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	<title>Clara BELLON - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Clara BELLON - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>BOURGAULT-DUCOUDRAY, La Conjuration des fleurs &#8211; Paris (Temple du Luxembourg)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/bourgault-ducoudray-la-conjuration-des-fleurs-paris-temple-du-luxembourg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Oct 2024 03:59:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Fidèle à sa tradition de curiosité, la Compagnie de l’Oiseleur nous amène à redécouvrir un autre compositeur français bien oublié en la personne de Louis-Albert Bourgault-Ducoudray. Né à Nantes en 1840, Bourgault-Ducoudray compose son premier opéra à 18 ans, L&#8217;Atelier de Prague et intègre en 1859, la classe de composition d&#8217;Ambroise Thomas. En 1862, il &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Fidèle à sa tradition de curiosité, la Compagnie de l’Oiseleur nous amène à redécouvrir un autre compositeur français bien oublié en la personne de Louis-Albert Bourgault-Ducoudray. Né à Nantes en 1840, Bourgault-Ducoudray compose son premier opéra à 18 ans, <em>L&rsquo;Atelier de Prague</em> et intègre en 1859, la classe de composition d&rsquo;Ambroise Thomas. En 1862, il remporte le Grand Prix de Rome à la barbe de Jules Massenet (autre élève de Thomas). Son séjour à la Villa Médicis lui ouvre de nouveaux horizons. Il sera compositeur et chef d’orchestre, mais aussi pédagogue et s&rsquo;attachera à faire connaitre des musiques inconnues ou oubliées de ses compatriotes. En 1868, il fonde un chœur amateur qui se consacre à Palestrina (qu’il a découvert en Italie) et à d’autres compositeurs baroques ou de la renaissance, à l’époque tombés dans l’oubli. Il compose d&rsquo;ailleurs un <em>Stabat Mater</em> en 1874, sous-titré <em>Hymne pour Palestrina.</em> lI devient professeur d’histoire de la musique au Conservatoire de Paris en 1878. L’hellénisme est une des préoccupations intellectuelles de l’époque : peut-on par exemple retrouver l’héritage musical de l’antiquité et faire le tri des ajouts de la période byzantine ? Missionné par son ministère de tutelle, il voyage ainsi en Grèce et en revient avec <em>Trente mélodies populaires de Grèce &amp; d’Orient</em>, assorties d&rsquo;un appareil de commentaires analytiques, chants qu’il a notamment relevés auprès de simples bergers. De même, il rapportera un recueil de trente mélodies populaires de Basse-Bretagne. Cette activité d’ethnomusicologue influence ses compositions, souvent teintées d&rsquo;exotisme : <em>Carnaval d’Athènes</em> (1881), <em>Danse malgache</em>, <em>Rapsodie cambodgienne</em> (1882, dont certains avancent qu’elle aurait pu influencer les <em>Estampes</em> de Claude Debussy), <em>Danse égyptienne</em>, <em>Chant laotien pour orchestre</em> (1913), un opéra qui se passe à Bakou (<em>Thamara</em>, 1881), un autre en Bretagne (<em>Myrdhin</em>, 1905), des mélodies s’inspirant de folklores divers… Il meurt à Vernouillet en 1910, plutôt oublié, mais sa dépouille est toutefois rapatriée dans sa ville natale.</p>
<p><em>La Conjuration des fleurs</em> narre la révolte de ces dernières, soumises à un génie qui fait bien mal son travail. On nous pardonnera de déflorer le sujet. Le matin s’est levé et, sous la rosée, les fleurs s’éveillent. Le Souci prêche la révolte : « Il n’est plus de saisons, les mois sont confondus, en hiver la chaleur, en plein été les bises (…) Délivrons-nous d’un tyran détesté. C’est trop longtemps végéter (sic) en esclaves (…) Un froid tardif nous tue après un faux printemps ». On ne saurait faire livret plus actuel (d’autant que Paris était ce soir-là soumis à une pluie diluvienne). Les fleurs sont décidées à se gouverner elles-mêmes : « À nous la vie avec la liberté ! » et organisent une assemblée pour élire une reine. La Fougère anime les débats. Le Laurier se présente aux suffrages : « Je suis de race noble, je descends des dieux ! ». Les fleurs sont partagées, admirant « sa vigueur et sa valeur », mais craignant d’élire un futur tyran. La modeste Marguerite est d’un caractère opposé et ne cherche même pas à concourir : elle récolte les railleries de ses consoeurs. La Pensée tient un discours plutôt sombre et austère, et divise elle aussi l’assemblée. Tandis que l’on vote, le Coquelicot et le Bleuet devisent : elles se considèrent déjà chacune comme reines des blés. Une troupe de fleurs bretonnes (nous y voilà&#8230;) fait son entrée avec à sa tête la Fleur de la Lande qui n’a jamais connu « l’air impur des cités » et qui vante sa « chère Bretagne ».  Mais elle méprise les honneurs (la voilà non éligible !). Le suffrage ne permet pas de dégager de majorité, le Laurier et la Pensée ayant récolté le même nombre de voix. La Violette s’avance, non pour elle-même, mais pour proposer la Rose « car sa beauté soumet tous les coeurs ». Les fleurs se rallient à cette suggestion et elle est déclarée souveraine. Le Génie vient interrompre les exaltations : « Que vois-je ? On s’assemble ! On se révolte, on me menace ! On veut s’émanciper ! ». Il accuse le Souci d’avoir mené la sédition et le condamne à perdre son parfum pour une odeur repoussante, tandis qu’il pardonne aux autres fleurs. Il conclut « Vous voulez gouverner ! Ha ! Pauvres petites fleurs ! Laissez donc aux humains la fièvre et l’insomnie, des rêves de l’orgueil l’incurable folie ! Contentez-vous du lot que le ciel vous donna : allez plaire et charmer car c’est là votre rôle ». Les fleurs se rendorment.<br />Comme on le voit, l&rsquo;intrigue est mince. Les mêmes vers sont repris de nombreuses fois, mais le livret fait preuve d’esprit. On notera que l&rsquo;ouvrage est dédié à la Société Nantaise d&rsquo;Horticulture à laquelle appartenait le père du compositeur !</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/conjuration-des-fleurs-Cie-de-Loiseleur-09-10-2024-Paris-photo-Philippe-Bouvet-2-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-174239"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>© Philippe Bouvet</sub></figcaption></figure>


<p>La distribution assemble un bel éventail de chanteuses. <strong>Marion Gomar</strong> incarne le factieux Souci avec un beau sens théâtral. Le court rôle de la Fougère ne permet pas à <strong>Gabrielle Savelli</strong> de briller (elle aura toutefois eu l’occasion de mettre en valeur son beau contralto en première partie). Le Laurier de <strong>Clara Bellon</strong> est plein d’allant avec un aigu généreux. <strong>Véronique Housseau</strong> est une charmante Marguerite, finement musicale. Le timbre sombre d’<strong>Elena Rakova</strong> convient parfaitement à la ténébreuse Pensée. <strong>Aurélie Ligerot</strong> (<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/duvernoy-la-tempete-paris-temple-du-luxembourg/">que nous avions appréciée il y a peu dans <em>La Tempête</em></a>) et <strong>Mathilde Rossignol</strong> offrent un duo absolument délicieux et espiègle. <strong>Soanny&nbsp;Fay</strong>, qui chante le long air de la Lande bretonne, offre la meilleure diction féminine du plateau. On retrouve ces qualités de diction chez <strong>Jacques-François Loiseleur des Longchamps</strong> dans le court rôle du Génie qu’il défend avec musicalité et verve.</p>
<p>La partition étant brève (moins d’une heure), une première partie était consacrée à des mélodies du compositeur et à un extrait de son <em>Stabat Mater</em>. Au piano, l&rsquo;impeccable <strong>Benjamin Laurent</strong> donne de précieux éléments de contexte sur chacune des pièces exécutées, relevant à l&rsquo;occasion des influences schumaniennes ou berlioziennes. La sélection témoigne davantage de l’éclectisme du compositeur que d’un style immédiatement reconnaissable. C’est d’ailleurs peut-être ce qui explique l’anonymat dans lequel il est tombé : il s’agit plutôt d’une musique « savante », guidée par des préoccupations intellectuelles de l’époque, que de compositions flatteuses pour des oreilles plus profanes, d&rsquo;une musique de salon offrant des mélodies plus immédiates. A l’instar de celles d&rsquo;Alphonse Duvernoy ou de <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/strohl-musique-vocale/">Rita Strohl</a>, pour citer quelques redécouvertes récentes, elle ne mérite toutefois aucunement l’oubli dans lequel elle est tombée.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bourgault-ducoudray-la-conjuration-des-fleurs-paris-temple-du-luxembourg/">BOURGAULT-DUCOUDRAY, La Conjuration des fleurs &#8211; Paris (Temple du Luxembourg)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Concert Voix des Outre-Mer : Hommage à Christiane Eda-Pierre — Paris (Amphi Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/concert-voix-des-outre-mer-hommage-a-christiane-eda-pierre-paris-amphi-bastille-a-la-memoire-dune/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Maroillat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jul 2021 02:55:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sous le haut patronage de Karine Deshayes, et de Fabrice di Falco, respectivement marraine et co-fondateur du concours Voix des Outre-Mer,  les jeunes lauréats et finalistes des trois éditions, ont rendu, ce soir, un vibrant hommage à la soprano Christiane Eda-Pierre. A l&#8217;occasion de ce récital à l’Amphithéâtre de l’Opéra Bastille, avec la participation de Richard &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Sous le haut patronage de <strong>Karine Deshayes</strong>, et de <strong>Fabrice di Falco</strong>, respectivement marraine et co-fondateur du concours Voix des Outre-Mer<strong>,  </strong>les jeunes lauréats et finalistes des trois éditions,<strong> </strong>ont rendu, ce soir, un vibrant hommage à la soprano <strong>Christiane Eda-Pierre</strong>. A l&rsquo;occasion de ce récital à l’Amphithéâtre de l’Opéra Bastille, avec la participation de <strong>Richard Martet</strong>, en narrateur d’un soir, la soirée s’est imposée d’emblée non comme un concert, mais comme  un roman lyrique,  presque opératique, autour de Christiane Eda-Pierre, cette « âme vaillante » (le nom d’un mouvement de jeunesse catholique fréquenté dans son enfance) « au bon caractère de bélier » disait-elle, qui a su tirer des épreuves de sa traversée artistique  une force sereine qui sublimait dans une apparente aisance tout ce qu’elle faisait. Dans cet hommage en effet de miroir, les voix, au fil des mots distillés par Richard Martet, se font tour à tour diseuses du roman d’une vie et interprètes du cheminement artistique de Christine Eda-Pierre dans toute sa versatilité, des rives mozartiennes au répertoire français (son éblouissante Antonia dans les fameux <em>Contes d’Hoffmann</em> mis en scène par Patrice Chéreau la propulsera sur les cimes de la notoriété et aura, grâce à la télévision, un retentissement sur le grand public). La grande soprano n’a pas non plus négligé le répertoire baroque (son hallucinante Alcina d’Aix en Provence) et les créations contemporaines (son ange au parfum d’éternité du <em>Saint François d’Assise</em> de Messiaen aux cotés de José van Dam). Et il allait dès lors de soi que les répertoires de prédilection de l’artiste nourrissent le programme-hommage d’un soir à travers une galerie de personnages que Christiane Eda-Pierre a défendus avec brio.</p>
<p>Sur scène, en solo et en duo, pour conjuguer ce glorieux passé au temps présent, les lauréats et finalistes du Concours Voix des Outre-Mer, ont tous ouvert, avec talent, une fenêtre sur de belles et prometteuses perspectives futures. <strong>Clara Bellon</strong>, en Olympia, voix agile aux envolées faciles, est dotée d’un  timbre clair et d’une maîtrise souveraine de la nuance dans l&rsquo;écrin d&rsquo;une ligne de chant impeccable. <strong>Axelle Saint-Cirel</strong> se taille un beau succès personnel en Sesto de la <em>Clemenza di Tito</em>, en occupant l’espace d’une voix puissante, charnue, opulente, servie par une diction ferme et un timbre séduisant. Son tempérament dramatique fait déjà bel effet. <strong>Candice Albardier</strong> révèle un timbre séduisant lequel, nourri et travaillé, pourrait faire éclore de belles possibilités. Mais les attractions sont sans nul doute les deux barytons. <strong>Edwin Fardini</strong>  fait rutiler la puissance de sa voix grave avec une aisance de professionnel averti dans l’air d’Antenor « Monstre affreux, monstre redoutable » du <em>Dardanus</em> de Rameau. Avec sa voix ronde et chaleureuse, projetée avec autorité et panache, son excellente diction, sa présence scénique aux justes intentions dramatiques, <strong>Aslam Safla</strong> fait preuve déjà d’un bel aplomb et place la barre très haut. Quant à <strong>Marie-Laure Garnier</strong>, qu’on ne présente plus, elle se taille la part du lion, dans l’air périlleux de Vitellia « Ecco il punto… » de La Clemenza di Tito qui sollicite tous les registres de la voix, des gouffres caverneux aux cimes vertigineuses. Elle fait  ici la démonstration de ses impressionnants moyens vocaux où un grave mirifique côtoie des aigus puissants. Doté d’une présence saisissante, elle habite viscéralement le personnage de Vitellia. Aux jeunes voix, se sont unis les talents aguerris, soutiens actifs du concours des voix des Outre-Mer, terreau fertile de découvertes. Outre Karine Deshayes, interprétant pour la première fois la Comtesse Almaviva des <em>Nozze di Figaro</em> et le contre-ténor Fabrice di Falco, audacieuse et hallucinante Alcina de Haendel toute de noir vêtue, <strong>Patrizia Ciofi</strong> était aussi de la célébration, ouvrant celle-ci avec une délicate et émouvante Leïla des <em>Pêcheurs de Perles.</em></p>
<p>De par son élégance habituelle, le pianiste <strong>Jeff Cohen</strong> accentue davantage encore la mise à nu des émotions de cet hommage à la fois festif et poignant.  A cet égard, la grande complicité entre artistes, n’est pas étrangère à la réussite de cette soirée. On sent ici un accord parfait portant une vision commune de ce poème musical dédié au parcours d’une vie. Le  bouquet de mots teintés d’humour et d’émotions du contre-ténor Fabrice di Falco à Christiane Eda-Pierre, rappelant que l’illustre chanteuse n’aimait pas les voix masculines aigues, a conféré au récital une conclusion bouleversante. Sous le signe d’un bonheur partagé, la soirée est une magnifique offrande à une interprète qui tout au long de son cheminement artistique s’est distinguée par sa générosité et sa combattivité.</p>
<p> </p>
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