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	<title>Boris PINKHASOVICH - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Boris PINKHASOVICH - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, Un ballo in maschera — Munich</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Nov 2026 05:00:57 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Datant de 2016, la production de <strong>Johannes Erath</strong> a été reprise une grosse demi-douzaine de saisons et on en trouvera une description détaillée <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/un-ballo-in-maschera-munich-drame-domestique-chez-gatsby-le-magnifique/">dans le contre-rendu qu&rsquo;en fit notre confrère</a> à l&rsquo;occasion de la création. En synthèse, on dira que l&rsquo;esthétique y prime sur la dramaturgie. Au delà de la simple transposition dans les années 1920-1930 mélangeant art-déco / art nouveau dans un décor unique somptueux, Erath est ici surtout un créateur d&rsquo;images fortes : le lit conjugal central qui a son double inversé au plafond (avec le cadavre de Riccardo en seconde partie), le juge aveugle, Ulrica qui figure la Mort, le striptease d&rsquo;Oscar au dernier acte qui dévoile une jeune femme et non un garçon, Riccardo qui « monte au ciel » par le grand escalier, accompagné d&rsquo;Ulrica, tandis que son double agonise sur scène dans une relative indifférence, etc. Toutes intenses qu&rsquo;elles soient, ces scènes ne créent pas nécessairement un tout cohérent et l&rsquo;unicité du décor démontre aussi ses limites. Au premier acte, les chœurs chantent autour du lit du souverain : tout va bien. Au second acte, la grande scène d&rsquo;Ulrica se tient dans ce même lieu : pourquoi pas, les magiciennes peuvent beaucoup. Dans l&rsquo;acte du gibet, la chambre du comte est devenue celle de Renato (à moins que tout le monde ne dorme dans le même lit) : Amelia et Riccardo chantent leur duo d&rsquo;amour devant Renato plus ou moins endormi. Lorsque celui-ci se réveille, le comte lui lance « Tu qui? » (« Tu es là ? »), ce qui prête à sourire. Auteur du livret ayant inspiré celui pour Verdi, Eugène Scribe serait bien étonné, lui <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/auber-et-scribe-un-patrimoine-lyrique-vivant-sous-la-direction-de-cecile-reynaud-et-jean-claude-yon/">dont nous avons souvent rappelé</a> qu&rsquo;il mettait un point d&rsquo;honneur à mitonner un déroulé plausible. Au positif, la direction d&rsquo;acteurs est fine et précise et le spectacle se regarde avec plaisir.</p>
<p>On a peine à croire que <strong>Piotr Beczała</strong> fêtera son soixantième anniversaire en décembre. Au cours de sa carrière, le ténor polonais sera passé progressivement du duc de <em>Rigoletto</em> et d&rsquo;Alfredo de <em>La</em> <em>Traviata </em>à <em>Lohengrin</em> en passant par <em>Aida</em> ou <em>Werther</em>. Difficile de ne pas être impressionné par la fraîcheur de cet artiste après un tel parcours : le timbre est toujours aussi lumineux, la projection a gagné en puissance, l&rsquo;aigu est étonnamment aisé (avec un splendide contre ut conclusif dans le duo avec Amelia). Son émission est restée très lyrique (à la Pavarotti) quand, à ce stade de leur carrière, d&rsquo;autres ténors évoluent davantage vers le <em>spinto</em>. Le chant reste assez monochrome, les évolutions psychologiques du personnage étant rendues par le jeu dramatique plutôt que par les variations de couleurs de l&rsquo;émission. Au global, son Riccardo a de l&rsquo;allure et beaucoup de séduction. Remplaçant Anastasia Bartoli initialement prévue pour cette reprise, <strong>Anna Pirozzi</strong> est une Amelia solide à défaut de sensuelle. Les aigus sont systématiquement <em>forte</em>, la caractérisation générique, mais la voix est d&rsquo;une belle puissance et le timbre charnu. <strong>Boris Pinkhasovich</strong> est un chanteur élégant, mais bien loin du baryton Verdi attendu : on entend ici davantage un Belcore de <em>L&rsquo;Elisir d&rsquo;amore</em> qu&rsquo;un Renato. Il faudrait plus de matière pour rendre compte des affres d&rsquo;un personnage basculant de l&rsquo;amitié à la haine. <strong>Yulia</strong> <strong>Matochkina</strong> est simplement magnifique en Ulrica : la voix est ample, généreuse, avec une parfaite assise dans le grave et des aigus lumineux. Très soignée par la mise en scène, <strong>Erika Baikoff</strong> séduit par son abattage scénique. Vocalement, toutes les notes sont là, bien exécutées, mais le matériau est un peu mince. <strong>Zhe Liu</strong> est un Silvano idéal : la voix est bien projeté et le timbre riche, et on suivra son évolution avec intérêt. Dotés de voix noires et puissantes, <strong>Bálint</strong> <strong>Szabó</strong> et <strong>Paweł</strong> <strong>Horodyski</strong> sont excellents en comploteurs. <strong>Kevin</strong> <strong>Conners</strong> sait se faire remarquer par son jeu et sa voix dans le rôle très secondaire du juge : c&rsquo;est assez rare pour être signalé. Très bien préparés par <strong>Christoph</strong> <strong>Hoil</strong>, et très sollicités par la mise en scène, les chœurs sont excellents. On regrettera qu&rsquo;au deuxième acte ils restent invisibles et peu audibles. <strong>Marco</strong> <strong>Armiliato</strong> dirige avec métier, mettant en valeur ça et là quelques détails d&rsquo;orchestration surprenants pour une partition que nous croyions connaître par cœur. L&rsquo;orchestre est impeccable.</p>
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