<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Patrick BLACKWELL - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/blackwell-patrick/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/blackwell-patrick/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Wed, 29 May 2024 07:36:16 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.2</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Patrick BLACKWELL - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/blackwell-patrick/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>BEETHOVEN, Fidelio &#8211; Barcelone</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/beethoven-fidelio-barcelone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 May 2024 04:01:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=164219</guid>

					<description><![CDATA[<p>On estime à plus de cinq millions rien qu’en France le nombre de personnes souffrant d’un handicap auditif. Comment rendre l’opéra plus inclusif en s’adressant à ces populations, tel est le défi auquel s’attaque le réalisateur, scénariste et producteur de cinéma vénézuélien, Alberto Arvelo à travers cette proposition inédite autour de Fidelio où les chanteurs &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/beethoven-fidelio-barcelone/"> <span class="screen-reader-text">BEETHOVEN, Fidelio &#8211; Barcelone</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/beethoven-fidelio-barcelone/">BEETHOVEN, Fidelio &#8211; Barcelone</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On estime à plus de cinq millions rien qu’en France le nombre de personnes souffrant d’un handicap auditif. Comment rendre l’opéra plus inclusif en s’adressant à ces populations, tel est le défi auquel s’attaque le réalisateur, scénariste et producteur de cinéma vénézuélien, <strong>Alberto Arvelo</strong> à travers cette proposition inédite autour de <em>Fidelio</em> où les chanteurs sont doublés de comédiens du Deaf West Theatre, une compagnie théâtrale basée à Los Angeles et qui se consacre à mettre en valeur l’expressivité de la langue des signes. L’ouvrage est donné dans une version semi concertante : un escalier en guise de décors, des éclairages bien venus, des costumes vaguement ethniques (clairs pour les chanteurs et bigarrés pour les acteurs). Les dialogues parlés ici sont supprimés, ce qui ne raccourcit pas la durée de la représentation bien au contraire : ils sont en effet remplacés par la langue des signes et bien entendu, le surtitrage, avec un décalage de fluidité qui engendre de longs moments de silence entre les parties musicales. C’est peut-être une façon de rééquilibrer le handicap, d’autant que le défilement des surtitres est problématique dans ce contexte (il arrive que plusieurs surtitres s’affichent successivement alors que les acteurs ont déjà quitté la scène). Pour les parties chantées, les acteurs sont mis en avant, avec des mouvements très chorégraphiés parfaitement en phase avec l’action et la musique. Les chœurs eux-mêmes sont doublés par des acteurs. Tout ceci donne néanmoins l’impression d’une certaine agitation côté acteurs (on a parfois l’impression qu’il y a plusieurs chefs d’orchestre sur scène tant les mouvements de bras sont amples et coordonnés), d’autant que les chanteurs restent quant à eux en retrait, marmoréens, sauf à de rares occasions où ils interagissent entre eux ou avec leur double. Au final, on a tendance à regarder les acteurs, plutôt très bons, comme s’ils jouaient sur une bande-son. Le jeu très moderne, un peu outré dans certains cas (pouces levés pour indiquer sa satisfaction, Pizzaro qui prend des poses de maffioso&#8230;) introduit un autre décalage avec le style de l’ouvrage. Proposition intéressante mais dont on a du mal à mesurer l’impact sur les personnes auxquelles elle est censé s’adresser, malgré la présence notable de nombreux spectateurs utilisant la langue des signes à l’entracte (le Liceu nous a confirmé qu&rsquo;une centaine de personnes malentendantes étaient présentes à cette soirée). Il est à noter que la présentation du spectacle sur le site de la Philharmonie de Paris où il sera donné prochainement ne détaille aucunement ce concept, comme s’il s’agissait d’une version-concert classique.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="570" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/T24-Fidelio-e_039-1-1024x570.jpg" alt="" class="wp-image-164265"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© David Ruano</sup></figcaption></figure>


<p><strong>Andrew Staples</strong> offre à Florestan une voix claire et un timbre rayonnant, avec une belle projection. Sa maîtrise des registres lui permet de bien nuancer son chant : toutefois, quand on a entendu tant de ténors formidables dans ce rôle, on reste forcément sur sa fin quand les nuances que l’on attend n’y sont pas. <strong>Tamara Wilson</strong> est apparue très en retrait avec une voix peu projetée, inaudible dans les ensembles du premier acte. Elle retrouve ses moyens pour un « Abscheulicher! » de bonne tenue à défaut d’être mémorable. Même si elle en a toutes les notes, le rôle ne correspond pas à sa vocalité : la voix manque de largeur pour cette tessiture centrale (défendue habituellement par des sopranos plus dramatiques voire des mezzo-soprano) et ne se libère que dans le registre aigu. Son double, <strong>Amelia Hensley</strong> est en revanche extrêmement touchant dans son exubérance. <strong>James</strong> <strong>Rutherford</strong> est un Rocco correctement chantant mais sans grand relief, surtout comparé à son double <strong>Hector</strong> <strong>Reynoso</strong> qui brûle les planches. Même constat pour Don Pizzaro, chanté noblement et sobrement par <strong>Shenyang</strong> et surinterpété par <strong>Giovanni</strong> <strong>Maucere</strong> qui en fait la petite frappe qu’il n’est pas dans le livret. <strong>Gabriella</strong> <strong>Reyes</strong> est une Marzelline lumineuse, magnifiquement chantante, et sans doute la voix la mieux projetée du plateau : pour une fois, le double attire moins l’attention. <strong>David</strong> <strong>Portillo</strong> est également un Jaquino très musical et la voix est bien projetée. <strong>Patrick</strong> <strong>Blackwell</strong> est Fernando auquel il manque un peu de puissance pour son autorité supposée. Son double est à la limite du parodique.</p>
<p>Le Los Angeles Philharmonic n’offre pas la perfection attendue (les cors de « Abscheulicher! » sont autant en difficulté que d’habitude). Les deux chœurs assemblés pour le concert sont excellents, en particulier les voix masculines. <strong>Gustavo</strong> <strong>Dudamel</strong> offre une direction sobre plutôt légère, voire un peu en retrait, à mi-chemin entre l’éclat des grands orchestres romantiques et la souplesse des formations sur instruments d’époque. Comme souvent désormais, l&rsquo;ouverture <em>Leonore III</em> n&rsquo;est pas introduite au second acte.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/beethoven-fidelio-barcelone/">BEETHOVEN, Fidelio &#8211; Barcelone</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Die sieben Todsünden&#124;Mahagonny-Sonspiel&#124;Pierrot lunaire — Strasbourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-sept-peches-capitaux-strasbourg-on-a-danse-sur-la-lune/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 May 2018 07:38:19 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/on-a-dans-sur-la-lune/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Trois Louise Brooks, quatre Charlot, cinq instrumentistes déguisés en Pierrot tout de noir vêtus et leur chef grimé et habillé de même : tel est l’effectif réuni par David Pountney pour mettre en scène Pierrot lunaire. Ce n’est pas la première fois que l’on tente de donner à voir ce cycle de mélodies, mais il faut &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/les-sept-peches-capitaux-strasbourg-on-a-danse-sur-la-lune/"> <span class="screen-reader-text">Die sieben Todsünden&#124;Mahagonny-Sonspiel&#124;Pierrot lunaire — Strasbourg</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/les-sept-peches-capitaux-strasbourg-on-a-danse-sur-la-lune/">Die sieben Todsünden|Mahagonny-Sonspiel|Pierrot lunaire — Strasbourg</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Trois Louise Brooks, quatre Charlot, cinq instrumentistes déguisés en Pierrot tout de noir vêtus et leur chef grimé et habillé de même : tel est l’effectif réuni par <strong>David Pountney</strong> pour mettre en scène <em>Pierrot lunaire</em>. Ce n’est pas la première fois que l’on tente de donner à voir ce cycle de mélodies, mais il faut reconnaître que cette version-ci est particulièrement réussie, dans le cadre de la soirée Weill-Schoenberg présentée à l’Opéra du Rhin. Avec la complicité du chorégraphe <strong>Amir Hosseinpour</strong>, collaborateur régulier de Pierre Audi, David Pountney gagne le pari de rapprocher deux compositeurs qui n’ont pourtant pas tant de choses en commun. Toute la soirée est une sorte d’hommage à l’effervescence intellectuelle et artistique du début du XX<sup>e</sup> siècle, avec des références cinématographiques, on l’a dit, mais aussi littéraires (le mouvement Dada) et artistiques (les néons d’une partie de la scénographie rappellent à la fois les enseignes lumineuses des années folles et les décors les plus audacieux de <em>Relâche</em> monté par les Ballets suédois). Sur un plateau rond qui est la lune, admirées par quatre hommes, une danseuse et deux chanteuses – triplettes de Berlin parfois unies par des amours saphiques – jouent les mélodies expressionnistes de Schoenberg, et leur présence charnelle confère à cette musique un supplément de vie. On reconnaît immédiatement le vocabulaire chorégraphique d’Amir Hosseinpour, ces index pointés, ces gestes frénétiquement répétés, et David Pountney sait exploiter toutes les ressources du cadre de scène pour éviter toute monotonie.</p>
<p>De la lune – la vraie, celle de Méliès ou celle que forme le postérieur humain – il est aussi question dans le <em>Mahagonny-Songspiel</em> de Kurt Weill, cantate scénique sans véritable action, défi que relève haut la main David Pountney en jouant d’abord des possibilités qu’offre un rideau mi-noir, mi-blanc à travers lequel les solistes ne cessent de passer, puis en faisant revenir avec divers accessoires les quatre messieurs en chapeau melon. Les cagoules du Ku-Klux-Klan évoquent déjà les Etats-Unis en proie à l’obscurantisme, et la satire deviendra cinglante après l’entracte.</p>
<p><em>Les Sept Péchés capitaux</em> est une œuvre conçue pour la scène, et David Pountney s’y donne à cœur joie dans sa dénonciation d’une Amérique profonde où bigoterie et violence se donnent la main. Affreux, sales et méchants, tels sont les membres de la famille des deux Anna (trois, ici, puisque les deux sœurs, dédoublées, en ont une troisième, danseuse). Le père viole Anna, on brandit tantôt une bible, tantôt un fusil, et l’héroïne, butée par ses clients successifs, finit son parcours un peu comme Lulu, similitude que la coupe de cheveux à la Louise Brooks ne peut qu’accentuer.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/sept_pechecapitaux_photo_klara_beck1095.jpg?itok=dZmd-xcz" title="Sept Péchés capitaux © Klara Beck" width="468" /><br />
	Sept Péchés capitaux © Klara Beck</p>
<p>Les deux voix féminines exigées par <em>Mahagonny</em> ont poussé à partager ce que les deux autres partitions attribuent à une seule. On ne se plaindra pourtant pas que la mariée soit trop belle, d’autant que ces deux voix ont été choisies bien différenciées et tout à fait complémentaires. Dès qu’elle ouvre la bouche, <strong>Lauren Michelle</strong> dispense des sonorités chaudes et sensuelles, et sa voix sonore ravit l’oreille du mélomane. Connue comme mozartienne, <strong>Lenneke Ruiten </strong>possède un timbre plus acidulé, mais sait s’imposer face à sa consœur par l’incisivité de sa diction, et toutes deux savent se faire danseuses quand il le faut, actrices toujours, en parfaite complicité avec l’excellente <strong>Wendy Tadrous</strong>, qui devient simplement mime dans la deuxième partie du spectacle. Parmi les quatre voix d’hommes se dégagent surtout le ténor puissant de <strong>Roger Honeywell </strong>et la basse caverneuse de <strong>Patrick Blackwell</strong>, efficacement secondés par deux membres de l’Opéra Studio de l’OnR, <strong>Stefan Sbonnik</strong> et <strong>Antoine Foulon</strong>. Tous quatre se montrent eux aussi très bons acteurs, en particulier en « petits blancs » abjects dans <em>Les Sept Péchés capitaux</em>.</p>
<p>Sous la baguette précise de <strong>Roland Kluttig</strong> qui passe toute la première partie de la soirée maquillé en Pierrot, les instrumentistes de l’Orchestre symphonique de Mulhouse se muent tantôt en jazz-band grinçant pour <em>Mahagonny</em>, tantôt en petit ensemble délicatement chambriste pour <em>Pierrot lunaire</em>, avant de s’installer dans la fosse pour des <em>Péchés capitaux</em> onctueux à souhait.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/les-sept-peches-capitaux-strasbourg-on-a-danse-sur-la-lune/">Die sieben Todsünden|Mahagonny-Sonspiel|Pierrot lunaire — Strasbourg</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>GERSHWIN, Porgy and Bess — Massy</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/porgy-and-bess-massy-massy-harlem-a-massy/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2015 01:16:21 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/harlem-massy/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Porgy and Bess est plus un opéra qu’une comédie musicale, la chose est entendue. Mais quelle est la part relative des solistes par rapport à la troupe ? La question se pose d’autant plus quand il s’agit d’une tournée, où malgré la solide présence des chœurs et des rôles secondaires, la démultiplication des rôles principaux en quatre, &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/porgy-and-bess-massy-massy-harlem-a-massy/"> <span class="screen-reader-text">GERSHWIN, Porgy and Bess — Massy</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/porgy-and-bess-massy-massy-harlem-a-massy/">GERSHWIN, Porgy and Bess — Massy</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Porgy and Bess</em> est plus un opéra qu’une comédie musicale, la chose est entendue. Mais quelle est la part relative des solistes par rapport à la troupe ? La question se pose d’autant plus quand il s’agit d’une tournée, où malgré la solide présence des chœurs et des rôles secondaires, la démultiplication des rôles principaux en quatre, voire cinq distributions, peut risquer de déséquilibrer l’ensemble. Aujourd’hui, c’est la cohésion qui l’emporte sur le vedettariat.</p>
<p>Le <strong>New York Harlem Theatre</strong> a parcouru avec ce spectacle une grande partie du globe entre 2007 et 2015. Bien sûr, la distribution change quasiment tous les jours et, à lire nos confrères d’autres pays, nous avons eu aujourd’hui beaucoup de chance. En tous cas le spectacle est hyper professionnel, malgré les décors peu originaux mais efficaces de <strong>Michael Scott</strong>. La direction de <strong>Richard Cordova </strong>est peu inventive et, malgré un orchestre de qualité, engendre un démarrage difficile et une fin un peu poussive (plombée il est vrai par l’arrêt du spectacle au milieu de la scène 4 de l’acte II à cause d’une fausse alerte d’évacuation du théâtre). Fort heureusement, la vitesse de croisière est rapidement atteinte, et l’entrain communicatif des interprètes fait le reste. Des surtitres surréalistes en termes de traduction, de fins de phrases escamotées et d’orthographe, et des coupures dans la partition d’une bonne demi-heure, dont une partie du pique-nique dans l’île de Kittiwah, sont regrettables, mais n’ont pas d’incidence majeure sur la qualité du spectacle.</p>
<p><img decoding="async" alt="" height="334" src="http://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/01_porgy1.jpg?itok=kXUdRgeT" width="468" /><br />
	© Photo New York Harlem Theatre</p>
<p>Car le plateau est de très grande qualité, tout particulièrement pour les rôles secondaires. On est subjugué, dès le départ, par la Clara de <strong>Brandie Sutton </strong>(« Summertime »), voix aérienne et impalpable, légère et frémissante : une magnifique interprétation. Vient peu après la Serena de <strong>Mari-Yan Pringle</strong>, qui fait entendre dans ses lamentations devant le corps inerte de son époux Robins tué par Crown, une voix chaude, charnue et puissante qui vous donne le frisson. La Maria de <strong>Marjorie Wharton </strong>est elle aussi exceptionnelle pour d’autres raisons ; avec des lambeaux de voix, cette vétérante du rôle (que l’on a vue par le passé à Paris) glapit et vocifère plus qu’elle ne chante, mais pour un résultat théâtralement irrésistible. Sans pouvoir citer tous les rôles secondaires, tous excellents, citons encore la Strawberry Woman de<strong> Karmesha Peake</strong>, et le Crabman de <strong>Taiwann Norris </strong>: ici, nul cabotinage, un chant exemplaire, des voix parfaitement adaptées, un rare régal.</p>
<p>Du côté des premiers rôles, rien d’exceptionnel, mais de solides interprétations. <strong>Ebony Preston Woods</strong> (Bess), surjoue d’une manière un peu vulgaire au début, mais trouve des accents touchants dans ses duos avec Porgy, et déploie, lors des éclats avec Crown, une voix de grand opéra correspondant à sa formation lyrique et aux autres rôles qu’elle interprète habituellement. <strong>Patrick Blackwell</strong>  (Porgy), sans avoir une voix très forte, campe un personnage naturel et humain, jamais outré, dont on suit avec sympathie le parcours difficile. <strong>Michael Redding</strong> (Crown), belle bête sauvage, rend particulièrement plausible le magnétisme sexuel qu’il exerce sur Bess, tout en chantant fort bien le rôle. Quant à <strong>Luther Lewis III</strong> (Sportin’ Life), il a l’élégance et le bagout de Larry Marshall (qui a marqué le rôle pendant près de trente ans et est l’assistant à la mise en scène de <strong>Baayork Lee</strong> pour la présente production), sans en avoir cependant la voix claironnante. Au total, une belle représentation, bien chantée (et totalement juste, ce qui aujourd’hui n’est plus si courant), justifiant la longue ovation qui est adressée par toute la salle à l’ensemble des interprètes, déjà partis en pensée vers la prochaine étape de leur tournée.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/porgy-and-bess-massy-massy-harlem-a-massy/">GERSHWIN, Porgy and Bess — Massy</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
