous la baguette ès qualité de Jean-Pierre Haeck, celui-ci fait sonner l’Orchestre de l’opéra de Rouen<strong> </strong>Normandie comme un seul homme. En dépit de quelques pesanteurs et rares décalages de certains ensembles, les musiciens exécutent avec passion et enthousiasme cette musique alternativement pétillante et sentimentale&#8230; Ce sont ces contrastes entre drôlerie et tristesse qui sont mis en valeur dans la mise en scène. Par ailleurs, on ne peut que saluer la prestation du Chœur accentus/ Opera de Rouen Normandie, très sollicité vocalement et physiquement tout au long de la représentation.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="311" src="/sites/default/files/styles/large/public/fantasio_jean_pouget_img_0284.jpeg?itok=EJk3mgFZ" title="Fantasio- scène finale © Jean Pouget" width="468" /><br />
	Fantasio- scène finale © Jean Pouget</p>
<p>Vocalement, la distribution rouennaise est dominée par la soprano belge <strong><a href="https://www.forumopera.com/breve/sheva-tehoval-star-du-concours-de-marmande-2016">Sheva Tehoval.</a> </strong>Chacune de ses apparitions est un délice car le rôle de La Princesse s’avère tout à fait à sa mesure. Voix légère et ambitus court, certes, mais son joli timbre transparent, sa présence affirmée, son excellente diction, son phrasé impeccable et sa musicalité en font la reine de la soirée. Particulièrement remarquables, sa première romance et les deux duos d’amour avec Fantasio dans lesquels elle parvient à communiquer à sa partenaire la magie qui lui manque. En effet, malgré ses louables efforts, la mezzo <strong>Angelique Nordus, </strong>ayant pourtant fait ses preuves dans le répertoire baroque et dans Mozart, n’arrive pas à s’imposer dans le rôle titre qui ne convient ni à sa voix peu mélodieuse ni à son tempérament fonceur. Une erreur de casting sur laquelle il nous semble inutile de s’étendre tant elle est regrettable. De son côté, la jeune mezzo <strong>Alix Le Saux</strong> incarne avec assurance et une vis comica instinctive le personnage de Flamel.</p>
<p>Hormis <strong>Philippe Esthèphe</strong> (Spark bien chantant dans son air du premier acte) qui prend ici à nouveau vaillamment la tête des joyeux étudiants et <strong>Bruno Bayeux</strong> (dans trois petits rôles), la distribution masculine est entièrement nouvelle. Très digne dans son attitude, <strong>Jean-François Vinciguerra</strong>, le Roi de Bavière a bien peu à chanter, tandis que <strong>David Tricou</strong> prête joliment sa voix de haute-contre au personnage de Facio. Quant au baryton <strong>Philippe-Nicolas Martin,</strong> il campe avec aisance Le Prince de Mantoue et la puissance vocale ne lui fait pas défaut pour le bel air « Je ne serai donc jamais aimé pour moi-même ». Dans le personnage de Mannoni, son serviteur complice, le ténor de caractère, <strong>Antoine Normand</strong> a l’occasion de faire valoir ses dons de comédien avec un « Reprenez cet habit » fort divertissant.</p>
<p>À l’heure où le génie d’Offenbach est enfin pleinement reconnu, cette brillante production énergisante a sans doute un bel avenir devant elle.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/fantasio-rouen-une-recreation-revigoree/">OFFENBACH, Fantasio — Rouen</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
