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	<title>Claire DANCOISNE - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Claire DANCOISNE - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>À Rennes, un Rinaldo en plein air avec des vrais bouts de dragon dedans</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Aug 2025 16:08:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Fidèle à son souhait d’allier ambition estivale et convivialité, l’Opéra de Rennes propose un spectacle lyrique en plein air dans l’écrin inattendu de l’Écomusée de la Bintinais. Dragons, poissons et autres créatures envahissent le lieu pour une adaptation de Rinaldo de Haendel, où mythes et musique se rencontrent, « invitation à la rêverie ». Claire Dancoisne, metteuse &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Fidèle à son souhait d’allier ambition estivale et convivialité, l’Opéra de Rennes propose un spectacle lyrique en plein air dans l’écrin inattendu de l’Écomusée de la Bintinais. Dragons, poissons et autres créatures envahissent le lieu pour une adaptation de <em>Rinaldo</em> de Haendel, où mythes et musique se rencontrent, « invitation à la rêverie ». <strong>Claire Dancoisne</strong>, metteuse en scène, avait déjà présenté en 2021 cette production marquée par marionnettes et machines. Après 35 représentations en salle depuis 2018, le spectacle passe pour la première fois au plein air, à Saint-Céré et comme ouverture de saison à Rennes. Aux côtés d’artistes lyriques, de comédiens et de l’ensemble Le Caravansérail, sous la direction du claveciniste <strong>Bertrand Cuiller</strong>, les machines prennent vie devant les spectateurs dans l’écrin de l’écomusée.</p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<p><em>Avec Paul Figuier, Mathilde Ortscheidt, Maïlys de Villoutreys, </em><br /><em>Camille Poul, Damien Pass </em><br /><br /><em>Samedi 30 août 2025 à 18h</em><br /><em>HORS LES MURS</em><br /><em>ÉCOMUSÉE DE LA BINTINAIS, RENNES</em></p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/a-rennes-un-rinaldo-en-plein-air-avec-des-vrais-bouts-de-dragon-dedans/">À Rennes, un Rinaldo en plein air avec des vrais bouts de dragon dedans</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>HAENDEL, Rinaldo — Rennes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rinaldo-rennes-demons-et-merveilles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Oct 2021 15:40:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Éblouis, enchantés, voilà l&#8217;état d&#8217;esprit des chanceux applaudissant debout le Rinaldo proposé par la co[opera]tive et l&#8217;Opéra de Rennes en ce début de saison. La recréation de cette production de 2018 sera remontée cet automne à Besançon, Senart, Quimper et Tourcoing. Courrez-y car Caire Dancoisne, tout comme Armide, est une magicienne ! La metteure en scène &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Éblouis, enchantés, voilà l&rsquo;état d&rsquo;esprit des chanceux applaudissant debout le <em>Rinaldo</em> proposé par la co[opera]tive et l&rsquo;Opéra de Rennes en ce début de saison. La recréation de cette production de 2018 sera remontée cet automne à Besançon, Senart, Quimper et Tourcoing. Courrez-y car <strong>Caire Dancoisne</strong>, tout comme Armide, est une magicienne !</p>
<p>La metteure en scène expérimente depuis plus de trente ans, machines, marionnettes et théâtre d&rsquo;objets au sein de son Théâtre de la Licorne. <em>Rinaldo</em> lui offre toute latitude pour inventer un monde à sa démesure. Cet univers mélange avec culot et fantaisie des éléments très contemporains dans une esthétique assez punk, à la Bilal pour les perruques improbables et les costumes de cuir et de broc d&rsquo;<strong>Elisabeth de Sauverzac</strong>, quant le grand kakémono de fond de scène où se détache des ombres chinoises nous transporte, lui, chez Michel Ocelot et ses <em>Princes et Princesses</em>,</p>
<p>L&rsquo;esprit baroque est pourtant bien présent avec d&rsquo;éblouissantes machines articulées, dont la manipulation à vue dénonce délicieusement l&rsquo;artifice du théâtre en train de se faire. Le spectateur est à la fois fasciné et complice amusé des « trucs » les plus sophistiqués comme des plus frustes. Lorsque Rinaldo se laisse envahir par le désespoir, son ombre immense disparaît peu à peu sous la terre projetée à vue sur son reflet, avant de réapparaître à la reprise quand l&rsquo;espoir renaît. Par ce moyen très simple et qui s&rsquo;affiche comme procédé, nous est parfaitement perceptible le risque de disparition d&rsquo;un individu englouti dans la dépression. Tout comme lorsqu&rsquo;Armide se grime en sa rivale ou que les chefs de guerre manipulent leurs armées de marionnettes depuis des échiquiers, cette créativité n&rsquo;est jamais gratuite, elle sert toujours le propos.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/rinaldo_-_opera_de_rennes_6_c_laurent_guizard.jpg?itok=PTdQBKqy" title=" © Laurent Guizard" width="468" /><br />
	 © Laurent Guizard</p>
<p>Chaque scène apporte ainsi une invention qui magnifie le moment : les éblouissantes entrées d&rsquo;Argante et d&rsquo;Armide sur leurs chars sont d&rsquo;autant plus marquantes que le procédé n&rsquo;a rien de répétitif : des marionnettes de tables se substituent aux chanteurs lorsque Rinaldo se laisse séduire par les fallacieuses promesses d&rsquo;Armide. Ainsi, trompé par le chant des sirènes, c&rsquo;est sa marionnette qui monte dans la barque le conduisant en captivité. Changement d&rsquo;échelle et de réel à nouveau bouleversé dans l&rsquo;immense arbre prison du tableau suivant où sa détresse reprend alors toute sa dimension humaine.</p>
<p>Par cette grande liberté esthétique et visuelle, par ces ruptures de ton – de nombreux éléments d&rsquo;humour visuels émaillent la soirée – l&rsquo;étonnement est constant, le spectateur garde les yeux écarquillé afin de ne rater aucune nouvelle trouvaille. En situation de totale gourmandise, il se délecte des airs successifs, adhère totalement aux émotions des personnages sans lassitude aucune. L&rsquo;écueil bien connu de l&rsquo;opera-seria, succession d&rsquo;airs da capo qui peut être fastidieuse, est ici évité avec brio.</p>
<p>Il faut dire que la direction musicale de <strong>Damien Guillon</strong>, à la tête du <strong>Banquet Céleste</strong>, mérite également tous les éloges. Plein d&rsquo;opulence en dépit de son effectif réduit de vingt musiciens, il cisèle la partition de mille nuances, raffinements et couleurs mais sans outrance ni ostentation. Il travaille remarquablement l&rsquo;équilibre entre les pupitres, le naturel des transitions – en particulier les da capo –, et régale par l&rsquo;inventivité de l&rsquo;orchestration.</p>
<p>Ainsi les chanteurs sont-ils placés dans un cocon visuel et sonore qui leur permet de déployer pleinement leurs qualités d&rsquo;autant plus que la direction d&rsquo;acteur, entre grandeur et ridicule, donne une grande humanité à chaque personnage, peignant chez chacun une palette d&rsquo;affects totalement crédibles.</p>
<p>Seule nouvelle venue dans la distribution, <strong>Blandine de Sansal </strong>s&#8217;empare avec conviction du rôle de Goffredo lui apportant ses graves riches et soyeux, son sens de la ligne mélodique et une belle noblesse.</p>
<p><strong>Paul-Antoine Bénos-Dijan</strong> campe un Rinaldo bien projeté, d&rsquo;une grande maîtrise dans les vocalises, en particulier « Venti, turbini » et  « Or la tromba » incandescents. Très juste dans ses élans, on ne doute pas une seconde de son amour pour Almirena, qui adopte la voix ductile, généreuse, aux phrasés délicats d&rsquo;<strong>Emmanuelle de Negri</strong>. Le naturel de l&rsquo;émission, les piani raffinés permettent même au tant rebattu « Lascia ch&rsquo;io pianga » de retrouver fraîcheur et fragilité.</p>
<p>La jeune femme emporte tous les cœurs dont celui de <strong>Thomas Dolié</strong>, Argante aux graves sensuels bien ancrés et à la projection pleine de panache. Excellent comédien, il rend le roi des sarrasins extrêmement juste dans ses errements, lui offrant une profondeur psychologique touchante.</p>
<p>Il forme un superbe duo avec <strong>Aurore Bucher</strong> dont l&rsquo;Armide est une Vivienne Westwood déjantée qui alterne pyrotechnies vocales et failles émotionnelles avec une puissance expressive notable.</p>
<p>Enfin, les deux comédiens <strong>Gaëlle Fraysse </strong>et<strong> Nicolas Cornille</strong> incarnent avec grand talent tout un bestiaire féerique aux sublimes masques d&rsquo;oiseaux, boucs, hyènes ou furies. Indispensables bras armé du rêve, ils transforment le spectateur en complice de l&rsquo;illusion, goûtant chaque nouvelle surprise avec délectation.</p>
<p> </p>
<p> </p>
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		<title>HAENDEL, Rinaldo — Nantes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rinaldo-nantes-magique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jan 2018 04:00:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Rendre vie  à l’opera seria relève toujours d’une sorte de gageure. Comment animer ces successions d’arie da capo, quelle qu’en soit la variété dramatique et musicale ?  Avec le respect le plus scrupuleux de l’œuvre qu’ils servent, les humbles, nourris de toutes les expressions artistiques, seraient-ils les pionniers qui renouvellent profondément l’univers baroque, s’adressant à tous &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Rendre vie  à l’opera seria relève toujours d’une sorte de gageure. Comment animer ces successions d’arie da capo, quelle qu’en soit la variété dramatique et musicale ?  Avec le respect le plus scrupuleux de l’œuvre qu’ils servent, les humbles, nourris de toutes les expressions artistiques, seraient-ils les pionniers qui renouvellent profondément l’univers baroque, s’adressant à tous les publics sans jamais sacrifier à la démagogie ?  On se souvient du concert de louanges qui salua la recréation du Ballet royal de la nuit par Sébastien Daucé et Florence Lattuada <a href="/oeuvre/le-ballet-royal-de-la-nuit">Le Ballet royal de la nuit</a>, renouant avec le merveilleux, avec le spectaculaire qui avaient été trop longtemps oubliés comme essentiels à la compréhension de l’œuvre. Avec ses moyens propres, la même nécessité anime la réalisation de <strong>Claire Dancoisne</strong>, familière de la marionnette comme des arts de la rue auxquels elle confère une réelle dignité.</p>
<p>Le caractère fantastique du livret, si proche de Shakespeare, répondait au goût du public londonnien pour le féérique. Emprunté à <em>la Jérusalem délivrée </em>du Tasse, le sujet, romanesque à souhait, orné de tous les divertissements alors imaginables, avec  le recours aux machines les plus sophistiquées, retrouve ici son illustration première, fabuleuse, et fait oublier bien des réalisations qui réduisent l’ouvrage à une succession d’arie da capo virtuoses, prétextes à des exercices de pyrotechnie vocale. C’est la version de 1711 qui nous est offerte, privée du rôle secondaire d’Eustazio (que Haendel supprima en 1731), assortie de quelques coupures et ajouts traditionnels.</p>
<p>Avec des moyens simples, humbles, Claire Dancoisne nous entraîne dans un univers onirique dont la beauté le dispute à l’étrangeté. Le grand spectacle, les machineries sont convoqués pour servir le livret au plus près des intentions du Tasse et de ses adaptateurs. La magie joue pleinement. Comment ne pas faire le rapprochement ? Nous sommes à Nantes, et la <em>Galerie des Machines</em> est sur l’Ile toute proche : Les bêtes animées, toutes plus fantastiques les unes que les autres sont fascinantes. Un travail achevé, humble et efficace, sert ce Rinaldo de façon exemplaire. Cordages et poulies retrouvent leur raison d’être pour créer ce monde de légende. L’effet de surprise ne se dément à aucun moment du spectacle. Ce sont d’abord les ombres figurées des deux comédiens, qui rappellent le <em>wayang</em> (théâtre d’ombres de Java et Bali). Les entrées en scène d’Argante, d’Armida, fabuleuses, l’armée des croisés, l’arbre magique où la magicienne et son amant retiennent prisonniers Almirena, puis Rinaldo, la mise en scène, les accessoires devenus essentiels, les éclairages, les costumes, la direction d’acteur, tout concourt à captiver  le spectateur.  Certes, tout est artifice, mais tout est juste, vrai, dès que l’on  franchit le seuil de cet univers magique. Aucun décor : un système permanent de larges bandes descendant des cintres dessine une perspective centrale tout en autorisant toutes les entrées et sorties, les apparitions fantasmagoriques comme les  irruptions d’animaux machines ou autres éléments sortis tout droit d’un imaginaire fabuleux. Rinaldo serrant les boulons du cheval qu’il enfourchera ensuite, Armide sur son dragon, Argante conduisant son monstre marin, un bestiaire extraordinaire introduit ou accompagne nos héros. Des éclairages particulièrement inventifs renouvelleront l’intérêt visuel. Le clair-obscur dans lequel baigne le plus souvent la scène permet de valoriser les moments où un faisceau  magnifie ou grandit tel ou tel personnage.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="321" src="/sites/default/files/styles/large/public/rinaldo-_argante_1.jpeg?itok=kwTgQmYu" title="Argante © Jef Rabillon / Angers Nates Opéra" width="468" /><br />
	 © Jef Rabillon / Angers Nantes Opéra</p>
<p>Pour chacun des solistes, il s’agit d’une prise de rôle, et  l’engagement est au rendez-vous. Contre-ténor dont c’est le premier grand rôle, <strong>Paul-Antoine Bénos-Djian</strong> incarne un Rinaldo jeune, passionnément épris d’Almirena, toujours juste dans son jeu. Le chant est remarquable de maîtrise, de l’émouvant « Cara sposa », qui suspend le temps, de « Venti, turbini » virtuose à souhait, à  « Or la tromba » aux superbes vocalises, flamboyant, admirable. Le duo avec Almirena, simple, tendre, dépourvu de tout artifice, est un moment de grâce.  Après Rinaldo, c’est Goffredo que Haendel sollicite le plus, pour notre plus grand plaisir. <strong>Lucile Richardot</strong> est imposante d’autorité vocale et dramatique. On connait sa voix longue, sonore, aux graves impressionnants, dont l’articulation et la projection sont exemplaires. Avec elle, Goffredo est un personnage puissant et attachant, dépassant le simple faire-valoir trop souvent entendu. <strong>Emmanuelle de Negri</strong> donne à Almirena  ses traits juvéniles comme sa passion émouvante. L’émission est toujours aussi pure, sa fraîcheur assortie de couleurs séduisantes.  Dans la scène du jardin, « Angeletti  che cantate » où la voix est instrumentalisée pour dialoguer avec les instruments, est un régal, du prélude à ses derniers mots. Evidemment on attend « Lascia ch’io pianga ». Même si souvent rabâché par toutes celles qui croient avoir de la voix, cet air conserve sa magie douloureuse, et la liberté bienvenue de la plainte qu’exhale la soliste, servie par des moyens exceptionnels, avec une retenue, une pudeur extrême, une fin évanescente, nous émeut tout particulièrement.  Tempérament opposé,  Armida est <strong>Aurore Bucher</strong>. « Furie terribili » impose la magicienne dominatrice, cruelle, séductrice, mais aussi attachante par ses émotions. Le « Ah ! crudel » qui suit le duo où Rinaldo refuse ses avances, ample, véhément, est particulièrement réussi, tout comme le finale du deuxième acte « Vo’ far guerra », vindicatif et virtuose à souhait. La voix est impressionnante, et mérite d’être davantage entendue. <strong>Thomas Dolié</strong>, Argante, est un remarquable baryton,  puissant, bien timbré, virtuose, d’une autorité et d’une sensibilité étonnantes. Dès son aria  « Sibillar gli angui d’Aletto », qui requiert des moyens exceptionnels, on est conquis. Donc, pas la moindre faiblesse dans cette distribution en tous points parfaite.  Les deux comédiens – <strong>Gaëlle Fraysse</strong> et <strong>Nicolas Cornille </strong>&#8211;  oiseaux, furies, cerbères, manipulateurs virtuoses, danseurs, à la fois omniprésents et discrets, sans lesquels le spectacle ne serait pas ce qu’il est, méritent d’être signalés pour la perfection de leur jeu.</p>
<p><strong>Bertrand Cuiller</strong>, familier de la musique baroque, aborde pour la première fois un opéra de Haendel. Fréquemment au clavecin, son instrument premier, il dirige avec vigueur et souplesse, attentif à chacun, et trouve toujours l’expression la plus juste. L’écriture particulièrement riche, inventive de Haendel est illustrée de manière lisible, claire, jamais ostentatoire, avec la poésie, la douceur comme la violence extrême, par son ensemble Le Caravansérail. Les bois y excellent, mais aussi les cordes, et leurs couleurs sont le plus souvent au rendez-vous. Une mention spéciale aux cordes pincées dans l’introduction du premier air d’Almirena « Angeletti che cante ».</p>
<p>Créé à Quimper (Théâtre de Cornouaille), le 18 janvier, ce moment de plaisir sans ombre &#8211; fruit du travail de la co[opéra]tive, collectif dédié à la production lyrique – sera partagé à Angers du 4 au 6 février, à Besançon les 9 et 10, à Saint Louis le 13, à Compiègne les 16 et 17, à Dunkerque les 20 et 21, à Charleroi, Mâcon et La Rochelle en mars et à Sablé le 24 août.</p>
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