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	<title>Sylvia BERGÉ - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Sylvia BERGÉ - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>AUBER, Le domino noir &#8211; Paris (Opéra Comique)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/auber-le-domino-noir-paris-opera-comique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Brunetto]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Sep 2024 10:50:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il règne un air de fête pour cette rentrée de l’Opéra Comique ! Tout le personnel nous accueille portant une coiffe de pèlerine et le hall et les escaliers sont décorés par l’artiste Pître aux couleurs du spectacle. Voilà une bien joyeuse entrée en matière qui ne sera pas démentie par la suite. Ce n’est &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il règne un air de fête pour cette rentrée de l’Opéra Comique ! Tout le personnel nous accueille portant une coiffe de pèlerine et le hall et les escaliers sont décorés par l’artiste Pître aux couleurs du spectacle. Voilà une bien joyeuse entrée en matière qui ne sera pas démentie par la suite.</p>
<p>Ce n’est pas une surprise, car l’Opéra Comique a parié sur une valeur sûre pour le premier spectacle de la saison : la reprise d’un pilier du répertoire de la salle (<em>Le domino noir</em> est la neuvième œuvre la plus représentée <em>in loco</em>) et d’un spectacle créé en 2018 qui avait enthousiasmé à l’époque. Peu de risque de déplaire donc, d’autant que les deux rôles principaux sont identiques, avec le retour du couple Gillet-Dubois. Et de fait on ne peut que plussoyer <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-domino-noir-paris-opera-comique-o-ma-belle-inconnue/">aux éloges que nous avions faits à alors</a>.</p>
<p>Nous ne reviendrons pas sur l’intrigue loufoque qui suit la folle nuit de Noël d’Angèle de Olivarès, jeune novice et nièce de la reine d’Espagne, qui, sous divers déguisements envoutera Horace de Massarena et échappera à son avenir tracé de religieuse. Pas de temps mort dans le livret d’Eugène Scribe, l’intrigue qui nous mène du bal au couvent en passant par le domicile du comte Juliano au rythme d’une musique pleine de verve et de mélodies entrainantes. Elle parfaitement servie ce soir par la direction crépitante de <strong>Louis Langrée</strong> à la tête de l’Orchestre de chambre de Paris, qui dès l’ouverture nous emporte dans un tourbillon.</p>
<p>La mise en scène signée <strong>Valérie Lesort</strong> et <strong>Christian Hecq</strong> est au diapason, toujours foisonnante et imaginative, et l’on aimerait voir ce soir le spectacle pour la première fois afin de retrouver l’effet de surprise des multiples clins d’œil et les gags (souvent très drôles) dont ils ont parsemé le spectacle. Il faut évidemment associer à cette réussite les costumes aux influences très animalières de <strong>Vanessa Sannino</strong>, les décors esthétiques et astucieux de <strong>Laurent Peduzzi</strong> (avec notamment l’horloge géante qui tient un rôle clé à l’acte 1) ou encore les chorégraphies aux influences bigarrées de <strong>Glysleïn Lefever</strong>.</p>
<p>On retrouve donc ce soir avec un plaisir intact le couple d’amoureux : <strong>Anne-Catherine Gillet</strong> (Angèle) mène le bal avec toujours autant d’entrain et de malice. Elle est de toutes les scènes, s’amuse à se contrefaire, physiquement et vocalement, mais garde toujours le charme légèrement suranné de son soprano léger, à la technique très sure, dont les années ne semblent pas vouloir entamer la fraicheur.</p>
<p>Horace va comme un gant à <strong>Cyrille Dubois</strong>. Il s’amuse visiblement en jeune homme un peu niais follement épris et totalement désorienté par les « apparitions » de sa belle inconnue : jeune fille au domino à l’acte 1, paysanne aragonaise à l’acte 2 et abbesse chenue à l’acte 3. Si le chant est toujours délicat avec une utilisation intelligente de la voix mixte, il nous semble que la voix a pris du poids, ce qui nous vaut de très beaux effets de contrepoints dans les ensembles à l’acte 2.</p>
<p>Certains personnages de caractère sont de retour également et ils restent parfaitement campés : <strong>Sylvia Bergé</strong> (sociétaire de la Comédie française) est parfaite en sœur Ursule maléfique, <strong>Marie Lenormand</strong> donne toute la truculence nécessaire au personnage de Jacinthe, la gouvernante du comte Juliano, et <strong>Laurent Montel</strong> cabotine avec talent en Lord Elfort.</p>
<p>Les « nouveaux » n’ont rien à leur envier, quand bien même leurs occasions de briller sont, pour certains, plus réduites.</p>
<p>On retient en particulier <strong>Jean-Fernand Setti</strong> en Gil Perez, dont la belle voix de basse est au diapason de sa silhouette impressionnante et donne un relief particulier à son air au deuxième acte. Le comte Juliano peut compter sur le ténor sonore (voire un peu trop parfois dans la bonbonnière de la salle Favart !) et joliment timbré de <strong>Léo Vermot-Desroches</strong>, tandis que <strong>Victoire Bunel</strong> tire sans mal son épingle du jeu en Brigitte, compagne d’Angèle.</p>
<p>On applaudira enfin la diction exemplaire de tous les protagonistes (y compris le chœur Les éléments) qui permet de savourer les textes joués ou chantés sans jamais avoir recours aux surtitres.</p>
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		<title>AUBER, Le Domino noir — Paris (Opéra Comique)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-domino-noir-paris-opera-comique-o-ma-belle-inconnue/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Brunetto]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Mar 2018 05:34:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un mois après sa création sur la scène de l’Opéra de Liège, la nouvelle co-production du Domino noir signée Valérie Lesort et Christian Hecq arrive chez elle à l’Opéra Comique, où l’œuvre a été créée en 1837. Et le fait que l’on partage l’enthousiasme de Christophe Rizoud sur ce spectacle ne constitue pas vraiment une &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Un mois après sa création sur la scène de l’Opéra de Liège, la nouvelle co-production du <em>Domino noir</em> signée <strong>Valérie Lesort </strong>et <strong>Christian Hecq </strong>arrive chez elle à l’Opéra Comique, où l’œuvre a été créée en 1837. Et le fait que l’on partage <a href="https://www.forumopera.com/le-domino-noir-liege-0-de-matiere-grasse-100-de-plaisir"><u>l’enthousiasme de Christophe Rizoud</u></a> sur ce spectacle ne constitue pas vraiment une surprise, dans la mesure où tous les ingrédients de la réussite de Liège sont repris ce soir, avec pour seule différence l’Orchestre Philharmonique de Radio France et le chœur Accentus en lieu et place de l’Orchestre et des Chœurs de l’Opéra Royal de Wallonie-Liège.</p>
<p>La vivacité de la direction notée à Liège ne souffre pas de ce changement et l’on sent chez les musiciens du Philharmonique un plaisir communicatif à jouer cette musique « légère ». <strong>Patrick Davin</strong> parvient même, avec finesse, à donner vie à l’ouverture qui sonne souvent lourde et martiale. La partition, admirée par Berlioz, sait varier les atmosphères et charme par son caractère dansant : la musique pétille, de boléro en chanson aragonaise, au service du livret de Scribe, efficace et resserré.</p>
<p>La production de Valérie Lesort et Christian Hecq participe à l’impression d’effervescence, dans des décors imposants de <strong>Laurent Peduzzi</strong>, une horloge géante (copie de celle d’Orsay) qui laisse voir en transparence la salle de bal au premier acte ou un couvent blanc dont les sculptures s’animent tout à tour. <strong>Vanessa Sannino</strong> s’en est, elle, visiblement donné à cœur joie avec des costumes de bal masqué, inspirés d’animaux plus loufoques les uns que les autres. La mise en scène elle-même ne manque pas d’idées et n’hésite pas à parfois s&rsquo;approprier l’œuvre pour mieux la servir, telle cette musique electro introduite en lieu et place de l’orchestre de scène au bal masqué. C’est vivant, efficace et parfois même franchement hilarant : on retient en particulier le cochon animé du banquet chez Juliano (les marionnettes sont l’œuvre de Valérie Lesort et de Carole Allemand) au second acte, particulièrement cocasse. Il viendra d’ailleurs, comme de juste, saluer au rideau.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/4_le_domino_noir_dr_vincent_pontet.jpg?itok=5bJ0gagU" title="Brigitte de San Lucar (Antoinette Dennefeld), Comte Juliano (François Rougier) © Vincent Pontet" width="468" /><br />
	Brigitte de San Lucar (Antoinette Dennefeld), Comte Juliano (François Rougier) © Vincent Pontet</p>
<p>Les interprètes se plient avec talent et enthousiasme à l’exercice du théâtre parlé (très présent notamment au premier acte) qui alterne (comme le veut le genre de l’opéra comique) avec le chant. La diction des protagonistes est un régal de naturel et d’intelligibilité, y compris le chœur <strong>Accentus</strong> d’une grande précision en plus d’une belle musicalité.</p>
<p><strong>Anne-Catherine Gillet</strong> s’octroie la part du lion dans la partition, dans le rôle omniprésent d’Angèle, taillé par Auber aux côtes de Mademoiselle Cinti-Damoreau (créatrice entre autres de la Comtesse Adèle dans <em>Le Comte Ory</em>). Quel abattage scénique, quel charme ! On la sent jubiler à contrefaire son apparence et sa voix (notamment en abbesse chenue) pour dérouter le pauvre Horace. Un charme dont la fraicheur du timbre, intacte, conjuguée à des aigus épanouis et à une agilité sans faille ne sont certes pas étrangers. Son Horace, lunaire et désemparé, a les attraits de <strong>Cyrille Dubois</strong>, ténor léger, qui enchante tant par son élégance que par son émission haute et délicate.</p>
<p>Les autres chanteurs ont moins de matière à se mettre sous la dent. <strong>Antoinette Dennenfeld</strong> (Brigitte, compagne et confidente d’Angèle) n’en brille pas moins dans les ensembles du premier acte et dans son air au dernier acte, grâce à son mezzo chaleureux et sonore. <strong>Marie Lenormand</strong> fait, elle, par sa gouaille, son beurre de la servante Jacinthe (et son air « S’il est sur terre un emploi ») tout comme son amoureux, Gil Perez, dont <strong>Laurent Kubla</strong>, chante avec gourmandise son « Deo gratia » juste imbibé comme il faut. Le ténor bien projeté de <strong>François Rougier</strong> (Juliano) ressort bien dans les ensembles du deuxième acte. Quant aux comédiens <strong>Sylvia Bergé </strong>(Sœur Ursule qui n’est pas sans faire penser à une certaine Cruella d’Enfer) et <strong>Laurent Montel </strong>(Lord Elfort à l’accent british bien exagéré), ils ne se laissent pas faire et n’hésitent pas eux-aussi à pousser la note.</p>
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		<title>AUBER, Le Domino noir — Liège</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-domino-noir-liege-0-de-matiere-grasse-100-de-plaisir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Feb 2018 02:14:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Faisons un vœu : qu’Auber cesse d’être une station de RER et redevienne pour le plus grand nombre ce musicien que le 19e siècle appréciait. Son trentième ouvrage lyrique, Le Domino noir, actuellement à l’affiche de l’Opéra de Liège et prochainement salle Favart, pourrait aider ce souhait à se réaliser. Représentée plus de 1200 fois &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Faisons un vœu : qu’Auber cesse d’être une station de RER et redevienne pour le plus grand nombre ce musicien que le 19e siècle appréciait. Son trentième ouvrage lyrique, <em>Le Domino noir</em>, actuellement à l’affiche de l’Opéra de Liège et prochainement salle Favart, pourrait aider ce souhait à se réaliser. Représentée plus de 1200 fois entre 1837 et 1909, l’œuvre a depuis sombré dans l’oubli sans que rien ne justifie pareille mise en quarantaine.</p>
<p>Les musicologues aiment encore disséquer une partition que Berlioz jugeait « vive et amusante » pour extirper à la sonde cannelée ce qu’elle doit à Rossini et Boieldieu. Bizet, Offenbach, Verdi – entre autres – ont plongé leurs stylets dans le corps encore vivant de cette musique. Le livret, vingt-troisième d’une collaboration avec Scribe (qui en compte trente-quatre !), s’apparente à un vaudeville. Dans une Espagne de convention, prétexte à boléro et danses alors à la mode, Angèle de Olivarès s’échappe du couvent pour s’étourdir une dernière fois dans un bal masqué avant de prendre définitivement le voile. Gardien de l’incognito, son domino noir sera cause de confusion sentimentale et de quiproquos jusqu’au dénouement joyeux en forme d’épousailles. Comment a-t-on pu se détourner de tant de bonne humeur ? Notre époque, abreuvée de drames, saura-t-elle accepter cet excès de légèreté comme un nécessaire antidote à ses idées noires afin que revive un genre oublié. Rossini, Vivaldi ont eu droit à leur renaissance, pourquoi ne pas réapprendre au public l’opéra-comique ? </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/dom8.jpg?itok=YbN2YnSF" title="© Lorraine Wauters – Opéra Royal de Wallonie-Liège" width="468" /><br />
	© Lorraine Wauters – Opéra Royal de Wallonie-Liège</p>
<p><strong>Valérie Lesort</strong> et <strong>Christian Hecq</strong> n’ont pas cette prétention. Familiers du spectacle vivant – elle plasticienne couronnée de prix, lui sociétaire de la Comédie-Française – mais étrangers l’un et l’autre à l’art lyrique, leur approche possède la candide humilité – qui ici n’est pas timidité – d’une première fois. Ni vision, ni transposition et autres arrangements dont l’effet immédiat aurait été de renvoyer l’ouvrage aux oubliettes mais au contraire une lecture à la lettre du livret de manière à ce que l’intrigue habilement ficelée par Scribe puisse être comprise de tous. Des décors agréables à l’œil, un par acte, comme un pied de nez à l’austérité que les mises en scène aujourd’hui à force d’épure et d’économie ont fini par édicter en norme ; des costumes imaginatifs et colorés ; des gags en nombre suffisant pour amuser sans toutefois distraire l’attention ; des dialogues parlés – le talon d’Achille du genre – adaptés avec respect, sans couture visible, ni lourdes allusions à l’actualité. Que demander de plus ?</p>
<p>C’est évidemment d’une baguette de plume que <strong>Patrick Davin</strong> dirige l’Orchestre de l’Opera Royal de Wallonie tout en veillant, dans les ensembles, à huiler une mécanique héritée de Rossini. Les chœurs souvent séparés, masculins au 2e acte, féminins au 3e, ne nous ont jamais paru aussi heureux de chanter ensemble.</p>
<p><strong>Anne-Catherine Gillet</strong> prête à Angèle sa grâce et son soprano au gazouillis délicieusement désuet, conforme à ce que demandent au chant français en termes d’intelligibilité des oreilles francophones, brillant dans les passages virtuoses – pas si nombreux –, idéal qu’il s’agisse de flirter, de jouer une nièce aragonaise ou, la dignité de sa charge d&rsquo;abbesse retrouvée, de tracer au-dessus de la harpe une prière fervente d’un trait pur et droit. Le rôle fut écrit à l’intention de Laure Cinti-Damoreau, alors pensionnaire depuis peu de l’Opéra-Comique après avoir brillé dix ans au firmament de l’Opéra de Paris. Sans doute est-ce la raison pour laquelle sa partition regorge de numéros alors que ses partenaires sont mis à la portion congrue. Comment ne pas le regretter lorsque le tendre Horace est interprété par <strong>Cyrille Dubois</strong> et que l’air attendu, destiné à mettre en valeur toutes les qualités appréciées auparavant par bribes, ne survient pas. Le ténor normand coche pourtant toutes les cases de ce répertoire : diction, élégance, hauteur d’émission, justesse de la voix chantée et – moins évident – de la voix parlée.</p>
<p><strong>Marie Lenormand</strong> réussit ses couplets du vieux garçon et mieux encore son numéro de duègne gonflée à l’hélium. <strong>François Rougier</strong> en Juliano, <strong>Antoinette Dennefeld</strong> en Brigitte <strong>Laurent Kubla</strong> en Gil Perez n’appellent que des éloges et c’est en lisant le programme que l’on découvre que <strong>Sylvia Bergé</strong>, Sœur Ursule digne d’un film de Louis de Funès, est sociétaire de la Comédie-Française. Preuve de l’attention portée au mot autant qu’aux notes, une des conditions nécessaires au genre opéra-comique (où, rappelons-le, textes parlés alternent avec textes chantés).</p>
<p>Tout concourt ainsi à valider l&rsquo;exhumation de l&rsquo;ouvrage, à expliquer le succès qu&rsquo;il connut près d&rsquo;un siècle durant et à prendre du début à la fin de la représentation un plaisir rendu inavouable par des décennies d’intégrisme musicologique. « Mangez léger », nous assènent en permanence les mousquetaires de la diététique et de la santé. Qu&rsquo;il est bon aussi d&rsquo;écouter et de voir léger.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-domino-noir-liege-0-de-matiere-grasse-100-de-plaisir/">AUBER, Le Domino noir — Liège</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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