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	<title>Carlos CARDOSO - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Carlos CARDOSO - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, Un giorno di regno — Busseto</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/un-giorno-di-regno-busseto-trop-verdien-pour-etre-honnete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Oct 2018 04:32:07 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Que de légendes alimentées par Verdi lui-même ont circulé autour de ce <em>Giorno di regno</em> – Jour de règne –, dont le titre ajouté au fiasco le soir de la première a donné lieu à de faciles jeux de mots. Opéra <em>buffa</em>, supposé joyeux, composé sur la tombe de sa femme et de ses deux enfants, morts tous les trois en deux mois : légende ! Si tragique fût-il, ce triple deuil s’étala sur deux ans, d’août 1838 à juin 1840 alors que la composition de l’ouvrage était presque terminée. Conjuration de Romani – le librettiste –, Donizetti et Rossini, hostiles à un nouveau style de musique jugé trivial et bruyant : légende ! Moins qu’un quelconque complot, plusieurs facteurs intervinrent dans la chute du <em>Giorno di regno</em>, dont d’abord l’incapacité de Verdi de se plier à un genre étranger à son tempérament. Il faudra attendre un demi-siècle pour qu’avec <em>Falstaff</em>, le compositeur accepte de se dérider totalement, non sans avoir auparavant fourbi ses armes comiques dans <em>Un ballo in maschera</em> et <em>La forza del destino</em>.</p>
<p>Mais en 1840, l’empreinte rossinienne est trop forte pour que le génie verdien puisse s’imposer sur un autre terrain que le sien. A chaque numéro, la comparaison tourne à l’avantage de l’aîné sans que le cadet ne parvienne à marquer un point. Rossini vainqueur du match par KO. Quelle grille d’interprétation apposer alors sur une partition dont on peut souligner les influences autant que relever les prémonitions ? Faut-il regarder en avant, vers les drames risorgimentaux que semblent annoncer des rythmes martiaux et des accord majeurs, ou retourner vers les opéras <em>giocosi</em> dont le livret offre moults prétextes ?</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="290" src="/sites/default/files/styles/large/public/un4.jpg?itok=uiVeezQS" title="© Roberto Ricci" width="468" /><br />
	© Roberto Ricci</p>
<p><strong>Francesco Pasqualetti</strong>, à la tête d’un orchestre et chœur du Teatro Communale di Bologna impeccables de cohérence, a fait son choix. Sa direction, taillée à la serpe, donne raison à Rossini quand, malicieux, il affirmait que Verdi était un musicien « <em>avec oune casque</em> ». Les chanteurs lui emboîtent le pas, le regard tous tournés vers le futur, déjà prêts à ajouter à leur jeune répertoire des rôles trempés dans l’encre romantique la plus noire. Quoi de plus logique : ils sont pour la plupart issus du concours des voix verdiennes de Busseto. Leur école de chant ignore un genre auquel Verdi, fort de cet insuccès, tourna le dos.</p>
<p>Mais aussi quoi de plus illogique : l’œuvre, en raison de sa filiation, voudrait deux vraies basses bouffes, une mezzo-soprano capable de chanter Isabella dans <em>l’Italienne à Alger</em> – telle la créatrice du rôle – et un ténor di grazia. Dans l’ordre, ni <strong>Levent Barkirci</strong> (Kelbar), <strong>Matteo Loi</strong> (La Rocca), <strong>Perrine Madoeuf </strong>(La marchesa del Poggio) et <strong>Carlos Cardoso</strong> (Edoardo) n’ont le profil attendu : les deux premiers barytons (Levent Bakirci chantait Marcello dans <em>La Bohème</em> en novembre dernier, Matteo Loi Guglielmo dans <em>Cosi fan tutte</em> en juin 2018), la troisième soprano lyrique (Micaela, Marguerite et prochainement Adèle du <em>Comte Ory</em>) contrainte de placer sa voix dans un registre médian qui ne lui est pas naturel ; le dernier en méforme ou désormais converti non sans dégats à une tessiture de ténor lyrique. A défaut, tous brulent les planches d’une énergie verdienne au volume décuplé par la taille minuscule de la salle (300 places !), même si l’on regrette que cet engagement se fasse au détriment de la science du mot, indispensable à ce répertoire si l’on veut que l’effet comique s’accomplisse.  </p>
<p>Dans un rôle de seconda donna – Giulietta –, <strong>Tsisana Giorgadze</strong> ne peut faire briller un aigu que l’on pressent épanoui mais le medium, d’un velours légèrement râpeux, est riche des promesses d’une Leonora du <em>Trouvère</em> que la soprano géorgienne, si elle gagne en souplesse et en longueur, ajoutera un jour à son palmarès. Deuxième atout de la distribution : <strong>Alessio Verna</strong> en Belfiore possède un baryton lié et timbré, apte à Silvio dans <em>I pagliacci</em> comme à Don Alvaro dans <em>Il viaggio a Reims</em>, ce qui n’est pas inutile pour un rôle proche par bien des côtés du Dandini de <em>La Cenerentola.</em></p>
<p>Adaptés d’un <a href="https://www.forumopera.com/dvd/les-petits-plaisantins">projet de Pier Luigi Pizzi</a> aux dimensions de poche du théâtre, la mise en scène s’ébat en un joyeux tourbillon esthétisant sans se cogner aux murs. Aux jeux d’ombres et d’arches néo-classiques typiquement pizziens s’ajoutent des costumes variés aux couleurs vives et, sous forme de jambon et de meule de parmesan, un clin d’œil à la gastronomie locale. La taille de la salle, son histoire (ou plutôt sa non-histoire puisque Verdi refusa d’y mettre le pied) ne sont pas sans influer sur la perception d’une spectacle dont on ressort partagé, à la fois éprouvé par un effet de loupe acoustique, et enchanté par le charme endormi du lieu qui, le temps d’un soir, nous transporte en dehors de notre siècle.</p>
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		<title>VERDI, Rigoletto — Busseto</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rigoletto-busseto-dans-les-pas-de-verdi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Oct 2015 05:38:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Imaginez un théâtre dans un village de 7 000 habitants… Mais attention, pas n’importe quel théâtre : une salle à l’italienne de 300 places délicieusement 19e, avec ses stucs, ses dorures, ses loges sur trois étages et ses fauteuils de velours pourpre… Et attention, pas n’importe quel village : Busseto, une commune de la province de Parme &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Imaginez un théâtre dans un village de 7 000 habitants… Mais attention, pas n’importe quel théâtre : une salle à l’italienne de 300 places délicieusement 19<sup>e</sup>, avec ses stucs, ses dorures, ses loges sur trois étages et ses fauteuils de velours pourpre… Et attention, pas n’importe quel village : Busseto, une commune de la province de Parme à laquelle est administrativement rattaché Roncole, le hameau où Giuseppe Verdi vit le jour le 10 octobre 1813. Edifié au sein de la demeure ancestrale de la famille Pallavicino acquise en 1856 par la municipalité et entièrement reconstruite en 1857 dans un style néo-gothique, ce théâtre compte tenu de sa localisation ne peut avoir une histoire ordinaire. Verdi participa au frais de sa construction à la hauteur de 10.000 livres mais, le considérant « couteux et inutile », refusa d’être présent le jour de son inauguration, le 15 août 1868. En hommage au compositeur cependant, les femmes portaient ce jour-là des robes, et les hommes des cravates, de couleur verte. On y joua <em>Rigoletto </em>et <em>Un ballo in maschera</em>. Par la suite, presque tous les opéras de Verdi y furent représentés, certains dirigés par Arturo Toscanini (<em>Falstaff</em> en 1913 pour le centenaire de la naissance du compositeur afin de lever les fonds qui servirent à ériger l’immense statue sur la place du village), d’autres par Riccardo Muti (<em>Falstaff</em> encore en 2001) et même Placido Domingo (en 2002) ! C’est à Busseto que se tient aussi chaque année le concours des voix verdiennes qui, en plus de cinquante éditions, a permis de révéler quelques grands interprètes de ce répertoire : Aprile Millo hier, Hui He aujourd’hui, pour n’en citer que deux mais la liste est longue.</p>
<p>Ce préambule pour expliquer le contexte dans lequel le Festival Verdi a choisi de situer la première représentation de <em>Rigoletto</em>, ce 10 octobre, jour anniversaire de la naissance du Maestro. Contexte chargé d’histoire et de références qui aurait pu intimider le metteur en scène <strong>Alessio Pizzech</strong> mais qu’il a choisi au contraire d’exploiter pour un résultat du meilleur effet. Son travail se présente comme un hommage au lieu même de la représentation, ce <em>salotto buono di Busseto</em> avec pour décor la réplique sur trois toiles en noir et blanc de la salle du <em>Teatro</em>. Hommage aussi à <em>Rigoletto</em> à travers des costumes conformes à une certaine imagerie populaire et l’utilisation de photographies d’interprètes mythiques de Gilda et de son père. Hommage enfin au monde de l’opéra en reprenant le procédé du théâtre dans le théâtre, sans toutefois en abuser. Gilda, au premier acte, est présentée en cantatrice ce qui permet une interprétation distanciée de « Caro nome ». Le procédé s’arrête là, ou presque. Au contraire de certains metteurs en scène, Alessio Pizzech a l’intelligence de ne pas s’enferrer sur une idée de départ qui, si séduisante soit-elle, ne saurait suffire à la dramaturgie de l’ouvrage. Fidèle au livret dans chacun de ses partis pris, il préfère se concentrer sur le mouvement avec une gestion des entrées et sorties, particulièrement habile compte tenu de l&rsquo;exiguïté du plateau.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="313" src="/sites/default/files/styles/large/public/rigoletto2_0.jpg?itok=zJEmJ98Z" title="© Roberto Ricci" width="468" /><br />
	© Roberto Ricci</p>
<p>Pour boucler la boucle, la distribution comprend en alternance des chanteurs sélectionnés lors du dernier concours des voix verdiennes, à Busseto donc. Beaucoup d&rsquo;asiatiques dans cette sélection avec, comme souvent dans leur cas, un chant d&rsquo;abord technique. <strong>Da Mi Lee</strong> (Maddalena), <strong>Myeongjun Shin</strong> (Spatafucile) et <strong>Hayato Kamie</strong>, (Rigoletto) possèdent tous les trois de belles voix dont ils savent tirer parti. Mais la caractérisation demeure sommaire. Passe encore pour la mezzo-soprano et la basse dont le rôle est peu développé et l&rsquo;investissement psychologique limité. Le baryton a davantage maille à partir avec une partition dont il détient les clés musicales, qu’il empoigne avec conviction mais qu’il lui faut encore approfondir en termes d’interprétation. La jeunesse n&rsquo;est pas un atout pour chanter Rigoletto et la petite taille de la salle crée un effet de loupe, préjudiciable si absence comme si excès d’expression. Posséder l&rsquo;âge – et le physique – du rôle s&rsquo;avère en revanche un atout quand il s&rsquo;agit de se glisser dans les habits du Duc de Mantoue. D&rsquo;autant que <strong>Carlos Cardoso</strong> a également le sex-appeal vocal, la ligne souple, le médium solide et l&rsquo;aigu insolent. S&rsquo;il apprend à davantage contrôler son émission et s&rsquo;il prend soin de ne pas dissiper son talent en gérant intelligemment ses prises de rôle, ce jeune ténor est à l&rsquo;aube d&rsquo;une carrière prometteuse. <strong>Daniela Cappiello</strong> laisse également entrevoir un potentiel certain. Sa Gilda à fleur de peau émeut et le chant offre de jolis moments, notamment un « Caro nome » finement ciselé jusque dans ses aigus les plus aériens. Verdi cependant est-il le mieux recommandé pour cette voix délicate à la projection modeste ? Dans la fosse minuscule,<strong> Fabrizio Cassi </strong>essaie de discipliner un orchestre en formation réduite qui s&rsquo;égaille souvent.</p>
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		<title>ROSSINI, Il viaggio a Reims — Bad Wildbad</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-viaggio-a-reims-bad-wildbad-trop-people-pour-etre-honnete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Jul 2014 03:52:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si à Cana la meilleure cuvée fut servie la dernière, on n’en dira pas autant du Viaggio a Reims reproposé en version scénique après la superbe version de concert donnée les 10 et 12 juillet derniers. A  l’exception de Bruno Pratico, qui s’amuse à camper un Trombonok  aussi goulu de boissons fortes que de musique, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Si à Cana la meilleure cuvée fut servie la dernière, on n’en dira pas autant du <em>Viaggio a Reims </em>reproposé en version scénique après la superbe version de concert donnée les 10 et 12 juillet derniers. A  l’exception de Bruno Pratico, qui s’amuse à camper un Trombonok  aussi goulu de boissons fortes que de musique, et de Sofia Mchedlishvili, à nouveau Folleville, la distribution est  nouvelle et composée d’élèves de l’Académie distribués cette fois dans les rôles principaux. On est en somme dans la situation du Festival des jeunes de Pesaro, et comme sur la rive de l’Adriatique, comme dans toute promotion « rossinienne », le bon et le moins bon se côtoient.</p>
<p>Conçu par <strong>Jochen Schönleber</strong>, surintendant qui s’affirme de plus en plus metteur en scène, le spectacle commence comme <em>La vie parisienne </em>de Laurent Pelly, par l’arrivée des voyageurs, prétexte à un défilé qui permet de les caractériser par leurs costumes – signés <strong>Claudia Möbius</strong> – au moins en principe. Déjà on devine un parti-pris : amuser par l’extravagance ou les clins d’œil au monde des magazines people et de la télévision. Or leurs vedettes sont souvent dépourvues de la distinction aristocratique des personnages du <em>Viaggio a Reims</em>. Il s’en suit qu’à la drôlerie intrinsèque de l’œuvre, née de la subtilité du rapport établi par la musique entre texte, personnages et situations, se superpose un comique essentiellement visuel, entre références codées au monde contemporain et recours aux gags les plus éprouvés. Sans doute dira-t-on que c’est normal pour un spectacle. Mais la chute de Belfiore dans les roses est-elle encore amusante, quand on l’a vue venir de si loin ?  Il est vrai que nos voisins appréciaient…. Les contrôles de sécurité sont effectués dans le décor minimaliste mais fonctionnel de <strong>Robert Schrag</strong> sous l’œil qu’on devine torve de gardes-barbouzes et dans l’indifférence de techniciennes de surface en rien stakhanovistes, au milieu d’un ballet d’hôtesses en uniforme et perruques fluo. Cette animation va peu ou prou durer jusqu’à la scène finale, où les strophes de Corinna auront la vertu ( ?) d’immobiliser le groupe dans une torpeur profonde. Jochen Schönleber peuple inlassablement l’arrière-plan des solistes de saynètes à vocation comique (Modestina et Zefirino allant s’en jeter un en douce à l’invitation de Trombonok) et réaliste (ces va-et-vient correspondent à la vie d’une résidence hôtelière). Autant on admire ce savoir-faire, d’année en année plus affirmé, autant on s’interroge sur le bien-fondé de détourner de l’essentiel, qui se passe au premier plan. Reste que, même si on n’apprécie pas le parti pris, il est mené à bien de bout en bout, et de ce point de vue c’est une réussite.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="337" src="/sites/default/files/styles/large/public/viaggio_2488_riw14_c_patrick_pfeiffer.jpg?itok=_wAhQYZn" title="Don Prudenzio, la comtesse de Folleville, Maddalena, Trombonok © Patrick Pfeiffer" width="468" /><br />
	Don Prudenzio, la comtesse de Folleville, Maddalena, Trombonok © Patrick Pfeiffer</p>
<p>Musicalement, le compte y est, même si parfois le discours est suspendu le temps d’un gag. L’orchestre des <strong>Virtuosi Brunensis</strong> et <strong>Antonino Fogliani</strong> rééditent leur belle interprétation, les musiciens toujours plus libres et déliés, le chef attentif à soutenir le plateau et à adapter ses tempi aux impératifs scéniques et aux moyens des chanteurs. Le résultat n’est certes pas aussi exaltant que lors du concert, car l’acoustique de la Trinkhalle, dépourvue de fosse, n’est pas flatteuse, mais c’est incontestablement une direction brillante. C’est vocalement que, bien qu’on s’en défende, il est difficile d’oublier la première distribution. Passant de Delia à Corinna <strong>Guiomar Canto</strong> ne séduit guère, avec une voix petite, un fort vibrato et une allure d’une prudence excessive. <strong>Olesya Chuprinova</strong>, Maddalena pétulante en concert, flotte un peu en Melibea, car sa voix claire où passe parfois un reflet slave manque de poids. <strong>Sofia Mchedlishvili</strong> a heureusement corrigé les stridences qui avaient gâché pour nous la deuxième partie de l’air du chapeau, mais le comique du personnage, qui devrait être parodique, est ici celui d’une caricature échappée d’une téléréalité. <strong>Anna Lisa D’Agosto</strong> déçoit en Madama Cortese, par un excès d’acidité et un défaut de justesse et d’agilité. En revanche <strong>Artavazd Sargsyan</strong>, remarqué l’an dernier dans <em>Le Châlet</em>, se confirme comme une valeur sûre dans le rôle de Belfiore ; peut-être lui manque-t-il un rien de facilité, mais ce qu’il donne à entendre et à voir, car sa tenue en scène est parfaite, est de premier ordre. Peu de chose à critiquer du Libenskof de <strong>Carlos Cardoso</strong>…si ce n’est que venant après celle de Maxim Mironov, qui l’avait précédé en concert,  sa prestation reste en deçà de la prouesse de ce dernier, tant pour le haut du registre que pour les variations, tout en étant fort honorable. Cantonné en concert au rôle de Don Prudenzio, <strong>Baurzhan Anderzhanov</strong> prend sa revanche en Lord Sidney, où sa voix profonde peut donner sa mesure. Gageons qu’il eût été encore plus étonnant s’il n’avait chanté la veille Berengario dans <em>Adelaide di Borgogna </em>; petit regret, mais cela regarde peut-être le metteur en scène, ce milord est bien peu aristocratique ! Du majordome Antonio <strong>Luca Somoza Osterc</strong> passe à Don Profondo ; c’est une gageure, car il semble vocalement sous dimensionné pour les exigences du rôle. A nouveau Trombonok, <strong>Bruno Pratico</strong> semble avoir trouvé un second souffle, et grâce à la mise en scène qui trouve des solutions pour lui faciliter la vie, il exploite sa veine comique dont le succès ne se dément pas. <strong>Matija Meic</strong> enfin prête à Don Alvar un organe généreux mais peut-être légèrement éprouvé par sa prestation de la mi-journée et dont l’émission est d’abord en arrière. Le reste de la distribution n »appelle ni le blâme ni l&rsquo;éloge.</p>
<p>La variété des costumes, la fantaisie de certains, leurs couleurs, contribuent à l’animation du plateau, ainsi que la chorégraphie, fort peu inspirée à notre avis, de <strong>Bronislav Rosnos</strong>, qui fait danser des paysans en costume pseudo-folklorique et coiffés d’une collection de casques militaires peut-être en clin d’œil à la commémoration du centenaire de la première guerre mondiale. Même les lumières de <strong>Kai Luczak</strong> contribuent à l’animation, par exemple au premier acte dans le sextuor Cortese, Trombonok, Melibea, Alvaro, Libenskof, Don Profondo, où elles tournoient sur le rythme tourbillonnant de la musique. Peut-être aurions-nous dû nous laisser emporter ? En tout cas  la vigueur et la durée interminable des applaudissements au final, provoquant d’innombrables saluts, prouvent que les spectateurs, venus en foule, ont été ravis du voyage.</p>
<p> </p>
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