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	<title>James BOWMAN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>James BOWMAN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Le bel hommage de Pascal Bertin à James Bowman</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-bel-hommage-de-pascal-bertin-a-james-bowman/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Mar 2023 14:18:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sur la page Facebook du contre-ténor français.  James Bowman est mort.Son Stabat Mater de Vivaldi avec Christopher Hogwood sort en 1976. A la fin de l&#8217;adolescence je vis assez mal une mue tardive qui me cloue chez les mezzos du Choeur d’Enfants de Paris jusqu’à 16-17 ans. Quand je le découvre au début des années &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left">Sur la page Facebook du contre-ténor français. </p>


<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"></p>
<cite>James Bowman est mort.<br>Son Stabat Mater de Vivaldi avec Christopher Hogwood sort en 1976. A la fin de l&rsquo;adolescence je vis assez mal une mue tardive qui me cloue chez les mezzos du Choeur d’Enfants de Paris jusqu’à 16-17 ans. Quand je le découvre au début des années 80 c’est une révélation. Je serai donc contre-ténor, c’est quand même plus classe que attardé hormonal.<br>Plus tard vers 1987-88, en tant que lauréat de la fondation Menuhin j’ai la chance de profiter de quelques jours de cours avec lui et Olivier Baumont dans un château en Touraine, cette masterclass me fait faire un bon en avant colossal, on parle un peu de technique mais il me met surtout en garde sur les rôles d&rsquo;opéras trop lourds, trop graves ou trop aigus. Il me donne des conseils sur l’interprétation, sur la manière de saisir le public et de donner à chacun l&rsquo;impression que l&rsquo;on ne chante que pour lui. Je n&rsquo;ai pas toujours suivi ses précieuses recommandations à la lettre mais aujourd&rsquo;hui encore je continue de les transmettre à mes élèves.<br>En 2012 j&rsquo;ai chanté à Gaveau pour ses adieux parisiens, une soirée magnifique, drôle et émouvante. Mais ce n’étaient que des adieux de circonstances car dans les années qui ont suivies je l&rsquo;ai encore vu programmé des dizaines de fois, comme un glorieux pied de nez d&rsquo;un artiste qui se refusait à quitter la scène.<br>Aujourd&rsquo;hui j&rsquo;aimerais beaucoup que cet adieu à la vie terrestre soit aussi peu définitif que celui de cette soirée de 2012.</cite></blockquote>
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		<item>
		<title>Mort du contre-ténor James Bowman</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/mort-du-contre-tenor-james-bowman/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Mar 2023 10:54:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il était le Dietrich Fischer-Dieskau des contre-ténors, en ce sens que sa discographie semblait ne pas pouvoir tenir dans un 200 mètres carrés. Si France Musique lui donnait 82 ans, c’est Gramophone qui a raison : James Bowman s’est éteint à l’âge de 81 ans. Drôle, d’une distance amusée, espiègle, Bowman avait pour lui une &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il était le Dietrich Fischer-Dieskau des contre-ténors, en ce sens que sa discographie semblait ne pas pouvoir tenir dans un 200 mètres carrés. Si France Musique lui donnait 82 ans, c’est Gramophone qui a raison : James Bowman s’est éteint à l’âge de 81 ans. Drôle, d’une distance amusée, espiègle, Bowman avait pour lui une voix immédiatement reconnaissable, au haut-médium de soie (caractéristique qu’il avait conservée jusque dans ses dernières années). Avec Alfred Deller, il avait participé à forger l’image contemporaine du contre-ténor : une voix hors du temps, ayant adopté différents répertoires plus ou moins idoines, mais au service également des musiciens contemporains. Forumopera lui rendra un plus large hommage dans les jours qui viennent. </p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Salve Regina RV 616 - Antonio Vivaldi (James Bowman)" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/v2hu6asRvGE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></div>
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		<title>The Complete Argo Recordings</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/the-complete-argo-recordings-lautre-cambridge/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Nov 2017 06:56:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si on vous dit « maîtrise anglaise », il y a de fortes chances pour que vous songiez d’abord au Kings’ College Choir de Cambridge, à la pureté aérienne et désincarnée de ses trebles (sopranos) –  perçue, à tort, comme emblématique des maîtrises d’outre-Manche. Sans pouvoir rivaliser avec le rayonnement international de son éternel rival (seule formation &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Si on vous dit « maîtrise anglaise », il y a de fortes chances pour que vous songiez d’abord au Kings’ College Choir de Cambridge, à la pureté aérienne et désincarnée de ses <em>trebles</em> (sopranos) –  perçue, à tort, comme emblématique des maîtrises d’outre-Manche. Sans pouvoir rivaliser avec le rayonnement international de son éternel rival (seule formation britannique sollicitée pour l’intégrale des cantates de Bach entreprise par Leonhardt et Harnoncourt), le <strong>St John’s College Choir</strong> n’en est pas moins prisé des connaisseurs, qui admirent à la fois ses couleurs latines et une approche plus passionnée, plus directe du discours musical.   </p>
<p>La différence d’esthétique entre les deux maîtrises tient autant à la personnalité de leurs chefs qu’aux spécificités des lieux. Dominique Fernandez n’hésite pas à comparer l’office tel qu’il se déroule au King’s College à un véritable spectacle alors que celui du St John’s College s’apparente à « <em style="line-height: 1.5;">un rite presque secret, recueilli, intime</em> » (<em style="line-height: 1.5;">La Rose des Tudor</em>, Julliard, 1976). Les dimensions de la chapelle du King’s College, où la pierre nue abonde, y accentuent la réverbération et ont conduit David Willcocks à doser et à affiner les sonorités de son chœur. Au contraire, au St John’s College, « <em style="line-height: 1.5;">le son est beaucoup plus intime et immédiat </em>», observe Geraint Lewis dans l’excellent livret qui accompagne le coffret de DECCA, mais en même temps « <em style="line-height: 1.5;">l’espace est suffisamment grand pour permettre la richesse et la puissance</em> », les boiseries  confèrent au chant « <em style="line-height: 1.5;">un focus plus clair et encouragent une émission plus retentissante et désinhibée</em> ». Cette acoustique propice a conduit <strong style="line-height: 1.5;">George Guest</strong> à se rapprocher de « <em style="line-height: 1.5;">la sonorité vigoureuse, continentale </em>», d’où le <em style="line-height: 1.5;">vibrato </em>n’est pas exclu, que George Malcolm avait explorée à la cathédrale de Westminster. Franchise de l’émission, mais aussi de l’expression avec une autre attention portée au texte quand la concurrence tend à se focaliser sur la plastique sonore. « <em style="line-height: 1.5;">Il nous montrait l’importance pour les chantres d’un chœur de communiquer les émotions </em>», témoigne Andrew Nethsingha, actuel directeur de la formation, « <em style="line-height: 1.5;">et de traduire la signification intime des mots</em>. »</p>
<p>Lui-même <em style="line-height: 1.5;">boyish treble </em>à la cathédrale de Bangor, sa ville natale au nord du Pays de Galles, George Howell Guest (1924-2002) arrive au St John’s College en 1947, comme organiste, avant de succéder à son professeur, Robin Orr, à la tête du chœur en 1951. Trois ans plus tard, ce dernier fait partie des rares élus invités à se produire à la BBC. En 1958, Harley Usill propose à George Guest d’enregistrer un premier disque pour Argo Recording Company qui vient d’engager, deux ans plus tôt, le King’s College Choir. Néanmoins, l’éditeur s’efforcera d’éviter la confrontation et les doublons demeureront exceptionnels. Si, par exemple, David Willcocks dirige la <em style="line-height: 1.5;">Nelsonmesse</em> pour les micros d’Argo avec le LSO (1962), George Guest grave sept autres messes de Haydn (de la <em style="line-height: 1.5;">Theresienmesse</em>, en 1965, aux <em style="line-height: 1.5;">Kleine Orgelmesse </em>et <em style="line-height: 1.5;">Cäcilienmesse</em>, en 1977) avec l’<strong style="line-height: 1.5;">Academy of St Martin in the Field</strong>, partenaire privilégié, à défaut d’être exclusif, du St John’s College Choir dès le premier des 42 vinyles publiés par le label britannique. Absentes du catalogue Argo, certaines pages célèbres où s’illustrent volontiers les maîtrises anglo-saxonnes seront gravées pour d’autres labels, notamment le <em style="line-height: 1.5;">Miserere </em>d’Allegri (Meridian puis EMI).    </p>
<p>Des  traditionnels <em style="line-height: 1.5;">carols </em>à Poulenc (les <em style="line-height: 1.5;">Litanies à la Vierge noire </em>et surtout une magistrale <em style="line-height: 1.5;">Messe en sol</em>) en passant par Victoria ou Liszt (<em style="line-height: 1.5;">Missa choralis</em>), le répertoire de la maîtrise n’a cessé de s’élargir au fil des ans et les réalisations les plus abouties ne sont pas forcément celles auxquelles nous pourrions nous attendre. De fait, à l’instar de Haydn, Mozart (en particulier <em style="line-height: 1.5;">Les Vêpres </em>K 321 (1980)), Beethoven (<em style="line-height: 1.5;">Messe en ut</em> (1974)) et même Schubert (<em style="line-height: 1.5;">Messe en mi bémol majeur </em>D 950), où les chanteurs de Cambridge soutiennent parfaitement la comparaison avec les Wiener Sängerknaben, nous enchantent littéralement quand le baroque, souvent, déçoit (Monteverdi, Scarlatti, Bononcini…) Toutefois, à l’exception d’un S<em style="line-height: 1.5;">tabat Mater </em>de Pergolesi où <strong style="line-height: 1.5;">Felicity Palmer</strong>, à contre-emploi, et <strong style="line-height: 1.5;">Alfreda Hodgson</strong> leur cèdent deux duos et l’<em style="line-height: 1.5;">Amen</em>, chaque programme ou presque recèle des trésors et vaut ainsi le détour. Ainsi, le premier album Purcell, gravé en 1964 et sur lequel <strong style="line-height: 1.5;">Charles Brett</strong> fait ses débuts au disque (<em style="line-height: 1.5;">Music for the Chapel Royal</em>), accuse quelques raideurs et pesanteurs, mais <em style="line-height: 1.5;">O sing unto the Lord </em>nous révèle un quatuor poignant où se fond avec bonheur le jeune contre-ténor  (« O worship the lord in the beauty of holiness »).</p>
<p>Autre plaisir et non des moindres pour le mélomane : à la faveur de certaines gravures, c’est parfois tout un chapitre de l’histoire de l’interprétation musicale au Royaume-Uni qui se rappelle à nous et le souvenir d’émotions oubliées qui resurgissent avec une étonnante vivacité. Lorsqu&rsquo;un enregistrement réalisé en mars 72 nous permet de retrouver <strong style="line-height: 1.5;">James Bowman</strong>, son timbre adolescent et doux-amer, idoine dans les dissonances de « Vouchsafe, o Lord » (<em style="line-height: 1.5;">Te Deum </em>en ré majeur Z232), l’un des pages les plus personnelles de Purcell, nous nous remémorons immédiatement le David (<em style="line-height: 1.5;">Saul</em> de Haendel) solaire et d’une plénitude inégalée que le contre-ténor incarnera deux mois plus tard sous la direction de Charles Mackerras (ARCHIV) puis ses débuts dans le <em style="line-height: 1.5;">Messie </em>pour l’intégrale – la première exclusivement masculine – que David Willcocks, à la tête du King’s College, achèvera en juillet de la même année (EMI). Parmi les <em style="line-height: 1.5;">trebles </em>solistes retenus par George Guest pour ce deuxième disque Purcell, comment ne pas relever la présence de <strong style="line-height: 1.5;">Simon Keenlyside</strong> et de <strong style="line-height: 1.5;">Robert King </strong>? Vingt ans plus tard, c’est ce dernier qui dirigera Bowman dans le même <em style="line-height: 1.5;">Te Deum </em>(Hyperion)… En 73, un splendide florilège de chants de Noël (<em style="line-height: 1.5;">Christmas at St John’s</em>) réunit à nouveau les deux garçons, rejoints par <strong style="line-height: 1.5;">Lynton Atkinson</strong>, le futur ténor, sur un joyau gallois arrangé par Guest (« Suo gãn »). L’année suivante, Robert King livre un <em style="line-height: 1.5;">Pie Jesu </em>désarmant de candeur et de fragilité dans le <em style="line-height: 1.5;">Requiem </em>de Duruflé, autre version de référence au sein de l’imposante discographie du St John’s College Choir, à côté de celle du <em style="line-height: 1.5;">Requiem </em>de Fauré (1975).</p>
<p>Bien sûr, l’une ou l’autre démarche risque de surprendre, voire de diviser, aujourd’hui comme à l’époque, tels ces <em style="line-height: 1.5;">Gloria </em>de Vivaldi exotiques, où <em style="line-height: 1.5;">boyish trebles </em>et falsettistes se substituent aux voix féminines, ou cet air de soprano du <em style="line-height: 1.5;">Deutsches Requiem</em> confié à <strong style="line-height: 1.5;">Alastair Roberts</strong> (également vedette du <em style="line-height: 1.5;">Hear my prayer </em>de Mendelsohn) et privé d’orchestre – péché de jeunesse, en l’occurrence, pour le disque inaugural de la maîtrise (1958). Toutefois, l’immense legs que Decca réédite aujourd’hui ne se laisse pas réduire à ces choix, certes discutables mais isolés et chacun, n’en doutons pas, y trouvera son compte, qui chez Palestrina, qui chez Britten, etc. En outre, l’aventure ne s’arrête pas là. D’abord, le St John’s College Choir a signé, parallèlement à sa collaboration avec Argo, plusieurs disques chez d’autres labels, à l’image, par exemple, d’<em style="line-height: 1.5;">A sequence for st Michael</em> que Herbert Howells composa pour le 450<sup>e</sup> anniversaire de la fondation du collège en 1511 et qui fut immortalisé par Nimbus. De surcroît, après les décennies marquées par George Guest, Naxos, puis Chandos, qui avait déjà publié une <em style="line-height: 1.5;">messe de Minuit</em> de Charpentier (H 9) et des motets de Poulenc, enregistreront de nombreuses galettes avec le chœur de Cambridge avant que celui-ci, en 2016, ne crée sa propre collection chez Signum. </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Récital — Paris (Gaveau)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/bowman-and-friends-salut-lartiste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Nov 2012 09:35:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  1967, Paris, Théâtre de l’Odéon: un jeune inconnu fait sensation dans le rôle d’Obéron du Songe d’une nuit d’été de Britten. C’est le début d’une longue histoire d’amour entre James Bowman et le public parisien qui se donnaient rendez-vous, pour la dernière fois, le 14 novembre dernier, salle Gaveau. Pendant quarante-cinq ans, le contre-ténor &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			1967, Paris, Théâtre de l’Odéon: un jeune inconnu fait sensation dans le rôle d’Obéron du <em>Songe d’une nuit d’été</em> de Britten. C’est le début d’une longue histoire d’amour entre James Bowman et le public parisien qui se donnaient rendez-vous, pour la dernière fois, le 14 novembre dernier, salle Gaveau. Pendant quarante-cinq ans, le contre-ténor a sillonné la France, des théâtres et des églises de la capitale aux festivals de province comme celui de Froville auquel il était fort attaché, abordant aussi bien l’opéra – Ruggiero aux côtés de Marilyn Horne dans l’<em>Orlando furioso</em> de Vivaldi mis en scène par Pier Luigi Pizzi au Châtelet reste son plus grand souvenir lyrique dans l’Hexagone – que les chefs-d’oeuvre de la musique sacrée (<em>Stabat Mater</em> de Vivaldi et de Pergolesi) ou les <em>songs</em> de Dowland et Purcell.</p>
<p>			Les adieux de James Bowman à Paris étaient résolument placés sous le signe de la nostalgie: il les a voulus ainsi en invitant d’anciens élèves, des partenaires et amis qui ont partagé un bout de chemin avec lui (Pascal Bertin, Bertrand Dazin, Michael Chance, Lynne Dawson, Catherine Bott, Daniel Taylor, Robin Blaze). La soirée aurait pu être plombée, mais c’est méconnaître la jovialité, l’humour et le charisme de James Bowman qui pouvait, du reste, s’appuyer sur la verve de <strong>Pascal Bertin</strong> ou sur la complicité inattendue de<strong> Jean-Paul Fouchécourt</strong>, délicieusement drôle. Le Jupiter des contre-ténors, comme le surnomme Philippe Jaroussky, guest-star illuminant la seconde partie (« Alto giove » de Porpora – « mortel ! » s’extasie le dieu des dieux), et l’Apollon des hautes-contre: tout un symbole ! Ce dernier renonce à expliquer la différence entre les deux types vocaux et fanfaronne: « Ce soir, j’ai la voix la plus grave ! » Dans un tout autre registre, <strong>Daniel Taylor</strong>, visiblement ému, dédie la plainte de Bertarido (« Dove sei ») à Bowman et nous étreint en douceur avant de lui donner une réplique particulièrement enjouée dans l’exquis duo de Robert Jones « Though your strangeness ».</p>
<p>			La voix de contre-ténor est une plante fragile, aime à dire James Bowman, et sa propre longévité représente l’exception qui confirme la règle, illustrée en l’occurrence par la plupart de ses invités. « Verdi prati » révèle d’emblée le prodige d’un timbre intact ainsi que l’intelligence du chanteur qui sait composer avec les moyens dont il dispose encore au lendemain de son soixante-et-onzième anniversaire. Du temps, par contre, l’irréparable outrage n’a guère épargné celle qui fut sa Cléopâtre (<strong>Lynne Dawson</strong>) ni sa partenaire dans un « Pur ti miro » a priori improbable (<strong>Catherine Bott</strong>), mais qui fonctionne grâce à l’accord subtil des musiciens. Car sur la musicalité, le style et la sensibilité, les ans n’ont, en revanche, pas de prise. En outre, de telles retrouvailles ne s’apprécient pas à l’aune des critères habituels, commenter les performances individuelles n’aurait guère de sens ni d’ailleurs attribuer une note globale. C’est avec le nôtre que nous attribuons trois coeurs à cet événement pas comme les autres, où l’admiration, la gratitude et l’affection se mêlent à la nostalgie que nous inspirent plusieurs de ces artistes qui ont écrit une des pages les plus fertiles et passionnantes de l’histoire de la musique au XXe siècle.</p>
<p>			Prévisible, le célébrissime « Sound the Trumpet » de Purcell n’en surprend pas moins lorsqu’il est donné à dix et nous vaut un point d’orgue savoureux où Jean-Paul Fouchécourt s’essaie au pur falsetto avant de poitriner, nous rappelant qu’il possède « une vraie voix », pour reprendre les mots choisis un peu plus tôt par James Bowman, affichant ce sens jubilatoire de l’autodérision qui le caractérise. C’est à contre-coeur et la gorge nouée que nous prenons congé, mais ne renonçons pas trop vite. S’il tire sa révérence, le contre-ténor chantera encore de temps en temps, pour son plaisir, en Grande-Bretagne – mais plus à Londres, assure-t-il –, fans et amateurs d’escapades bucoliques pourront glaner sur le Web l’annonce de ces futurs récitals dans la campagne anglaise. Mais qui sait si demain ou après-demain, il ne lui prendra pas l’envie de retraverser la Manche pour essayer l’acoustique d’une chapelle ou répondre à l’invitation de l’un de ces talentueux jeunes contre-ténors pour lesquels il s’enthousiasme volontiers.<br />
			 </p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Haendel —</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/james-bowman-de-retour-en-france/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2009 19:04:23 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/james-bowman-de-retour-en-france/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Récital JAMES BOWMAN Le Messie : For unto us a child is born Judas Maccabeaus : Father of Heaven Judas Maccabeaus : For Sion lamentation make. Concerto pour orgue opus 4 n°3 en sol mineur Adagio, allegro, adagio, allegro. Le Messie : He was despisedLe Messie : Surely Le Messie : And with his stripes Le &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          <strong>Récital JAMES BOWMAN </strong></p>
<p><em>Le Messie</em> : For unto us a child is born <br /><em>Judas Maccabeaus</em> : Father of Heaven <br /><em>Judas Maccabeaus</em> : For Sion lamentation make. </p>
<p>Concerto pour orgue opus 4 n°3 en sol mineur </p>
<p>Adagio, allegro, adagio, allegro. </p>
<p><em>Le Messie</em> : He was despised<br /><em>Le Messie </em>: Surely <br /><em>Le Messie </em>: And with his stripes <br /><em>Le Messie </em>: All we like sheep <br /><em>Le Messie </em>: Halleluia <br /><em>Serse</em> : Frondi tenere. Ombra mai fu. <br /><em>Judas Maccabeaus</em> : Mourn, ye afflicted children <br /><em>Rinaldo</em> : Cara sposa<br /><em>Theodora</em> : O love divine <br /><em>Rinaldo</em> : Lascia ch’io pianga <br /><em>Dixit Dominus</em> :Gloria Patri </p>
<p>James Bowman, contre tenor</p>
<p>Chœur de Malestroit </p>
<p>Le Capriccio Français </p>
<p>Direction Philippe Le Fèvre </p>
<p>Eglise Saint-Gervais Saint-Protais, Bry-sur-Marne mardi 23 juin 2009 </p>
<p>Eglise Notre-Dame, Saint-Mandé jeudi 25 juin 2009. </p>
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<p><strong>James Bowman de retour en France</strong></p>
<p>Philippe Le Fèvre fêtait les 250 ans de la mort de Haendel ainsi que ses 20 ans à la tête de la direction du chœur Malestroit à Bry-sur-Marne et à Saint-Mandé les 23 et 25 juin dernier.</p>
<p>Pour l’occasion, il a voulu inviter une personnalité avec laquelle il avait déjà travaillé. Le plus prestigieux d’entre eux a donné son accord pour les accompagner. Le plus grand contre-ténor du monde, comme l’a présenté à juste titre Philippe Le Fèvre, était donc présent à leurs côtés. </p>
<p>James Bowman a offert 5 airs de Haendel permettant de retrouver l’envoutement magique de cette voix unique et intacte. Le son qui a toujours été le sien permet d’emplir l’espace de sa plénitude, les registres sont soudés, le sens du texte et l’implication sont plus encore présents comme le souligne Bernard Schreuders dans son <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1025&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=54">compte-rendu</a> du récital du 14 juin à Bruxelles, permettant ainsi à la musique de s’exprimer librement. Comment croire qu’il serait encore possible d’entendre cet artiste dans « Cara sposa » de <em>Rinaldo</em> dont on dit qu’il était l’air préféré de son compositeur, tout en nuances et en abandon, dans « Lascia ch’io pianga » interprétés exactement de la même façon que par le passé ? </p>
<p>Même si le temps s’est suspendu lors des interventions de James Bowman ces deux soirs durant, l’ensemble du concert a permis d’apprécier des pages d’une très haute tenue musicale grâce au chœur Malestroit dont rien ne laisse à penser qu’il est amateur ainsi qu’aux instrumentistes de l’ensemble Le Capriccio Français qui ont su magnifiquement entourer le soliste d’un écrin de rondeur et de tenue. Le concerto pour orgue opus 4 n°3 en sol mineur leur a permis de briller pleinement, notamment Hélène Dufour à l’orgue, se révélant virtuose et fine musicienne. </p>
<p>L’ensemble était dirigé avec une grande précision et un amour évident pour cette musique par Philippe Le Fèvre dans ces morceaux contrastés, faisant preuve de l’énergie et de l’abandon nécessaires. </p>
<p>James Bowman avait décidé de ne plus se produire ailleurs qu’en Angleterre, souhaitant un retrait discret de la scène internationale. Il est tout de même revenu en France où il a mené une magnifique carrière à l’occasion de ces deux soirées, sans la moindre publicité. Ce n’étaient en rien les concerts de trop mais de purs moments de joies, d’émotions et de musique. Qu’il en soit très vivement remercié ainsi que Philippe Le Fèvre ayant rendu cela possible.</p>
<p><strong>Arnaud Mercadier</strong></p>
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		<title>From London with Love, récital James Bowman — Bruxelles (Flagey)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/my-name-is-bowman-james-bowman/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jun 2009 06:15:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est au son de la cornemuse et du tambour que les badauds étaient accueillis dimanche après-midi place Flagey, lieu hype de la capitale européenne. Le spectacle, insolite et magique, de ces gaillards en tartan vert et bleu défilant devant un rutilant autobus à impériale était mis en scène par le festival de Wallonie, qui investissait &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          C’est au son de la cornemuse et du tambour que les badauds étaient accueillis dimanche après-midi place Flagey, lieu <em>hype</em> de la capitale européenne. Le spectacle, insolite et magique, de ces gaillards en tartan vert et bleu défilant devant un rutilant autobus à impériale était mis en scène par le festival de Wallonie, qui investissait les anciens studios de la RTBF aujourd’hui reconvertis en salle de concert et maison de la culture. La veille au soir, le <em>Messie </em>donnait le coup d’envoi de cette nouvelle édition intitulée « Britannia », un thème et une affiche évidemment inspirés par les anniversaires de Purcell et Haendel. Le dimanche, huit concerts éclectiques attiraient un public familial et cosmopolite, du <em>Petit Ramoneur </em>de Britten aux dialogues du jazz et de la musique arabe en passant par les <em>Pump and circumstances </em>d’Elgar. Mais le clou de cette inauguration résidait dans la présence exceptionnelle de la Royce Rolls des contre-ténors: James Bowman. Les organisateurs n’étaient pas peu fiers d’annoncer le seul récital du chanteur programmé cette année hors de Grande-Bretagne. </p>
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<p>L’attachement et la fidélité à un artiste, le goût de la nostalgie, la conscience plus ou moins diffuse de vivre la fin d’une époque, une curiosité, mêlée d’appréhension animaient sans doute plus d’un spectateur. Le choc n’en fut que plus grand ! Impossible de s’abandonner aux souvenirs, le présent magnétise et bouleverse : le timbre immédiatement reconnaissable est intact, la projection admirable et l’ampleur inimaginable. Cette santé vocale est déjà un fait rare chez un chanteur de 67 ans, mais chez une plante fragile comme le falsettiste, pour reprendre une image de Bowman, cela relève du prodige. Et là où le disque flatte outrageusement l’organe modeste, sinon confidentiel de tant d’altos masculins, le concert nous rappelle, au contraire, qu’il escamote le miracle de cette rondeur, de cette plénitude et de ce timbre si pénétrant. L’excellente acoustique du studio 4, où désormais les maisons de disque installent leurs micros (Biondi y a enregistré le <em>Bajazet </em>de Vivaldi), ne suffit pas à expliquer cet impact. La puissance de son chant a propulsé Bowman sur les scènes d’opéra et frayé la voie à ses pairs cantonnés au salon et à l’église, cela tout un chacun le sait, mais personne n’aurait pu prédire qu’il réussirait à préserver ce don des dieux. Interrogé à l’issue du concert sur cette longévité, il se contente d’invoquer la prudence dont il a essayé de faire preuve tout au long de sa carrière. Manifestement intimidé par l’admiration qu’il suscite, il préfère exprimer la sienne pour la génération actuelle… Le poncif qui veut que les grands aient le triomphe modeste n’est pas sans fondement.</p>
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<p>J’entends déjà les fâcheux, les médecins de la voix asséner que le Temps a néanmoins accompli son œuvre et entamé les ressources de notre héros. De fait, le souffle vient parfois à manquer et la vocalise se raidit chez Haendel. Mais ses Dowland quintessenciés nous touchent en plein cœur ! Est-ce parce qu’il n’a plus rien à prouver, parce qu’il se sent libre ? James Bowman quitte cette réserve, ce flegme qui lui a été souvent reproché et investit le texte avec une générosité et une franchise d’accents désarmantes. Le corps exulte, les mains sculptent les mots, cet homme vibre comme une immense lyre. Il aime à dire que sa voix a connu deux âges, le troisième semble avoir libéré le poète. C’est l’autre bonne surprise de cette soirée. Mon voisin nuance et se souvient de concerts mémorables où Bowman se donnait sans compter et subjuguait l’auditoire, du reste comme ce dimanche à Bruxelles, où une partie du public lui réserve une <em>standing ovation</em>. Il offre trois <em>bis </em>élisabéthains dont une reprise onirique d’<em>If my complaints could passions move.</em></p>
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<p>En attendant que la BBC livre ses trésors <em>live</em>, signalons la sortie imminente sous le label Lyrita d’un inédit en CD : des <em>Canciones Españolas </em>de John Tavener créées en 1972 par James Bowman et Kevin Smith, puis gravées en 1975.</p>
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