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	<title>Céleste PINEL - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Céleste PINEL - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>PROKOFIEV, L’Amour des trois oranges – Lyon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/prokofiev-lamour-des-trois-oranges-lyon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice Malkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pur divertissement en dépit d’un prologue prétendument savant et d’allusions satiriques héritées de la fable de Gozzi elle-même à l’origine du livret, L’Amour des trois oranges bénéficie dans cette nouvelle production, en ouverture de la saison lyonnaise, d’un traitement musical et scénique proprement enthousiasmant. Si la charge critique est bien présente, mettant aux prises, dès &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pur divertissement en dépit d’un prologue prétendument savant et d’allusions satiriques héritées de la fable de Gozzi elle-même à l’origine du livret, <i>L’Amour des trois oranges</i> bénéficie dans cette nouvelle production, en ouverture de la saison lyonnaise, d’un traitement musical et scénique proprement enthousiasmant. Si la charge critique est bien présente, mettant aux prises, dès le Prologue, les tenants de la comédie et ceux de la tragédie, les « lyriques » et les « têtes vides », tous bousculés par ces figures de spectateurs appelés les « Ridicules », elle évite tout aspect pesant ou didactique grâce à la fluidité du rythme adopté. L’accent est mis sur le burlesque et la farce, faisant fond sur les éléments de commedia dell’arte, l’écriture alerte des dialogues et la rapidité des changements dans l’enchaînement des scènes.<br />
Magnifiquement servie par l’<strong>Orchestre de l’Opéra de Lyon</strong> sous la direction de <strong>Dmitry Matvienko</strong>, avec une exceptionnelle mise en valeur de la richesse des timbres et de l’originalité des rythmes, la musique de Prokofiev prend ici toute sa place et toute sa dimension expressive et dramatique. C’est l’un des mérites de <strong>Laurent Pelly</strong> d’avoir souhaité, pour sa mise en scène, « placer la musique au sein de l’histoire, jusque dans le corps des personnages » (entretien figurant dans le programme de salle, p. 21). C’est en effet la musique, à l’instar de la fameuse Marche, qui mène l’action. Et ce choix, souligné par la scénographie de <strong>Caroline Ginet</strong> comme des lumières de <strong>Michel Le Borgne</strong>, donne aux personnages comme aux décors une mobilité permanente, qui transmet l’anxiété d’un Pantalon survolté – un <strong>Marc Mauillon</strong> en grande forme, que l’on n’attendait pas nécessairement dans ce rôle – tout autant que l’entreprenante énergie déployée par Truffaldino qu’incarne avec beaucoup de drôlerie le ténor gallois <strong>Robert Lewis</strong>. C’est surtout dans la démarche et les mimiques de Léandre et de Clarice, incarnés respectivement par le baryton-basse <strong>Damien Pass</strong> et la contralto <strong>Lucie Roche</strong>, tous deux excellents, que se manifeste cette adéquation entre jeu des instruments et jeu scénique. Cette présence de la musique dans les corps se manifeste également dans les apparitions du magicien Tchélio – avec le sonore et impressionnant baryton de <strong>Daniel Miroslaw</strong> – et celles de <strong>Gabrielle Philiponnet</strong> en Fata Morgana. De même le jeu de <strong>Piotr Micinski</strong> en Roi de Trèfle archétypal et convaincant, apathique au début, véhément au moment du mariage, accompagne le tempo musical et soutient les effets vocaux.<br />
La richesse des décors, le jeu habile des couleurs, le passage de la grisaille ou du noir et blanc aux lumières chatoyantes du monde coloré sont un enchantement digne de la fable que le spectacle nous rend désireux de suivre jusqu’à son terme. Laurent Pelly a conçu des costumes qui permettent de rire et de rêver, de figurer l’épouvante (scènes du « lieu cabalistique ») ou la tendresse (ouverture des oranges). Le fond de scène est un mur qui s’ouvre horizontalement en son milieu pour révéler le monde démoniaque situé derrière celui du quotidien, mais, lorsqu’il est refermé, une lézarde visible en rappelle l’existence, telle une cicatrice. Manière de rappeler l’arrière-plan tragique de ce récit comique, la noirceur de certains personnages – l’appel au meurtre du Prince par Clarice soudoyant Léandre – mais aussi la mort des deux princesses Linette et Nicolette au sortir des deux premières oranges. Toutefois, le traitement de cette disparition, qui n’affecte que brièvement le prince, correspond au propos d’André Lischke écrivant, dans le numéro correspondant de <i>L’Avant-Scène Opéra</i> : « De fait, on aura rarement vu à l’Opéra des personnages mourir avec aussi peu d’effets, et on se dit que la Traviata ou Isolde devraient en prendre de la graine ».<br />
Si la première apparition du Prince en pyjama, geignant dans son immense lit, évoque le personnage de Little Nemo (dans la bande dessinée de Winsor McCay) qu’on imaginerait bien partant au pays du sommeil – avec cette dimension onirique qui vire au cauchemar avant de revenir à l’équilibre –, il semble figurer ensuite, dans sa traversée du désert et sa solitude, le Petit Prince tout autant que Tintin, avant la rencontre de l’amour qui le transforme en véritable prince d’opéra, nouveau Tamino. C’est le jeune ténor néerlandais <strong>Linard Vrielink</strong> qui incarne avec une présence scénique remarquable et une voix lumineuse les facettes de ce personnage attachant et amusant, dont le duo lyrique avec la princesse Ninette révèle aussi les qualités d’émission et de projection. <strong>Giulia Scopelliti</strong>, diction claire et timbre sensuel, lui donne la réplique avec talent : bien que brèves, leurs effusions lyriques réussissent à être émouvantes au milieu d’une action facétieuse et souvent absurde. Dans ce dernier registre, le baryton-basse <strong>Jean-Fernand Setti</strong> compose une inénarrable Cuisinière, une Créonte haute en couleurs et irrésistiblement comique. La jeune mezzo-soprano <strong>Céleste Pinel</strong> campe une séduisante Sméraldine, dans un rôle court que l’on aurait aimé entendre se prolonger.<br />
Enfin, il faut saluer une fois de plus les <strong>Chœurs de l’Opéra de Lyon</strong> – impeccablement préparés par <strong>Benedict Kearns</strong> –, dont la qualité vocale, tant dans l’expression lyrique que dans la puissance d’émission, est doublée par l’aisance et la perfection du jeu scénique.</p>
<p><em>À l’entracte, avant la reprise, le directeur de l’Opéra National de Lyon, Richard Brunel, est venu annoncer la disparition de Louis Erlo (né en 1929), qui dirigea l’Opéra de 1969 à 1995. Ce dernier avait lui-même mis en scène </em>L’Amour des trois oranges<em> en 1989, dans une production qui avait fait date et qui a été reprise plusieurs fois. Cette nouvelle production lui est dédiée.</em></p>
<p>Les prochaines représentations auront lieu à l’Opéra de Lyon du 6 au 20 octobre 2026. Ce spectacle sera repris à l’Opéra national du Rhin (Strasbourg et Mulhouse) en mars et avril 2027.</p>
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		<title>CHARPENTIER, Louise &#8211; Aix-en-Provence</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/charpentier-louise-aix-en-provence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 04:43:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Achevée en 1893 mais créée en 1900 seulement, notamment suite au refus de nombreux théâtres de proposer un sujet aussi scabreux, Louise remporta un triomphe à sa première, et l&#8217;ouvrage sera régulièrement produit sur les scènes françaises jusqu&#8217;aux années 60 environ. Peut-on encore jouer Louise aujourd&#8217;hui ? Premier opéra naturaliste, l&#8217;ouvrage traite du désir féminin, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Achevée en 1893 mais créée en 1900 seulement, notamment suite au refus de nombreux théâtres de proposer un sujet aussi scabreux, <em>Louise</em> remporta un triomphe à sa première, et l&rsquo;ouvrage sera régulièrement produit sur les scènes françaises jusqu&rsquo;aux années 60 environ. Peut-on encore jouer <em>Louise</em> aujourd&rsquo;hui ? Premier opéra naturaliste, l&rsquo;ouvrage traite du désir féminin, du sentiment de liberté lié à la vie dans une grande ville, du refus de l&rsquo;autorité parentale et de ses conséquences, de l&rsquo;honneur de la famille (alors que celle-ci n&rsquo;est plus contrainte par le qu&rsquo;en-dira-t-on provincial du fait d&rsquo;un environnement anonyme)&#8230; toutes choses qui disparaissent largement après 1968, mais qui étaient encore bien réelles dans la France de l&rsquo;après-guerre, en particulier dans les familles fraichement montées à la ville. Le succès de l&rsquo;ouvrage doit ainsi probablement davantage à ces thématiques, prégnantes pour le public de l&rsquo;époque, qu&rsquo;à une musique correctement tournée mais sans grâce particulière, à l&rsquo;exception de l&rsquo;air « Depuis le jour » que la plupart des grands sopranos auront mis à leur répertoire (Charpentier n&rsquo;obtiendra d&rsquo;ailleurs plus jamais aucun succès majeur avec ses compositions). La popularité de l&rsquo;ouvrage à l&rsquo;international (on lit souvent que l&rsquo;œuvre conserve une certaine réputations aux États-Unis par exemple) tient sans doute beaucoup à son évocation du Paris montmartrois. Enfin, le livret est souvent un peu ronflant et emphatique.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Louise-—-Festival-dAix-en-Provence-2025-©-Monika-Rittershaus_12-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-194020"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>© Monika Rittershaus</sub></figcaption></figure>


<p>Il fallait donc une sacrée audace pour reprogrammer cet ouvrage dans le cadre du festival d&rsquo;Aix-en-Provence, d&rsquo;autant qu&rsquo;il est particulièrement lourd à monter en raison d&rsquo;une distribution pléthorique, surtout si l&rsquo;on peut réunir des chanteurs capables de faire vivre la prosodie française. Une approche actuelle aurait pu lui rendre sa modernité : après tout, ce qu&rsquo;on appelle improprement les « crimes d&rsquo;honneur » se multiplient, sans parler de la banalisation des discours masculinistes ou du phénomène des <em>Incel</em>, autant de signes de la fragilité des droits des femmes. Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;option qu&rsquo;a choisie <strong>Christof Loy</strong>. Considérant que la composition de l&rsquo;ouvrage suit de peu les travaux (contestés) de Charcot sur l&rsquo;hystérie (1), le metteur en scène allemand a choisi de faire de Louise une patiente traitée pour cette névrose. Le concept n&rsquo;est pas véritablement nouveau : c&rsquo;est celui développé par Andrei Serban pour la production de<em> Lucia di Lammermoor</em> donnée à l&rsquo;Opéra-Bastille depuis trente ans. On ne compte d&rsquo;ailleurs plus les mises en scène se référant &nbsp;à l&rsquo;univers médical : on se rappellera ainsi qu&rsquo;Aix a déjà donné une <em>Carmen</em> qui se passait dans un centre de thérapie sexuelle (2017), et de même pour son dernier <em>Così</em> <em>fan</em> <em>tutte</em> (2023). Dans un décor unique, la salle d&rsquo;attente d&rsquo;un hôpital, Louise fantasme un amour pour Julien (on découvrira à la toute dernière scène qu&rsquo;il s&rsquo;agit du médecin) et une relation quasi sexuelle avec son propre père, culminant dans une scène finale assez explicite qui se termine par le suicide de l&rsquo;héroïne (suicide lui aussi fantasmé puisqu&rsquo;après un court moment d&rsquo;obscurité totale, on se retrouve à nouveau dans l&rsquo;hôpital, Louise sortant réjouie du cabinet du médecin, et certainement pas guérie). Toute l&rsquo;œuvre est ainsi construite autour du délire de Louise. Certains personnages sont d&rsquo;ailleurs interprétés par ses proches : celui du Chiffonnier dont l&rsquo;histoire résume les craintes du Père pour sa fille, ou du Noctambule, aux mœurs dissolus, chanté par l&rsquo;interprète de Julien (ce qui peut engendrer une certaine confusion chez le spectateur non averti). On comprend moins pourquoi la Mère devient également la Première d&rsquo;atelier de l&rsquo;entreprise de confection dans laquelle travaille Louise (d&rsquo;autant que ladite Mère l&rsquo;a précédemment menacée de la forcer à travailler à la maison). Si le concept semble donc un peu bancal, il n&rsquo;est pas vraiment dérangeant. Enfin, la direction d&rsquo;acteur est excellente et le moindre des petits rôles est travaillé à la perfection. Le Paris montmartrois disparait en revanche dans cette mise en scène.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Louise-—-Festival-dAix-en-Provence-2025-©-Monika-Rittershaus_21-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-194056"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>© Monika Rittershaus</sub></figcaption></figure>


<p><strong>Elsa Dreisig</strong> incarne une Louise introvertie, intérieurement vibrante, dont la fragilité s&rsquo;exprime dans un chant délicat, avec une projection souvent un peu ténue, sauf pour les grands scènes où elle fait éclater sa révolte. Sa prononciation est également d&rsquo;une grande clarté et elle se révèle une diseuse exceptionnelle. Le soprano sait également bouger son corps pour traduire avec justesse tout une palette de sentiments. Elle sait, avec une profonde justesse, rendre l&rsquo;évolution de son personnage, même si la révolte contre l&rsquo;autorité parentale devient ici la fuite vers la mort pour échapper à des pulsions incestueuses fantasmées. À sa première intervention, la voix d&rsquo;<strong>Adam Smith</strong> nous fait nous interroger. Le jeune chanteur nous rappelle un peu le grand Neil Shicoff : un chant si énergique, parfois à la limite de l&rsquo;accident toutefois, était-il nécessaire pour une œuvre plutôt délicate ? La réponse nous sera apportée avec le grand duo de l&rsquo;acte III qui nécessite en effet les ressources d&rsquo;un <em>lirico-spinto,</em> et où le ténor britannique, dominant sans problème le bouillonnement orchestral, achèvera de nous convaincre. Le français est dépourvu d&rsquo;accent, mais la prononciation (un peu à la Shicoff justement) est perfectible. Ajoutons une présence scénique évidente, un charme craquant, qui sait rendre très crédible et très vivant le personnage de Julien. <strong>Sophie Koch</strong> incarne la Mère avec autorité. À ce stade de sa carrière, la voix est parfois un peu dure, mais s&rsquo;accorde pour cela même avec ce rôle de composition. L&rsquo;actrice est impeccable. <strong>Nicolas Courjal</strong> est particulièrement investi dramatiquement dans son personnage de Père, lui aussi particulièrement névrosé, d&rsquo;autant que la mise en scène lui en demande beaucoup. Quelques aigus un peu sont à l&rsquo;arraché, mais cela passe dans le feu de l&rsquo;action, et contribue à exprimer le trouble psychique du personnage.</p>
<p>La pléthore de seconds rôles est impeccablement distribuées. <strong>Marianne Croux</strong> offre toute la truculence requise au personnage de la couturière Irma, avec un timbre chaud et de beaux graves. Remplaçant au pied levé Roberta Alexander souffrante et qui s&rsquo;est désistée pour toute la série, <strong>Annick Massis</strong> apporte une touche de nostalgie avec le personnage de la balayeuse qui connu son heure de gloire. La voix est toujours lumineuse et d&rsquo;une belle fraîcheur. Difficile de ne pas craquer pour le Gavroche idéal de <strong>Céleste Pinel</strong> campé avec abattage et humour (elle chante également l&rsquo;Apprentie, une jeune couturière). En marchand d&rsquo;habits, mais surtout en Pape des Fous, <strong>Grégoire Mour</strong> fait preuve d&rsquo;une splendide musicalité, d&rsquo;un beau phrasé, avec une belle maîtrise de la voix mixte. Là encore, la prononciation est impeccable. Les autres chanteurs ont des interventions souvent plus limitées mais toujours exigeantes, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de franchir le mur de l&rsquo;orchestre ou d&rsquo;exister au milieu des ensembles. Tous sont à citer car tous sont parfaits. Les deux gardiens de la paix, les jeunes <strong>Filipp Varik</strong> et <strong>Alexander de Jong</strong> sont déjà des promesses. Le Bricoleur de <strong>Frédéric Caton</strong> est pétri d&rsquo;humanité. <span style="font-size: revert;"><strong>Carol Garcia</strong> est une Gertrude espiègle et pleine de vie. </span><span style="font-size: revert;"><strong>Karolina</strong> <strong>Bengtsson</strong> est une Camille rêveuse et empathique. <strong>Julie Pasturaud</strong> est une Marguerite un brin maternelle. <strong>Marie-Thérèse Keller</strong> est une Madeleine enjouée. <strong>Marion Vergez-Pascal</strong> dispense un timbre agréable en Élise. <strong>Marion Lebègue</strong> (Suzanne, La Glaneuse de charbon) offre une belle projection et une excellente diction. </span><strong>Jennifer Courcier</strong> est une Blanche et une Plieuse de journaux pleine d&rsquo;entrain. <span style="font-size: revert;">Le <strong>Chœur de l’Opéra de Lyon</strong> et la <strong>Maîtrise des Bouches-du-Rhône</strong> sont excellents, idéalement </span>sonores, scéniquement très vivants, mais relativement peu sollicités par la partition.</p>
<p><strong>Giacomo Sagripanti</strong> dirige d&rsquo;une baguette experte, avec une grande attention envers le plateau. Les ensembles sont parfaitement coordonnés. En dépit des qualités de l&rsquo;orchestre de l&rsquo;Opéra de Lyon (par ailleurs renforcé par Orchestre des Jeunes de la Méditerranée pour la musique de scène), l&rsquo;acoustique de l&rsquo;Archevêché ne permet pas trop toutefois de goûter l&rsquo;opulence de l&rsquo;orchestration, l&rsquo;ensemble apparaissant davantage fondu qu&rsquo;émaillé de touches subtiles.</p>
<pre>(1) Fondateur de la neurologie, Jean-Martin Charcot, dont les apports scientifiques sont indéniables, se trompait toutefois sur la nature de l'hystérie qu'il pensait d'origine neurologique stricte, alors qu'on la considère aujourd'hui comme d'origine psychiatrique. </pre><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/charpentier-louise-aix-en-provence/">CHARPENTIER, Louise &#8211; Aix-en-Provence</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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