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	<title>Salvatore CAPUTO - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Salvatore CAPUTO - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>ROSSINI, Petite messe solennelle &#8211; Bordeaux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Mar 2023 05:41:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Petite car destinée à un effectif réduit, solennelle car augmentée de l’offertoire et de l’« O salutaris », la dernière messe de Rossini était proposée ce week-end à l’Auditorium de Bordeaux dans une version pour piano et orgue, proche de l’originale. Il ne devrait jamais en être autrement. L’orchestration réalisée en 1867 par le compositeur lui-même – &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Petite car destinée à un effectif réduit, solennelle car augmentée de l’offertoire et de l’« O salutaris », la dernière messe de Rossini était proposée ce week-end à l’Auditorium de Bordeaux dans une version pour piano et orgue, proche de l’originale. Il ne devrait jamais en être autrement. L’orchestration réalisée en 1867 par le compositeur lui-même – afin semble-t-il d’éviter qu’un autre ne s’en charge à sa place –, nuit au caractère singulier de l’œuvre, à sa modernité si surprenante puisse paraître l’association du nom de Rossini à toute forme d&rsquo;avant-garde. Et pourtant&#8230; Le déhanchement du Kyrie préfigurerait certains rythmes jazzy. Le choix de l&rsquo;instrumentation anticiperait le goût du siècle suivant pour les ensembles réduits. Schönberg utilisera dans plusieurs de ses partions la combinaison piano et harmonium.</p>
<p>Encore eût-il fallu pour éprouver l’inventivité de Rossini une pianiste moins démonstrative que <strong>Maria Luisa Macellaro La Franca</strong> – quand <strong>Martin Tembremande</strong> à l’orgue fait preuve de la sobriété nécessaire au recueillement de certaines pages, parmi les plus inspirées de l’œuvre – «  Qui tollis », « Cruxifixus »… Martelée, assénée, assommée par dix doigts emplis de vaillance, la partition semble davantage s’ébattre dans un romantisme de circonstance que tourner un regard audacieux vers le futur. Ruptures tonales et enharmonies, pieds de nez chromatiques et fantaisies rythmiques se noient dans une emphase que l’on dirait empruntée à Liszt. Pourtant ce n’est pas <em>Après une lecture de Dante</em> que Rossini pratiquait régulièrement à la fin de sa vie mais <em>Le Clavier tempéré</em>.</p>
<div class="components-resizable-box__container has-show-handle" style="text-align: center"><img decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Choeur-Bordeaux-1024x524.jpg" alt="L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Choeur-Bordeaux-1024x524.jpg." /><span style="font-size: revert;text-align: center;color: var(--ast-global-color-3);background-color: var(--ast-global-color-5);font-weight: inherit">Chœur de l&rsquo;Opéra national de Bordeaux © Eric Bouloumié</span></p>
<div style="text-align: center"></div>
</div>
<p>D’un quatuor de solistes inégaux mais en osmose se détache le soprano de <strong>Marianne Croux</strong>. L’affliction du « Cruxifixus » et la douceur du « O Salutaris » sont incarnées d’une voix souple qui ne cède jamais à la tentation de la mièvrerie ; lumineuse et égale, mais dépourvue de toute affectation qui risquerait d’altérer la sincérité de l’expression. A l’inverse, <strong>Thomas Dear</strong>, ébranlé par la fragilité de l’aigu, peine à traduire l’élan confiant du « Quoniam ». Il faut à <strong>Lauriane Trégan-Marcuz</strong> les dernières phrases de l’« Agnus Dei » pour que le chant, en retrait auparavant, se libère. Survient enfin l’émotion qu’aurait dû susciter dès son premier numéro l’étoffe sombre d’une voix dramatique qui compte à son répertoire Dalila et Ortrud. A l’aide de demi-teintes bienvenues, <strong>Léo Vermot Desroches</strong> réussit à tirer de l’ornière théâtrale un « Domine Deus » écorné par la dureté de l’émission dans les passages chantés à pleine voix.</p>
<p>La première raison d’inscrire au programme de cette saison bordelaise le testament artistique de Rossini était – on le suppose – la volonté de mettre en avant les forces chorales de l’Opéra National de Bordeaux. Objectif atteint. Dirigée par leur chef, <strong>Salvatore Caputo</strong>, d’une main qui ne tolère aucune approximation, les artistes du chœur font valoir une cohésion à toute épreuve. Ni les fugues diaboliques menées à vive allure, ni la précision des attaques, ni – plus essentiels encore – les contrastes sur lesquels repose l’esprit de la partition, sa candeur, sa vigueur, sa ferveur, ne les prennent en défaut. De ce parcours sans faute, s’il ne fallait retenir qu’un numéro, s’imposerait le « Christe » a cappella en double canon où les pupitres entremêlés en un flux et reflux sonore ininterrompu caressent telles des vagues le sable de l’éternité.</p>
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		<title>VERDI, Messa da Requiem — Paris (Sorbonne)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-messa-da-requiem-version-du-camp-de-terezin-paris-sorbonne-voyage-au-bout-de-lenfer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Nov 2022 08:00:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En novembre 1941, les nazis installent dans l’ancienne ville forteresse de Theresienstadt (en thèque, Terezín) un ghetto et un camp de concentration qui n’est pas à proprement parler un « camp de la mort », mais plutôt son antichambre. Sous le prétexte d’une « ville donnée aux Juifs par le Führer » (comme le prétend &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En novembre 1941, les nazis installent dans l’ancienne ville forteresse de Theresienstadt (en thèque, Terezín) un ghetto et un camp de concentration qui n’est pas à proprement parler un « camp de la mort », mais plutôt son antichambre. Sous le prétexte d’une « ville donnée aux Juifs par le Führer » (comme le prétend la propagande allemande), c’est une étape avant la déportation dans un camp d’extermination. Les premiers prisonniers sont des Juifs tchèques, puis allemands et autrichiens l’année suivante, hollandais et danois à partir de 1943, enfin toutes sortes de nationalités. Les camps de la mort étaient présentés comme des camps de travail. Terezín est officiellement une « villégiature » pour les Juifs âgés, malades, notamment des artistes et des personnes connues, juives ou non, tel le poète, journaliste et résistant Robert Desnos.</p>
<p>Cette étape intermédiaire vise également à masquer le projet nazi, du moins aux yeux de ceux qui ne veulent rien voir. Le Danemark, entre autres, s’inquiétant du sort de ses ressortissants, exige une visite de la Croix-Rouge. Celle-ci a lieu le 23 juin 1944, en présence d&rsquo;Adolf Eichmann, et le camp est remis à neuf pour la circonstance, ce qui entraine l’envoi prématuré de 7 000 prisonniers vers Auschwitz afin de masquer la surpopulation initiale… Maurice Rossel, le délégué de la Croix-Rouge ne voit rien d’anormal : « J’étais chargé d’aller voir ce qu’on me montrait ». A l’occasion de cette inspection, un film de propagande est tourné, <em>Theresienstadt. Ein Dokumentarfilm aus dem jüdischen Siedlungsgebiet </em>(<em>Theresienstadt. Un documentaire sur la zone de peuplement juif</em>,&nbsp;également connu sous le titre <a href="https://www.youtube.com/watch?v=P9V6d2Y1WjE" rel="nofollow"><em>Le Führer offre une ville aux Juifs</em></a>). On organise un match de football, on donne une représentation <em>Brundibár</em>, l&rsquo;opéra pour enfants de Hans Krása, qui y avait été créé quelques mois plus tôt au camp, et qui y connut cinquante-cinq représentations. Krása fut déporté l&rsquo;année suivante à Auschwitz où il fut gazé dès son arrivée. On y donne enfin le <em>Requiem </em>de Verdi, la troisième représentation dans le camp. La première exécution a en effet eu lieu en septembre 1943. Rafael Schächter (1905-1944), un jeune chef d&rsquo;orchestre roumain, a eu l’autorisation d&rsquo;en monter une version réduite à une heure (il montera également&nbsp;<em>La Flûte enchantée</em> et <em>Les Noces de Figaro</em>). Il a recours à quatre choristes professionnels pour interpréter les rôles solistes et à cent-vingt amateurs pour le chœur. L’accompagnement est limité à deux pianos. A l’issue du concert, les cent-vingt participants seront déportés à Auschwitz et, pour la plupart, exécutés. Les responsables du camp exigent alors de Schächter qu&rsquo;il organise une nouvelle représentation, à laquelle Eichmann lui-même assistera. Les exécutants seront également déportés dans les jours suivant le concert. Pour la visite de la Croix-Rouge, Schächter doit accepter d’organiser un nouveau concert : mais il implore de ne plus être séparé de ses artistes. Il sera exaucé puisqu’il sera déporté avec eux et mourra, soit durant le transfert vers Auschwitz, soit à son arrivée au camp.</p>
<p>Comme l’écrit Stéphane Lelièvre dans sa passionnante introduction au concert, « La présence de tant d’artistes eut sur la vie du camp des conséquences singulières : même si les conditions de vie y étaient absolument effroyables, même si Terezin était, en réalité, une « antichambre de la mort », la barbarie ne parvint jamais à réduire les artistes au silence : l’art, sous toutes ses formes, dessin, peinture, théâtre, écriture, musique (toutes les musiques), fit continûment entendre sa voix (…) L’Art s’exprima tout d’abord de façon clandestine. Il fut par la suite tour à tour interdit, toléré, encouragé, voire imposé lorsque les Nazis comprirent qu’il pouvait servir leur dessein : donner du nazisme, grâce à Terezín, une image acceptable, voire positive, censée apporter un démenti aux accusations et à la dénonciation d’un « meurtre de masse des Juifs » qui se firent jour, notamment à partir de 1942 ».</p>
<p>Non sans une terrible ironie tragique, quand on songe que les artistes chantent devant leurs bourreaux, ce <em>Requiem </em>débute directement par le<em> Dies irae</em>, suivi par le <em>Liber scriptus</em> (« On lira le Livre dans lequel tout est écrit, et le monde sera jugé. Quand le Juge siégera, tout ce qui a été caché sera révélé, rien ne restera impuni », puis le <em>Lacrymosa </em>(« Jour de larmes que ce jour-là, où l’homme coupable ressuscitera de ses cendres pour être jugé ») et l’<em>Agnus Dei</em>. Le <em>Libera me</em> clôt cette version et laisse un goût amer, presque surréaliste. Quelle liberté espérer en effet&#8230; Cette série de concerts a pu faire l’objet de quelques témoignages de la part de rares rescapés. Doug Shultz a ainsi réalisé un documentaire en 2012, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=dgimWmMqav4" rel="nofollow"><em>Defiant Requiem</em></a>. Précédemment, en 1963, Josef Bor publie&nbsp;un court récit, romancé : pour la présente exécution, des extraits en sont lus entre les différentes parties musicales, le rôle du récitant étant assuré par le metteur en scène <a href="/podcast/regards-croises-par-christophe-rousset-pierre-emmanuel-rousseau-metteur-en-scene"><strong>Pierre-Emmanuel Rousseau</strong></a>,&nbsp;qui s&rsquo;en acquitte avec une sobriété qui n&rsquo;exclut pas une juste émotion. Ces extraits nous permettent de mieux nous pénétrer de l&rsquo;atmosphère tragique et pesante qui règne dans la préparation et l&rsquo;exécution de ce <em>Requiem</em>.&nbsp;</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="179" src="/sites/default/files/styles/large/public/sch_1.jpg?itok=uh2J76Cd" width="468"><br />
La seule photo connue d&rsquo;une exécution du <em style="font-size: 0.8em;text-align: center">Requiem</em> de Verdi à&nbsp;Terezín, prise pendant la visite de la Croix-Rouge</p>
<p>Les parties dédiées aux voix masculines sont très limitées dans cette version et interprétées avec retenue par le ténor <strong style="font-size: 14.000001px">Sébastien Droy </strong>et la basse <strong style="font-size: 14.000001px">Olivier Gourdy</strong>. Les voix féminines sont davantage exposées. Les moyens du soprano <strong style="font-size: 14.000001px">Camille Claverie</strong> sont un peu en-dessous de ceux (importants) exigés par le rôle, mais son interprétation force le respect par l’émotion qu’elle sait transmettre. On appréciera le beau mezzo de <strong style="font-size: 14.000001px">Marie Gautrot </strong>,au timbre charnu et à la musicalité impeccable. Aux pianos, les excellents&nbsp;<strong style="font-size: 14.000001px">Paméla Hurtado</strong> et <strong style="font-size: 14.000001px">Frédéric</strong> <strong style="font-size: 14.000001px">Rouillon </strong>déploient leurs talents pour compenser la richesse de l’orchestration originale où trompettes du Jugement dernier, tambour, cymbales, soulignent d&rsquo;ordinaire les passages les plus dramatiques. Le <strong style="font-size: 14.000001px">Choeur de Paris</strong>, formation amateur, n&rsquo;a pas la solidité de forces professionnelles, mais ce n&rsquo;est pas ce qu&rsquo;on attend de lui ce soir. Si certains pupitres forcent un peu leur voix dans les passages les plus tendus, les ensembles sont bien en place, malgré leur difficulté (la fugue finale par exemple) et il faut saluer le travail de leur chef, <strong style="font-size: 14.000001px">Till Aly</strong>. Le concert est impeccablement dirigé par <strong style="font-size: 14.000001px">Salvatore Caputo</strong>, à l&rsquo;origine de ce projet. Egalement très ému à la fin de cette soirée hors du temp, il prendra la parole pour rappeler qu&rsquo;à l&rsquo;heure où la guerre résonne à nouveau aux portes de l&rsquo;Europe, cet événement hors du commun est tout autant une commémoration d&rsquo;un passé dramatique qu&rsquo;un avertissement pour l&rsquo;avenir.&nbsp;</p>
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		<title>Le Requiem de Verdi à la Sorbonne dans la version du camp de Terezín</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-requiem-de-verdi-a-la-sorbonne-dans-la-version-du-camp-de-terezin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Oct 2022 06:09:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Situé à une soixantaine de kilomètres de Prague, Terezín devient un camp de concentration et de transit à partir de novembre 1941 où furent majoritairement emprisonnés des Juifs tchécoslovaques, allemands et autrichiens âgés ou célèbres (mais pas uniquement puisque le poète surréaliste français Robert Desnos y mourut, quelques temps après la libération du camp par l&#8217;Armée rouge). Trente-trois &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Situé à une soixantaine de kilomètres de Prague, Terezín devient un camp de concentration et de transit à partir de novembre 1941 où furent majoritairement emprisonnés des Juifs tchécoslovaques, allemands et autrichiens âgés ou célèbres (mais pas uniquement puisque le poète surréaliste français Robert Desnos y mourut, quelques temps après la libération du camp par l&rsquo;Armée rouge). Trente-trois mille prisionniers y périrent  et quatre-vingt-huit-mille en furent déportés vers Auschwitz. En 1943, la suite à la déportation de cinq cents Juifs danois, le gouvernement danois réclama une inspection de la Croix-Rouge. Le camp fut alors transformé par les nazis en un village modèle éphémère : les nazis déportent une partie des prisonniers pour faire croire que le camp n&rsquo;est pas surpeuplé, un match de football est organisé et un film de propagande est tourné (<a href="https://www.youtube.com/watch?v=P9V6d2Y1WjE" rel="nofollow"><em>Le Führer offre une ville aux Juifs</em></a>). On donne une représentation de <em>Brundibár</em>, l&rsquo;opéra pour enfants de Hans Krása, qui y avait été créé quelques mois plus tôt au camp, et qui y connut cinquante-cinq représentations. Krása fut déporté l&rsquo;année suivante à Auschwitz où il fut gazé dès son arrivée. Les délégués de la Croix Rouge n&rsquo;ont rien vu. L&rsquo;horreur quotidienne ne réussit pas à étouffer l&rsquo;expression des artistes. Ainsi, Rafael Schächter, un jeune chef d&rsquo;orchestre roumain, parvient à faire jouer à plusieurs reprises le <em>Requiem </em>de Verdi, dans une version limitée à une heure, et adaptée en fonction des ressources musicales du camp. Schächter eut recours à quatre choristes professionnels pour interpréter les rôles solistes. L&rsquo;ouvrage était également transposé pour deux pianos. Le choeur réunissait qui le voulait bien. La premier concert est donné en septembre 1943 : les chanteurs entament devant leurs bourreaux le « Dies irae »  par lequel cette version réduite commence. Les cent-vingt solistes seront déportés et exécutés à Auschwitz dans les jours suivants. Schächter reçoit ensuite l&rsquo;ordre d&rsquo;organiser un nouveau concert, programmé trois mois plus tard. Tel un Sisyphe, il doit recruter de nouveaux artistes, lesquels connaitront le même destin tragique que leurs prédécesseurs à l&rsquo;issue de la représentation. D&rsquo;autres concerts sont ensuite donnés à l&rsquo;occasion de la visite de la Croix Rouge : cette fois, Schächter sera lui aussi déporté avec ses choristes. Organisé en partenariat avec la Faculté des Lettres de Sorbonne Université, l&rsquo;association du mémorial de la Shoah et l&rsquo;académie de Paris, un concert proposé par Salvatore Caputo (chef des chœurs de l’Opéra national de Bordeaux) et Stéphane Lelièvre (maître de conférences en littérature comparée, INSPE de Paris &#8211; Sorbonne Université) sera donné au Grand Amphithéâtre de la Sorbonne le 28 octobre prochain. Des extraits tirés de l&rsquo;ouvrage romancé de Josef Bor, <em>Le Requiem de Terezin</em> (1963), seront lus par un récitant. <a href="https://www.billetweb.fr/requiem-de-verdi-version-de-terezin-reservation" rel="nofollow">L&rsquo;entrée est gratuite, sur réservation par Internet</a>. Une conférence d&rsquo;Ophir Levy (maître de conférences en études cinématographiques à l’Université Paris VIII &#8211; Vincennes-Saint-Denis) sera également proposée le jeudi 20 octobre, au mémorial de la Shoah (17 rue Geoffroy l&rsquo;Asnier, Paris 75004).</p>
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