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	<title>Aidan COBURN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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		<title>DONIZETTI, Il campanello — Wexford</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Oct 2016 05:41:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A quoi tient le destin d&#8217;un opéra ? Il Campanello de Donizetti serait sans doute régulièrement affiché s&#8217;il comportait un premier rôle de ténor. On ne voit pas pourquoi sinon cette partition, créée à Naples en 1836, demeure confidentielle tant elle contient tous les ingrédients qui ont fait le succès d&#8217;autres œuvres comiques : d’un &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A quoi tient le destin d&rsquo;un opéra ? <em>Il Campanello </em>de Donizetti serait sans doute régulièrement affiché s&rsquo;il comportait un premier rôle de ténor. On ne voit pas pourquoi sinon cette partition, créée à Naples en 1836, demeure confidentielle tant elle contient tous les ingrédients qui ont fait le succès d&rsquo;autres œuvres comiques : d’un côté un livret pétillant avec son barbon, sa fausse ingénue et son amoureux éconduit dont la jeunesse des interprètes ici renouvelle le rapport ; de l’autre, des mélodies gouleyantes prétextes à autant de facéties vocales, le chant syllabique n&rsquo;étant pas la moindre.</p>
<p>La création fut un tel triomphe que Donizetti s&#8217;empressa de transformer les dialogues parlés en récitatifs et d&rsquo;abandonner le dialecte napolitain alors en vigueur dans ce genre de farce, pour que l&rsquo;opéra puisse partir à la conquête d&rsquo;autres scènes.</p>
<p>D&rsquo;une courte durée, moins d&rsquo;une heure, la pièce conte l&rsquo;histoire d&rsquo;un apothicaire, Don Annibale, incessamment dérangé durant sa nuit de noces, par son rival, Enrico, décidé à l&#8217;empêcher sous divers déguisements de consommer son mariage. Il parviendra à ses fins après s&rsquo;être fait passer pour un jeune excentrique français fiévreux, un chanteur aphone puis enfin un vieillard hypocondriaque, <em>il campanello</em> étant la sonnette actionnée par l&rsquo;importun chaque fois que Don Annibale pense enfin pouvoir se glisser dans le lit de son épouse.</p>
<p>Représenté au Wexford festival Opera dans la salle de conférence du Clayton Whites Hotel, un des établissements les plus modernes de la ville, l&rsquo;ouvrage a été adapté aux contraintes du lieu : pas d&rsquo;orchestre mais un piano en guise d&rsquo;accompagnement et  une scène de fortune savamment agencée pour comporter son lot de portes qui claquent. L&rsquo;enseigne lumineuse de la pharmacie sert d&rsquo;écran aux sous-titres. Tout est intelligemment pensé pour répondre aux exigences de l&rsquo;intrigue avec un minimum de moyens et tout fonctionne admirablement par la conjonction de la mise en scène – signée <strong>Roberto Recchia</strong> – et l’engagement de jeunes interprètes décidés à mouiller leur chemise pour emporter la partie. Chacun aura d&rsquo;ailleurs droit à son <em>aria di baule</em>, cet air qu&rsquo;aux XVIII<sup>e</sup> et XIX<sup>e</sup> siècles les chanteurs apportaient dans leurs malles afin de les insérer, sans souci de dramaturgie, dans les opéras qu’ils interprétaient pour mieux se mettre en valeur.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="300" src="/sites/default/files/styles/large/public/camp4.jpg?itok=9lyWfBr_" title="© Paula Malone Carty" width="468" /><br />
	© Paula Malone Carty</p>
<p>Que la comédie prenne le pas sur le chant s&rsquo;avère alors inévitable, chacun ayant tendance à en faire le maximum pour tirer la couverture à lui dans le peu de temps imparti, quitte à flirter dangereusement avec la justesse, pianiste – <strong>Tina Chang</strong> – et chœur – un chanteur par pupitre – compris.</p>
<p>C&rsquo;est ainsi que <strong>Rachel Croash</strong>, Serafina – l&rsquo;épouse – se fait griller la première place par <strong>Michaela Parry</strong> – sa mère. Ni l&rsquo;une, ni l&rsquo;autre ne détiennent les clés d&rsquo;une école qui voudrait chaque intention assortie d&rsquo;effets vocaux mais leur bonne humeur est contagieuse, tout comme l’est celle d’<strong>Aidan Coburn</strong> en Spiridione – le majordome –, de <strong>Pietro Di Bianco</strong> en Don Annibale et de <strong>Michele Patti</strong> en Enrico, chacun forçant sa voix plus que de raison avec l&rsquo;enthousiasme inconscient de la jeunesse dans une surenchère d’investissement certes comique mais à la longue éprouvante. Cadences approximatives, pauvreté du vocabulaire, volume outré entre <em>mezzo forte</em> et <em>forte</em> sont le prix d&rsquo;un engagement inconditionnel qui, chez les deux premiers rôles – Don Annibale et Enrico – balaye la critique tant les deux barytons rivalisent de verve scénique. Que l&rsquo;on canalise leur énergie, que l’on discipline leur émission et ces deux-là pourraient faire parler d’eux.</p>
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