<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Freda BETTI - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/betti-freda/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/betti-freda/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 07 Mar 2023 19:06:49 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.2</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Freda BETTI - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/betti-freda/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Hervé, Le Joueur de flûte, Trombolino, Le Retour d&#039;Ulysse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/herve-le-joueur-de-flute-trombolino-le-retour-dulysse-autour-dhelene/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Mar 2019 10:52:11 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/herve-le-joueur-de-flute-trombolino-le-retour-dulysse-autour-dhelene/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les ténors José Dupuis et Jean-Laurent Kopp, le baryton Couder et la mezzo Léa Silly sur les planches du Théâtre des Variétés en 1864 : La Belle Hélène, bien sûr. Oui, mais pas seulement, car ces artistes, qui allaient créer les rôles de Pâris, de Ménélas, d’Agamemnon et d’Oreste en décembre, avaient déjà été réunis quelques &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/herve-le-joueur-de-flute-trombolino-le-retour-dulysse-autour-dhelene/"> <span class="screen-reader-text">Hervé, Le Joueur de flûte, Trombolino, Le Retour d&#039;Ulysse</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/herve-le-joueur-de-flute-trombolino-le-retour-dulysse-autour-dhelene/">Hervé, Le Joueur de flûte, Trombolino, Le Retour d&#039;Ulysse</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les ténors José Dupuis et Jean-Laurent Kopp, le baryton Couder et la mezzo Léa Silly sur les planches du Théâtre des Variétés en 1864 : <em>La Belle Hélène</em>, bien sûr. Oui, mais pas seulement, car ces artistes, qui allaient créer les rôles de Pâris, de Ménélas, d’Agamemnon et d’Oreste en décembre, avaient déjà été réunis quelques mois auparavant, sur les mêmes planches, pour une autre œuvre lyrique travestissant l’antiquité : <em>Le Joueur de flûte</em>, opéra-bouffe en un acte dû à celui en qui l’on reconnaît parfois le « vrai » créateur de l’opérette : Hervé.</p>
<p>Puisque le Palazzetto Bru Zane a décidé de remettre Hervé à l’affiche, on ne se plaindra pas que le label Malibran remette en avant un disque réunissant trois œuvres en un acte de Florimond Ronger, pour désigner sous son vrai nom le « compositeur toqué » : <em>Le Retour d’Ulysse</em>, qui vient de connaître un joli succès <a href="https://www.forumopera.com/le-retour-dulysse-paris-marigny-le-mythe-demythifie">au Théâtre Marigny</a> (créé en 1862,  le susdit Couder y tenant le rôle-titre), <em>Le Joueur de flûte</em> (1864) et <em>Trombolino</em> (1868).</p>
<p><em>Le Retour d’Ulysse</em> est ici le moins bien traité : l’ouverture est supprimée, ainsi que tous les dialogues parlés, ce qui rend difficile de goûter tout le sel de cette bouffonnerie qui a sans doute besoin de la scène pour produire tout son effet. Néanmoins, et c’est une fois de plus tout le prix de ces concerts radiodiffusés dans les années 1950 et 1960, on y entend une équipe de chanteurs-acteurs qui s’ébattent dans ce répertoire comme des poissons dans l’eau. <strong>Jean Giraudeau</strong> est-il jamais meilleur que dans l’opérette ? Après avoir été le Mari dans la version de référence des <em>Mamelles de Tirésias</em> enregistrée, il retrouve comme partenaire la créatrice du rôle de Thérèse, <strong>Denise Duval</strong>, régulièrement sollicitée pour les concerts d’opérette de la RTF (<em>Geneviève de Brabant, Les Brigands, La Jolie Parfumeuse</em> d’Offenbach, <em>Au temps des croisades</em> de Claude Terrasse…). C’est avec un chic inimitable que l’égérie de Poulenc chante les exquises sottises que débitent Penilla ou Pénélope (préfigurant Hélène, celle-ci évoque les obstacles qui feront non pas cascader mais « trébucher ma vertu »). <strong>Gilbert Moryn</strong> est un très truculent brigand Trombolino, et <strong>Joseph Peyron </strong>un Coqsigru délicieusement niais.</p>
<p>Il est permis de trouver plus consistant le livret du <em>Joueur de flûte</em>, même s’il serait peut-être difficile aujourd’hui de faire passer un texte truffé d’allusions à la fois érudites et comiques, notre connaissance de l’antiquité n’étant plus tout à fait celle du public instruit des années 1860. Un exemple : dans le vaudeville final, le sénateur Cucurbitus chante ce couplet : « Romaines de la décadence, Engloutisseuses de quibus, Luttez de luxe, d’élégance ! Aux courses de Vincennius Fabriquez-vous un visage De rouge et de plâtrage ; Un autre siècle viendra Où tout ça changera, Où la femme simple et pure, Méprisant la parure, Dira, montrant ses enfants, Voilà mes diamants »… Combien de personnes aujourd’hui utilisent encore le mot <em>quibus</em> pour désigner l’argent, et combien de spectateurs saisiront l’allusion finale à Cornélie, mère des Gracques ? Père de Georges Courteline, Jules Moinaux n’était pas n’importe qui, et Offenbach fit à plusieurs reprises appel à ses services de librettiste (<em>Les Deux Aveugles</em>, <em>Le Voyage de M. Dunanan père et fils</em>, <em>Les Géorgiennes</em>). Il se trouve par ailleurs que <em>Le Joueur du flûte</em> semble avoir particulièrement inspiré Hervé, qui fait ici preuve de plus de finesse qu’en d’autres occasions.</p>
<p>Là encore, une distribution de choc avait été réunie. <strong>Fanély Revoil</strong> se révèle une comédienne redoutable, truculente héroïne de théâtre de boulevard comme put jadis l’être une Jacqueline Maillan. <strong>Aimé Doniat</strong> n’est pas le ténor qu’était Dupuis, mais son baryton léger est agile, le falsetto passe comme une lettre à la poste, et quel personnage ! <strong>Gaston Rey</strong> parle autant qu’il chante, mais il le fait tellement bien qu’on lui pardonne tout. <strong>Freda Betti</strong> et <strong>René Hérent </strong>complète idéalement cette fine équipe.</p>
<p>Peut-être, après tout, est-ce dans ce format bref que le génie d’Hervé se révèle le mieux ; il y a en tout cas dans ce répertoire encore matière à bien des redécouvertes.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/herve-le-joueur-de-flute-trombolino-le-retour-dulysse-autour-dhelene/">Hervé, Le Joueur de flûte, Trombolino, Le Retour d&#039;Ulysse</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Œdipe</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/oedipe-en-attendant-2036/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 May 2018 15:30:57 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/oedipe-en-attendant-2036/</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’Opéra de Paris a décidément la mémoire courte, et se montre fort réticent à reprendre les rares titres considérés comme des chefs-d’œuvre parmi tous ceux qui ont été créés au Palais Garnier. Pendant plusieurs années, une rumeur a prétendu que l’on verrait bientôt à Bastille l’Œdipe d’Enesco, dont la première avait eu lieu à Paris &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/oedipe-en-attendant-2036/"> <span class="screen-reader-text">Œdipe</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/oedipe-en-attendant-2036/">Œdipe</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’Opéra de Paris a décidément la mémoire courte, et se montre fort réticent à reprendre les rares titres considérés comme des chefs-d’œuvre parmi tous ceux qui ont été créés au Palais Garnier. Pendant plusieurs années, une rumeur a prétendu que l’on verrait bientôt à Bastille l’<em>Œdipe </em>d’Enesco, dont la première avait eu lieu à Paris en 1936 ; on parlait d’une coproduction avec Bruxelles, où <em>Œdipe</em> fut monté <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/chef-doeuvre-a-peaufiner">par la Fura dels Baus en 2011</a>. Hélas, ces bruits sont restés lettre morte, et l’on se demande s’il ne faudra pas maintenant attendre 2036 pour que le centenaire de la création de l’œuvre lyrique d’Enesco connaisse à nouveau les honneurs de notre capitale (le Capitole de Toulouse, lui, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-revanche-de-lhumain">a eu le courage de la présenter en 2008</a>).</p>
<p>En attendant cette hypothétique <em>Œdipe </em>parisien, on pourra aller voir l’œuvre à Amsterdam, où elle sera donnée en décembre prochain, dans la production bruxelloise également vue à Londres en 2016. Et pour se préparer à ces représentations, on se tournera naturellement vers le disque. Si l’on oublie momentanément la version traduite en roumain (donnée pour la première fois à Bucarest en 1958), il existe trois enregistrements d’<em>Œdipe</em> sous sa forme originale en français. La plus récente est un <em>live</em> capté au Staatsoper de Vienne, dirigé par Michael Gielen, avec Monte Pederson dans le rôle-titre. Le seul enregistrement de studio est celui gravé en 1989 par Lawrence Foster à la tête de l’orchestre de Monte-Carlo, avec José van Dam en Œdipe ; dans ces deux versions, le rôle de la Sphynge était tenu par Mariana Lipovsek. Le label Malibran réédite la plus ancienne, écho d’un concert radiophonique de 1955, avec une distribution intégralement francophone, qui inclut même deux artistes ayant participé à la création. C’est dire la valeur de document qu’offre ce disque, où l’on trouve réunie la fameuse Troupe de l’Opéra de Paris à l’époque de son zénith, nous y reviendrons.</p>
<p>A la tête de l’orchestre, <strong>Charles Bruck</strong>. Un chef roumain pour diriger l’œuvre de son compatriote, mais surtout un très grand chef pour l’opéra du XXe siècle, qui allait diriger deux ans plus tard un inoubliable <em>Ange de feu</em>. Grâce à lui, <em>Œdipe</em> est parcouru d’un souffle exceptionnel et, moins de vingt ans après sa création, la partition se pare d’une modernité qu’elle ne retrouvera guère sous la direction plus placide d’un Lawrence Foster. Les quelques coupures ne défigurent pas l’œuvre, et la durée totale est ici comparable à celle du <em>live</em> paru chez Naxos, même s’il manque environ une demi-heure de musique par rapport à l’intégrale de studio EMI.</p>
<p>Quant à la distribution, elle est exceptionnelle car tout le monde y chante dans sa langue, et y chante admirablement, avec un style empreint de noblesse, loin de tout histrionisme. <strong>Xavier Depraz</strong> trouve là le rôle de sa vie, ou du moins l’un des rôles, déclamant à merveille, ne faisant qu’un avec son personnage tourmenté. <strong>Rita Gorr</strong> se surpasse dans la scène de la Sphinge, tandis que <strong>Geneviève Moizan </strong>campe une Jocaste aux moyens opulents. <strong style="font-size: 14px;">Berthe Monmart</strong> en Antigone relève du grand luxe, et <strong style="font-size: 14px;">Freda Betti </strong>est une truculent Mérope. Du côté des nombreuses voix d’homme, c’est la fête, avec l’équipe des concerts de la RTF à l’époque : côté clefs de fa, les excellents <strong>André</strong> <strong>Vessières </strong>et<strong> Lucien Lovano</strong>, côté ténors, un <strong>Joseph Peyron </strong>très acceptable en Laïos et un <strong>Jean Giraudeau</strong> pittoresque en berger. </p>
<p>Et en complément, le coffret propose même les dix dernières minutes de la version en roumain, pour ceux qui préfèrent Enescu à Enesco. </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/oedipe-en-attendant-2036/">Œdipe</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Madame l&#039;Archiduc</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/madame-larchiduc-jacques-et-les-travestis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Nov 2016 07:39:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/madame-larchiduc-jacques-et-les-travestis/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Même si l’œuvre fait parfois le bonheur des troupes amateurs, Madame l’Archiduc attend encore sa résurrection professionnelle sur une grande scène lyrique. Il y a du travail pour que cette opérette de 1874 parle au public d’aujourd’hui car il ne faut surtout pas espérer y trouver l’Offenbach d’avant la guerre franco-prussienne : guère de satire et &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/madame-larchiduc-jacques-et-les-travestis/"> <span class="screen-reader-text">Madame l&#039;Archiduc</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/madame-larchiduc-jacques-et-les-travestis/">Madame l&#039;Archiduc</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Même si l’œuvre fait parfois le bonheur des troupes amateurs, <em>Madame l’Archiduc</em> attend encore sa résurrection professionnelle sur une grande scène lyrique. Il y a du travail pour que cette opérette de 1874 parle au public d’aujourd’hui car il ne faut surtout pas espérer y trouver l’Offenbach d’avant la guerre franco-prussienne : guère de satire et beaucoup de tendresse, voire de sensiblerie, avec un livret qui n’est pas vraiment palpitant. Pourtant, il y a dans la partition des passages qui lancent des regards appuyés vers les grands succès de la décennie précédente. La chanson du capitaine Fortunato reprend les effets de trompette de la chanson du régiment dans <em>La Grande-Duchesse</em>. La magnifique mélodie du « Tais-toi, tais-toi, tu n’es pas plus malin que moi », adressé par Marietta à Giletti, évoque inévitablement le « Mon Dieu, que les hommes sont bêtes » chanté à Piquillo par la Périchole chante à Piquillo. <em>Madame l’Archiduc</em>, c’est aussi le fameux Sextuor de l’Alphabet, chanté par Anne Sofie von Otter et quelques complices lors du concert Offenbach dirigé par Marc Minkowski ; c’est l’air « Brigadier vous avez raison » qui inspira sans doute la chanson 1900 du même titre, l’air de Marietta « L’Archiduc n’a pas eu ça », ou le duo Fortunato-Marietta, « Le plus gentil des trois ». Le démarrage est laborieux, mais les deuxième et troisième acte sont plus riches musicalement.</p>
<p>Du temps de la RTF, ou même de l’ORTF, <em>Madame l’Archiduc</em> connut plusieurs fois les honneurs du concert. Le label Malibran nous livre ce qui semble être la version la plus ancienne (1956 ou 1958 ou), rééditée par l&rsquo;INA mais uniquement en téléchargement. Le concert de 1963, sous la baguette de Jean-Claude Hartemann, fut diffusé en CD par Musidisc dans la série « Gaîté Lyrique », avec Lina Dachary en Marietta et Raymond Amade en Fortunato ; Gaston Rey retrouvait le rôle du comte, Aimé Doniat, Fortunato en 1958, y devenait Riccardo, tandis que René Lenoty passait de Giletti à un conspirateur, rejoignant Jacques Pruvost et Genio. La version de 1969, à nouveau dirigée par <strong>Marcel Cariven</strong>, proposait à côté des inévitables Pruvost, Rey et Lenoty dans de petits rôles, des têtes d’affiche renouvelées et un peu plus conformes aux tessitures voulues par Offenbach.</p>
<p>En 1874, Marietta fut créée par la mezzo Anna Judic, et Fortunato, rôle travesti, par la soprano Laurence Grivot. Qu’entendons-nous en 1958 ? Un soprano léger en Marietta et un ténor en Fortunato. Dans ces conditions, que reste-t-il du duo censé soprano-mezzo ? C’est seulement en 1969 que sera restitué à une voix féminine ce personnage qui se qualifie lui-même de « Piccolino Cherubino ». <strong>Claudine Collart</strong> est irrésistible, même si elle n’a pas du tout la voix du rôle, et <strong>Aimé Doniat</strong> justifie sa réputation de chanteur de charme. Autour d’eux, des voix chargées de personnalité, comme celle, toujours incroyable, d’<strong>André Balbon</strong> en archiduc. <strong>Gaston Rey</strong>, décidément mis à toutes les sauces par la Radiodiffusion française – la même année, il était Raflafla, rôle de ténor, dans <em>Mesdames de la Halle</em> –, hérite cette fois d’un personnage créé à ses débuts par le grand Lucien Fugère, baryton pour qui Massenet allait plus tard écrire quelques-uns de ses plus beaux rôles.</p>
<p>L’Offenbach qu’on aime, le « vrai », on le retrouve dans <em>Le Fifre enchanté </em>: cette petite chose en un acte contient intacte toute la verve de la <em>Belle Hélène</em>, et pour cause : l’œuvre date de 1864 (elle fut d’abord créée à Bad Ems, puis quatre ans plus tard aux Bouffes Parisiens). Une fois de plus, le rôle principal masculin, conçu pour une chanteuse en travesti, est abusivement confié à un ténor, mais il faut bien en prendre son parti. Et même s’il manque le chœur des Fifres, le plaisir de la redécouverte l’emporte, avec notamment le quintette « Ça sent la truffe ». L’esprit des interprètes fait accepter beaucoup de choses,<strong> Nicole Broissin</strong> est à la hauteur du rôle virtuose de Coraline, et même <strong>Joseph Peyron</strong> parvient à être très acceptable en Rigobert, même si on aimerait entendre une soprano qui rétablirait l’équilibre des voix voulu par Offenbach.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/madame-larchiduc-jacques-et-les-travestis/">Madame l&#039;Archiduc</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pâris ou le bon juge</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/paris-ou-le-bon-juge-perles-gauloises/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Jan 2016 06:43:53 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/paris-ou-le-bon-juge-perles-gauloises/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Avant que l’opérette trouve sur France Musique un défenseur en la personne de Benoît Duteurtre, les titres les plus rares avaient leur chance d’être redécouverts grâce à la Radiodiffusion française. Au milieu des années 1950, l’émission hebdomadaire « Un peu… beaucoup… passionnément », animée par Dominique Plessis et Ange Gilles, donna ainsi à entendre quantité d’œuvres légères &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/paris-ou-le-bon-juge-perles-gauloises/"> <span class="screen-reader-text">Pâris ou le bon juge</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/paris-ou-le-bon-juge-perles-gauloises/">Pâris ou le bon juge</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Avant que l’opérette trouve sur France Musique un défenseur en la personne de Benoît Duteurtre, les titres les plus rares avaient leur chance d’être redécouverts grâce à la Radiodiffusion française. Au milieu des années 1950, l’émission hebdomadaire « Un peu… beaucoup… passionnément », animée par Dominique Plessis et Ange Gilles, donna ainsi à entendre quantité d’œuvres légères qu’on ne jouait plus guère sur les scènes.</p>
<p>Le label Malibran propose en un CD trois de ces émissions, dont deux consacrées à des opérettes de Claude Terrasse, et la dernière à une personnalité infiniment moins connue : Józef Zygmunt Szulc (1875-1956), compositeur polonais venu étudier à Paris auprès de Massenet. C’est surtout dans l’entre-deux-guerres qu’il fit carrière, avec toute une série de comédies musicales. Avec <em>La Victoire de Samothrace</em>, nous sommes dans une comédie musicale typique des années 1920 : le titre ne renvoie pas à la statuaire antique mais se déroule dans une maison de couture, et conte sur des rythmes influencés par le jazz les amours du trottin Rirette et de Freddy. Józef Szulc venait de mourir un an auparavant quand <em>La Victoire de Samothrace</em> fut diffusé en 1957. En dehors des duos entre les deux amoureux, on mentionnera le chœur des huissiers, « Saisissons les caleçons des garçons », mais on glissera sur l’air du couturier Stilligman, dont les paroles embaument un certain humour xénophobe et antisémite qui ne gagne pas forcément à être ranimé. Heureusement, <strong>Denise Duval</strong> et <strong>Jean Giraudeau</strong> sont de tels artistes qu’ils parviennent à transcender les limites de cette musique.</p>
<p>On retrouve le même couple avec beaucoup de plaisir dans <em>Au temps des croisades</em> de Claude Terrasse, œuvre infiniment plus savoureuse, qui avait permis à la troupe des Brigands de faire les beaux soirs du théâtre de l’Athénée <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/rires-et-chansons">en décembre 2009</a>. En 1901, le livret troussé par Franc-Nohain ayant été interdit par la censure, le Théâtre des Mathurins dut se contenter d’une série de représentations privées, mais il n’en survécut pas moins la valse en duo qui donna son nom à la version révisée de l’œuvre, <em>Péché véniel</em>. Pour le reste, le livret est truffé d’absurdités joyeusement anachroniques, comme le jeu du Pal (consistant à trouver des mots commençant par cette joyeuse syllabe chère à Verlaine et à Chabrier).</p>
<p>Perle de la plus belle eau, enfin, avec <em>Pâris ou le bon juge</em>, sur un livret dû au tandem Caillavet-de Flers, régal de cet esprit boulevardier parisien des années 1900, et dont la gauloiserie suscita les foudres de l’abbé Louis Bethléem, incarnation de la conscience morale sous la Troisième République. Diffusé en 1957, redonné à la Radiodiffusion française en février 1968 avec une distribution différente, <em>Pâris ou le bon juge</em> vient d’être ressuscité en septembre 2015 dans le cadre de la première édition du Festival angevin d’opéra-bouffe, manifestation à suivre. Hélas, de « cet ouvrage dont maints passages sont purement abjects », il manque évidemment ici tous les dialogues, remplacés par l’intervention des deux animateurs de l’émission, mais aussi beaucoup de musique : le final du premier acte, par exemple, et plusieurs airs, dont le très grivois « Par un soir du printemps dernier » où Vénus explique avoir été conquise par le « panache » de Mars. Enregistré dans les années 1930 par Edmée Favart, il ne fait aucun doute que <strong>Freda Betti </strong>y aurait brillé, à en juger par la pertinence de sa composition. Fils du grand Samson de l’Opéra de Paris, <strong>Jacques Luccioni</strong> est impayable dans le rôle de Sylvain, le satire-rosière. <strong>Joseph Peyron </strong>est un Pâris plus niais que possible, comme il convient. <strong>Christiane Harbell </strong>est une charmante Glycère, jusque dans la parodie du grand genre avec l’invocation de la déesse Discorde. Plutôt que de pratiquer la réanimation artificielle sur les partitions désormais inertes d’Hervé, ne vaudrait-il pas mieux monter plus souvent Claude Terrasse ?</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/paris-ou-le-bon-juge-perles-gauloises/">Pâris ou le bon juge</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Maître Pierre</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/abelard-entier-et-meme-un-peu-plus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 May 2011 13:47:32 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/abelard-entier-et-meme-un-peu-plus/</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’opéra n’a jamais reculé devant les héros qui finissent émasculés, quitte à édulcorer un peu cette conclusion peu glorieuse. Atys en est la preuve éclatante ; avec moins de succès, l’histoire d’Abélard a elle aussi inspiré divers compositeurs, surtout dans les pays anglo-saxons. En France, avant l’Héloïse et Abélard d’Ahmed Essyad, créé en 2000 à Mulhouse &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/abelard-entier-et-meme-un-peu-plus/"> <span class="screen-reader-text">Maître Pierre</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/abelard-entier-et-meme-un-peu-plus/">Maître Pierre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          L’opéra n’a jamais reculé devant les héros qui finissent émasculés, quitte à édulcorer un peu cette conclusion peu glorieuse. <em>Atys </em>en est la preuve éclatante ; avec moins de succès, l’histoire d’Abélard a elle aussi inspiré divers compositeurs, surtout dans les pays anglo-saxons. En France, avant l’<em>Héloïse et Abélard</em> d’Ahmed Essyad, créé en 2000 à Mulhouse et repris en 2001 au Châtelet, Gounod se laissa tenter en 1877 par ce sujet scabreux, pour ce qui aurait dû être son douzième opéra. Alors que l’orchestration en était à moitié terminée à l’été 1878, il abandonna ce travail pour s’attaquer au <em>Tribut de Zamora</em>. Il arrangea par la suite la musique composée pour <em>Maître Pierre</em> en une « Suite dramatique en quatre parties » incluant pour les deux personnages principaux quelques beaux airs et plusieurs superbes duos de haute tenue (<em>Polyeucte </em>n’est pas loin). En 1904, la veuve de Gounod demanda à Saint-Saens de compléter le dernier acte ; des récitatifs furent ajoutés entre les airs, et un prélude en guise d’ouverture. Plus tard, Max d’Ollone arrangea la scène finale, avec assomption d’Héloïse et force volées de cloches, à l’encontre des intentions de Gounod, qui prévoyait de clore l’œuvre sur un chœur d’hommes pour accompagner la mort et l’ensevelissement d’Abélard à l’abbaye de Cluny.</p>
<p> </p>
<p>Si c’est d’outre-Rhin que nous venait la résurrection récente de <em>La Nonne sanglante</em>, avec une équipe vocale dont l’idiomaticité du français chanté reste à démontrer, il fut un temps où la France se chargeait elle-même de défendre les raretés de son patrimoine musical. Malibran nous livre ici dans son intégralité le concert radiophonique du 19 octobre 1951 – les aigus saturent souvent, le son est parfois étouffé –, avec une première plage de cinq bonnes minutesoù une récitante compassée explique ce qui va suivre, dans le plus pur style « speakerine de l’ORTF » ; on la retrouve, hélas à peine moins bavarde, au début de chaque acte.</p>
<p> </p>
<p>La fraîcheur et la fermeté de la voix de <strong>Géori Boué</strong> font évidemment merveille dans cette musique où elle trouva toujours à s’épanouir, ainsi qu’en témoignent sa Mireille ou le <em>Faust </em>enregistré par Beecham (1948). Comme les meilleures héroïnes de Gounod, le personnage d’Héloïse unit candeur et ferveur religieuse, non sans rappeler Marguerite, la sensualité en moins. Le timbre vieilli et la diction vieillotte d’<strong>Henri Le Clezio</strong> ne contribuent guère à faire de lui un amoureux crédible, mais Abélard n’est après tout pas un jeune premier, puisqu’il comptait 22 printemps de plus que son élève. <strong>Michel Roux </strong>est en revanche un majestueux Bernard de Clairvaux.</p>
<p> </p>
<p>Le court extrait de <em>Mors et Vita </em>reste anecdotique, surtout face à la concurrence de l’excellente intégrale Plasson. Des deux airs sacrés accompagnés à l’orgue, enregistrés par Carlo Ciabrini (directeur de Malibran Music depuis une quinzaine d’années), on dira simplement qu’ils n’étaient peut-être pas indispensables dans ce coffret consacré à des enregistrements historiques.</p>
<p> </p>
<p>Quant au <em>Médecin malgré lui</em>, ce régal que Jérôme Deschamps serait décidément bien avisé de proposer au public parisien qui ne l’a pas revu depuis 1978, les extraits ici réunis – avec une parfaite qualité sonore, contrairement à <em>Maître Pierre</em> – donnent une vision à peu près complète de l’œuvre : par rapport à l’enregistrement de 1972 (reporté en CD en 1992 par Musidisc dans la série « Gaieté lyrique »), avec Jean-Christophe Benoît dans le rôle principal, ne manquent que l’air « Vive la médecine » et le final du 3e acte. Alors qu’elle était la nourrice Jacqueline dans la version de 1972, <strong>Lina Dachary</strong> est en 1959 une piquante Lucinde. Agé de 57 ans, <strong>Louis Musy</strong> campe un Sganarelle beaucoup moins juvénile, mais d’une truculence exceptionnelle. En Léandre, <strong>Michel Cadiou</strong> n’a aucun mal à surpasser Michel Hamel.</p>
<p> </p>
<p>Au total, une version très recommandable d’une perle trop peu souvent donnée, et l’unique enregistrement d’une rareté oubliée : pour les amateurs de musique française, deux bonnes raisons de se procurer ce disque.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/abelard-entier-et-meme-un-peu-plus/">Maître Pierre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
