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	<title>Stuart BURROWS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Mon, 30 Jun 2025 12:49:55 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Stuart BURROWS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Mort de Stuart Burrows</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/mort-de-stuart-burrows/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 11:16:43 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le ténor gallois est mort le 29 juin dernier, à l&rsquo;âge de 92 ans. <strong>Stuart Burrows</strong> était né le 7 février 1933, à Cilfynydd, un petit village en plein cœur du pays minier. Par une coïncidence étonnante, le baryton Geraint Evans (1922–1992) était né dans le même rue 10 ans plus tôt. Dès son enfance, il chante déjà en solo à l&rsquo;église, et il n&rsquo;a que 10 ans pour sa première apparition dans un concert public de Noël. Comme Pavarotti, il est d&rsquo;abord instituteur. Le hasard fait qu&rsquo;il entend l&rsquo;<em>Ave Maria</em> de Schubert à la radio : il s&rsquo;aperçoit qu&rsquo;il peut l&rsquo;accompagner de la voix sans efforts. Rugbyman, il refuse le contrat que lui propose le Leeds Rugby League club. Il choisit plutôt de participer à des concours de chant au Pays de Galles, culminant avec le <em>Blue Riband </em>en 1959 au festival d&rsquo;Eisteddfod. Il fait ses débuts au Welsh National Opera en 1963 en Ismaele dans <em>Nabucco</em>. Il chante de nombreux rôles <a href="https://www.youtube.com/watch?v=QWxbqiOXgqY">en anglais</a> avec la troupe. En 1965, Igor Stravinsky le choisit pour chanter son <em>Œdipus Rex</em> à Athènes. Il fait une première apparition à Covent Garden le 1er février 1967 dans <em>Fidelio</em> (le premier prisonnier) et y fait ses vrais débuts dès l&rsquo;année suivante, le 3 janvier 1968, en Tamino. À Londres, il chantera l&rsquo;essentiel de son répertoire, en particulier les opéras de Mozart (outre <em>Die</em> <em>Zauberflöte : Don Giovanni</em>,<em> La clemenza di Tito</em>,<em> Così fan tutte</em>, <em>Idomeneo</em>), <em>Eugène</em> <em>Onéguine</em>, <em>Faust, La Sonnambula </em>(avec Renata Scotto)&#8230; En 1989, il chante une dernière fois à Covent Garden (Tito). Sa carrière devient vite internationale. Tamino à San Francisco dès 1967 (la même saison, il y chante des petits rôles <em>Louise</em>, <em>Tristan und Isolde</em>, <em>Manon Lescaut</em>), puis<em> L&rsquo;Elisir d&rsquo;amore</em>, <em>Falstaff</em>, <em>Madama Butterfly</em>, <em>Eugène Onéguine</em>, <em>Maria Stuarda</em>, <em>Manon</em>&#8230; Il fait ses débuts au Met en 1971 dans Don Giovanni. puis<em> Die Zauberflöte</em>, <em>La Traviata (</em>avec Beverly Sills), <em>Madama Butterfly</em> (avec Leontyne Price, ce qui devait constituer un attelage bien étrange), <em>Faust,</em> et une dernière série de <em>Die Entführung aus dem Serail</em> en 1982. Il ne chante qu&rsquo;une saison à Salzbourg (Don Ottavio en 1970) et assez peu à Vienne (deux Tamino en 1970, deux autres en 1972, un Don Ottavio en 1970 puis une autre représentation en 1972, Faust pour un soir seulement en 1975). À la Scala, il ne chante qu&rsquo;une <em>Damnation de Faust</em> en concert, sous la direction de Seiji Ozawa en 1983. À Bruxelles, on a pu l&rsquo;entendre dans la <em>Clemenza</em> (1982, avec Christiane Eda-Pierre), face au Don Giovanni de José van Dam (1984), ou encore en Hoffmann (1985). À Garnier, il chante entre 1975&#8230; et 1979 : 4 séries de <em>Don</em> <em>Giovanni</em>, <em>Die Entführung</em> et une <em>Damnation</em> en concert. Il acquiert également une certaine popularité dans les pays anglo-saxons grâce à une série de la BBC, intitulée <a href="https://www.youtube.com/watch?v=izvZnftFAg4&amp;list=RDizvZnftFAg4&amp;start_radio=1"><em>Stuart Burrows Sings</em></a>, et qui dure pendant 8 ans. Son legs discographique est qualitativement  important. On citera en vrac <em>Die</em> <em>Zauberflöte</em> (Solti, Lorengar, Deutekom, <a href="https://www.forumopera.com/dossier/le-centenaire-de-dietrich-fischer-dieskau/">Fischer-Dieskau</a>, Talvela, Prey), deux <em>Don Giovanni</em> (Davis, Wixell, Ganzarolli, Freni, Arroyo, Te Kanawa et Solti, Weikl, Bacquier, Sass, Price, Moll), <em>La Clemenza di Tito</em> (Cambreling, enregistré sur le vif à la Monnaie),  <em>La Damnation de Faust </em>(Ozawa),<em> Eugène Onéguine</em> (Solti), <em>Die Entführung </em>(Davis, Eda-Pierre), le <em>Requiem</em> de Berlioz (Bernstein), ses enregistrements avec Beverly Sills : <em>Les Contes d&rsquo;Hoffmann, Anna Bolena, Maria Stuarda</em>) ou le rare <em>Das klagende Lied</em> (Pierre Boulez) et de multiples récitals consacrés à la mélodie, et même à l&rsquo;opérette.</p>
<p>Le timbre de Stuart Burrows était d&rsquo;une grande pureté. Il maîtrisait à la perfection le mixage des registres de voix de poitrine et de voix de tête, ce qui en faisait en particulier un chanteur idéal pour Mozart, voire pour certains ouvrages du répertoire français, mais parfois frustrant pour les amateurs de ténors un peu plus héroïques. Au chapitre des interprétations plus discutables, on pourrait citer son Percy ou son Leicester, mais ce type d&rsquo;incursion était rare, le ténor se réservant habituellement pour son répertoire naturel (Georg Solti lui aurait pourtant proposer de chanter pour lui du Wagner !). Sa capacité à vocaliser était excellente et sa longueur de souffle impressionnante (<a href="https://www.youtube.com/watch?v=WFdArz525CE">en témoigne la cadence centrale de son « Il mio Tesoro <em>»</em> à l&rsquo;Opéra de Paris</a> : plus de 20 secondes sans reprendre de respiration). Il était aussi l&rsquo;un des rares ténors à chanter  <a href="https://www.youtube.com/watch?v=EhnT2LU-Abs">« Ah, lo veggio »</a>, troisième air de Ferrando dans <em>Così fan tutte</em> (le deuxième chronologiquement), page généralement coupée en raison de sa difficulté. La voix était d&rsquo;une belle dimension, ce qui lui permettait de chanter sans problème dans les plus grandes salles à une époque où la sonorisation ne s&rsquo;était pas généralisée. Son legato était parfait, dramatiquement allié à un rare sens de la nuance, une expressivité intérieure tout en pudeur. Artiste sensible, il s&rsquo;est également illustré dans le lied (et les mélodies de l&rsquo;époque victorienne), souvent accompagné du pianiste John Constable, et a tenu à défendre également la musique galloise. Il était aussi un pédagogue d&rsquo;une grande humilité. Il patronnait les <em>Stuart Burrows International Voice Awards</em> dont le concours se tenait à l&rsquo;University of Wales Trinity Saint David.</p>
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		<title>Coffret &#034;Great Performances&#034; au Royal Opera House</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/coffret-great-performances-au-royal-opera-house-50-ans-dhistoires-de-la-vie-dun-theatre-lyrique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2015 15:21:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est l’histoire du temps qui passe, des âges d’or, des débuts d’une future star, d’une soirée mémorable fortuitement captée. Ce sont des techniques de chant, des modes d’expressions que l’on n&#8217;entend plus, ou rarement. C’est un public aux goûts et aux attitudes différentes. En somme, la vie d’un théâtre de sa refondation jusqu’à l’orée du &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est l’histoire du temps qui passe, des âges d’or, des débuts d’une future star, d’une soirée mémorable fortuitement captée. Ce sont des techniques de chant, des modes d’expressions que l’on n&rsquo;entend plus, ou rarement. C’est un public aux goûts et aux attitudes différentes. En somme, la vie d’un théâtre de sa refondation jusqu’à l’orée du XXe siècle que le Royal Opera House réunit au sein d’un coffret de 12 opéras en 32 CDs.</p>
<p>	Pas de raretés dans les titres choisis, seules des valeurs sûres du répertoire sont présentes : <em style="line-height: 1.5">Don Carlo</em>, <em style="line-height: 1.5">Don Giovanni</em>, <em style="line-height: 1.5">Parsifal</em>, <em style="line-height: 1.5">Lucia di Lammermoor</em>, <em style="line-height: 1.5">Madama Butterfly</em>… Toutes ont d’ailleurs déjà été publiées de manière indépendante par le Royal Opera House.  Et puis il y a les grands soirs, ceux qui sont entrés dans la légende. Récemment Christophe Rizoud écrivait <a href="http://www.forumopera.com/cd/donizetti-lucia-di-lammermoor-en-quete-dideal">que la version studio de 1961 (rééditée par Alto) de </a><a href="http://www.forumopera.com/cd/donizetti-lucia-di-lammermoor-en-quete-dideal"><em style="line-height: 1.5">Lucia Di Lammermoor</em></a><a href="http://www.forumopera.com/cd/donizetti-lucia-di-lammermoor-en-quete-dideal"> « possède tous les atouts pour rafler la mise » de la version de référence</a>. La piste gravée dans ce coffret en serait la version live. Nous sommes deux ans plus tôt en 1959, et ce soir-là, <strong style="line-height: 1.5">Joan Sutherland</strong> atteint la stratosphère des belcantistes, devant Maria Callas présente dans le public ; <a href="http://www.forumopera.com/actu/royal-opera-house-londres">nous le racontions dans notre dossier consacré aux Opéras du Monde</a>. La soprano australienne est époustouflante : vocalises superlatives, trilles variés, et personnage très bien caractérisé. Seuls quelques aigus extrêmes sonnent acides.</p>
<p>Peut-être est-ce dû à la qualité de la prise de son. Le <em>live</em> ne trahit pas et si le chant, les modes et les techniques évoluent,  ce coffret témoigne en premier lieu des progrès manifestes de la prise de son en une cinquantaine d’années. Il est émouvant, cet <em style="line-height: 1.5">Otello</em> (1955) au son ouaté où surnage le Maure éruptif de <strong style="line-height: 1.5">Ramon Vinay</strong> et la moelleuse Desdémone de <strong style="line-height: 1.5">Gré Brouwenstijn</strong>, tous deux portés aux nues par la baguette de <strong style="line-height: 1.5">Rafael Kubelik</strong>. Mais combien il est loin de la précision cristalline de la captation de ce <em style="line-height: 1.5">Cosi fan Tutte</em> de 1981 qui réunissait la crème du chant mozartien : <strong style="line-height: 1.5">Kiri Te Kanawa</strong>, qui de beautés vocales fait fondre les plus durs métaux ; <strong style="line-height: 1.5">Agnes Baltsa</strong> tout aussi belle mais plus prosaïque ; <strong style="line-height: 1.5">Stuart Burrows</strong> et <strong style="line-height: 1.5">Thomas Allen</strong> chantant avec panache les deux amoureux. Quand on ajoute <strong style="line-height: 1.5">Colin Davis</strong> en fosse on tient un <em style="line-height: 1.5">giocoso</em> électrisant. Il y a toutefois quelques ratés. Quel dommage que <em style="line-height: 1.5">Don Giovanni</em> (1962) dirigé par <strong style="line-height: 1.5">Georg Solti</strong> soit plus problématique dans sa prise de son : les soprani en pâtissent et notamment l’Anna impériale de <strong>Leyla </strong><strong style="line-height: 1.5"><strong>G</strong>encer</strong> qui fait saturer les aigus très rapidement. Aucun problème en revanche pour jouir du sens inné du théâtre de <strong style="line-height: 1.5">Cesare Siepi</strong> (Don Giovanni), <strong style="line-height: 1.5">Geraint Evans</strong> (Leporello) ou encore <strong style="line-height: 1.5">Sena Jurinac</strong> (Elvire) et la jeune <strong>Mirella</strong> <strong style="line-height: 1.5">Freni </strong>(Zerline).</p>
<p>	Autre problème de taille, ces <em>lives</em> sont le fruit de leur époque et certaines manies de se servir du ciseau ne sont pas encore passées aux oubliettes. Ainsi le <em style="line-height: 1.5">Don Carlo</em> de 1958 avec <strong style="line-height: 1.5">Carlo Maria Giulini</strong> en fosse est dépecé de nombreuses mesures (il est bien en italien et en 5 actes, contrairement à ce que suggère le livret du coffret qui ajoute un « s » à Carlo) . Pas le temps de s’ennuyer à Fontainebleau expédié en quelques minutes, pas de <em style="line-height: 1.5">lacrimosa</em> pour le Posa de<strong style="line-height: 1.5"> Tito Gobbi</strong>… C’est d&rsquo;autant plus discutable quand la serpette est maniée par les techniciens et réalisateurs du présent coffret : ainsi une fort belle soirée de répertoire autour d’un <em style="line-height: 1.5">ballo in maschera</em> réunissant <strong style="line-height: 1.5">Jon Vickers</strong>, <strong>Ettore </strong><strong style="line-height: 1.5"><strong>B</strong>astianini</strong>, <strong style="line-height: 1.5">Amy Shuard</strong> et <strong style="line-height: 1.5">Regina Resnik</strong> se trouve proprement tronçonnée quand certains finals ne sont pas purement et simplement assourdis comme de vulgaires morceaux pop. Fallait-il donc gagner quelques secondes pour réduire le nombre de galettes du coffret ?</p>
<p>	Mais passons, ce qui se fait jour en filigrane au fil des décennies, c’est la volonté de « <em>restaurer Covent Garden comme centre d’opéra et de ballet digne des plus grandes traditions musicales</em> », comme l&rsquo;écrivaient les pères fondateurs au sortir de la guerre. Condition sine qua non : une troupe et un orchestre fixe. Là encore on mesure combien Londres aura bataillé. Le <em style="line-height: 1.5">Parsifal </em>de 1971 qui réunit <strong style="line-height: 1.5">Jon Vickers</strong>, <strong style="line-height: 1.5">Donald McIntyre</strong>, <strong>Amy </strong><strong style="line-height: 1.5">Shuard</strong> et <strong style="line-height: 1.5">Norman Bailey</strong> ne donne pas autre chose à entendre qu’une belle soirée wagnérienne alors que va commencer la décennie dite de crise de chant wagnérien. Le chef ce soir-là, <strong>Reginald Goodall</strong>, est notoirement connu pour avoir enregistré la version la plus lente de l&rsquo;oeuvre. Même démonstration en 1997 avec <em>Die Meistersinger von Nürnberg</em>, même si la crise est passée, pour le Sachs de <strong style="line-height: 1.5">John Tomlinson</strong> accompagné par les artistes maison.  Plus que la Butterfly de <strong style="line-height: 1.5">Victoria de los Angeles</strong>, que les « Vittoria » glorieux de <strong style="line-height: 1.5">Franco Corelli</strong> (dans <em style="line-height: 1.5">Tosca</em> en 1957) ou qu’un <em style="line-height: 1.5">Rosenkavalier</em> de luxe en 1995 (Baron Ochs de <strong style="line-height: 1.5">Kurt Moll</strong>, <strong style="line-height: 1.5">Anna Tomowa-Sintow</strong> en Maréchale), le florilège ici capté de soirées de répertoire de grande qualité montre ce théâtre qui se réinvente, s’affirme et triomphe.</p>
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