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	<title>Daniela CAPPIELLO - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Daniela CAPPIELLO - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, Nabucco – Vérone</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jul 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir mis en scène une spectaculaire et très futuriste Aida de cristal à Vérone en 2023, Stefano Poda remet le couvert pour l’un des opéras les plus joués aux Arènes depuis 1913 : Nabucco. Destiné à attirer également un nouveau public (c’est-à-dire non lyricomane), le travail de Stefano Poda se veut Gesamtkunstwerk, art total. Soit. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir mis en scène une spectaculaire et très futuriste <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-aida-verone/">Aida de cristal</a> </em>à Vérone en 2023, <strong>Stefano Poda</strong> remet le couvert pour l’un des opéras les plus joués aux Arènes depuis 1913 : <em>Nabucco</em>. Destiné à attirer également un nouveau public (c’est-à-dire non lyricomane), le travail de Stefano Poda se veut <em>G</em><em>esamtkunstwerk</em>, art total. Soit. L’Italien fait tout : régie, costumes, lumières, décors et chorégraphies. C’est impressionnant, souvent beau, mais pour qui ne connaît pas bien l’œuvre de Verdi, il doit être bien difficile de savoir quelles sont les factions en présence (pour les autres, ça n’est pas simple non plus, d’ailleurs). Si l’on découvre le travail de l’artiste pour la première fois, c’est éblouissant. En revanche, quand on le compare à celui effectué sur son <em>Aida</em>, on a la sensation d’une redite qui manque un peu de piment.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Nabucco_2025_EnneviFoto_054-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-195114"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Arena di Verona 102° Opera Festival 2025</sup></figcaption></figure>


<p>L’auteur a voulu faire de cette production un «&nbsp;Nabucco atomique&nbsp;». Et selon ses termes&nbsp;: <br>«&nbsp;Deux opposés s&rsquo;attirent et se repoussent tout au long de l’œuvre, jusqu&rsquo;à atteindre un point de répulsion maximale et de division, puis aboutissent à la synthèse du finale, où les deux opposés sont à nouveau réunis. La métaphore est celle des interactions entre les particules atomiques&nbsp;: la matière naît de l’union de particules atomiques, mais l&rsquo;humanité a découvert comment les séparer, provoquant une destruction totale (c’est le principe de la bombe atomique). Le progrès technologique rend tout possible, et Nabucco n&rsquo;hésite pas à utiliser sa supériorité contre les vaincus, même au prix de conséquences dramatiques&nbsp;: la leçon de ce chef-d&rsquo;œuvre est que la rationalité, pour être bien intentionnée, ne peut ignorer la spiritualité&nbsp;».</p>
<p>De fait, les deux opposés ressemblent, en guise de décor, à une balle de tennis éclatée qui attend d’être refermée ou éventuellement à deux oreilles ou des rognons en rotation. Vient enfin le point d’orgue&nbsp;: l’explosion atomique qui, effectivement, doit certainement réveiller tout le quartier et se traduit par un beau champignon. On a envie de paraphraser Le Nôtre qui aurait dit à Louis XIV à propos de la colonnade très minérale de Mansart dans les jardins de Versailles&nbsp;: «&nbsp;Sire, […] il vous a servi un plat de son métier&nbsp;». En fait, on peut surtout regretter une mise à distance des personnages (parfois difficiles à repérer, noyés dans la masse), des mouvements de foule frénétiques et pas toujours lisibles et une trop grande abstraction au regard de l’œuvre de Verdi. En dépit de cela, force est de s’incliner devant la richesse des costumes, l’attraction produite par les combats (spadassins à l’esthétique inspirée des récents <em>Dune</em> et plus lointaines <em>Star Wars</em>) et la fascination du déploiement de l’armée des figurants (plusieurs centaines). Cela dit, l’entreprise se révèle payante, puisque les Arènes sont quasiment pleines, les applaudissements nourris témoignant de ce que le public semble majoritairement vivement apprécier le spectacle. Ne crachons donc pas dans la soupe.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Nabucco_2025_EnneviFoto_128-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-195115"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Arena di Verona 102° Opera Festival 2025</sup></figcaption></figure>


<p>Il faut cependant avouer que fort heureusement&nbsp;tout cela est merveilleusement bien chanté. Si la mise en scène ne permet pas nécessairement d’entrer avec facilité et évidence dans la psychologie des personnages, les chanteurs parviennent sans peine à en restituer les nuances infinies et profondément humaines. <strong>Amartuvshin Enkhbat</strong> en particulier, merveilleux interprète de Nabucco, émeut très fortement. Force et autorité, doute et humilité, tous ces affects sont puissamment incarnés. La voix est pleine, belle et digne des plus excellents barytons verdiens. Dans le rôle écrasant d’Abigaille, <strong>Maria José Siri</strong> se montre impériale. Plénitude de la voix, sonorité dans les arènes exemplaire, capacité à se glisser dans toutes les subtilités de l’évolution de la personnalité de l’héroïne, la soprano est à son aise. Le baryton-basse <strong>Christian Van Horn</strong> confère beaucoup de noblesse à Zaccaria, avec une ligne de chant sûre et élégante. Son «&nbsp;Vieni o Levita&nbsp;!&nbsp;» est à se pâmer. Les autres interprètes sont à la hauteur, à commencer par <strong>Anna Werle</strong>, délicate et stylée Fenena, tout comme <strong>Galeano Salas</strong>, fougueux Ismaele.</p>
<p>À la baguette, Pinchas Steinberg connaît son affaire et tout semble couler de source, malgré quelques tous petits décalages. Les chœurs, déployés astucieusement dans les vastes arènes, achèvent de magnifier l’ensemble. Un regret&nbsp;: avoir raté l’interprétation d’Anna Netrebko, programmée pour trois soirées. Autant elle a renoncé à reprendre «&nbsp;pour raisons personnelles&nbsp;», son Aida de cristal (où elle avait pour partenaire celui dont elle s’est séparée l’année dernière), autant elle a souhaité participer à cette nouvelle production de Stefano Poda, dont elle semble apprécier tout particulièrement le travail.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Nabucco_2025_EnneviFoto_144-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-195116"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Arena di Verona 102° Opera Festival 2025</sup></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Nabucco | 102 Arena di Verona Opera Festival 2025 | Trailer ENG | 30 sec" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/KLN9Vi_P588?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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		<title>VERDI, Rigoletto — Busseto</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rigoletto-busseto-dans-les-pas-de-verdi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Oct 2015 05:38:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Imaginez un théâtre dans un village de 7 000 habitants… Mais attention, pas n’importe quel théâtre : une salle à l’italienne de 300 places délicieusement 19e, avec ses stucs, ses dorures, ses loges sur trois étages et ses fauteuils de velours pourpre… Et attention, pas n’importe quel village : Busseto, une commune de la province de Parme &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Imaginez un théâtre dans un village de 7 000 habitants… Mais attention, pas n’importe quel théâtre : une salle à l’italienne de 300 places délicieusement 19<sup>e</sup>, avec ses stucs, ses dorures, ses loges sur trois étages et ses fauteuils de velours pourpre… Et attention, pas n’importe quel village : Busseto, une commune de la province de Parme à laquelle est administrativement rattaché Roncole, le hameau où Giuseppe Verdi vit le jour le 10 octobre 1813. Edifié au sein de la demeure ancestrale de la famille Pallavicino acquise en 1856 par la municipalité et entièrement reconstruite en 1857 dans un style néo-gothique, ce théâtre compte tenu de sa localisation ne peut avoir une histoire ordinaire. Verdi participa au frais de sa construction à la hauteur de 10.000 livres mais, le considérant « couteux et inutile », refusa d’être présent le jour de son inauguration, le 15 août 1868. En hommage au compositeur cependant, les femmes portaient ce jour-là des robes, et les hommes des cravates, de couleur verte. On y joua <em>Rigoletto </em>et <em>Un ballo in maschera</em>. Par la suite, presque tous les opéras de Verdi y furent représentés, certains dirigés par Arturo Toscanini (<em>Falstaff</em> en 1913 pour le centenaire de la naissance du compositeur afin de lever les fonds qui servirent à ériger l’immense statue sur la place du village), d’autres par Riccardo Muti (<em>Falstaff</em> encore en 2001) et même Placido Domingo (en 2002) ! C’est à Busseto que se tient aussi chaque année le concours des voix verdiennes qui, en plus de cinquante éditions, a permis de révéler quelques grands interprètes de ce répertoire : Aprile Millo hier, Hui He aujourd’hui, pour n’en citer que deux mais la liste est longue.</p>
<p>Ce préambule pour expliquer le contexte dans lequel le Festival Verdi a choisi de situer la première représentation de <em>Rigoletto</em>, ce 10 octobre, jour anniversaire de la naissance du Maestro. Contexte chargé d’histoire et de références qui aurait pu intimider le metteur en scène <strong>Alessio Pizzech</strong> mais qu’il a choisi au contraire d’exploiter pour un résultat du meilleur effet. Son travail se présente comme un hommage au lieu même de la représentation, ce <em>salotto buono di Busseto</em> avec pour décor la réplique sur trois toiles en noir et blanc de la salle du <em>Teatro</em>. Hommage aussi à <em>Rigoletto</em> à travers des costumes conformes à une certaine imagerie populaire et l’utilisation de photographies d’interprètes mythiques de Gilda et de son père. Hommage enfin au monde de l’opéra en reprenant le procédé du théâtre dans le théâtre, sans toutefois en abuser. Gilda, au premier acte, est présentée en cantatrice ce qui permet une interprétation distanciée de « Caro nome ». Le procédé s’arrête là, ou presque. Au contraire de certains metteurs en scène, Alessio Pizzech a l’intelligence de ne pas s’enferrer sur une idée de départ qui, si séduisante soit-elle, ne saurait suffire à la dramaturgie de l’ouvrage. Fidèle au livret dans chacun de ses partis pris, il préfère se concentrer sur le mouvement avec une gestion des entrées et sorties, particulièrement habile compte tenu de l&rsquo;exiguïté du plateau.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="313" src="/sites/default/files/styles/large/public/rigoletto2_0.jpg?itok=zJEmJ98Z" title="© Roberto Ricci" width="468" /><br />
	© Roberto Ricci</p>
<p>Pour boucler la boucle, la distribution comprend en alternance des chanteurs sélectionnés lors du dernier concours des voix verdiennes, à Busseto donc. Beaucoup d&rsquo;asiatiques dans cette sélection avec, comme souvent dans leur cas, un chant d&rsquo;abord technique. <strong>Da Mi Lee</strong> (Maddalena), <strong>Myeongjun Shin</strong> (Spatafucile) et <strong>Hayato Kamie</strong>, (Rigoletto) possèdent tous les trois de belles voix dont ils savent tirer parti. Mais la caractérisation demeure sommaire. Passe encore pour la mezzo-soprano et la basse dont le rôle est peu développé et l&rsquo;investissement psychologique limité. Le baryton a davantage maille à partir avec une partition dont il détient les clés musicales, qu’il empoigne avec conviction mais qu’il lui faut encore approfondir en termes d’interprétation. La jeunesse n&rsquo;est pas un atout pour chanter Rigoletto et la petite taille de la salle crée un effet de loupe, préjudiciable si absence comme si excès d’expression. Posséder l&rsquo;âge – et le physique – du rôle s&rsquo;avère en revanche un atout quand il s&rsquo;agit de se glisser dans les habits du Duc de Mantoue. D&rsquo;autant que <strong>Carlos Cardoso</strong> a également le sex-appeal vocal, la ligne souple, le médium solide et l&rsquo;aigu insolent. S&rsquo;il apprend à davantage contrôler son émission et s&rsquo;il prend soin de ne pas dissiper son talent en gérant intelligemment ses prises de rôle, ce jeune ténor est à l&rsquo;aube d&rsquo;une carrière prometteuse. <strong>Daniela Cappiello</strong> laisse également entrevoir un potentiel certain. Sa Gilda à fleur de peau émeut et le chant offre de jolis moments, notamment un « Caro nome » finement ciselé jusque dans ses aigus les plus aériens. Verdi cependant est-il le mieux recommandé pour cette voix délicate à la projection modeste ? Dans la fosse minuscule,<strong> Fabrizio Cassi </strong>essaie de discipliner un orchestre en formation réduite qui s&rsquo;égaille souvent.</p>
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