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	<title>Jeanne CANDEL - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Jeanne CANDEL - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Hippolyte et Aricie</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/hippolyte-et-aricie-pour-la-bande-son-et-le-souvenir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Jan 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec le recul, cet Hippolyte et Aricie restera déjà comme témoignage fort des inquiétudes et du désarroi du monde de la musique et du spectacle lors du premier confinement. En fosse, les musiciens masqués, et à la fin, les participants réunis au balcon, silencieux et masqués, figurent une sorte de déploration sur la mort d’une &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec le recul, cet <em>Hippolyte et Aricie</em> restera déjà comme témoignage fort des inquiétudes et du désarroi du monde de la musique et du spectacle lors du premier confinement. En fosse, les musiciens masqués, et à la fin, les participants réunis au balcon, silencieux et masqués, figurent une sorte de déploration sur la mort d’une salle et d’un répertoire qui semblaient condamnés par la pandémie. La prise, unique, interrompue malencontreusement par une panne (*), est restituée avec vérité. Aucune correction, au point que certains gros plans nous confirment quelques faiblesses.</p>
<p>Lors de la diffusion en direct, notre appétence, après une longue disette, était telle que l’on avait oublié les outrances de la mise en scène. On la subissait tant bien que mal (Brigitte Maroillat en avait rendu compte : <a href="/hippolyte-et-aricie-paris-favart-pour-leffervescence-vocale-et-musicale-streaming">Pour l’effervescence vocale et musicale</a>). Elle devient insupportable à la relecture : trop souvent, poncifs, provocations gratuites, laideur agacent, irritent, et desservent l’œuvre et ses interprètes. Passée la surprise, l’humour déjanté s’use très vite, et c’est à peine si l’on sourit à la fin lorsque Lea Desandre prend son vélo pour quitter la scène. Le temple de Diane au I ? Un drap blanc mal tendu, devant lequel Aricie (de dos) se bande la poitrine, avant d’enfiler la tenue des prêtresses (combinaison blanche avec ceinturon). La grossesse avancée de la chasseresse atteste sa relation à Hippolyte, mais ne semble pas faire obstacle à ses vœux. Ce dernier est en jupe, assortie à un gilet baroque, avec fraise. Les prêtres(ses) entrent, combinaisons blanches, équipées de ceintures à cartouches de chasse, qui font leurs ablutions dans un seau de plastique noir. La grande prêtresse, armée d’un fusil, tire une cartouche de peinture sur la toile de fond de scène, imitée après son premier air par ses obligées, pour un résultat à objet esthétique (clin d’œil à Niki de Saint Phalle)… la peinture au pistolet n’est-elle pas aussi convaincante que celle au fusil ? La vidéo mérite d’être attentivement regardée pour se convaincre de la vacuité prétentieuse du projet, et ce ne sont là que les premières scènes. En dehors du deuxième acte et du début du suivant, tout, ou presque, sera à l’avenant, trop souvent grotesque, parodique, en contradiction régulière avec le propos du livret et de la musique.  Oublions, si c’est possible. La direction d’acteurs est parfois convenue et il n’est que de scruter les visages et les attitudes des interprètes pour percevoir que le message ne passe pas toujours, en dehors des actes centraux. Après la trahison, l’oubli délibéré : alors qu’elle occupe une place de choix dans l’ouvrage, la danse est bannie, remplacée par des pantomimes très inégales, certaines plus que discutables.</p>
<p>Le plaisir musical – heureusement – réside dans l’écoute. La distribution, proche de la perfection, l’orchestre et les chœurs conduits de main de maître n’appellent que des éloges. La version ultime du premier chef-d’œuvre de Rameau, plus proche de la Phèdre de Racine que les précédentes, supprime le prologue et réduit les interventions des dieux pour se concentrer sur la dimension humaine. La chaconne finale est supprimée avant l’ariette <em>Rossignols amoureux</em>.</p>
<p>Triomphateur de la soirée,<strong> Stéphane Degout</strong> nous touche, bouleversant de justesse dramatique et musicale. Son jeu, sa présence, très travaillés, paraissent relever de l’évidence tant notre grand chanteur ne fait qu’un avec Thésée. La voix, profonde, noble, chaude sait se faire imposante, caressante, émue comme hautaine et froide. Dès son apparition aux enfers, avec Tisiphone, l’autorité vocale est manifeste, elle se renforce lors du dialogue avec Pluton. Son invocation à Neptune, le finale du III, son monologue « Grands dieux ! de quels remords je me sens déchirer ! » ont-ils été plus justes, plus émouvants ? Quant à Tisiphone, confié à <strong>Edwin Fardini</strong>, autre baryton, la voix est souple, élégante et toujours intelligible. <strong>Arnaud Richard</strong>, qui chante Neptune et Pluton, sans pour autant faire oublier Laurent Naouri, ne démérite jamais dans ses interventions.</p>
<p><strong>Reinoud Van Mechelen</strong>, Jélyotte de notre temps, compte parmi les grands ramistes. Sa voix est idéale pour chanter Hippolyte, lyrique, aux accents héroïques que le rôle appelle. Le style, comme la diction sont parfaits. Le jeu, ardent comme juvénile, et la ligne se marient idéalement à ceux d’Aricie. C’est particulièrement vrai lors du dernier acte. <strong>El</strong><strong>sa Benoit</strong> réunit tous les moyens pour nous offrir une Aricie jeune, fraîche, passionnée, émouvante, servie par une voix colorée, longue, agile et expressive. La scène finale, d’une extrême douceur est la plus belle des récompenses vocales pour le spectateur qui aura persévéré deux heures vingt. <strong>Sylvie Brunet-Grupposo</strong> est une excellente tragédienne. Sa Phèdre est habitée, poignante dans sa rage comme dans sa plainte (son monologue qui ouvre le III). Dès ses premiers airs, elle s’impose, servie par une voix sonore dont les accents et conduite sont admirables. Son duo avec Hippolyte « Ma fureur va tout entreprendre » est d’anthologie. <strong>Lea Desandre</strong>, sous ses multiples incarnations, est toujours juste : de la prêtresse à la bergère chantant « Rossignols amoureux », en n’oubliant pas la Matelote-sirène portée par trois marins, ni la chasseresse. Adorable voix, au timbre mordoré, sensuel, d’une élégance stylistique rare, à la technique infaillible. Œnone est confiée à <strong>Séraphine Cotrez</strong>. La nourrice et confidente, au jeu noble, est servie par une émission chaude et son chant est convaincant, dès « Vos yeux n’attaquent plus un cœur ». <strong>Eugénie Lefebvre</strong>, Diane, dont les récitatifs sont exemplaires, reste un peu en-deçà de nos attentes (autorité et projection), même si la relative froideur est bien dans le caractère de la déesse. Les trois Parques, au second acte, forment un ensemble équilibré, puissant, d’une harmonie constante : <strong>Constantin Goubet</strong>, <strong>Martial Pauliat</strong> et <strong>Virgile Ancely</strong> sont de vrais complices. Leur accord est proche de l’idéal, assorti d’une diction exemplaire. Les petits rôles sont aussi investis que le reste de la distribution.</p>
<p><strong>Raphaël Pichon</strong>, familier de l’ouvrage, qu’il dirigeait déjà à Beaune il y a dix ans, en maîtrise tous les ressorts. Sa lecture est habitée. Le chœur, malgré les gestiques imposées par la mise en scène, s’avère en très grande forme. Les airs infernaux, ceux des matelots, le finale du IV, sont particulièrement superbes. Les ensembles sont réglés à merveille. Quant à l’orchestre, on le sent inspiré, animé de cette volonté de communiquer tout ce que la partition appelle. Puissant, enflammé comme tendre, toujours coloré, c’est un bonheur de tous les instants.</p>
<p>(*) A signaler, la coupure accidentelle intervenue lors de l’unique représentation n’a pu être corrigée… alors qu’au III, le conflit Hippolyte &#8211; Phèdre se développe, (à 1 :14 :12), le premier ne peut achever sa réplique « Ah ! je me sens glacé… », l’orchestre enchaîne la danse réjouissante précédant le premier air des matelots : les grotesques envahissent l’espace pour le divertissement – inqualifiable – dédié à Neptune… Qu&rsquo;est-ce que Thésée est venu faire en cette galère carnavalesque ?</p>
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		<title>RAMEAU, Hippolyte et Aricie — Paris (Opéra Comique)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/hippolyte-et-aricie-paris-opera-comique-pour-leffervescence-vocale-et-musicale-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Maroillat]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Nov 2020 00:52:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis quelques années désormais, les accents dramatiques alliés aux douceurs lyriques d’Hippolyte Aricie semblent faire l’objet d’un regain d’intérêt conduisant cet opéra de Rameau sur le devant de la scène, de Berlin à Glyndebourne en passant par Zurich et Paris. Les théâtres revisitent l&#8217;oeuvre dans diverses parures, entre les partisans de la voie historique et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis quelques années désormais, les accents dramatiques alliés aux douceurs lyriques d’<em>Hippolyte Aricie</em> semblent faire l’objet d’un regain d’intérêt conduisant cet opéra de Rameau sur le devant de la scène, de <a href="https://www.forumopera.com/hippolyte-et-aricie-berlin-staatsoper-un-rameau-atmospherique-et-luminescent">Berlin</a> à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/lidylle-aux-frigos">Glyndebourne</a> en passant par <a href="https://www.forumopera.com/hippolyte-et-aricie-zurich-nouveaux-appas">Zurich</a> et Paris. Les théâtres revisitent l&rsquo;oeuvre dans diverses parures, entre les partisans de la voie historique et les parangons de la transposition, sans oublier, une voie médiane celle de la poésie des songes à travers laquelle le temps semble s’étirer sans douleur telle que dans <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-triomphe-dalexandre">cette magnifique mise en scène d’Ivan Alexandre pour l’opéra de Toulouse</a>.</p>
<p>Hier soir, en direct de l’Opéra Comique, dans une retransmission en streaming quelque peu chaotique pour cause d’incident technique, l’œuvre de Rameau a revêtu les habits d’un écrin transposé et résolument théâtralisé. <strong>Jeanne Candel</strong>, dans sa mise en scène, a imaginé un spectacle déconcertant serti de multiples digressions fantaisistes, voire grand-guignolesques, envisagées comme autant de contrepoints à la tragédie vécue par les personnages. Ce divertissement protéiforme, entre art théâtral et spectacle de rue, n’est pas à propos et à cet égard on a connu la metteur en scène plus inspirée et plus inventive notamment dans sa parodie déjantée de <em>Didon et Enée</em> aux Bouffes du Nord ou <em>Les psaumes de David</em> présentés en début d’année sur la Scène Nationale de Saint- Quentin-en-Yvelines. Pour cet <em>Hippolyte et Aricie</em> à l&rsquo;Opéra Comique, les propositions scéniques apparaissent poussives et, outre des airs de déjà vus, ne sont pas du meilleur goût. Ainsi, en est-il des damnés travestis en femmes de ménage nettoyant le sang qui coule des escaliers des Enfers ou du chœur transformé en baigneurs des cotes rejouant le ballet des toréadors façon <em>Traviata</em> avec des têtes de taureau. En revanche, l’acte II, point d’orgue de cette mise en scène, est plutôt réussi montrant les Enfers comme un enchevêtrement d’escaliers métalliques que Thésée monte et descend frénétiquement, et dont on atteint les profondeurs par un ascenseur central. Ce décor illustre avec pertinence l’enfermement des personnages dans un univers froid aux allures carcérales qui contraste à merveille avec l’image répandue d’un purgatoire incandescent. Il est fort dommage qu’une interruption technique du streaming nous ait privé de la fin de ce deuxième acte inspiré.</p>
<p>Dans cette parure scénique, il convient de saluer la direction d’acteurs fluide et efficace de <strong>Lionel Gonzalez</strong> qui a su guider efficacement les interprètes. L’engagement des chanteurs nous fait lire sur chaque visage, dans chaque attitude, dans chaque mouvement l’émotion dont ils sont porteurs. Cet engagement d’ensemble des corps et des voix nous fait imaginer, l’atmosphère de la partition, ses toiles peintes, ses perspectives, ses couleurs automnales, sa symbolique qui font cruellement défaut dans la mise en scène en scène.</p>
<p>Sur le plan vocal, la prestation des interprètes est de belle tenue. La Phèdre incandescente de <strong>Sylvie Brunet-Grupposo </strong>et le Thésée bouleversant de <strong>Stéphane Degout</strong> dominent incontestablement la distribution. En tragédienne née, la mezzo habite son personnage avec une telle conviction qu’elle séduit tant dans la rage exprimée que dans les accents éplorés. Quant à Stéphane Degout, il est un Thésée déchiré et déchirant dont il a peaufiné les contours, travaillé les affres intérieurs et cela se voit. Il sait également se faire spectateur de l’action, comme une ombre hantant la lisière de la scène, une présence muette, interdite, comme murée à l’intérieur d’elle-même. Sur le plan vocal, son chant capte d’emblée par ce timbre chaud et caressant, la beauté du <em>legato</em>, une diction parfaite et cet art consumé des nuances qui épousent les oscillations du personnage notamment dans ses relations avec Phèdre et Hippolyte, qui vont de la douceur irradiante  à la froideur glaciale.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/8_hippolyte_et_aricie_dr_stefan_brion.png?itok=OjpqM769" title="Stéphane Degout, chœur Pygmalion © stefan Brion" width="468" /><br />
	Stéphane Degout, chœur Pygmalion © stefan Brion</p>
<p>Le reste de la distribution offre une belle présence à leurs personnages, dans des caractérisations habitées. Haute-contre à la française, mais aussi ténor léger amoureux de la musique française du XIXe et du XXe,  <strong>Reinoud Van Mechelen</strong> livre un Hippolyte juvénile et fougueux dans une diction limpide. <strong>Elsa Benoit </strong>en Aricie convainc avec des graves bien timbrés et une ligne de chant élégante notamment dans son poignant duo avec Hyppolite du quatrième acte. <strong>Eugénie Lefebvre</strong> parvient à conférer une constellation émotionnelle au personnage guindé de Diane et la rendre crédible, sinon attachante. Tour à tour grande prêtresse, chasseresse, et bergère, <strong>Lea Desandre</strong> dénoue souplement cette voix au grave dramatique, au médium moelleux finement ornementé. Il y a du velouté et du sensuel à chaque phrase musicale dans ce timbre suave et moiré. Avec une voix pleine d’ascendant, <strong>Arnaud Richard </strong>confère une belle autorité à  Pluton. Le jeu dramatique de <strong>Seraphine Cotrez</strong> donne une rare dimension à Oenone, la nourrice-confidente-manipulatrice meme si le brilliant n’est pas le point fort notamment au premier acte où la voix se heurte à des limites dans le duo avec Phèdre. <strong>Edwin Fardini</strong> prête une voix, souple, ronde à Tisiphone qui se fait particulièrement entendre au début de l’acte II, lorsque la furie entraîne Thésée aux enfers. Les trois Parques, <strong>Constantin Goubet</strong>, ténor à la voix solide, et assurée, <strong>Martial Pauliat</strong>, ténor à la voix claire et à la diction remarquée,  et  <strong>Virgile Ancely</strong> basse au beau timbre, complètent avec brio la distribution. La panne technique survenue pendant le second acte n&rsquo;a pu hélas nous permettre d&rsquo;entendre le Mercure de <strong>Guillaume Guttierez</strong>.</p>
<p>Dans cette version de 1757 sans prologue, l’Ensemble Pygmalion sous la direction de <strong>Raphaël Pichon</strong> habite avec énergie les passages dramatiques aux<em> agitato</em> intenses. On aurait pu toutefois attendre plus de contrastes et de couleurs de cette lecture vitaminée. On sent toutefois l’accord parfait entre le chef et son ensemble qui donne une belle cohérence à une œuvre aux multiples visages et dont André Campra, le rival de Rameau, disait qu&rsquo;elle comportait assez de musique pour faire dix opéras.. Le chœur est, quant à lui, dans une forme éblouissante et confère à ses interventions une vraie présence scénique. Il y a incontestablement ici dans les voix et dans la fosse une vie en effervescence.</p>
<p> </p>
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		<title>Orfeo, Je suis mort en Arcadie — Clermont-Ferrand</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/orfeo-je-suis-mort-en-arcadie-clermont-ferrand-monteverdi-se-cache-dans-les-details/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Roland Duclos]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Oct 2017 01:22:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Hybride mais pas bâtard ! Volubile sans être bavard, savamment brouillon et vaillamment chaotique dans la dérision et l’improvisation : certes, mais l’Orfeo de Samuel Achache et Jeanne Candel se payent-ils la tête de Monteverdi ou des monteverdolâtres ? Les tenants de la tradition interprétative en sont pour leur frais. Il n’y a cependant pas tromperie sur la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Hybride mais pas bâtard ! Volubile sans être bavard, savamment brouillon et vaillamment chaotique dans la dérision et l’improvisation : certes, mais l’<strong>Orfeo</strong> de <strong>Samuel</strong> <strong>Achache</strong> et <strong>Jeanne</strong> <strong>Candel</strong> se payent-ils la tête de Monteverdi ou des monteverdolâtres ? Les tenants de la tradition interprétative en sont pour leur frais. Il n’y a cependant pas tromperie sur la marchandise : les joyeux hooligans de la mise en scène ne prennent pas les mélomanes en traitre en revendiquant la couleur du « théâtre musical » dans la veine de leur profanatoire <em>Crocodile Trompeur</em>, parodie du<em> Didon et Ené</em>e de Purcell couronné par un Molière du meilleur spectacle musical trois ans auparavant. L’effervescent duo ne se contente pas de mettre des moustaches à cette Joconde lyrique. Ils ne sont d’ailleurs pas les premiers à détourner et dynamiter un chef d’œuvre, comme Duchamp n’avait la primeur de son iconoclaste « L.H.O.O.Q. » Pourquoi assigner le quasi inventeur de l’opéra à résidence étroitement surveillée par les gardiens du temple de la bien-pensance musicologique ?</p>
<p>A l’évidence sans se faire prier, Monteverdi passe du bon temps avec l’infernale bande de trublions de La Vie Brève, prête à tout voire au pire. Le but n’est pas de rendre crédible des partis-pris et dérapages théâtraux outrageusement attentatoires à l’intégrité de l’œuvre originale. Contre toute attente et en dépit de ses outrances revendiquées, ce Frankenstein orphique tient debout ; jusqu’à l’impensable : ses greffes le légitiment, l’adoubent. Le monstre protéiforme vérifie jubilatoirement la réflexibilité de la loi de Murphy : le pire n’est jamais décevant. Tout cet extravagant capharnaüm s’articule, respire et fonctionne contre toute attente à toutes les atteintes. Improbable assemblage fellinien aux allures de nef des fous chavirée par une fanfare d’apiculteurs harnachés de scaphandres de décontamination : on y surprend de rocambolesques télescopages entre une Aphrodite ménagère partie dans une valse de la serpillère pour rythmer les poignants accents du chœur. Tout se joue dans l’incongruité permanente de situations qui provoquent une salutaire distanciation. Ces incessants grands-écarts entre bacchanales effrénées et douloureuses déplorations, entre grotesque de la farce et pure tragédie, loin de distraire l’attention sur le seul contraste de l’incongruité, mettent au contraire l’accent sur la violence de la tragédie qui se noue en sous-main.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/photoorfeo3cjeanlouisfernandez.jpg?itok=W1c9AewX" title="© Jean-Louis Fernandez" width="468" /><br />
	© Jean-Louis Fernandez</p>
<p>Le diable se cache dans les détails, nous avait prévenu Nietzsche. Ici c’est dans l’apparente légèreté du propos que se dissimule la pertinence de la réflexion. Notamment sous l’aspect dérisoire de considérations philosophiques sur le<em> Memento Mori</em> entre l’émoustillante Mama-Aphrodite d’<strong>Anne-Lise Heimburger</strong> et son putatif amant ; ou alors sur l’inanité de la recette des larmes concoctée entre Charon et son Cerbère de chien savant tricéphale à la Chaval. La farce prend alors tout son sens. Ici la mascarade se doit d’être perçue comme le cache-sexe ou le faux-nez de la tragédie. Une fois encore l’humour n’est pas autre chose que la politesse du désespoir. Féroce la charge ? Ludique tout autant. Dès que Monteverdi fait mine de se (mé)prendre au sérieux, l’infernale troupe retourne prestement le gant sur le ton de la dérision. Ce qui n’en donne que plus de relief et de puissance au drame. Mais le doute s’est insinué et deux bonnes heures durant, les comédiens-chanteurs-musiciens jonglent d’un registre à l’autre, se jouent des maux dont est percluse notre mortelle condition quand bien même notre imaginaire fait de nous des dieux par la grâce du mythe.</p>
<p>Et si l’on passe ainsi sans crier gare du pur pathétique montéverdien aux extravagances les plus débridées c’est pour mieux souligner l’absurdité de nos humaines, trop humaines destinées. Orfeo revu et corrigé (sévèrement) sur le mode situationniste ? Après tout, qui aime bien châtie bien. Et tout comme « la dialectique peut casser des briques », la maïeutique selon Achache et Candel accouche d’un Orfeo furieusement transgressif. L’époustouflant Charon de <strong>Vladislav Galard</strong> version Marx tendance Groucho subvertit l’amoral de l’histoire toute en séduction avec la Messagère d’<strong>Anne-Emmanuelle Davy</strong>, soprano aussi enjôleuse que court vêtue. Le Cerbère de <strong>Léo-Antonin Lutinier</strong>,<strong> </strong>par ailleurs fort bel Amour, s’y révèle autrement plus redoutable que le chien des Enfers qui l’inspire. Et surtout infiniment plus inquiétant. Un monstre à trois têtes : une toute de cynisme, une autre dédiée à la comédie débridée, et la dernière pour la puissance son haute-contre bouleversant d’émotion.</p>
<p>Ce joyeux foutoir est finement orchestré sans coup férir par <strong>Florent Hubert</strong>, le très avisé concepteur des complexes arrangements musicaux. Il s’offre la performance de provoquer une troublante atmosphère entre bouffonnerie et gravité en parlant dans une clarinette basse. Une façon de nous faire comprendre que cet Orfeo conserve envers et contre tout sa part de mystère. Jusqu’à l’ultime séquence qui voit <strong>Marion Sicre</strong> célébrer d’un timbre d’une verticale pureté l’ascension du héros – beau et juste <strong>Jan Peters</strong> bien investi –, sur le troublant <em>Rückert Lieder</em> « Ich bin der Welt abhanden gekommen » de Mahler.</p>
<p>En tournée les 21 et 22 octobre Théâtre Studio de Luxembourg ; 1<sup>er</sup> et 2 novembre Théâtre Forum Meyrin en Suisse ; 9 novembre au Parvis Scène Nationale Tarbes Pyrénées ; 14 et 15 novembre Espace Jean Legendre Compiègne ; 21 et 22 novembre Le Quai CDN Angers Pays de Loire ; 1<sup>er</sup> et 2 décembre La Criée Théâtre National de Marseille ; 5 et 6 décembre Le Quartz Scène Nationale de Brest ; 15 et 17 décembre Le Grand T Nantes ; 20 et 21 décembre Théâtre de Caen ; 8 et 9 janvier 2018 Equinoxe Scène Nationale de Châteauroux ; 12 et 13 janvier Les Quinconces-L’Espal / Le Mans ; 18 et 19 janvier Sortie Ouest Béziers ; et les 25 et 26 mars Stadsschouwburg Amsterdam.</p>
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