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	<title>Ileana COTRUBAS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Ileana COTRUBAS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>La Traviata</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/la-traviata-traviata-au-scalpel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julien Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jun 2017 06:46:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la nouvelle salve de rééditions Deutsche Grammophon ré-empaquetées au goût du jour, on retrouve avec plaisir la Traviata de studio munichoise dirigée par Carlos Kleiber. D&#8217;abord parce que rien de ce que ce chef a laissé en héritage n&#8217;est indigne d&#8217;intérêt. On sait avec quel soin maniaque, et en apparence irrationnel, Kleiber junior, une &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la nouvelle salve de rééditions Deutsche Grammophon ré-empaquetées au goût du jour, on retrouve avec plaisir la <em>Traviata </em>de studio munichoise dirigée par Carlos Kleiber. D&rsquo;abord parce que rien de ce que ce chef a laissé en héritage n&rsquo;est indigne d&rsquo;intérêt. On sait avec quel soin maniaque, et en apparence irrationnel, Kleiber junior, une des personnalités les plus marquantes et énigmatiques de sa génération, choisissait les oeuvres qu&rsquo;il concédait au studio. Quatre ouvrages lyriques eurent ce privilège: <em>Le Freischütz</em>, <em>Tristan et Isolde</em>, <em>La Chauve-Souris</em>, et cette fameuse <em>Traviata, </em>seul opus du répertoire italien ainsi laissé de manière officielle à la postérité. </p>
<p>	​De fait, cette version est d&rsquo;abord une version de chef. La direction de <strong>Carlos Kleiber </strong>est en effet époustouflante de nerf, de précision, de tension : ça cingle, ça cravache, toujours dans une redoutable précision de mise en place. On est ici aux antipodes de ces directions routinières qui peuplent la discographie, qui se satisfont d&rsquo;une précision toute  approximative et dont la seule ambition est de servir d&rsquo;aimable faire valoir aux chanteurs. La tension ici jamais ne retombe, le drame vit avec une acuité jamais démentie. Le corrolaire inévitable de cette tension est une forme de sécheresse : on aimerait, parfois, un peu plus d&rsquo;abandon. Mais ce pêché est bien véniel au regard de cette direction tranchante comme le diamant, à l&rsquo;évidence une des plus passionnantes de la discographie. </p>
<p>	​A un tel chef, il fallait une distribution qui sui t: c&rsquo;est fort heureusement le cas. On trouvera, isolément, chacun des trois rôles principaux est mieux servi dans la discographie. Mais aucune erreur de distribution flagrante ne vient gâcher un casting qui brille d&rsquo;abord par son homogénéité.  </p>
<p>En Violetta, <strong>Ileana Cotrubas </strong>charme par les qualités intrinsèques de sa voix de soprano lyrique au chant impeccable, dans une technique très maîtrisée. C&rsquo;est propre, joliment chanté, mais l&rsquo;incarnation est sage, trop sage. Les emportements du premier acte apparaissent bien calculés: on est bien loin, pour tout dire, de l&rsquo;incandescence de Callas, dont les accents dans ce rôle hantent à jamais. La tonalité plus élégiaque du troisième acte convient, sans surprise, mieux à la chanteuse, qui parvient à émouvoir dans « Addio del passato ».</p>
<p>L&rsquo;Alfredo de <strong>Placido Domingo </strong>est incontestablement en situation. A l&rsquo;apogée de ses moyens de ténor, il sert un chant sincère et généreux, à défaut d&rsquo;être subtil. Il se voit même gratifié de la cabalette « O mio rimorso » qui suit son air d&rsquo;entrée au II (l&rsquo;ut final aurait pu être davantage soigné au montage&#8230;).</p>
<p>Son géniteur Giorgio Germont est campé par <strong>Sherill Milnes </strong>: solide, droit dans ses bottes, il se contente – et c&rsquo;est déjà beaucoup – de dispenser sa voix de baryton franche et saine sans la moindre subtilité lui non plus, sans parler d&rsquo;idiomatisme. On ne fera pas la fine bouche, mais il ne vaut mieux pas avoir entendu Renato Bruson juste avant&#8230;</p>
<p>On terminera par une mention spéciale, parmi les seconds rôles, pour <strong>Giovanni Foiani</strong>, qui prête sa noble voix patricienne aux quelques phrases du Docteur Grenvil à l&rsquo;acte III, leur confèrant ainsi un indéniable surcroît d&rsquo;émotion. </p>
<p>Cette <em>Traviata </em>n&rsquo;épuise donc pas le sujet, on l&rsquo;aura compris, mais constitue une des propositions de studio les plus convaincantes et homogènes, d&rsquo;abord et avant tout pour la direction de Carlos Kleiber. </p>
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		<title>L&#039;Elisir d&#039;amore</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/lelisir-damore-comme-a-la-scene/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2014 06:34:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les rééditions ont ceci de bon qu&#8217;elles nous permettent de remettre en perspective des jugements portés il y a plusieurs décennies. Ainsi cet Elisir d&#8217;amore, republié à partir d&#8217;une remastérisation des prises quadriphoniques originales (comme pour le récent coffret intégral studio Maria Callas, le son se découvre une fraîcheur insoupçonnée). L&#8217;enregistrement (réalisé entre mai et juin &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les rééditions ont ceci de bon qu&rsquo;elles nous permettent de remettre en perspective des jugements portés il y a plusieurs décennies. Ainsi cet <em>Elisir d&rsquo;amore</em>, republié à partir d&rsquo;une remastérisation des prises quadriphoniques originales (<a href="/cd/integrale-des-enregistrements-studio-de-maria-callas-quoi-de-neuf-callas">comme pour le récent coffret intégral studio Maria Callas</a>, le son se découvre une fraîcheur insoupçonnée). L&rsquo;enregistrement (réalisé entre mai et juin 1977) est en fait l&rsquo;écho d&rsquo;une production créée à Londres en décembre 1976, la distribution étant identique à l&rsquo;exception du rôle de Nemorino, chanté par José Carreras à la scène mais remplacé par Placido Domingo pour le disque (vraisemblablement pour des raisons de contrats d&rsquo;exclusivité). Et c&rsquo;est ce qui fait tout le charme de cette édition qui associe la spontanéité du <em>live</em> et la perfection du studio. Pas un chanteur, Domingo compris bien qu&rsquo;il soit, en quelque sorte, une pièce rapportée, qui ne chante en même temps qu&rsquo;il ne dit. Chaque mot est ainsi coloré avec une gamme complète d&rsquo;émotions, de la bonhommie à la tristesse, ce qui est la base même (quoique bien oubliée) du chant belcantiste, le rodage de la scène rendant passionnantes les interactions entre les personnages, jusqu&rsquo;au moindre récitatif.</p>
<p><strong style="line-height: 1.5;">Placido Domingo</strong> n&rsquo;est pas, sur le papier, le Nemorino idéal. Sa « Furtiva lagrima » n&rsquo;est pas au niveau de celle de Luciano Pavarotti (pour l&rsquo;immédiate beauté du timbre) ou d&rsquo;Alfredo Kraus ou de Carlo Bergonzi (pour la leçon de chant), pour n&rsquo;en citer que quelques unes. Néanmoins, l&rsquo;air est chanté sans effort apparent, avec goût et musicalité. Surtout, le rôle ne se limite pas à un air : enjoué, sympathique  et bien chantant, le ténor espagnol se fond dans cette troupe aguerrie comme s&rsquo;il avait lui-même participé à la série de représentations, en musicien et acteur accompli. <strong>Ileana Cotrubas</strong> a pour elle la beauté d&rsquo;un timbre unique, une voix plus corsée qu&rsquo;à l&rsquo;ordinaire pour le rôle d&rsquo;Adina, une parfaite musicalité. Néanmoins, on pourra regretter que son personnage soit un peu trop empathique et pas assez espiègle. En Belcore, <strong>Ingvar Wixell</strong> fait mentir ses origines suédoises par une caratérisation digne d&rsquo;un vieux routier italien : là encore la musicalité s&rsquo;allie à la théâtralité. Le gallois Sir<strong> Geraint Evans </strong>est un peu oublié aujourd&rsquo;hui : il fut pourtant l&rsquo;un des tous premiers chanteurs britanniques à connaître une carrière internationale, interprétant le Figaro des <em>Nozze </em>à la Scala, Falstaff à Vienne et au Metropolitan (un rôle qu&rsquo;il enregistra avec Sir Georg Solti), Covent Garden restant son port d&rsquo;attache (il y fit ses adieux en juin 1984 dans ce même rôle de Dulcamara). Si le timbre n&rsquo;est pas exceptionnellement beau, l&rsquo;intelligence de la caractérisation, drôle sans jamais sombrer dans la caricature, l&rsquo;abattage et la gouaille, une parfaite musicalité et intelligence du mot, font tout le prix de cette interprétation. Citons enfin la Giannetta de <strong>Lillian Watson</strong>, un autre pilier de Covent Garden pour les rôles de coloratures, qui sait tirer parti de ce rôle mineur. Les choeurs du Royal Opera sont parfaits (une réserve personnelle cependant : leurs éclats de rire, leurs applaudissements et autres bruits divers pour « faire vrai » sont un peu déplacés au studio). A la tête d&rsquo;un orchestre en très bonne forme, <strong>Sir John Pritchard</strong> offre une direction élégante et alerte, en phase avec les protagonistes vocaux. Ajoutons qu&rsquo;une grande partie des coupures traditionnelles sont ici rétablies.  Au final, une version qu&rsquo;on croirait enregistrée dans un théâtre italien, sans pour autant qu&rsquo;elle n&rsquo;affiche le moindre chanteur venu de la péninsule !</p>
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		<title>Le Nozze di Figaro</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/karajan-a-la-noce-le-charme-opere-encore/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julien Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Nov 2012 07:21:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Bien sûr, tout mozartien connaît et chérit les Noces de Figaro légendaires gravées par Karajan à Vienne en 1950 pour EMI, à l&#8217;aube d&#8217;une des plus belles aventures discographiques de l&#8217;histoire. Même privées de récitatifs, elles campent au panthéon, témoignage génial d&#8217;une sorte de paradis perdu du chant mozartien. De cette époque bénie (Schwarzkopf, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Bien sûr, tout mozartien connaît et chérit les <em>Noces de Figaro</em> légendaires gravées par Karajan à Vienne en 1950 pour EMI, à l&rsquo;aube d&rsquo;une des plus belles aventures discographiques de l&rsquo;histoire. Même privées de récitatifs, elles campent au panthéon, témoignage génial d&rsquo;une sorte de paradis perdu du chant mozartien. De cette époque bénie (Schwarzkopf, Jurinac, Seefried, Kunz&#8230;) datent un live scaligère de février 1954, régulièrement distribué, mais aussi des bribes d&rsquo;une représentation milanaise de 1948 (Schwarzkopf, Jurinac et la divine Cebotari : ami lecteur, cherche, cherche encore, tu seras amplement récompensé de tes efforts !). Plus près de nous, les représentations salzbourgeoises des étés 1972 et 1974 ont également été préservées.</p>
<p>
			Voici désormais qu&rsquo;Orfeo, label dont la politique éditoriale fait, de longue date, œuvre de salubrité publique, publie avec le soin qui lui est coutumier, l&rsquo;écho des <em>Noces</em> viennoises dirigées par Karajan en mai 1977. Les circonstances de ces représentations sont connues : après avoir claqué la porte du vénérable Staatsoper de Vienne avec fracas en 1964 pour se retirer sur son aventin berlino-salzbourgeois, Karajan en retrouve le chemin en ce printemps 1977 pour cette reprise des <em>Noces de Figaro</em> dans la fameuse mise en scène de Jean-Pierre Ponnelle ainsi que pour quelques représentations du <em>Trouvère</em>.</p>
<p>			Est-ce la chaleur et l&rsquo;émotion des retrouvailles entre le chef et le public viennois? Cette soirée du 10 mai 1977 est incontestablement une réussite et l&rsquo;on doit se réjouir d&rsquo;en retrouver l&rsquo;écho dans d&rsquo;aussi bonnes conditions.</p>
<p>			A tout seigneur tout honneur, on saluera pour commencer la direction ensorcelante de <strong>Karajan</strong> et les prodiges de beauté qu&rsquo;il tire de l&rsquo;Orchestre du Staatsoper (le Philharmonique de Vienne, en réalité, conformément à une saine et heureuse tradition). Que l&rsquo;on se rassure: on ne retrouve rien ici des pesantes et passablement indigestes liturgies autocentrées et sous-distribuées que furent les ultimes productions salzbourgeoises du maestro (ses derniers <em>Don Giovanni</em>, <em>Rosenkavalier</em>, mais aussi <em>Ballo</em>, <em>Aida</em> ou <em>Don Carlo</em>). La baguette sait bien au contraire être légère, vive, presque sautillante : la journée à laquelle il nous est donner d&rsquo;assister est bien folle, on ne s&rsquo;en plaindra pas. Certes, on aimerait que « Non so piu » soit plus haletant, mais quels vents ! Ils disent tout… Et quelles splendeurs dans la fosse ! On reste subjugué devant le fruité des bois, le soyeux des cordes, l&rsquo;ivresse cajolante des phrasés. Un exemple parmi des dizaines: dans « Crudel perche finora », on ira écouter l&rsquo;accompagnement de la section qui suit le retour en majeur (avant « Dunque in giardin verrai ? ») : une merveille ! Voilà une direction qui, à rebours du dogme baroqueux et de ses lectures souvent astringentes, redonne à cette musique de la chair et de la saveur, sans rien lui ôter de son muscle: voilà qui n&rsquo;est pas sans rappeler ce que Philippe Jordan en a fait il n&rsquo;y a pas si longtemps dans la fosse de l&rsquo;Opéra Bastille.</p>
<p>			Sur la scène, on est également à la fête. La distribution est l’exacte identique de celle du studio Decca de l’année suivante (à l’exception de Barberine, ici confiée à Janet Perry). Miracle de la scène et du direct, on la trouve ici magnifiée, plus vivante, les incarnations se font plus vraies et moins aseptisées. Cela tombe bien, car il y a du beau monde : rien à dire, le vieux lion savait composer ses casts, même après Legge…</p>
<p><strong>José van Dam </strong> est un Figaro idéalement chantant, sa voix soyeuse étant ici mise au service d’une incarnation presque trop… aristocratique. Il est tout sauf un valet de comédie. La rivalité amoureuse avec le Comte a de ce fait rarement été aussi crédible. Le Comte de <strong>Tom Krause</strong> séduit par sa stricte vocalité, la voix est fort belle et impressionne par sa puissance péremptoire et son cuivre. On aimerait néanmoins que l’incarnation fut moins unidimensionnelle : les failles du personnage n’apparaissent pas assez (pour cela, de toute façon, voir la leçon de Fischer-Dieskau). Chez les femmes aussi, la barre est placée haut. Au pinacle, on placera sans hésiter le Chérubin irrésistible de <strong>Frédérica von Stade</strong>, qui tutoie l’idéal de ce rôle, avec sa voix charnue et idéalement timbrée, et son enthousiasme contagieux. La Susanne d’<strong>Ileana Cotrubas</strong> séduit par la pureté cristalline de son timbre plus que par l’ambiguïté (la perversité ?) de son incarnation. Voici une Susanne vocalement immaculée. Beaucoup de belles choses aussi chez la Comtesse d’<strong>Anna Tomowa-Sintow</strong> : la voix, un peu lourde, est quelque peu engorgée pour l’entrée, ce qui nous vaut une attaque un brin hasardeuse de « Porgi amor ». Mais dès qu’elle prend son envol, le résultat est superbe (magnifique reprise de « Dovè sono », par exemple) : le timbre charnu et crémeux ainsi que le souffle inépuisable font des merveilles. Le voile qui semble, en permanence recouvrir ce timbre, ne demande en réalité qu’à se déchirer pour aller vers la lumière. Rien à redire des seconds rôles, parfaitement tenus : Berbié, Bastin, Zednik, Equiluz, Kelemen… excusez du peu ! Tout ça nous fait des ensembles délectables, et qui plus est idéalement dirigés.</p>
<p>			On est en définitive ravi de constater que cette version des <em>Noces</em>, dont on craignait qu’elle ne vienne encombrer une discographie déjà bien chargée, ne rougisse pas aux côtés des meilleures versions. On la trouve même, pour tout dire, diablement séduisante.</p>
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			3 CD Orfeo d&rsquo;Or C 856 123 D, 172&prime;<br />
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