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	<title>Guillaume BEAUJOLAIS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Guillaume BEAUJOLAIS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>MISRAKI, Normandie — Paris</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Feb 2019 06:35:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son compte rendu de l’enregistrement de 1956, Laurent Bury souligne « cette diction impeccable qui laisse rêveur de nos jours – comment faisaient donc ces artistes pour être à tout instant compréhensibles lorsqu’elles chantaient ? ». Eh bien ne rêvons plus, car les Frivolités parisiennes relèvent haut la main le défi de la diction, que &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans son <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/normandie-elle-etait-swing">compte rendu de l’enregistrement de 1956</a>, Laurent Bury souligne « cette diction impeccable qui laisse rêveur de nos jours – comment faisaient donc ces artistes pour être à tout instant compréhensibles lorsqu’elles chantaient ? ». Eh bien ne rêvons plus, car les <strong>Frivolités parisiennes</strong> relèvent haut la main le défi de la diction, que l’on a le grand plaisir ce soir de qualifier d’impeccable. Mais ce n’est pas tout, et la troupe sait aussi s’identifier de manière confondante au style de l’époque, comme elle le fait à chaque nouvelle production. Ici, ça swingue, le rythme est effréné, jamais un temps mort, et alors que l’enregistrement ne nous offrait qu’une heure et demie, ce spectacle de deux heures et demie avec tous les couplets des airs, et des textes parlés parfaitement joués, passe comme un éclair, au milieu des rires (des spectateurs), des nombreux applaudissements, et de la bonne humeur générale.</p>
<p>Il faut dire que l’œuvre a été créée sous le Front populaire après d’importantes luttes sociales, période qui n’est pas sans rappeler les moments que nous vivons aujourd’hui (air « On n’est jamais content de ce qu’on a… »). Mais en même temps, elle surfe sur l’un des grands évènements de l’époque, le lancement et les premières traversées du Normandie, le plus grand paquebot du monde et parangon des Arts décoratifs. De son côté, la musique est bien dans l’air du temps, Frank Churchill n’est jamais loin, ni Oscar Straus et ses <em>Trois valses</em>, alors que <em>My Fair Lady </em>perce déjà…. Mais les chanteurs-comédiens-danseurs ne forcent pas sur la connivence et évitent  les effets appuyés, leur préférant une certaine distanciation qui replace au second degré beaucoup d’effets comiques, réjouissant d’autant plus l’assistance. Même si peu de jeunes dans la salle en possèdent toutes les clés, comme par exemple que le Sphinx dont on parle souvent dans le spectacle était la grande et luxueuse maison close de Montparnasse ouverte en 1931. La mise en scène de <strong>Christophe Mirambeau</strong>, d’une redoutable efficacité, s’appuie sur des éléments scéniques simples – de grandes lettres qui composent des mots pour désigner soit un lieu, soit le sens d’une scène – et des costumes féminins de <strong>Casilda Desazars </strong>d’une classe digne des passagères de première classe du Normandie.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/normandie_-_photo_lauralie_blenet_11bd.jpg?itok=sIOiiaih" title="© Photo Lauralie Blenet" width="468" /><br />
	© Photo Casilda Desazars</p>
<p>Le trio féminin, héritier des trois cousines de La Périchole et des trois petites écolières du Mikado, campe trois personnages bien différenciés selon les règles du genre, qui coursent respectivement le télégraphiste, le professeur d’éducation physique du bord, et un garçon d’ascenseur passager clandestin. <strong>Mylène Bourbeau </strong>(Betty), <strong>Marion Tassou</strong> (Barbara) et <strong>Caroline Michel </strong>(Margaret) ont des voix lyriques délicieuses et une technique vocale bien assurée. Dans un genre tout différent, <strong>Sandrine Buendia</strong> (Catherine) est une éblouissante croqueuse de diamants dont les attitudes parodient Rita Hayworth (<em>Gilda</em>) tandis qu’elle tisse avec humour une solide toile d’araignée pour attraper les pigeons de passage. La voix est charnue et sensuelle, la comédienne irrésistible, un régal. Les autres personnages féminins sont tout aussi bien campés, que ce soit l’amusante et autoritaire mère du pasteur (<strong>Caroline Roëlands</strong>) ou le quatuor d’affriolantes jeunes filles.</p>
<p>Côté masculin, les jeunes prétendants Roland (<strong>Guillaume Paire</strong>), Georges (<strong>Pierre Babolat</strong>) et Petit Louis (<strong>Guillaume Beaujolais</strong>) maintiennent un excellent équilibre vocal avec leurs soupirantes, tout en apportant un contrepoint comique aux pères milliardaires de ces jeunes femmes, Jim (<strong>Jeff Broussoux</strong>), Ralph (<strong>Denis Mignien</strong>) et John (<strong>Richard Delestre</strong>), qui ont bien fait d’éviter l’accent américain. Tous savent parfaitement, tout comme leurs consœurs, chanter, danser et jouer la comédie, ce que font également très bien <strong>Halidou Nombre</strong>, très élégant barman, et <strong>Guillaume Durand</strong>, amusant et bondissant pasteur habitué à jouer des claquettes au Sphinx (un peu comme Sim dans une boîte de nuit avec sa <em>Jolie petite libellule</em> dans <em>Elle Boit pas…</em>!), sans oublier <strong>Patrick Laviosa</strong>, le chef-Commandant qui en plus du piano et de l&rsquo;accordéon, assure la bonne marche du navire transatlantique… et celle d’un orchestre sensationnel. Bref, un spectacle vraiment épatant, d’où l’on sort avec le sourire aux lèvres et des refrains entraînants plein les oreilles. Avec en prime une maxime philosophique : rien n’a trop d’importance, et au total, <em>Ça vaut mieux que d’attraper la scarlatine</em> !</p>
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		<title>Paris Chéri(es) — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/paris-cheries-paris-que-cest-bon-detre-frivole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jan 2017 06:53:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La saison dernière, Les Frivolités Parisiennes avaient élu domicile dans l’extrême intimité du Théâtre Trévise pour y ressusciter Le Farfadet d’Adolphe Adam. Cette année, on leur rendra bientôt grâces de nous restituer Le Petit Duc de Lecocq, jadis un des titres les plus populaires du répertoire léger français. Non content d’œuvrer pour l’opérette ou l’opéra-comique &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La saison dernière, <strong>Les Frivolités Parisiennes</strong> avaient élu domicile dans l’extrême intimité du Théâtre Trévise pour y ressusciter <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/le-farfadet-par-lfp-a-ne-pas-manquer"><em>Le Farfadet</em> d’Adolphe Adam</a>. Cette année, on leur rendra bientôt grâces de nous restituer <em>Le Petit Duc</em> de Lecocq, jadis un des titres les plus populaires du répertoire léger français. Non content d’œuvrer pour l’opérette ou l’opéra-comique – quand, autrement, on aurait pu revoir <em>Don César de Bazan</em>, de Massenet ? –, Les Frivolités Parisiennes redorent aussi le blason de la comédie musicale à la française : l’an dernier, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/yes-indeed-yes-we-can-a-paris"><em>Yes !</em> de Maurice Yvain</a> revivait miraculeusement au Café de la Danse, porté notamment par la délicieuse Sandrine Buendia. En ce mois de janvier, en attendant <em>Gosse de riche</em> (1924), du même Maurice Yvain, la compagnie dirigée par Mathieur Franot et Benjamin El Arbi s’associe à nouveau à l’association AREPO – Les Grands Boulevards pour proposer un pot-pourri d’airs composés entre 1905 et 1955, sur un sujet que le titre du spectacle dissimule un peu. <em>Paris Chéri(es) !</em> ne le laisse pas forcément deviner, mais la plupart des airs interprétés dans cette « fantaisie-revue » tournent autour de l’amour. Ou même franchement du sexe, autant le dire. Evidemment, il y a de quoi faire, l’esprit gaulois s’étant toujours distingué en la matière.</p>
<p>Seulement deux titres antérieurs à la Première Guerre mondiale, mais inévitables : « La Raie », créée par Dranem, et la polka burleque « Ah les Cénobites », que le public est invité à reprendre en chœur. C’est de l’entre-deux-guerres que date la majorité des chansons réunies dans le spectacle. Quelques titres relèvent clairement de l’opérette : même si Yvonne Printemps ne l’a pas enregistré, « C’est un tout petit quelque chose » vient bien de <em>Trois Valses</em> d’Oscar Strauss. D’autres viennent de revues, comme on en donnait au Moulin-Rouge. Et la majeure partie sont extraits de comédies musicales comme en programmait désormais cet ex-temple de l’opérette, Les Bouffes Parisiens, avec Albert Willemetz pour les paroles, souvent, et des noms aussi familiers que Vincent Scotto ou Georges Van Parys pour la musique, et des interprètes comme Jean Gabin ou Berthe Sylva. L’après-guerre livre une poignée de chansons coquines, destinées à Suzy Delair ou Line Renaud, avec pas mal de rythmes sud-américains.</p>
<p>Toutes ces partitions ont été arrangées par goût et un véritable art du « à la manière de », notamment par <strong>Jean-Yves Aizic</strong>, qui assure également la direction musicale, et <strong>Christophe Mirambeau</strong>, concepteur et metteur en scène du spectacle. Devant un orchestre de seize musiciens, le Frivol’ Ensemble, cinq artistes (sonorisés) chantent et dansent tambour-battant ces quelque vingt-cinq chansons. Metteur en scène du <em>Farfadet </em>l’an dernier, <strong>Pascal Neyron</strong> assume avec brio le rôle de meneur de revue, chargé de présenter la plupart des numéros, non sans en chanter aussi quelques-uns. <strong>Alexis Meriaux</strong>, vu en Petermann dans un <em>Monsieur Choufleuri </em>qui continue à tourner un peu partout en France, et <strong>Guillaume Beaujolais </strong>interprètent en solo divers titres assez croquignolets (« A Bouffémont » ou « Ma p’tite canne à la main »…) puis unissent leurs voix pour un « Jésus la Caille » où Francis Carco inspire à Joseph Kosma une partition proche de Kurt Weill. Vue l’an dernier dans <em>Yes !</em>, <strong>Léovanie Raud</strong> distille, l’air de rien, les grivoiseries qu’on lui a réservées. Mais évidemment, et comme dans <em>Yes!</em>,<em> </em>l’incroyable et increvable <strong>Charlène Duval</strong> triomphe plus que jamais, dans « Si vous aimez les poitrines » de Cole Porter, « La plus jolie fille de Melbourne », « Je veux », « Les Ananas » et d’autres titres encore qui sont autant d’irrésistibles sommets. Surtout ne vous en privez pas, ce spectacle se donne encore jusqu’au 14 janvier.  </p>
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