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	<title>Dwayne CROFT - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Dwayne CROFT - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>La traviata au cinéma : Yoncheva, troublante Violetta</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/la-traviata-au-cinema-yoncheva-troublante-violetta/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Mar 2017 02:47:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créée au Festival de Salzbourg en 2005 la production de La traviata signée Willy Decker est devenue mythique désormais puisqu’elle a contribué à lancer la carrière internationale d’Anna Netrebko. Le metteur en scène, rappelons-le, transpose l’action de nos jours dans des décors minimalistes, une paroi semi-circulaire, quelques canapés et un gros cadran d’horloge pour rappeler &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Créée au Festival de Salzbourg en 2005 la production de <em>La traviata </em>signée <strong>Willy Decker</strong> est devenue mythique désormais puisqu’elle a contribué à lancer la carrière internationale d’Anna Netrebko. Le metteur en scène, rappelons-le, transpose l’action de nos jours dans des décors minimalistes, une paroi semi-circulaire, quelques canapés et un gros cadran d’horloge pour rappeler à l’héroïne que te temps lui est compté. Au premier acte, Violetta en robe rouge semble être le jouet d’un groupe d’hommes – les chœurs – vêtus de noir tandis que le Docteur Grenvil, sorte d’incarnation du destin, assiste impuissant à sa déchéance tout au long du drame. Cette production a fait son entrée au Metropolitan opera en 2010 avec Marina Poplavsaya. D’autres sopranos se sont succédé depuis dans le rôle-titre, notamment Natalie Dessay dont la prestation avait fait l’objet d’une première diffusion dans les cinémas en 2012.</p>
<p>Ce 11 mars  2017, c’est autour de <strong>Sonya Yoncheva</strong>, nouvelle coqueluche du Met, d’avoir les honneurs d’une retransmission sur grand écran dans le monde entier. Par rapport aux représentations de la saison dernière à l’Opéra Bastille, son interprétation de la courtisane a paru en progrès, tant du point de vue vocal que théâtral. La voix a encore gagné en assurance et en homogénéité, le registre grave s’est étoffé et la colorature est désormais tout à fait maîtrisée ce qui nous vaut un premier acte électrisant notamment le « Sempre libera », sans contre-mi bémol toutefois. En revanche la cantatrice a paru extérieure aux émois de son personnage dans « Ah ! fors’é lui ». Au deuxième acte elle parvient à être touchante lors de sa grande scène avec Germont avant de livrer un « Amami Alfredo » déchirant, le point culminant de son incarnation. Son troisième acte est émouvant de bout en bout, Yoncheva sait varier les couleurs au gré des situations, toutefois sa dynamique vocale semble limitée et l’on peut regretter l’absence de demi-teintes, voire de sons filés, dans un chant le plus souvent en force.</p>
<p>A ses côtés <strong>Michael Fabiano</strong> souffle le chaud et le froid dans un rôle qui convient pourtant à ses moyens essentiellement lyriques. Son premier acte est dépourvu de passion, « un dì felice » laisse de marbre, Son air d’entrée au deux capte davantage l’attention, notamment la cabalette « Oh mio rimorso » qu’il conclut par un contre-ut aisé et tenu. C’est seulement à partir du bal chez Flora que le personnage gagne en consistance et en crédibilité, la scène où il « paye » Violetta tombée à terre en glissant des billets de banque dans son corsage et sous sa robe est tout à fait saisissante. Enfin, au trois, sa détresse devant la maladie et la mort de sa bien-aimée a des accents de sincérité qui ne manquent pas d&rsquo;émouvoir.</p>
<p><strong>Thomas Hampson</strong>, déjà présent lors des représentations salzbourgeoises de 2005 n’a rien perdu de sa prestance ni de son autorité. Son Germont se montre plus compatissant qu’autrefois, notamment lors de sa confrontation avec Violetta. Si le timbre n’a plus la rondeur qu’il avait jadis et si par moment la voix plafonne dans l’aigu, sa performance n’en demeure pas moins d’un très haut niveau.</p>
<p>Les personnages secondaires sont tous convaincants, citons l’omniprésent Docteur Grenvil de <strong>James Courtney </strong>et l’excellent <strong>Dwayne Croft</strong> dans le rôle épisodique du baron Douphol. La direction nerveuse et contrastée de <strong>Nicola Luisotti</strong> contribue grandement à la réussite de cette soirée.</p>
<p>Le samedi 25 mars, le Metropolitan Opera retransmettra <em>Idomeneo</em> de Mozart avec Matthiew Polenzani dans le rôle-titre.</p>
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		<title>ROSSINI, L&#039;italiana in Algeri — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/litaliana-in-algeri-new-york-lart-de-divertir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Oct 2016 20:18:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Assister à un spectacle mis en scène par Jean-Pierre Ponnelle il y a plus de quatre décennies réserve quelques surprises. La première et plus importante est qu’on y prend du plaisir. Oui les décors « carton pate » de L&#8217;Italiana in Algeri ont vieilli et font sourire le spectateur européen plus guère habitué à cette esthétique (voir &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Assister à un spectacle mis en scène par <strong>Jean-Pierre Ponnelle</strong> il y a plus de quatre décennies réserve quelques surprises. La première et plus importante est qu’on y prend du plaisir. Oui les décors « carton pate » de <em>L&rsquo;Italiana in Algeri</em> ont vieilli et font sourire le spectateur européen plus guère habitué à cette esthétique (voir le commentaire de Guillaume Saintagne <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/litaliana-in-algeri-vienne-staatsoper-les-voix-pour-sortir-de-la-routine">qui vit cette production à Vienne</a>). Mais à New York la scénographie reste toujours aussi efficace. Si efficace qu’elle a depuis essaimé dans nombres de productions légères de Rossini vu ici et là. On y danse en permanence en suivant le rythme des contrebasses ; les gestes des protagonistes suivent une sorte de « Macarena » drolatique. Cela n’interdit pas quelque audace comme cette femme nue qui s’échappe du hammam de Mustafa quand il sort de son bain. Libre au spectateur d’imaginer ce qu’elle pouvait bien faire là, accroupie et cachée à la vue de tous. La direction d’acteur n’a probablement plus grand chose à voir avec celle réglée au cordeau par le metteur en scène français en 1973. Qu’importe, les interprètes se glissent dans leurs costumes comme dans des gants et prennent un plaisir manifeste à enchainer les gags (même si éculés) et chorégraphies. Leur bonne humeur se communique au public du Metropolitan Opera, hilare à plusieurs reprises.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="366" src="/sites/default/files/styles/large/public/ital_3473a.jpg?itok=jQf3iLY0" title="© Metropolitan Opera" width="468" /><br />
	© Metropolitan Opera</p>
<p>Mais assister à une « legacy production » quand le Directeur Emeritus<strong> James Levine</strong> tient le bâton rend l’aventure encore plus attrayante. Bonheur que de le voir fringant et souriant depuis son perchoir être acclamé par son public comme chaque soir où il prend son service. Clameurs méritées car une fois encore sa direction est un modèle d’équilibre et de dosage, où, dans la transparence radieuse des différents pupitres du Metropolitan Orchestra, chaque phrase, contre-point et commentaire instrumental s’entend sans ostentation. Les tempi retenus sont au service de la farce et les ruptures de rythmes suivies dans l’instant par la fosse et le plateau. L’orfèvrerie va jusqu’aux nuances mêmes. D’une torsion de main du maestro l’orchestre se terre en sourdine avant d’enfler, de moulinet en moulinet, dans les finals de scène ou d’acte.</p>
<p>	Quant aux chanteurs, ils se glissent avec aisance dans le costume des gloires rossiniennes qui se sont produites avant eux au Metropolitan Opera. Certes les seconds rôles sont peu convaincants. <strong>Angela Mannino </strong>(Elvira), remplaçante de dernière minute, présente une voix acide régulièrement prise en défaut dans l’aigu, quand <strong>Dwayne Croft</strong> interprète un Hali assez scolaire. En revanche, <strong>Marianna Pizzolato</strong>, qui fait ses débuts new-yorkais, ajoute à la gouaille d’Isabella une technique rompue à ce répertoire. Elle effectue des variations à l’envi, colore les notes ou s’amuse avec la prononciation pour donner vie à l’espiègle comme à l’amoureuse. <strong>René Barbera</strong> surprend par sa vaillance et son aisance ainsi que par le volume conséquent de sa voix. Un Lindoro gorgé de soleil et de vitamines que seul handicape un manque de nuance. <strong>Ildar Abdrazakov</strong> commence piano piano pour mieux exulter ensuite tant vocalement que scéniquement. Son Bey sonore (surtout dans l’immensité du Met) ne fait pour autant pas l’économie de variations et de nuances. Un art que <strong>Nicola Alaimo</strong> maitrise lui aussi. Au global, la somme et l’alchimie des uns et des autres magnifient cette soirée de répertoire en divertissement rossinien de très bonne facture.</p>
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		<item>
		<title>Superbe Butterfly de Kristine Opolais, en direct du Met</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/superbe-butterfly-de-kristine-opolais-en-direct-du-met/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Apr 2016 03:22:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec la mise en scène de Madama Butterfly créée à l’English National Opera en 2005, le cinéaste britannique Anthony Minghella (Le Patient anglais ), décédé prématurément en 2008, s’essayait pour la première et unique fois à l’opéra. Coproduite avec le Metropolitan Opera où elle a été représentée à plusieurs reprises et déjà retransmise en 2009, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec la mise en scène de<em> Madama Butterfly </em>créée à l’English National Opera en 2005, le cinéaste britannique <strong>Antho<strong>ny Minghella</strong> </strong>(<em>Le Patient anglais </em>), décédé prématurément en 2008, s’essayait pour la première et unique fois à l’opéra. Coproduite avec le Metropolitan Opera où elle a été représentée à plusieurs reprises et déjà retransmise en 2009, cette magnifique production, diffusée dans les cinémas hier, n’a pas pris une ride.</p>
<p>Le décor, minimaliste, est constitué de quelques panneaux coulissants qui délimitent les différents lieux où se déroule l’action, et de quelques chaises. Sur le fond de scène noir se détache un rectangle aux couleurs vives, rouge ou bleu, qui changent au gré des événements. Les costumes – traditionnels – sont somptueux, notamment ceux des invités de Butterfly, aux teintes chatoyantes. La direction d’acteurs n&rsquo;est pas sans évoquer une chorégraphie, ce que souligne la présence sur scène de  marionnettistes vêtus de noir, à peine visibles dans l’obscurité, qui donnent vie à l’enfant de l’héroïne représenté ici par une poupée Bunraku. A la fin du premier acte, tandis que Butterfly et Pinkerton se retirent, les animateurs promènent dans la nuit des lanternes lumineuses créant un tableau d’une infinie poésie tout comme ces oiseaux de papier qu’ils agitent dans les airs pour signifier l’approche de l’aurore au dernier acte.</p>
<p>La distribution réunie pour l’occasion est supérieure à celle de 2009, qui avait fait l’objet d’un DVD. Les seconds rôles sont tous impeccables. Citons l’excellent Goro de <strong>Tony Stevenson</strong>, le Bonze impressionnant de <strong>Stefan Szkafarowsky</strong> ainsi que <strong>Yunpeng Wang</strong> qui campe un Yamadori plus émouvant qu’inquiétant sans oublier <strong>Edyta Kulczac</strong>, discrète Kate Pinkerton. <strong>Maria Zifchak</strong> est une Suzuki soumise et réservée qui affiche tout au long de la soirée une mine de circonstance en accord avec les événements dramatiques qui se succèdent. Enfin <strong>Dwayne Croft</strong> est un Sharpless de luxe au timbre de bronze, digne et sobre à la fois.</p>
<p>Pour<strong> Roberto Alagna</strong> cette série de Butterfly, dont c’était ce soir la dernière, a succédé à une série de représentations de <em>Manon Lescaut</em> (voir <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/ovation-debout-pour-roberto-alagna-au-met">brève du 6 mars</a>). Rien d’étonnant alors qu’une certaine fatigue vocale notamment au niveau de l’aigu, ait été perceptible en début de soirée. La voix s’est ensuite chauffée ce qui a permis au ténor de chanter un « Addio fiorito asil » poignant, concluant avec panache une incarnation en tout point convaincante.</p>
<p><strong>Kristine Opolais</strong> dont la Manon Lescaut ne nous avait pas tout à fait convaincus crée la surprise en interprétant une Butterfly éblouissante. Même si sa gestuelle et son timbre, lors de son entrée en scène, ne sont pas tout à fait ceux d’une adolescente de quinze ans, elle n’en campe pas moins un personnage captivant de bout en bout. Son « Un bel dì vedremo » est bouleversant, son « Tu tu piccolo iddio », déchirant.  On ne sait qu’admirer le plus : la qualité de la voix, la solidité de l’aigu, la luminosité des demi-teintes ou le jeu scénique toujours juste et sans excès.</p>
<p><strong>Karel Mark Chichon</strong>, s’il n’atteint pas les mêmes sommets que Fabio Luisi dans  <em>Manon Lescaut</em>, propose néanmoins une direction alerte et précise, dramatique sans être mièvre, tirant de l’orchestre du Metropolitan Opera des sonorités chatoyantes.</p>
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