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	<title>Lawrence BROWNLEE - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 14:05:35 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Lawrence BROWNLEE - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>ROSSINI, La Cenerentola &#8211; Paris (Garnier)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-la-cenerentola-paris-garnier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 07:14:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le temps est parfois le meilleur avocat de productions mal accueillies. Une fois passée la déception initiale, des qualités jusque-là masquées par de trop visibles défauts se font jour, le regard critique consent à plus de mansuétude. Tel n’est le cas de La Cenerentola mise en scène par Guillaume Gallienne. De retour au Palais Garnier &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le temps est parfois le meilleur avocat de productions mal accueillies. Une fois passée la déception initiale, des qualités jusque-là masquées par de trop visibles défauts se font jour, le regard critique consent à plus de mansuétude. Tel n’est le cas de<em> La Cenerentola</em> mise en scène par <strong>Guillaume Gallienne</strong>. De retour au Palais Garnier <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-cenerentola-paris-garnier-erreur-de-casting/">neuf ans après sa création</a>, l’échec est consommé. Ni amusant, ni tendre, ni merveilleux mais raté. Vacuité de la transposition napolitaine (au motif que l’opéra manqua de peu d’être créé à Naples), laideur des costumes, pauvreté des décors, absence de mouvement : ne tirons pas davantage sur l’ambulance.</p>
<p>Et pourtant… L’une des forces du bel canto tient à la primauté absolue du chant. Et sur ce plan, cette reprise se place au niveau le plus haut. Y triomphe en même temps que la bonté, <strong>Vasilisa Berzhanskaya</strong> dans le rôle-titre. L’artiste compte aujourd&rsquo;hui à son palmarès Semiramide, Norma et la saison prochaine Anna Bolena mais continue d’assumer la vocalité d’Angelina sur toute la tessiture, grave notamment, avec une rondeur et une douceur jamais prises en défaut. La voix peut sembler surdimensionnée. Bien que « née dans le malheur et les larmes » et à ce titre justement voilée de nostalgie, cette Cendrillon souffre parfois d’un défaut de modestie, souveraine dans le tracé de la ligne, orgueilleuse dans l’éclat. Mais cette émission très large, très ample fascine par le chatoiement de son chant, la capacité à alléger, à ciseler les vocalises et les parer de sens. Tout Rossini est là, comme il l’est dans l’incroyable Don Magnifico de <strong>Nicolas Alaimo</strong>. Là aussi, rien ne manque, ni le débit étourdissant – le fameux <em>canto sillabico</em> propre à l’opéra buffa –, ni la verve, ni l’usage de la couleur – l’intention derrière la note –, ni l’intelligence des effets. Dans une forme éblouissante, le baryton italien parcourt le fil du grotesque avec l’assurance d’un funambule, sans jamais sombrer dans la caricature. Autre cas d’école, <strong>Laurence Brownlee</strong>, toujours mat de timbre mais superlatif de technique, offre à Don Ramiro une noblesse trop longtemps dévoyée par les ténors <em>di grazia</em> – en dépit de la jambe de bois dont il est affublé (non pas une blessure malencontreuse à quelques jours de la première, comme on pourrait le penser, mais un geste scénique délibéré destiné à accentuer la fragilité du personnage). Le legato est soigné, le trait vif, l’agilité imparable, l’ornementation précise ; l’aigu jaillit, facile et lumineux. L’élégance aristocratique révèle le prince sous le déguisement du valet.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/30864-Julien_Benhamou___Opera_national_de_Paris-La-Cenerentola-25-26-Julien-Benhamou-OnP-32-1600px-1294x600.jpg" />© Julien Benhamou</pre>
<p>Même si moins rompu aux arcanes du chant rossinien, le reste de la distribution présente un horizon prometteur. Remarqué en <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-aida-rouen/">Ramfis à Rouen</a>, <strong>Adolfo Corrado</strong> est un Alidoro magnétique, superbe de timbre, auquel ne manque qu’un surcroît de vocabulaire stylistique pour faire de « Là del ciel nell’arcano profondo » une grande page d’opéra <em>seria</em>. En Dandini, <strong>Hugh Montague Randall</strong> compense par une formidable présence scénique un registre grave moins affirmé et une palette expressive plus limitée. Charmantes mieux que méchantes, Tisbe (<strong>Maria Warenberg</strong>) et Clorinda (<strong>Llanah Lobel-Torres</strong>) déposent sur les ensembles les teintes vives de deux voix bien appariées.</p>
<p>Le chœur, uniquement masculin, tend à abuser des décibels mais <strong>Enrique Mazzola</strong> possède un sens aigu du théâtre qui s’accomplit dans ce répertoire. Les tempi, les contrastes et les dynamiques sont pensés pour soutenir l&rsquo;action scénique et les chanteurs. Nul alanguissement de mauvais goût, nulle virtuosité mécanique ; au contraire, une clarté instrumentale qui flatte tour à tour les différents pupitres de l’orchestre, une maîtrise du crescendo et une précision imparable – talon d’Achille des soirs de première, victimes fréquentes d’un nombre insuffisant de répétitions.</p>
<p>Un coup de gueule pour terminer : à l’adresse des quatre influenceuses déguisées en princesses qui, après avoir transformé l’avant-spectacle en séance de selfies, ont déserté la salle dès le début du premier acte au milieu d’un numéro. Et surtout contre ce spectateur du parterre qui, pour gagner quelques minutes au vestiaire, n’a pas hésité à se lever en plein rondo d’Angelina, sacrifiant sans scrupule l’un des sommets de la soirée à son intérêt personnel. Même à l’opéra, le respect est une valeur en chute libre.</p>
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		<title>BELLINI, I puritani – New-York (streaming)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/bellini-i-puritani-new-york-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 05:49:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après La Somnambule en début de saison, le Metropolitan Opera diffuse dans les cinémas un autre opéra de Bellini, Les Puritains, dans une nouvelle production confiée à Charles Edwards. Connu pour avoir réalisé par le passé les décors de plusieurs ouvrages in loco, notamment Fedora, Don Carlos ou Adriana Lecouvreur, Edwards effectue ici ses débuts &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après <em>La Somnambule</em> en début de saison, le Metropolitan Opera diffuse dans les cinémas un autre opéra de Bellini, <em>Les Puritains</em>, dans une nouvelle production confiée à <strong>Charles Edwards</strong>. Connu pour avoir réalisé par le passé les décors de plusieurs ouvrages <em>in loco</em>, notamment <em>Fedora</em>, <em>Don Carlos</em> ou <em>Adriana Lecouvreur</em>, Edwards effectue ici ses débuts au Met en tant que metteur en scène. Sa production succède à celle de Sandro Sequi qui avait été créée pour Sutherland et Pavarotti en 1976 et régulièrement reprise jusqu’en 2017. Le décor unique représente une gigantesque salle d’audience aux teintes grisâtres surmontée d’une chaire, à moins que ce ne soit l&rsquo;intérieur d&rsquo;un temple protestant. Au deuxième acte, ce même décor délabré évoque la guerre civile qui fait rage. Le metteur en scène respecte scrupuleusement le cadre-spatio-temporel du livret en inscrivant l’intrigue dans son contexte grâce à des projections de résumés historiques sur un écran, procédé qui s’avère fastidieux à la longue. Durant le prélude orchestral, nous assistons à la rencontre entre Elvira et Arturo adolescents, incarnés par de jeunes figurants que nous verrons apparaître tout au long du spectacle comme des souvenirs d’un passé heureux. Elvira passe le plus clair de son temps à dessiner des visages, notamment des autoportraits qui expriment à partir du deuxième acte l’évolution de sa détresse. Les costumes de <strong>Gabrielle Dalton</strong> sont sobres et élégants, les puritains sont vêtus de noir, blanc ou gris. Seuls les deux personnages royalistes portent des vêtements de couleurs, bleu ciel pour Arturo, Jaune pour Enrichetta, comme dans le tableau de van Dyck qui représente cette souveraine. A la fin du deuxième acte, Riccardo et Giorgio torses nus se peignent sur la poitrine une croix de Saint-Georges. Le dénouement est modifié, durant la scène finale après l’annonce de la victoire de Cromwell, Arturo délaisse Elvira et va rejoindre son père, privant ainsi l’ouvrage de son <em>lieto fine</em> convenu. La direction d’acteurs, simple et précise est d’une grande lisibilité.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/I-puritani-©Ken-Howard.Met-Opera-4-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-206472"/></figure>


<p>I puritani ©Ken Howard.Met Opera </p>
<p>La distribution rassemble une équipe de chanteurs rompus pour la plupart à la technique du bel canto. <strong>Tony Stevenson</strong> possède un timbre claironnant qui sied à merveille au personnage de Bruno, <strong>David</strong> <strong>Pittsinger </strong>campe un Valton à la voix puissante et bien projetée. <strong>Eve Gigliotti</strong> tire son épingle du jeu dans le rôle sacrifié d’Enrichetta grâce à sa voix ronde au timbre fruité. Le Giorgio de <strong>Christian van Horn</strong> est une bonne surprise, la basse nous gratifie d’un legato fluide et chaleureux notamment dans son air « Cinta di fiori » chanté avec un style accompli, qui s’achève sur un <em>diminuendo</em> du plus bel effet. Remplaçant au dernier moment Artur Ruciński souffrant, <strong>Ricardo</strong> <strong>José Rivera</strong> a été la révélation de la soirée dans le rôle de Riccardo. Le jeune baryton portoricain possède une voix sonore, un timbre velouté et incarne avec justesse ce personnage torturé. Les quelques vocalises que comporte son air « Bel sogno beato » au premier acte sont impeccablement négociées et sa confrontation avec van Horn qui s’achève sur un « Suoni la tromba » éclatant, enflamme le public du Met qui lui réserve une belle ovation au salut final. Grand habitué du rôle d’Arturo, qu’il chante depuis plus de dix ans <strong>Lawrence Brownlee</strong> n’a rien perdu des qualités qui font de lui un belcantiste accompli, l’art de la nuance, la vélocité de ses ornementations et la facilité de son registre aigu qui lui permet de ne pas transposer le contre-fa que tout le monde attend dans son air « Ella è tremante » au dernier acte. Si on lui reproche parfois un volume confidentiel, cela n’est en rien perceptible au cinéma. En grande forme, <strong>Lisette Oropesa</strong>, donne d’Elvira une interprétation encore plus aboutie qu’à Paris la saison passée. « Son vergin vezzosa » met en valeur la fluidité de ses vocalises et la précision de ses trilles impeccables, « O rendetemi la speme » est phrasé avec un timbre éthéré et une infinie délicatesse, enfin la cabalette « Vien diletto » exalte sa maîtrise de la colorature, notamment dans la reprise dont les ornementations jusqu’au mi bémol lui valent une ovation bien méritée.</p>
<p><strong>Marco Armiliato</strong> familier de ce répertoire propose une direction précise et soignée qui laisse s’épanouir les voix des chanteurs. La partition proposée comporte moins de coupures qu’à l’accoutumée, la plupart des cabalettes sont doublée et ornementées.</p>
<p>Le 21 mars prochain, le Metropolitan Opera retransmettra dans les cinémas du réseau Pathé Live, <em>Tristan et Isolde</em> avec Lise Davidsen et Michael Spyres dans une nouvelle production de Yuval Sharon.              </p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bellini-i-puritani-new-york-streaming/">BELLINI, I puritani – New-York (streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<item>
		<title>Robinson Crusoé au TCE : Sahy Ratia remplace Lawrence Brownlee</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/robinson-crusoe-au-tce-sahy-ratia-remplace-lawrence-brownlee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 09:43:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Du 3 au 14 décembre 2025, le Théâtre des Champs-Élysées présente une nouvelle production de Robinson Crusoé d’Offenbach, mise en scène par Laurent Pelly et dirigée par Marc Minkowski. Initialement prévu pour le rôle-titre, Lawrence Brownlee est contraint pour raisons personnelles de céder sa place au ténor malgache Sahy Ratia, déjà applaudi sur cette même &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Du 3 au 14 décembre 2025, le Théâtre des Champs-Élysées présente une nouvelle production de <em>Robinson Crusoé</em> d’Offenbach, mise en scène par Laurent Pelly et dirigée par Marc Minkowski.</p>
<p>Initialement prévu pour le rôle-titre, <strong>Lawrence Brownlee</strong> est contraint pour raisons personnelles de céder sa place au ténor malgache <strong>Sahy Ratia</strong>, déjà applaudi sur cette même scène <a href="https://www.forumopera.com/spectacles/?_sft_artiste=ratia-sahy&amp;artiste=Sahy%20RATIA&amp;_sft_ville=paris-tce&amp;ville=Paris%20%28TCE%29">à plusieurs reprises</a>.</p>
<p>Diplômé du Conservatoire national supérieur de musique de Paris en 2017, Sahy Ratia a interprété des rôles variés tels que Nemorino (<em>L’Élixir d’amour</em>), Pâris (<em>La Belle Hélène</em>), Marzio (<em>Mitridate</em>) ou Tonio (<em>La Fille du régiment</em>) sur des scènes françaises et internationales. Parmi ses engagements récents figurent – outre le Théâtres des Champs-Elysées – l’Opéra de Nice, l’Opéra de Lausanne et le Staatsoper de Berlin.</p>
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		<title>Erin Morley/Lawrence Brownlee, Golden Age</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/erin-morley-lawrence-brownlee-golden-age/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Louise Momal]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que la saison lyrique reprend progressivement en ce début d’automne, Pentatone nous offre un album entièrement dédié à un certain âge d’or du répertoire de nos théâtres, un large dix-neuvième siècle de belcanto franco-italien généreusement ouvert de Rossini à Delibes. Mêlant une ou deux des plus célèbres pages de ce répertoire à quelques-unes à &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que la saison lyrique reprend progressivement en ce début d’automne, Pentatone nous offre un album entièrement dédié à un certain âge d’or du répertoire de nos théâtres, un large dix-neuvième siècle de <em>belcanto</em> franco-italien généreusement ouvert de Rossini à Delibes. Mêlant une ou deux des plus célèbres pages de ce répertoire à quelques-unes à peine moins connues – la rareté n’est pas poussée plus loin que l’air de Fernando extrait de <em>Marino Faliero</em> de Donizetti –, <em>Golden Age</em> se distingue surtout par sa tête d’affiche d’outre-atlantique. Aux côtés de <strong>Lawrence Brownlee</strong>, sympathique ténor incontournable pour quiconque fréquente un peu le paysage belcantiste contemporain, on retrouve avec grand plaisir <strong>Erin Morley</strong>, soprano colorature plus discrète sur nos scènes que sa compatriote Lisette Oropesa mais dont le sens du style et le timbre délicat étaient déjà remarquables dans l’<a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/robert-le-diable-de-labject-et-du-sublime/">enregistrement pour Palazzetto Bru Zane de <em>Robert le Diable </em>en 2022</a>.</p>
<p>Avouons-le d’emblée, les plages en solo de ce CD restent assez communes, non qu’elles pâtissent de défaut majeur mais hors du contexte dramatique et accompagnés par la baguette plutôt routinière <strong>d’Ivan Repušić</strong>, ni Brownlee ni Morley n’arrivent à apposer une marque durable sur des airs aussi bien servis par la discographie que « Je crois entendre encore » ou « Où va la jeune hindoue ? ». Qu’il s’agisse de duo et les choses sont bien différentes. C’est en effet dans les plages à deux que le programme ménage une part d’humour, puisant dans les meilleures pages de Rossini et Donizetti. Frais, enlevé, sans aucune trace de minauderie, « Quoi, vous m’aimez ? » extrait de <em>La Fille du Régiment</em> voit ainsi nos deux artistes à leur meilleur : un chant direct et franc, une diction française pas absolument impeccable mais tout à fait compréhensible, juste assez teintée d’accent pour relever la personnalité des chanteurs. Le timbre fruité et sain de Morley, son espièglerie dans la ligne et la vocalisation, le legato élégant de Brownlee semblent faits pour ces opéras légers de Donizetti. L’impression se confirme dans leur « Tornami a dir », duo extrait de <em>Don Pasquale</em>, page pleine d’une délicate simplicité qu’ils savent parfaitement trouver. Changement d’atmosphère avec <em>Le Comte Ory</em> de Rossini, plus radicalement bouffe, plus acrobatique aussi. Dans la ligne de chant plus dramatique, entrecoupée de vocalises plus démonstratives, Erin Morley et Lawrence Brownlee trouvent, elle l’espace de déployer quelques impeccables suraigus perlés, Brownlee une <em>vis</em> <em>comica</em> incontestable. Qu’il ne soit pas dit, cependant, que le duo n’est à l’aise que dans la comédie. La rencontre coup de foudre de Gérald et Lakmé, « D’où viens-tu ?… C’est le Dieu de la jeunesse », y apporterait un démenti immédiat. Éprouvant un plaisir évident au lyrisme débordant qu&rsquo;y insuffle Delibes, les deux artistes y sont à leur meilleur. C’est là que la voix de ténor léger au timbre de plus en plus mordoré et sombre de Brownlee trouve son meilleur emploi, c’est là aussi que la sensualité discrète de la ligne de chant très probe de Morley est la plus évidente, la plus séduisante aussi. Touchant et vrai malgré la théâtralité du langage musical de Delibes, ce duo est le sommet de l’album.</p>
<p>Un enregistrement indispensable ? Peut-être pas, mais un témoignage de deux artistes dont la probité stylistique et l’élégance ne sont pas la moindre qualité.</p>
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		<item>
		<title>Lawrence Brownlee chantera à Moscou même si ça ne plait pas à tout le monde.</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/lawrence-brownlee-chantera-a-moscou-meme-si-ca-ne-plait-pas-a-tout-le-monde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Aug 2025 04:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le ténor américain s&#8217;est vu épinglé par le site OperaWire pour sa participation à un concert à Moscou, le 8 septembre prochain, à l&#8217;auditorium du parc Zariadié (le site laisse entendre qu&#8217;il s&#8217;agit du concert d&#8217;ouverture de saison mais ce n&#8217;est pas le cas). Lawrence Brownlee y chantera des airs ou duos de Mozart, Donizetti, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le ténor américain s&rsquo;est vu épinglé <a href="https://operawire.com/american-tenor-lawrence-brownlee-to-open-russias-zaryadye-halls-new-season/#google_vignette">par le site <em>OperaWire</em></a> pour sa participation à un concert à Moscou, le 8 septembre prochain, à l&rsquo;auditorium du parc Zariadié (le site laisse entendre qu&rsquo;il s&rsquo;agit du concert d&rsquo;ouverture de saison mais ce n&rsquo;est pas le cas). <strong>Lawrence Brownlee</strong> y chantera des airs ou duos de Mozart, Donizetti, Rossini aux côtés du soprano Aigul Khismatullina, l&rsquo;Orchestre symphonique de Moscou étant dirigé par Ivan Rudin. <em>OperaWire</em> précise <em>« </em>Brownlee rejoint Vittorio Grigolo, Ambrogio Maestri, Marcelo Alvarez et Ferruccio Furlanetto, parmi les chanteurs de l&rsquo;ouest qui se sont produits en Russie depuis l&rsquo;invasion de l&rsquo;Ukraine <em>»</em>. Le site rappelle que José Cura a vu son contrat annulé avec l&rsquo;Opéra national d&rsquo;Estonie pour des raisons similaires. Le site insiste ensuite sur les positions de Peter Gelb, directeur général du Met (où Brownlee doit chanter la saison prochaine<em> I Puritani</em> et <em>La Fille du Régiment</em>) qui avait notamment amené à l&rsquo;annulation des contrats d&rsquo;Anna Netrebko en raison de sa proximité avec Vladmir Poutine.</p>
<p>Lawrence Brownlee a répondu à <em>OperaWire</em> en ces terme<em>s :</em> « En tant qu&rsquo;artiste, j&rsquo;ai la conviction que mon art est le moyen le plus puissant à ma disposition pour créer un changement positif dans le monde. Ma décision de chanter en Russie ne constitue en rien une approbation de ma part de la politique de leur gouvernement actuel, de même que ma décision de continuer à chanter aux États-Unis n&rsquo;est pas une approbation de notre gouvernement actuel. Pour moi, le plus grand pouvoir de la musique consiste en ce qu&rsquo;elle peut nous élever au-dessus de la rhétorique clivante de la politique actuelle, et qu&rsquo;elle nous rappelle que ce qui nous unifie véritablement, ce sont nos expériences humaines partagées. Je ne suis pas un pion, et je n&rsquo;en serai jamais un &#8211; où que j&rsquo;aille, je viens en tant qu&rsquo;artiste, dans le but de rassembler les gens et de répandre la joie et la paix à travers la musique <em>»</em>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>ROSSINI, Zelmira &#8211; Pesaro</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-zelmira-pesaro/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Aug 2025 04:05:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=197165</guid>

					<description><![CDATA[<p>Zelmira, synonyme d’ennui ? – ainsi que l’écrivait Le Globe en 1826 lors de la création parisienne de ce dramma per musica, le dernier des neuf composés par Rossini à l’intention du public napolitain. Retour en 1822. Le Pesarese présente au Teatro San Carlo son nouvel opéra. Le livret d’Andrea Leone Tottola est tiré d’une &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Zelmira</em>, synonyme d’ennui ? – ainsi que l’écrivait <em>Le Globe</em> en 1826 lors de la création parisienne de ce <em>dramma per musica</em>, le dernier des neuf composés par Rossini à l’intention du public napolitain.</p>
<p>Retour en 1822. Le Pesarese présente au Teatro San Carlo son nouvel opéra. Le livret d’Andrea Leone Tottola est tiré d’une pièce de théâtre de l’auteur français Dormont de Belloy datée de 1759, elle-même inspirée de Métastase. C’est dire combien l’ouvrage hérite de conventions dramaturgiques qui nous sont devenues étrangères. L’intrigue empile complots et faux-semblants au détriment de la clarté émotionnelle. Devoir et politique prennent le pas sur des passions concrètes, ce qui peut dérouter le spectateur moderne habitué à des récits plus réalistes. Renforcée par l’absence d’exposition et par la primauté accordée à l’éclat musical sur la vraisemblance dramatique, cette difficulté d’accès joue en la défaveur de l’œuvre, sauf à la projeter dans un univers scénique aux codes adaptés à notre sensibilité contemporaine. En ce sens, le choix par le Rossini Opera Festival d’un metteur en scène disruptif et sulfureux comme <strong>Calixto Bieito</strong> se justifie.</p>
<p>Immersive en phase avec l’air du temps, l’approche exploite l’architecture de l’Auditorium Scavolini, une ancienne salle de basket à <a href="https://www.forumopera.com/breve/nouvel-auditorium-a-pesaro-plus-inconfortable-tu-meurs/">l’inconfort hélas inchangé depuis l’an passé</a>. Le public prend place sur des gradins autour d’un plateau central constitué de panneaux de plexiglas rétro-éclairés, dans lequel s’intègre la fosse d’orchestre. Sur l’espace scénique ainsi délimité, les chanteurs se déplacent librement, parfois depuis les allées – renforçant l’impression d’immersion. Absence de décors ; costumes passe-partout ; quelques accessoires à vocation symbolique (un ours en peluche, des fragments de colonne, des casques, beaucoup de casques) : c’est d’abord par le travail sur le geste et sur les corps que se dessinent les rapports entre les protagonistes, jusqu’à la complaisance lorsqu’il s’agit d’utiliser la musculature sculpturale de Gianluca Margheri (notre voisin, abusé par le volume de ses pectoraux, les croira simulés par une cuirasse). Un brin de provocation – de la terre dont on se barbouille ; de l’eau dont on s’asperge… –, des personnages déconstruits (Eacide en ange, le prêtre en couche culotte) stimulent la réflexion mais ne peuvent détourner l’attention du défaut majeur que présente un tel dispositif : la configuration centrale de la scène, en dispersant les voix dans toutes les directions, réduit leur portée. En dépit d’une acoustique favorable, une partie du public se retrouve reléguée à la marge de l’écoute dès qu’un chanteur lui tourne le dos.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/R3A6086_pr-1294x600.jpg" />© Amati Bacciardi</pre>
<p>Cet inconvénient se révèle d’autant plus frustrant qu’il affecte des interprètes de haut vol. A commencer par <strong>Lawrence Brownlee</strong>, stupéfiant dans le rôle d’Ilo conçu aux dimensions extra-terrestres de Giovanni David. La technique, superlative, se joue tant des multiples ornementations que de notes stratosphériques, à la hauteur vertigineuse assumée sans forfanterie, comme s’il s’agissait de contourner de simples graviers sur un chemin caillouteux. Le timbre, d’une fraîcheur inaltérée semble avoir gagné en brillant. L’égalité de la ligne, l’absence de rupture entre les registres renforcent l’impression d’évidence. Une ovation interminable – plus de cinq minutes –salue son air d’entrée, « Terra amica », un des plus redoutables sorti casqué de l’imagination impitoyable de Rossini. Le duo suivant voit le ténor affronter la soprano dans une joute de virtuosité, d’autant plus excitante qu’elle ne cède rien à la gratuité. Déjà formidable en <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-ermione-pesaro/">Ermione l’an passé</a>, <strong>Anastasia Bartoli</strong> a encore affûté ses armes belcantistes. La voix reste d’une ampleur impressionnante sur une longueur qui ne l’est pas moins. Les variations échevelées, l’engagement, l’intensité avec laquelle la chanteuse brandit les notes comme des poignards à la lame acérée s’accompagnent de nuances et d’allègements du meilleur effet, offrant un portrait abouti de Zelmira, reine orgueilleuse, épouse fidèle, fille dévouée et mère attendrie. Si on s’avoue moins emballé par le chant d’<strong>Enea Scala</strong>, heurté et trop en force, sa composition d’un Antenore névrosé répond aux intentions du metteur en scène. L’emprise trouble qu’exerce sur lui Leucippo est un des ressorts du drame. Bien que peu servi par la partition qui ne lui concède aucun air, <strong>Gianluca Margheri</strong> endosse d’une voix sonore à la ligne contrôlée la veulerie du conseiller et la place de choix que lui confère le parti pris scénique. À <strong>Marko Mimica</strong> en Polidoro fait défaut un surcroît de musicalité pour que transparaisse la tendresse et l’humanité du père derrière l’autorité du souverain. L’écriture d’Emma, la confidente de Zelmira, paraît de prime abord trop grave pour le mezzo-soprano de <strong>Marina Viotti</strong>. Mais la rondeur enveloppante du timbre alliée au métal incisif d’Anastasia Bartoli donne au duettino du premier acte une intensité singulière. Surtout sa grande aria met en lumière des affinités rossiniennes – revendiquées – faites de souplesse, d’égalité, de maîtrise du souffle et du bon usage d’effets subordonnés à la vérité expressive. Dans le rôle bref d’Eacide, <strong>Paolo Nevi</strong>, jeune ténor ombrien, capte immédiatement l’attention par la projection et la lumière de sa voix.</p>
<p>Sous la direction de <strong>Giacomo Sagripanti</strong>, chœur et orchestre réussissent à surmonter le déséquilibre sonore induit par le dispositif scénique pour faire corps avec le drame. Des tempi vifs mais expressifs révèlent toutes les subtilités de la partition, tissant un flux continu de couleurs, de tensions, d’inflexions qui oppose un démenti flagrant à la critique du <em>Globe</em> : Zelmira, antonyme d’ennui.</p>
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		<title>BELLINI, I Puritani &#8211; Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/bellini-i-puritani-paris-bastille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tancrède Lahary]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Feb 2025 07:07:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une bonne production est, à nos yeux, une production aussi belle que porteuse de sens. C’est entièrement le cas de la production de Laurent Pelly, donnée pour la troisième fois, après sa création en 2013 et une première reprise en 2019. Résolument épurée, l’approche du metteur en scène se situe à mi-chemin entre l’ancrage historique &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Une bonne production est, à nos yeux, une production aussi belle que porteuse de sens. C’est entièrement le cas de la production de <strong>Laurent Pelly</strong>, donnée pour la troisième fois, après <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/si-pres-du-bonheur/">sa création en 2013</a> et une <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/i-puritani-paris-bastille-sans-esbroufe/">première reprise en 2019</a>.</p>
<p>Résolument épurée, l’approche du metteur en scène se situe à mi-chemin entre l’ancrage historique et l’atmosphère fantasmatique du rêve. Le décor, conçu par <strong>Chantal Thomas</strong>, figure un château anglais du XVIIe siècle réduit à sa seule structure, composée d’innombrables tiges métalliques, devant un grand écran de couleur, allant du gris au bleu glacial. Les costumes font signe vers l’Angleterre anglicane et sont aussi somptueux que dépouillés, tout en ligne et en sobriété. Cet ensemble, disposé sur un plateau tournant, magnifié par les éclairages de <strong>Joël Adam</strong> produit de superbes tableaux. L’immensité du château de fer peut rappeler les traits de crayons torturés des prisons mentales d’un Piranèse tandis que les teintes, gris, bleu, vert kaki, et noirs dessinent un univers très cohérent. Les tensions se multiplient entre les symétries et les dissymétries, le mobile et le statique, l’ombre et la lumière.</p>
<p>Surtout, cette mise en scène porte en elle-même une vision de l’œuvre. Nous sommes dans l’univers mental d’Elvira, et, en fin de compte, dans sa prison mentale. L’infinité des barres métalliques, tranchantes pour certaines, renvoient bien sûr au motif de l’enfermement. Enfermement moral, vis-à-vis des conventions et des carcans sociaux ; enfermement politique, les amants étant prisonniers de l’Histoire qui s’abat sur eux. Enfermement psychologique bien sûr, la raison d’Elvira vacillant, perdant pied, calfeutrée au fond de son âme. Ce château est en même temps le lieu de l’impossibilité du secret : dans ce monde sans mur ni paroi, tout se voit, tout s’entend, tout se sait. Condamnés à une transparence totale, oppressante, totalisante, les personnages, dépourvus d’intimité, sont sans cesse sous contrôle, en particulier Elvira, qui finit toutefois par regagner le pouvoir sur sa raison une fois qu’elle accède, elle aussi et comme les autres, au savoir dissimulé – même si les dernières secondes qui voient l’héroïne s’écrouler laissent planer le doute sur cette issue heureuse.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Les-Puritains-24-25-Sebastien-Mathe-OnP-7-.jpg-1600px-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-182417" width="747" height="497"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Sébastien Mathe</sup></figcaption></figure>


<p>La soirée est portée au firmament par son plateau vocal exceptionnel. <strong>Lisette Oropesa</strong> crève la scène. Les aigus atteints avec naturel, les vocalises qui s’enchaînent avec fluidité, le souffle parfaitement maîtrisé, les <em>piani</em> qui franchissent l’orchestre avec insolence : la soprano américaine est tout simplement sidérante. Outre ses moyens vocaux hors norme, le jeu scénique est fin, varié, crédible. Les scènes de folie lorgnent moins du côté d’une démence maniérée ou étrange que vers un choc émotionnel impossible à gérer, à comprendre et à saisir. Elle trouve en <strong>Lawrence Brownlee</strong> un partenaire idéal. Passé un très bref moment de trac dans les premières secondes, le ténor installe une très belle ligne de chant, la virtuosité qu’on lui connait, servie par une émission extrêmement élégante, même si le volume sonore n&#8217;emplit pas toute la salle de Bastille. Son jeu d’acteur est à l&rsquo;avenant, développant une palette fine d’émotions et une réelle sensibilité. Le couple confirme toute l’alchimie qu’il avait déjà pu développer durant<a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/bellini-i-puritani/"> l’enregistrement de l’œuvre paru il y a peu</a> !</p>
<p>En Sir Giorgio, <strong>Roberto Tagliavini</strong> régale le spectateur. La profondeur de la basse, la force d&rsquo;un timbre de caractère ainsi que la générosité du volume confère à l’oncle d’Elvira une prestance pleine de charisme. <strong>Andrii Kymach</strong> campe un Riccardo sombre à souhait et déploie une voix à la hauteur du rôle, même s’il peut toutefois se montrer un peu trop monolithique. <strong>Vartan Gabrielian</strong> est un Valton doté de toute la noblesse escomptée tandis que Enrichetta di Francia trouve en <strong>Maria Warenberg</strong> une interprète solide sur ses appuis. Le Sir Bruno Roberton de <strong>Manase Latu, </strong>qui convainc par ses beaux aigus, complète efficacement la distribution.</p>
<p>C’est peut-être la fosse qui déçoit légèrement, en revanche, ce soir. La qualité du son de<strong> l’</strong>Orchestre de l’Opéra national de Paris est bien sûr irréprochable et ce, quel que soit le registre. La battue de <strong>Corrado Rovaris</strong> est toutefois quelque peu académique, manquant d’effets de contraste ou de nuances, même s’il faut dire que tous les tempi retenus sont judicieux et que la précision est au rendez-vous. Le Chœur de l’Opéra national de Paris est de son côté en grande forme et sait varier les intentions dramatiques de scènes en scènes.</p>
<p>Au total, cette soirée marque le retour d’une superbe production transcendée par un duo exceptionnel : le public en redemande !</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bellini-i-puritani-paris-bastille/">BELLINI, I Puritani &#8211; Paris (Bastille)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Un ténor rossinien en Wotan à l&#8217;Opéra de Paris ?</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/un-tenor-rossinien-en-wotan-a-lopera-de-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 19:31:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Suite aux déboires du baryton-basse Iain Paterson (et surtout du public) lors de la représentation désastreuse du Rheingold de dimanche dernier (narrée ici par notre consoeur Audrey Bouctot), on pouvait s&#8217;interroger sur le remplacement probable du chanteur britannique, au moins pour la représentation de mercredi prochain (une soirée AROP à laquelle participent des mécènes). En &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="295" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Capture-decran-2025-02-03-a-19.34.48-1024x295.png" alt="" class="wp-image-182143"/></figure>


<p>Suite aux déboires du baryton-basse <strong>Iain Paterson</strong> (et surtout du public) lors de la représentation désastreuse du <em>Rheingold</em> de dimanche dernier (<a href="https://www.forumopera.com/breve/panne-de-wotan-dans-lor-du-rhin-a-paris/">narrée ici par notre consoeur Audrey Bouctot</a>), on pouvait s&rsquo;interroger sur le remplacement probable du chanteur britannique, au moins pour la représentation de mercredi prochain (une soirée AROP à laquelle participent des mécènes). En parcourant la distribution affichée sur le site de l&rsquo;Opéra de Paris, on découvre avec stupeur un nouveau nom en alternance pour le rôle de Wotan, celui de <strong>Lawrence Brownlee</strong>, par ailleurs à l&rsquo;affiche du très belcantiste <em>I Puritani</em> de Vincenzo Bellini, donné à Bastille en alternance avec l&rsquo;ouvrage de Richard Wagner. </p>
<p>Ne fantasmez pas à l&rsquo;idée d&rsquo;une version de l&rsquo;<em>Or du Rhin </em>avec contre-fa : il s&rsquo;agit plus probablement d&rsquo;une confusion avec <strong>Nicholas Brownlee </strong>de la troupe de l&rsquo;Opéra de Francfort, qui y interprète le rôle-titre de <em>Macbeth</em> depuis début décembre, la dernière ayant eu lieu le 1e février. Le chanteur américain a déjà interprété Wotan (à Munich notamment) et doit le rechanter en juillet à cette même Bayerische Staatsoper. Est-il bien raisonnable de se faire succéder aussi rapidement la tessiture de baryton-basse avec celle, nettement plus aiguë, de baryton Verdi ? Rappelons que Ludovic Tézier, initialement prévu en Wotan,<a href="https://www.forumopera.com/breve/ludovic-tezier-ne-chantera-pas-lor-du-rhin-a-lopera-de-paris/"> avait dû jeter l&rsquo;éponge en raison d&rsquo;une méchante grippe</a> l&#8217;empêchant de participer  aux répétitions : quand ça veut pas, ça veut pas.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/un-tenor-rossinien-en-wotan-a-lopera-de-paris/">Un ténor rossinien en Wotan à l&rsquo;Opéra de Paris ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>BELLINI, I puritani</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/bellini-i-puritani/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Louise Momal]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Nov 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=cd-dvd-livre&#038;p=177563</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dernier chef-d’œuvre de Vincenzo Bellini, succès dès sa création en 1835, I Puritani n’avait pas encore eu, en ce XXIe siècle, les honneurs d’un enregistrement en studio. C’est désormais chose faite avec cette intégrale justifiée à elle seule par la présence de Lisette Oropesa en Elvira. La soprano étatsunienne est ici sur ses terres d’élection &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dernier chef-d’œuvre de Vincenzo Bellini, succès dès sa création en 1835, <em>I Puritani</em> n’avait pas encore eu, en ce XXI<sup>e</sup> siècle, les honneurs d’un enregistrement en studio. C’est désormais chose faite avec cette intégrale justifiée à elle seule par la présence de <strong>Lisette Oropesa</strong> en Elvira.</p>
<p>La soprano étatsunienne est ici sur ses terres d’élection : le belcanto virant au romantisme italien. Son Elvira est bien sœur de sa Lucia di Lammermoor, racée, fine, touchante dans les plus légères inflexions mélancoliques de son timbre fruité. Si son registre suraigu est moins aisé, moins évident qu’il y a quelques années, état de fait dont « Son vergin vezzosa » pâtit, sa technique est toujours d’une maîtrise bluffante. Dès le duo d’Elvira et Giorgio, elle se joue avec une facilité déconcertante des vocalises frénétiques de « Sai com’arde in petto mio », anonçant la folie à venir du personnage, puis de la cabalette « A tal nome, al mio contento » avec un élan irrésistible. Ses deux scènes de folie sont tout aussi séduisantes. Sensible, simple, Oropesa touche par la pureté de sa ligne toute bellinienne dans « Oh, vieni al tempio » comme dans « Qui la voce sua soave ». On est face à une grande interprétation qui méritait amplement d’être gravée, et qui donne hâte d’entendre sa Lucia, enregistrée en studio cet automne.</p>
<p>Lisette Oropesa trouve en <strong>Lawrence Brownlee</strong> un partenaire digne d’elle. Un peu tendue dans le redoutable « A te o cara », le ténor s’épanouit dès sa scène avec Enrichietta, dans laquelle il se montre plein d’énergie. Dans le duo du troisième acte avec Elvira, il déploie toute la suavité d’un timbre mordoré et d’un chant privilégiant le legato et la douceur. Son interprétation s’accorde bien à l’Elvira fougueuse de Lisette Oropesa, notamment dans un « Vieni fra queste braccia » enlevé. On regrette tout de même un peu que l’occasion n’ait pas été saisie de graver « Se il destino a te m’invola », le trio d’Arturo, Riccardo et Enrichietta, mettant très en valeur le ténor. Coupé la veille de la création pour des raisons de longueur qui se posent avec moins d’impératif au CD, on aurait aimé entendre Brownlee l’interpréter.</p>
<p>Face à ce beau duo principal, les clefs de fa sont un peu en retrait. Probe, soigné le Giorgio de <strong>Riccardo Zanellato</strong> est très bon dans les ensembles et duos où sa clarté de diction, la noblesse de son chant sont de bel effet. Mais son « Cinta di fiori » pourrait être plus sensible. Peut-être son vibrato un peu large empêche-t-il de goûter tout à fait la beauté de cet air tout en legato. Quant au Riccardo d’<strong>Anthony Clark Evans</strong>, il manque quelque peu d’élégance. Le passage vers l’aigu, certes joli, se fait systématiquement en force et les vocalises sont encombrées d’air entre les notes, ce qui est tout à fait regrettable. Il s’accorde en revanche très bien avec Riccardo Zanellato. À deux, ils font un magnifique accompagnement au « Oh vieni al tempio » déchirant de Lisette Oropesa. Chez les<em> comprimari</em>, on remarque surtout le joli ténor clair de <strong>Simeon Esper</strong> en Sir Bruno parmi un ensemble de bonne tenue.</p>
<p>Dans un opéra où les forces chorales constituent un protagoniste de premier plan, le MDR-Rundfunkchor s’illustre par un vrai engagement dramatique. Il est saisissant dans le final du premier acte, où les soprani se distinguent tout particulièrement avec un son superbe dans leur accompagnement de « Oh vieni al tempio ». À la baguette, <strong>Riccardo Frizza</strong> emmène le Dresdner Philharmonie avec fougue, créant de belles atmosphères nocturnes et troubles, notamment dans l’introduction du deuxième acte « Ah, dolor! Ah, terror! ».</p>
<p>Belle intégrale soignée, ces <em>Puritani</em> méritent incontestablement qu&rsquo;on leur face place dans la discographie bellinienne.</p>
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		<title>Le Donizetti Song Project d&#8217;Opera Rara en concert le 2 novembre</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-donizetti-song-project-dopera-rara-en-concert-le-2-novembre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Nov 2024 05:35:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=175552</guid>

					<description><![CDATA[<p>Opera Rara poursuit son Donizetti Song Project, avec un concert exceptionnel le samedi 2 novembre à 13h (heure locale, soit 14h à Paris) au Wigmore Hall à Londres. La soprano Rosa Feola, accompagnée au piano par Carlo Rizzi et à la harpe par Sally Pryce, interprétera des mélodies rares de Gaetano Donizetti ainsi le Sonetto &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Opera Rara poursuit son <em>Donizetti Song Project</em>, avec un concert exceptionnel le samedi 2 novembre à 13h (heure locale, soit 14h à Paris) au Wigmore Hall à Londres. La soprano <strong>Rosa Feola</strong>, accompagnée au piano par <strong>Carlo Rizzi</strong> et à la harpe par <strong>Sally Pryce</strong>, interprétera des mélodies rares de Gaetano Donizetti ainsi le <em>Sonetto di Dante</em> mis en musique par Almicare Ponchielli puis par Carlo Pinsuti (<a href="https://www.wigmore-hall.org.uk/whats-on/202411021300">plus d’informations</a>).</p>
<p>Lancé en 2023, ce projet vise à redécouvrir près de 200 mélodies de Donizetti, collectées par le musicologue Roger Parker à travers le monde. En parallèle, Opera Rara a sorti deux albums de ce répertoire inédit chantés par <strong>Lawrence Brownlee</strong> et <strong>Nicola Alaimo</strong>, sous la direction artistique de Carlo Rizzi.</p>
<p>Le concert sera diffusé en direct sur les chaînes <a href="https://www.youtube.com/watch?v=1z7HqyIlcZY">YouTube</a>* et <a href="https://www.facebook.com/OperaRaraOfficial">Facebook</a>** d&rsquo;Opera Rara, marquant une nouvelle étape dans la redécouverte du répertoire de la mélodie italienne.</p>
<pre>* disponible 30 jours après la diffusion
** disponible 48 heures après la diffusion</pre>
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