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	<title>Christian CLAUSS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>NEMTSOV, Ophelia &#8211; Sarrebrück</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/nemtsov-ophelia-sarrebruck/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jun 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après <em>The Tempest</em> de Thomas Adès ou encore <em>Macbeth Underworld</em> de Pascal Dusapin, le Saarländischen Staatstheater de Sarrebrück a lui aussi commandé une œuvre confirmant la vitalité de l&rsquo;inspiration shakespearienne auprès des compositeurs contemporains&nbsp;: quatre cent ans ans et pas une ride, tant la plasticité des mythes les rendent opérants aujourd&rsquo;hui encore.<br>Le résultat est une formidable réussite, parfaite adéquation entre le livret –&nbsp;première et brillante incursion de l&rsquo;écrivain et poète <strong>Mirko Bormée</strong> dans l&rsquo;univers lyrique – et la musique puissante, vibratoire, chamarrée du troisième opéra de<strong> Sarah Nemtsov</strong>, sans oublier la sensationnelle mise en scène d&rsquo;<strong>Eva-Maria Höckmayr</strong>.</p>
<p>Echo des temps actuels,<em> Ophelia</em> raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;une femme qui prend son destin en main, qui choisit de ne plus être le jeu du désir des autres. Elle est l&rsquo;archétype de trop de figures féminines de la littérature et de l&rsquo;opéra&nbsp;: victimes pures et innocentes, brisées par l&rsquo;inconséquence de leur entourage, jeu de leurs projections et fantasmes. Cette intrusion perpétuelle de la convoitise d&rsquo;autrui amène Ophelia au seuil de la folie et de l&rsquo;autodestruction, au point où elle chante même à un moment par la voix d&rsquo;un autre, dans un troublant playback qui fait d&rsquo;elle un être hanté. Mais au fil du récit, elle impose sa propre voix, symbolisé par un chant d&rsquo;oiseau qu&rsquo;elle fait sien peu à peu.</p>
<p>« Etre ou ne pas être », telle n&rsquo;est plus la question puisque les personnages sont ici des fantômes, des morts-vivants piégés dans les limbes. Si Horatio et Fortingbras ont survécus au drame, Ophelia elle-même est dans sa chambre d’hôpital, entre la vie et la mort.<br>C&rsquo;est dans son esprit sans doute que s&rsquo;hystérisent les protagonistes de la tragédie, fastueusement habillés par <strong>Julia Rösler</strong> dans l&rsquo;esprit d&rsquo;une grisaille élisabéthaine dévoyée. Le «&nbsp;Totenensemble&nbsp;» défile en une danse macabre et grotesque, harcelant l&rsquo;héroïne de ses injonctions contradictoires, meute hurlante (au sens propre) la poussant aux confins de l&rsquo;égarement jusqu&rsquo;à sa rédemption finale où, enfin, elle se choisit elle-même, refusant d&rsquo;être désormais le jouet de quiconque.</p>
<p>A la tête des êtres maudits de ce nouveau <em>Huis clos</em>, <strong>Liudmila Lokaichuk</strong> est une Gertrude «&nbsp;désaxée&nbsp;» à souhait, à la projection dominatrice, aux vocalises toutes en précision jubilatoire. Son mari Claudius est incarné avec autorité par <strong>Hiroshi Matsui</strong> – beaucoup plus à son aise ici que la veille dans <em>Traviata</em> – tout aussi convainquant que <strong>Markus Jaursch</strong> en Laertes. <strong>Georg A. Bochow,</strong> pour sa part, campe un Rosenstern de haute volée, contre-ténor au timbre riche, aux couleurs suaves et à l&rsquo;émission délicieusement libre.</p>
<p>Pour mieux recentrer l&rsquo;action autour d&rsquo;Ophelia, la compositrice choisit habilement de cantonner Hamlet à un rôle parlé, magnifiquement campé par le comédien<strong> Christian Clauß</strong>. Il faut dire que <strong>Eva-Maria Höckmayr</strong> est manifestement une remarquable directrice d&rsquo;acteurs !</p>
<p>Le scénographe <strong>Fabian Liszt</strong> pour sa part, suivant les indications d&rsquo;<strong>Anna Maria Jurisch</strong>, dramaturge inspirée, utilise un plateau sur deux niveaux qui sans cesse monte ou disparaît au sol : en bas, la chambre où repose le corps d&rsquo;Ophelia veillée par l&rsquo;excellent Horatio de <strong>Max Dollinger</strong>, au baryton rond et sensuel. Au dessus, l&rsquo;espace de l&rsquo;esprit, de l&rsquo;inconscient, où gravitent –&nbsp;réellement –&nbsp;les obsessions de la jeune femme: Sur un plateau tournant jusqu&rsquo;au vertige, passent et repassent coupe, dague, couronne&#8230; dans des bouteilles de formol. Ces accessoires sont autant de synecdoques du drame. Là, comme dans toute situation traumatique, déambulent les protagonistes d&rsquo;un passé inlassablement réitéré, remâché. <br>Les deux espaces peuvent être visibles conjointement, soit directement lorsqu&rsquo;apparait la chambre, soit virtuellement par l&rsquo;utilisation pertinente de vidéos projetées sur le cyclo transparent en avant scène ou sur les éléments de scénographie. Ainsi le déchirement de l’héroïne nous est-il rendu immédiatement sensible.</p>
<p>L&rsquo;extraordinaire <strong>Valda Wilson</strong> domine la distribution par son implication sans faille, tant vocale que scénique, la densité de sa présence et un instrument ductile et fruité capable d&rsquo;un arc en ciel de couleurs, de nuances. Mais l&rsquo;éclatement de l&rsquo;individualité de son personnage est également perceptible avec la division du rôle en quatre entités, comme si les différents « Soi » d&rsquo; Ophelia devaient s&rsquo;apaiser, se réunifier pour lui permettre de retourner à l&rsquo;instant présent, à la vie. Le trio formé par <strong>Bettina Maria Bauer, Pauliina Linnosaari </strong>et<strong> Judith Braun</strong> à cet égard, ne mérite que des éloges.</p>
<p>Ophelia va se réapproprier son identité confisquée dans la jouissance et la liberté : avec l&rsquo;ultime tableau, le voile noir d&rsquo;avant-scène qui brouillait la vision du spectateur depuis le début de la soirée se lève enfin. La jeune femme offre au vent les fleurs qui parsemaient sa couche – évocation transparente du tableau célèbre de J.E. Millais. Elle danse avec Horatio avant de quitter la chambre en sa compagnie, libérée, prête, peut-être, à un autre amour.</p>
<p>Face à ces individualités chaotiques ou en reconstruction, le chœur des ombres en a fini avec l&rsquo;ego, ses interventions intenses mais souvent <em>recto tono</em> contrastent avec l&rsquo;utilisation très créative des voix (cris d&rsquo;animaux, onomatopées, sons détimbrés, bégaiements&#8230;), et de l&rsquo;instrumentarium avec des jeux de sons électroniques, d&rsquo;enregistrement de la nature qui rythment l&rsquo;ouverture de chacun des douze tableaux comme un rappel incessant d&rsquo;Ophelia à la vie.</p>
<p>Il y a dans cette musique un grand sens de l&rsquo;espace, de la rythmique ; une sensualité patente, une jolie créativité dans utilisation de tous les possibles vocaux ; un indéniable goût pour l&rsquo;hybridation, la superposition des univers sonores qui ouvrent à un ressenti plus large. L&rsquo;intrication des thèmes et des couleurs est rendu avec fougue par<strong> Stefan Neubert</strong> à la tête d&rsquo;un<strong> Saarländische Staatsorchester</strong> aussi précis qui savoureux. Le jeune chef y dirige depuis 2015, avec des intérêts très divers puisqu&rsquo;il a conduit <em>Carmen </em>et<em> Fledermaus</em> cette saison.</p>
<p>C&rsquo;était ce soir dernière représentation de ce <a href="https://www.youtube.com/watch?v=InljbakXxSA&amp;t=71s">bijou</a> qui mérite indéniablement une reprise.&nbsp;</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1700" height="2560" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/ophelia_gp_c_Kaufhold_0674-1-scaled.jpg" alt="" class="wp-image-135173" /><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Au-dessus : Max Dollinger (Horatio) und Bettina Maria Bauer (Zweite Ophelia); en-dessous : Valda Wilson (Erste Ophelia) © Martin Kaufhold</sup></figcaption></figure>
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