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	<title>Noel BOULEY - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Noel BOULEY - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>ROSSINI, Il barbiere di Siviglia — Berlin (Deutsche Oper)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-barbiere-di-siviglia-berlin-deutsche-oper-festif-pour-les-fetes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Dec 2018 06:04:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Deutsche Oper sort deux atouts maîtres pour finir l’année en programmant, avant une Chauve&#8211;Souris qui fermera le ban le 31 décembre un Barbier très festif et qui aura charmé un public qui n’en demandait pas plus. Pour cela, on ressort la lecture de 2009 de Katharina Thalbach qui, moyennant quelques menus ajustements de circonstance, se &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Deutsche Oper sort deux atouts maîtres pour finir l’année en programmant, avant une <em>Chauve</em>&#8211;<em>Souris</em> qui fermera le ban le 31 décembre un <i>Barbier</i> très festif et qui aura charmé un public qui n’en demandait pas plus. Pour cela, on ressort la lecture de 2009 de <b>Katharina</b> <b>Thalbach</b> qui, moyennant quelques menus ajustements de circonstance, se joue -brillamment &#8211; du temps et remplit son rôle à merveille. Sa vision  nous entraîne du début à la fin dans un déferlement de gags, acrobaties, clins d’œil qui nous tiennent en haleine. Tout cela est parfaitement bien vu.</p>
<p>Toutefois, vouloir finir l’année en déroulant une vision croquignolesque d’une histoire rebattue, ou privilégier le chant léger et sans prétention, ne doit pas conduire, bien au contraire dirions-nous, à lâcher sur les fondamentaux.<br />
	Et, on le sait bien, chez Rossini, c’est tout de même l’orchestre qui donne &#8230;le tempo. Qu’il soit léger ne saurait l’exonérer d’être dynamique. Qu’il soit plein d’entrain ne saurait l’empêcher d’être précis. L’orchestre, dirigé ce soir là par <b>Nikolas</b> <b>Maximilian</b> <b>Nägele</b> n’a pas été particulièrement de la fête et pour tout dire a déçu dans une partition qui s’apparente souvent à de la fine dentelle. Pas trop d’inspiration, une vision bien monocorde, des décalages nombreux et parfois problématiques (crescendo dans l’air de la « Calomnie », ou avec les chœurs), bref quelques sifflets au baisser de rideau qui n’étaient pas forcément des marques d’enthousiasme.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="297" src="/sites/default/files/styles/large/public/b1.jpg?itok=ZxzAgp80" style="background-color: transparent;cursor: default;quot;quot;,verdana,arial,sans-serif;font-size: 11.2px;font-style: normal;font-variant: normal;font-weight: 400;letter-spacing: normal;text-align: center;text-decoration: none;text-indent: 0px;text-transform: none" title="© Marcus Lieberenz" width="468" /><br style="background-color: transparent;quot;quot;,verdana,arial,sans-serif;font-size: 11.2px;font-style: normal;font-variant: normal;font-weight: 400;letter-spacing: normal;margin-bottom: 0px;text-align: center;text-decoration: none;text-indent: 0px;text-transform: none" /><br />© Marcus Lieberenz</p>
<p>A sa décharge on dira que dès le départ la tâche s’annonce rude. Le rideau en effet est levé dès l’ouverture et on sait bien ce que cela signifie ; la scène s’anime, l’action démarre , les éclairages éblouissent et on n’écoute plus grand chose&#8230; La grand-place de Séville grouille d’une vie digne des images d’Épinal. Magnifiques décors de carton-pâte, animation débordante pendant que résonnent les premiers accords. Un âne provoque les premiers émois du public, des nonnettes affairées et irrésistibles déclenchent les premiers éclats de rires et quand un tracteur tirant une roulotte croise une décapotable des années 60, le brouhaha couvre l’orchestre et les applaudissements (!) rendent inaudible la musique&#8230; On sera toute la soirée dans cette ambiance plus proche de l’opérette que de l’opera <em>buffa</em> avec ce qu’il faut de digressions inattendues, récitatifs tronqués ou rallongés, et quelques fines allusions en langue allemande auxquelles le public ne résiste pas. Dans ces moments-là, où l’on se dit que ce n’est peut-être pas la musique qui aura le dernier mot, il faut jouer le jeu et rire des pantalonnades de Figaro, des arlequinades de Rosine. Superbes décors de <b>Momme</b> <b>Röhrbein</b>, somptueux costumes tout en couleur de  <b>Guido</b> <b>Maria</b> <b>Kretschmer</b> et une mise en scène foisonnante. On ne sait parfois plus où donner du regard tant tout cela est vie, vif et bien vu (l’arrivée de Figaro par le trou du souffleur est un moment d’anthologie&#8230;) et nécessiterait presque un second visionnage pour en goûter toutes les richesses.</p>
<p>Une fois nos réserves émises sur l’orchestre, nous nous accorderons à qualifier de très professionnelles les prestations des chanteurs. Nous découvrons <b>Jana</b> <b>Kurucovà</b> en Rosine. De jolis moyens, un timbre qui nous rappelait ici et là et en fermant les yeux celui de Teresa Berganza, sans avoir toutefois la vista, la souplesse de celle-ci. Il manque encore de la fluidité dans les ornements de « una voce poco fa » notamment. <b>Matthew</b> <b>Newlin</b> est un Almaviva plaisant, dont les moyens limités notamment en terme de projection, surtout au I, ne l’empêchent pas d’être pleinement de la partie. Son jeu est convaincant. Le Basilio de <b>James</b> <b>Platt</b> et le Bartolo de <b>Noël</b> <b>Bouley</b> déroulent parfaitement leurs partitions maîtrisées jusqu’au bout des doigts. Ils savent qu’il ne s’agit pas seulement de chanter mais aussi et peut-être surtout d’assurer le spectacle, ce dont ils s’acquittent parfaitement. Jolis rôles secondaires dont la Berta de <b>Flurina</b> <b>Stucki</b> qu’on aimera entendre dans des rôles plus denses. La palme revient toutefois au rôle-titre, tenu ce soir là par <b>Samuel</b> <b>Dale</b> <b>Johnson</b>. Il fait feu de tout bois comme il sied pour tel rôle, nous livre d’entrée un « largo al factotum » en tout point irrésistible et tient ce tempo époustouflant tout au long de la soirée, quelle prouesse ! La voix est assurée, globalement maîtrisée, elle sied pleinement à ce Rossini. Elle promet d’heureux lendemains. </p>
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		<title>MEYERBEER, Le Prophète — Berlin (Deutsche Oper)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-prophete-berlin-deutsche-oper-meyerbeer-est-grand-kunde-est-son-prophete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Nov 2017 07:57:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après Dinorah en 2014, L’Africaine en 2015 et Les Huguenots en 2016, le Deutsche Oper de Berlin termine son cycle Meyerbeer avec Le Prophète, sans doute l’opéra le plus exigeant du compositeur. Pour commencer, l’ouvrage réclame des formats vocaux rares. A ce stade de sa carrière, Gregory Kunde conjugue le meilleur de deux mondes : d’une part, une &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après <em><a href="/dinorah-berlin-meyerbeer-a-berlin-saison-1">Dinorah</a> </em>en 2014, <em><a href="/vasco-de-gama-berlin-perils-en-haute-mer">L’Africaine</a> </em>en 2015 et <em><a href="/les-huguenots-berlin-deutsche-oper-pari-gagne-pour-florez">Les Huguenots</a> </em>en 2016, le Deutsche Oper de Berlin termine son cycle Meyerbeer avec <em>Le Prophète</em>, sans doute l’opéra le plus exigeant du compositeur. Pour commencer, l’ouvrage réclame des formats vocaux rares. A ce stade de sa carrière, <strong>Gregory Kunde</strong> conjugue le meilleur de deux mondes : d’une part, une technique belcantiste qui lui permet de rendre justice aux difficultés d’écriture de la partition (c’était la première fois que nous entendions des appogiatures dans la reprise de la bacchanale finale) ; d’autre part, une endurance qui lui permet de tenir la durée (3h25 de musique dans cette édition). Son aigu tranchant, jusqu&rsquo;au si bémol, lui permet aussi de franchir sans problème un mur orchestral particulièrement sonore. Notons également l&#8217;emploi bien venu de la voix mixte dans le trio avec Berthe et Fidès. Là où d&rsquo;autres arrivent épuisés au dernier acte, Kunde conserve de la ressource pour affronter l&rsquo;ultime scène avec fraîcheur. La prononciation du français, tant au niveau de l’accent que de l’articulation, est exemplaire. Après<em> <a href="/spectacle/de-laudace-encore-de-laudace">Les Huguenots</a></em> et <a href="/spectacle/lextase-non-mais-le-bonheur"><em>L’Africaine</em></a>, le ténor américain confirme ainsi ses affinités avec ce répertoire.</p>
<p>Dans le rôle de Fidès, tout aussi redoutable (voire davantage), <strong>Clémentine Margaine </strong>a pour elle une belle endurance, un volume sonore adéquat, un timbre opulent et une belle musicalité. Le français est, à certaines occasions, peu compréhensible et quelques notes sont isolément en délicatesse avec la justesse. Mais au global, le mezzo français emporte l’adhésion par son engagement sans faille.<strong> Elena Tsallagova</strong> est une Berthe musicalement superbe, techniquement irréprochable. Le timbre est agréable, la voix un peu légère mais agréablement fruitée. La soprano parait toutefois détachée de l’action, comme une Mélisande égarée dans la révolution anabaptiste. L’odieux Oberthal est superbement campé par <strong>Seth Carico</strong> avec une présence scénique conjuguant une belle prestance et la dose d’humour nécessaire. La voix est impeccablement projetée, le français correct et la tessiture parfaitement assumée. Le Zacharie de<strong> Derek Welton </strong>est correct, manquant toutefois d’impressionner dans son air de l’acte III. Moins sollicité, <strong>Noel Bouley</strong> est un Mathisen efficace. Le ténor <strong>Andrew Dickinson</strong> est un Jonas impeccable : sa voix bien projetée lui permet d’offrir un bel aigu, même par-dessus les chœurs. Confirmant la qualité de la troupe, les nombreux petits rôles sont excellemment interprétés : on remarque notamment, dans ses multiples interventions, le ténor <strong>Ya-Chung Huang</strong>.</p>
<p>Après une exceptionnelle production des <em><a href="/spectacle/une-renaissance-noire-et-chair">Huguenots</a> </em>à Bruxelles, le miracle d’<strong>Olivier Py</strong> ne se renouvelle pas vraiment. Sans surprise, le metteur en scène choisit de transposer l’action en France, à l’époque moderne. A la fois homme politique et mafieux, Oberthal est visiblement le « patron » de la cité, rapidement fanatisée par des « évangélistes » (pour le coup, toute ressemblance avec des événements existant ou ayant existés seraient vraiment fortuites !). Pirouette facile par rapport au livret, la révolte fait long-feu et l’ordre initial revient : Oberthal retrouve son journal, son parapluie, son cigare et ses gardes du corps cireurs de souliers. Certains éléments de décors (auberge, HLM, voiture brûlée) rappellent fortement la production de Karlsruhe : mais, sur un parti identique, <a href="/le-prophete-karlsruhe-spectacle-total">Tobias Kratzer avait été autrement inventif</a> (pour les lecteurs qui ne connaitraient pas l&rsquo;oeuvre, un résumé de l&rsquo;intrigue figure dans cet article). Py multiplie les autocitations (par exemple, ces éléments, vus dans l’<em>Aida </em>de l’Opéra-Bastille : des figurants torse nus en treillis torturent des hommes en slip, d’autres brandissent des cartons explicatifs&#8230;) et s’improvise chorégraphe : donné dans son intégralité, le ballet de l’acte III met en scène la violence (certes stylisée) entre les sexes, dans des figures répétitives qui finissent par être longuettes. Iconographie gay oblige, toute sensualité semble réservée aux couples masculins, notamment dans la bacchanale finale. D’amour, point. Cette banalisation de la violence faite aux femmes, très certainement inconsciente, nous a paru pesante. A ces réserves près, le spectacle reste de bonne tenue, bien mené, avec ce qu’il faut d’humour (Jean croyant faire des miracles alors qu’il ne « guérit » que des figurants rémunérés en douce par les anabaptistes). On ne s’ennuie jamais, mais tout ça reste un peu sage : ni Berthe, ni Jean ne basculent dans la folie, et le problème du fanatisme religieux n&rsquo;est même pas effleuré.</p>
<p><em>Le Prophète</em> est également l’ouvrage de Meyerbeer le plus exigeant orchestralement. A la tête d’une phalange impeccable, <strong>Enrique Mazzola</strong> réalise un travail remarquable, ménageant la progression dramatique : l’entrée des anabaptistes, sur un tempo très lent, est intentionnellement spectrale. Au fur et à mesure, l’orchestre devient plus vif pour culminer dans la bacchanale. Le travail sur les sonorités est splendide : à titre d’exemple, nous n’avions jamais entendu les dissonances entre les cuivres pour l’ultime reprise de la bacchanale, qui viennent en écho à l&rsquo;effondrement général. Seul regret, la partition est donnée avec une bonne trentaine de minutes de coupures, en particulier au dernier acte, avec notamment suppression de la mort de Berthe. C’est toujours mieux que Karlsruhe (3h15, mais avec la mort de Berthe) et surtout <a href="/le-prophete-toulouse-john-osborn-souverain">Toulouse</a> (un peu plus de 3h), mais moins qu’<a href="/le-prophete-essen-quand-le-chef-se-fait-prophete">Essen</a> (près de 4h). Par sa durée, <em>Le Prophète</em> est également exigeant… envers le public !</p>
<p>Enfin, les chœurs sont musicalement impressionnants de puissance et chantent un français correct, le tout avec un bel investissement dramatique.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-prophete-berlin-deutsche-oper-meyerbeer-est-grand-kunde-est-son-prophete/">MEYERBEER, Le Prophète — Berlin (Deutsche Oper)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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