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	<title>Robert BUCKLAND - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Robert BUCKLAND - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Messe solennelle n°2 en ré mineur</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/messe-solennelle-ndeg2-en-re-mineur-pour-un-esterhazy-encore/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Jan 2021 05:46:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>De proportions plus vastes que celle de Beethoven, cette « Missa solemnis per il Principe Esterhazy » [Nicolas II], fut écrite par Cherubini en 1811 avec l’espoir de succéder à Haydn à la tête de sa chapelle. Le projet n’ayant pas abouti, elle ne fut donnée que dix ans plus tard, puis éditée à Paris en 1825, avec &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>De proportions plus vastes que celle de Beethoven, cette « Missa solemnis per il Principe Esterhazy » [Nicolas II], fut écrite par Cherubini en 1811 avec l’espoir de succéder à Haydn à la tête de sa chapelle. Le projet n’ayant pas abouti, elle ne fut donnée que dix ans plus tard, puis éditée à Paris en 1825, avec un <em>Sanctus</em> nouveau, l’original ayant été réemployé. Par-delà sa durée, l’œuvre est une partition majeure, magistralement composée, maillon essentiel entre les messes de Haydn et celles du romantisme installé, usant de toutes les combinaisons vocales, d’une science de l’orchestration qui anticipe parfois celle de Berlioz.</p>
<p>Rare au concert comme au disque, après les enregistrements (non disponibles) de Helmuth Rilling en 1999, de Hans Adolf Zöbeley à Munich, la référence était celle du plus ardent défenseur de l’œuvre de Cherubini, Riccardo Muti, avec le chœur et l’orchestre de la Bayerische Rundfunk , la même année que la prise que nous écoutons. Fondateur du Kammerchor Stuttgart, puis de la Klassische Philharmonie, un des pionniers de l’interprétation historiquement informée, <strong>Frieder Bernius</strong>, inlassablement, élargit le répertoire de ses ensembles, de Monteverdi à Reger et Schönberg.  Aucun de ses nombreux enregistrements ne laisse indifférent.</p>
<p>Celui-ci vaut pour sa clarté, sa puissance, sa dynamique comme la plénitude et la ferveur, sans pathos ajouté. Une direction claire, exigeante, la tension du concert public suscitent un engagement constant de chacun. Les chœurs se situent à leur meilleur niveau, n’étaient quelques aigus forcés des sopranos, dans le <em>Kyrie</em> et dans le <em>Qui tollis</em>, et une prononciation qui estompe les consonnes. Ils sont réactifs, précis et puissants. La construction des passages contrapuntiques demeure toujours lisible. L’orchestre se montre vigoureux, nerveux, ductile, recueilli. Des solistes, qui, depuis, ont confirmé leurs qualités au travers d’une belle carrière, on retiendra tout particulièrement <strong>Christoph Genz</strong> et <strong>Thomas Bauer</strong>. La soprano, <strong>Ruth Ziesak</strong>, est honorable, comme <strong>Iris-Anna Deckert</strong> et<strong> Christa Mayer</strong>, toutes trois familières du répertoire religieux, encore que cette dernière, attachée au <em>Semperoper</em> de Dresde, chante les grands rôles de sa tessiture. <strong>Robert Buckland</strong>, maintenant membre de <em>Vox Luminis</em>, s’ajoute, comme Iris-Anna Deckert, au merveilleux <em>Et incarnatus</em>. Vocalement, c’est le sommet de l’ouvrage, la page la plus développée aussi. Introduit par les bois, le trio des femmes (<em>Ex Maria Virgine</em>) opposé à celui des hommes (<em>Et homo factus est</em>) justifierait à lui seul l’écoute de cette œuvre exceptionnelle. Malgré son ampleur, la variété des couleurs, des expressions, l’illustration la plus fidèle comme la plus renouvelée du texte liturgique captivent l’attention. Sans énumérer chacune des pages, le flamboyant <em>Gloria</em> opposé à la suavité du <em>Gratias</em>, confié aux solistes, sans l’alto, le <em>Crucifixus</em> énoncé recto-tono par le chœur accompagné des cordes en sourdine, les fanfares du <em>Et resurrexit</em>… l’expression est toujours juste, lyrique sans relever du théâtre.</p>
<p>Un enregistrement de qualité qui, sans remplacer celui de Riccardo Muti, contribuera à faire connaître et aimer cette œuvre magistrale.</p>
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		<title>Buxtehude &#8211; Abendmusiken</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/buxtehude-abendmusiken-entre-schutz-et-bach/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Aug 2018 06:19:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Buxtehude travailla 39 ans à Lübeck, et son œuvre se partage également entre la voix, les instruments et l’orgue. Le CD que nous offrent Lionel Meunier et Olivier Fortin en illustre cinq cantates, mêlées de trois sonates en trio. Aucune découverte à proprement parler,  sinon Gott hilf mir, la première cantate, même si celles du &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Buxtehude travailla 39 ans à Lübeck, et son œuvre se partage également entre la voix, les instruments et l’orgue. Le CD que nous offrent <strong>Lionel Meunier</strong> et <strong>Olivier Fortin</strong> en illustre cinq cantates, mêlées de trois sonates en trio. Aucune découverte à proprement parler,  sinon <em>Gott hilf mir</em>, la première cantate, même si celles du maître de Lübeck ne connaissent encore qu’une diffusion relativement restreinte. Depuis Ton Koopman (1987) il semble que l’on n’ait jamais mieux illustré ce répertoire, malgré l’approche de René Jacobs : le piétisme sincère, dépourvu de toute affectation y atteint une forme de pureté lumineuse.</p>
<p>Les sonates en trio sont autant de réussites, agencées fort judicieusement pour éviter les ruptures tonales dans une écoute continue, fraîches, claires, avec une parfaite complicité des musiciens dans leur jeu polyphonique.  Des moments de bonheur, colorés à souhait, où la virtuosité se fait naturelle.</p>
<p>A la différence de Bach, soumis à l’obligation d’écrire ses cantates pour les offices de chaque cycle liturgique, c’est de son unique volonté que Buxtehude composa les siennes, pour les concerts spirituels donnés le soir (<em>Abendmusiken</em>), quatre fois l’an, à la <em>Marienkirche</em> de Lübeck, dont il était l’organiste. Sa notoriété lui conférait de surcroît une liberté d’invention, qui est la marque de son œuvre vocale et instrumentale. <em>Gott, hilf mir</em> [Dieu, aide-moi], est une ample composition, avec un bel air, dramatique, de basse, une peinture instrumentale juste, un chœur en forme de motet, pour finir par l’énoncé du choral confié aux cordes à l’unisson, les voix en dessinant l’ornementation. Au climat de désespoir du début répondent le « Fürchte dich nicht » [Sois sans crainte], puis les affirmations confiantes et apaisées du croyant. De <em>Befiehl dem Engel</em><em> daß er komm</em> [Commande à ton ange de venir] on retiendra les entrelacs des cordes qui tissent un splendide écrin aux voix auxquelles elles répliquent. Les deux strophes traduisent la paix intérieure du fidèle. <em>Jesu, meine Freude</em> [Jésus, ma joie], illustré si souvent depuis l’écriture du choral par Johann Franck, appelle naturellement la comparaison avec le motet le plus célèbre de Bach. Le plan offre lui aussi une certaine symétrie, puisqu’après la <em>sonata</em> d’ouverture, deux grands chœurs encadrent les  strophes centrales, le premier, homophone, le dernier d’une polyphonie riche de six voix. L’air varié de soprano  (<strong>Sara Jäggi</strong>), une aria de basse (<strong>Sebastian Myrus</strong>), un trio vocal,  et enfin la parenthèse lumineuse du « Gute Nacht » (<strong>Caroline Weynants</strong>) renouvellent  l’expression, avec une variété surprenante de moyens et de procédés d’écriture.  Nul doute que cette cantate mérite d’être aussi connue que le motet du Cantor. La ferveur, la joie intérieure, l’enthousiasme caractérisent <em>Herzlich lieb hab ich dich</em> [Je t’aime de tout mon cœur], en quelque sorte <em>durchkomponiert</em>, puisque les trois strophes sont enchaînées, confiées au soprano, au chœur à 5 voix puis au duo soprano-alto, avant l’<em>Amen</em> conclusif.  <em>Jesu, meines Lebens Leben</em> [Jésus, vie de ma vie], cantate de la Passion, sort vraiment du lot dans la mesure où à la <em>sinfonia</em> d’ouverture succèdent  cinq strophes variées sur une basse de chaconne, le tout s’achevant par un <em>amen</em> concertant et jubilatoire. Signalons l’aria « Jesu, meines Lebens », confié à Caroline Weynants, comme la belle partie « Du hast laßen Wunden schlagen », chantée par le ténor <strong>Robert  Buckland</strong>.</p>
<p>L’interprétation n’appelle que des louanges, inspirée, dynamique, fraîche et naturelle. Olivier Fortin anime son ensemble – Masques – des claviers d’où il assure le continuo. Lionel Meunier, comme à l’accoutumée, dirige <em>Vox luminis</em> tout en chantant une partie de basse. On présume que les sonates en trio  sont confiées au premier, et les cantates au second. Peu importe au demeurant, puisque la perfection est au rendez-vous. Les phrasés, les modelés, l’articulation des instruments semblent tout droit hérités de Reinhard Goebel.  Le chœur, formé des neuf solistes, se distingue par la pureté de son émission, la fraîcheur des voix, la dynamique et la mise en place, d’une rare perfection. Ses qualités d’expression, où la simplicité, la ferveur le disputent à la gravité et à l’enthousiasme illustrent admirablement ce répertoire exigeant. Lionel Meunier et <em>Vox luminis</em> signent ici une nouvelle réussite, avec l’engagement humble qui sied au maître de Lübeck</p>
<p>Ce CD généreux bénéficie d&rsquo;une prise de son superlative, qui valorise chaque timbre dans une fusion idéale. Le relief, la profondeur, les équilibres sont justes. La plaquette d’accompagnement, trilingue, complète des textes traduits, bien documentée n’appelle que des éloges.</p>
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		<title>PURCELL, King Arthur — Ambronay</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/king-arthur-mysterien-kantaten-contar-cantar-ambronay-ambronay-fontaine-de-jouvence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2015 06:28:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Jasmine Toccata par le trio Dunford-Rondeau-Chemirani ou King Arthur par La Fenice et Vox Luminis ? Les deux concerts figuraient simultanément à l’affiche du Festival d’Ambronay, le 19 septembre : un vrai dilemme pour les mélomanes à la fois animés par le goût de l’aventure et par le désir de retrouver un inépuisable chef-d’œuvre. A notre estime, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Jasmine Toccata</em> par le trio Dunford-Rondeau-Chemirani ou <em>King Arthur </em>par <strong>La Fenice</strong> et <strong>Vox Luminis</strong> ? Les deux concerts figuraient simultanément à l’affiche du Festival d’Ambronay, le 19 septembre : un vrai dilemme pour les mélomanes à la fois animés par le goût de l’aventure et par le désir de retrouver un inépuisable chef-d’œuvre. A notre estime, Purcell s’est avéré une mauvaise pioche, alors que la rencontre entre percussions orientales et instruments baroques devait susciter l’enthousiasme unanime des auditeurs croisés dans la foulée. A l’applaudimètre, cependant, <strong>Jean Tubéry</strong> et ses complices remportent un franc succès, encore qu’il soit impossible de savoir dans quelle mesure le public ne manifeste pas aussi, sinon d’abord son admiration (renouvelée) pour le compositeur. Précis, fluide, enlevé, mais également sec et trop léché, ce <em>King Arthur </em>manque de saveurs et souvent de poésie comme de mystère, les interprètes peinant à embrasser la diversité de ses climats. Contrairement aux forces vives et très disciplinées de la Fenice, les chantres de Vox Luminis se montrent inégaux dans leurs interventions solistes. Seuls <strong>Robert Buckland</strong> (British Warrior) et <strong>Sebastian Myrus</strong> (Cold Genius) tirent véritablement leur épingle du jeu, à l’instar de <strong>Victor Sicard</strong> (Grimbald), qui ne cesse de se bonifier depuis le Jardin des Voix. Notons que la <em>Cold Song</em>, souvent empesée à l’excès, retrouve ici une belle vigueur, dans un <em>tempo </em>presque trop allègre. Par contre, de manière incompréhensible, Vénus se dédouble au milieu de <em>Fairest Isle</em>…</p>
<p>Mais lorsque les ensembles bien établis déçoivent, il arrive que les jeunes talents nous ragaillardissent, et sans doute à Ambronay plus qu’ailleurs, qui les soutient activement et les invite régulièrement. En fin de soirée, le chœur de l’abbatiale accueille Les Surprises dans un programme tout en clairs-obscurs (<em>Mysterien Kantaten</em>) où l’éloquente virtuosité de <strong>Marie Rouquié</strong> (<em>sonate du Rosaire </em>de Biber) et d’enivrantes transcriptions (passacaille de Buxtehude, chaconne de Pachelbel), réalisées par <strong>Louis-Noël Bestion de Camboulas</strong>, organiste et directeur de l’ensemble, ménagent de riches contrastes avec le <em>De Profundis </em>de Nicolaus Bruhns confié à <strong>Etienne Bazola</strong> et le sublime <em>Klag-Lied</em> de Buxtehude dont <strong>Maïlys de Villoutreys</strong> exalte le dolorisme lancinant. L’Ensemble Les Surprises, qui a vu le jour en 2010, cultive l’éclectisme et assurait à Ambronay la création d’une œuvre contemporaine : <em>Aberrations chromatiques</em> de Friedemann Brennecke (né en 1988), hommage au procédé de la basse obstinée et recherche sur le timbre des instruments anciens. Est-ce un clin d’œil au concert donné la veille par <a href="/grands-airs-de-cavalli-leonardo-garcia-alarcon-ambronay-entrez-dans-le-siecle-cavalli">La Cappella Mediterranea</a> ? Etienne Bazola et Maïlys de Villoutreys se retrouvent, le temps d’un <em>bis</em>, dans une page de Barbara Strozzi ruisselante de sensualité mais trop brève, arrangée par Louis-Noël Bestion de Camboulas.</p>
<p>Enfin, comment ne pas évoquer <em>Contar, Cantar</em>, le concert, à nul autre pareil, donné dans l’après-midi, Salle Monteverdi, par l’Ensemble La <strong>Seconda Prat !ca</strong> ? Fondé en 2012, cette formation réunit des musiciens fraîchement diplômés des Conservatoires de La Haye et d’Amsterdam qui explorent de nouvelles formes de concerts et de nouvelles possibilités d’interprétations. Invités l’année dernière et en résidence à Ambronay dans le cadre du projet de l’Union Européenne eeemerging 2015 (European Emerging Ensembles), ils jettent, pour cette 36e édition du Festival, une passerelle entre la musique folklorique des régions rurales du Portugal et les <em>Cancioneros </em>ibériques de la Renaissance tardive. Si la mise en scène, expérimentale, qui articule plusieurs tableaux vivants inspirés du quotidien d’un village imaginaire nous laisse perplexe, en revanche, la performance musicale nous prend littéralement aux tripes et à la gorge. Soudés comme les doigts de la main, ces dix instrumentistes et chanteurs sont habités par une énergie, une force de conviction hors du commun qui semble avoir quelque chose de mystique. S’il ne fallait citer qu’un nom – mais tous mériteraient de l’être –, mentionnons celui de <strong>Sophia Patsi</strong>, mezzo au timbre très personnel, enveloppant et d’une expressivité rare.    </p>
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