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	<title>Bruno BOTERF - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Bruno BOTERF - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>MONTEVERDI, Vêpres de la Vierge Marie — Montauban</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-vepres-de-la-vierge-montauban-ferveur-sobriete-et-eclat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 03:56:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Maintenant fréquemment offertes au public, souvent enregistrées et produites au concert, les Vêpres de Monteverdi posent toujours les questions relatives à leur organisation, à leur destination, ainsi qu’aux raisons qui motivèrent leur publication. Les huit parties publiées en 1610 par Amadino attendirent 1744 pour que le Padre Martini édite l’Agnus Dei en partition dans son &#8230;</p>
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<p>Maintenant fréquemment offertes au public, souvent enregistrées et produites au concert, les <em>Vêpres</em> de Monteverdi posent toujours les questions relatives à leur organisation, à leur destination, ainsi qu’aux raisons qui motivèrent leur publication.</p>
<p>Les huit parties publiées en 1610 par Amadino attendirent 1744 pour que le Padre Martini édite l’<em>Agnus Dei </em>en partition dans son célèbre traité de contrepoint. Ce n’est qu’en 1932 que Malipiero réalisa la première édition « moderne » de la totalité de l’ouvrage. Sans doute synthèse d’une production s’échelonnant sur plus d’une dizaine d’années, les styles en sont mélangés, depuis la messe-parodie sur un motet de Gombert, relevant d’une tradition vieille d’un siècle (<em>stile antico</em>), aux quelques petits concerts sacrés, de la <em>seconda pratica</em>, en passant par les psaumes des vêpres mariales (<em>stile concitato</em>). La présence de deux <em>Magnificat</em> (l’un avec instruments, l’autre avec basse continue) confirmerait s’il en était besoin que les volumes n’ont pas été conçus pour être exécutés dans l’intégralité de leur contenu. Elle atteste la notion de recueil, dans lequel chacun puise en fonction des circonstances et des moyens. Jouer l’ensemble tel qu’édité est une attitude moderne qui oublie sa destination, démonstration du savoir-faire, et recherche d’une position plus gratifiante d’un compositeur alors inconnu, franchies les fortifications de Mantoue. A la différence de <em>l’Orfeo</em>, le recueil s’inscrit dans la tradition et l’actualité liturgique de ce début du XVIIe S. Les procédés d’écriture, l’usage des voix comme des instruments sont attestés avant Monteverdi. Il est cependant le premier à les synthétiser dans un seul recueil, magistral.</p>
<p>Ainsi, destinées à l’église comme à la chambre, les pièces autorisent de multiples approches. Celle de <strong>Bruno Boterf</strong> et de son ensemble <em>Ludus modalis</em> dérange les auditeurs accoutumés aux réalisations les plus somptueuses. En effet, il reconstruit un office, sans instruments concertants, en confiant la réalisation à ses douze chanteurs (à un ou deux par partie), au continuo (claviorganum, théorbe et viole de gambe) et à deux sacqueboutes. Les spécialistes pourront ergoter sur l’opportunité de l’introduction de litanies mariales –  contemporaines – de Frescobaldi. Les psaumes sont encadrés par les antiennes correspondantes. Le <em>Magnificat</em> final, à six voix, sera de belle tenue, sans faire oublier pour autant les « grandes » versions. Documentée, cohérente, la proposition est convaincante, marquée par une recherche d’unité stylistique, qui estompe quelque peu ce qui distingue les écritures.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="468" src="/sites/default/files/styles/large/public/eva_z.jpg?itok=Wo61HBLL" title="Eva Zaïcik, dans les Vêpres de Monteverdi © YB" width="353" /><br />
	Eva Zaïcik, dans les Vêpres de Monteverdi © YB</p>
<p>Réunis au Théâtre Olympe de Gouges de Montauban, seul lieu apte à concilier jauge et exigences sanitaires, les musiciens, privés d’activité et de public durant de longs mois, connaissent le bonheur de la reprise. Leur familiarité à ce répertoire est manifeste, même si certains changements ont été opérés depuis leur enregistrement (Ramée, 2018). D’emblée, la présence rayonnante d’<strong>Eva Zaicik</strong> éclaire le <em>Dixit  Dominus</em>, tout en se fondant dans l’ensemble. <strong>Anne Magouët</strong>, avec laquelle elle dialogue fréquemment est dans son élément. <strong>Bruno Boterf</strong> et <strong>Hervé Lamy</strong> seront leurs équivalents ténors. La place fait défaut pour citer chacune et chacun : disons simplement que la distribution est sans faille. Tout juste peut-on regretter une exécution trop française (<em>trillo</em>, <em>gruppo</em>) de certains passages du chant  monteverdien. L’articulation du texte est telle qu’en dehors de ceux connus (<em>Dixit Dominus, Nigra sum</em>…<em>Magnificat</em>), sa compréhension n’est pas constante. Mais ce sont là des détails qui n’altèrent pas vraiment le plaisir de l’écoute. Le chœur est d’une rare souplesse, homogène, coloré, et les instruments se montrent exemplaires, ceux du continuo, bien sûr, mais aussi nos deux sacqueboutiers, dont le chant se confond souvent avec les voix. L’expression, renouvelée à souhait, suffit à captiver un public conquis. Une nouvelle approche que l’on a grand plaisir à découvrir.</p>
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		<title>Magnificat à la Chapelle Royale</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/magnificat-a-la-chapelle-royale-blanchard-magnifie-pour-30-ans-de-passions/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Oct 2016 07:22:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On connaît la vocation des Passions, l’Orchestre baroque de Montauban : ils n’ont de cesse de défricher le répertoire, particulièrement celui des compositeurs méridionaux, avec le concours régulier du Chœur de chambre de Joël Suhubiette, Les Eléments, ou de celui du Capitole de Toulouse. Trentenaire oblige, fêté dignement, Les Passions nous proposent trois grands motets d’Antoine-Esprit &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On connaît la vocation des Passions, l’Orchestre baroque de Montauban : ils n’ont de cesse de défricher le répertoire, particulièrement celui des compositeurs méridionaux, avec le concours régulier du Chœur de chambre de<strong> Joël Suhubiette</strong>, Les Eléments, ou de celui du Capitole de Toulouse. Trentenaire oblige, fêté dignement, Les Passions nous proposent trois grands motets d’Antoine-Esprit Blanchard, dont deux gravés pour la première fois, réalisés <strong>Jean-Marc Andrieu</strong>, qui préside aux destinées de la formation qu’il a créée.  Enregistrés en public lors d’un mémorable concert du Festival de Radio France – Montpellier – Régions, Forum Opéra <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/blanchard-sort-de-lombre-a-montpellier">en avait rendu compte</a>. Rappelons que Blanchard succéda à Bernier comme sous-maître de la Chapelle royale, et s’illustra avec Mondonville comme un des derniers représentants du grand motet versaillais après la mort de Delalande, Lalouette et Couperin.</p>
<p>L’orchestre est à quatre parties, qui se réduisent à deux violons et basse continue dans les passages les plus intimes. Richement coloré, il sonne de façon sensiblement différente de celui de ses prédécesseurs et contemporains de la Chapelle royale : Blanchard a intégré les pratiques en cours dans la sinfonie. Si les ritournelles des récits et des chœurs en rondeau sont d’un recours fréquent ,  le style dramatique de nombreux numéros, particulièrement dans le<em> In exitu Israel</em>, est du plus bel effet. A signaler l’écriture violonistique exigeante et raffinée. L’orchestre s’affranchit souvent de la doublure des chœurs. Aucun numéro ne laisse indifférent. S’il fallait n’en retenir que quelques-uns, ce seraient les chœurs ouvrant et concluant le <em>De profundis</em> , mais plus encore l’<em>In exitu Israel</em>, œuvre majeure par ses proportions, sa force et sa variété (le spectaculaire tremblement de terre du n°5, l’ample finale, puissant, d’une écriture admirable). Les chœurs, essentiels et nombreux, sont une parfaite réussite. Chacune des interventions est un régal, ponctuelle comme dans les numéros les plus développés. Les Eléments se situent au plus haut niveau, à l’égal des plus réputés. L’homogénéité des pupitres, la qualité d’émission, de projection, le modelé, l’articulation, tout est là. Les polyphonies sont d’un soin rare, toujours transparentes et lisibles, les chœurs homophones grandioses, bien projetés. <strong>Anne Magouët</strong> affectionne ce répertoire et son chant s’épanouit particulièrement au <em>De profundis</em> et dans le dernier motet. Une mention spéciale pour <strong>Cécile Dibon-Lafarge</strong>, que l’on découvre ce soir, issue du chœur : la voix est sonore, longue et séduisante. <strong>Nicolas Geslot</strong>, le haute-contre idéal du chant français, à la diction toujours très claire donne une belle leçon de style. Outre son timbre et son phrasé, on admire son aisance à passer sans la moindre défaillance d’un registre à l’autre. La qualité d’émission, le soutien de <strong>Bruno Boterf</strong> sont remarquables, tout comme son intelligibilité. Si <strong>Alain Buet</strong> ne se cantonne pas dans la musique baroque, il l’illustre avec talent. La direction de Jean-Marc Andrieu, très engagée, attentive, est remarquable à plus d’un titre. Elle excelle à modeler le son et les équilibres, à imposer les tempi appropriés, mais surtout à donner cet élan, cette énergie vitale qui font que toujours la musique avance, avec naturel. L’élégance, la force, la souplesse, la sensibilité sont au rendez-vous. Pour leurs trente ans, les Passions se hissent au plus haut niveau, parmi les formations baroques d’excellence. Le travail inlassable, humble et passionné que conduit Jean-Marc Andrieu, déjà porteur d’une riche production, connaît ici une véritable consécration.</p>
<p>Le riche livret bilingue (français – anglais), d’une  cinquantaine de pages, est introduit par une étude pertinente de Bernadette Lespinard, spécialiste de Blanchard, auquel elle a consacré sa thèse. Il comporte comme il se doit les textes chantés et leurs traductions dans les deux langues.</p>
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