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	<title>Daniel HARDING - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Daniel HARDING - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>WAGNER, Die Walküre (premier acte) &#8211; Paris, Philharmonie</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-die-walkure-premier-acte-paris-philharmonie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 04:02:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Richard Wagner n’a, jusqu’alors, jamais fait partie des compositeurs de chevet de Daniel Harding. Quelques Vaisseau Fantôme à l’Opéra de Vienne, un deuxième acte de Tristan de temps à autre, un prélude de Parsifal en ouverture d’un concert symphonique, résument une relation qui prendra un nouveau tour le mois prochain, à Rome, lors de trois représentations de La Walkyrie lors desquelles &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Richard Wagner n’a, jusqu’alors, jamais fait partie des compositeurs de chevet de <strong>Daniel Harding</strong>. Quelques <em>Vaisseau Fantôme </em>à l’Opéra de Vienne, un deuxième acte de <em>Tristan </em>de temps à autre, un prélude de <em>Parsifal </em>en ouverture d’un concert symphonique, résument une relation qui prendra un nouveau tour le mois prochain, à Rome, lors de trois représentations de <em>La Walkyrie </em>lors desquelles le chef dirigera l’ Orchestre de l’Académie Nationale de Sainte-Cécile, dont il a pris les rênes l’an dernier. Cette semaine, c’est son précédent fief, l’Orchestre de Paris, qui lui offrait l’occasion d’un galop d’essai, avec un Acte I dont on oublie bien vite qu’il est en version de concert. Cursif, acéré, d’une ardeur noire, le prélude nous plonge d’emblée au cœur de cette tempête dont Siegmund s’extrait tant bien que mal, jaillissant des coulisses. Et le travail d’orfèvre réalisé par Daniel Harding, ces plans sonores sculptés avec style, ces leitmotive qui processionnent fièrement, n’a jamais le défaut d’étouffer sous le brillant la sève du théâtre. Il n’y a qu’à entendre le silence solennel qui accueille la première occurrence du thème de Wotan, l’énoncé au violoncelle de celui de l’amour, la fièvre qui empoigne la scène finale, impérieuse comme le sera bientôt l’étreinte des amants. Si les cuivres semblent, au tout début, en retrait par rapport aux cordes et aux percussions, l’ensemble s’harmonise très vite et l’on ne tarde pas à comprendre que nous sommes aujourd&rsquo;hui en présence d’un Orchestre de Paris des grands soirs – et qu’un Orchestre de Paris des grands soirs, c’est tout simplement l’un des meilleurs orchestres qui soient ! Toute cette vie ne peut que profiter aux chanteurs qui se passent ce soir de partitions, du pupitres et de chaises pour mieux incarner leurs personnages. Voix immense et présence à l’avenant, <strong>Stephen Milling</strong> est bien, dès son entrée sur scène, ce Hunding aussi inquiétant que suffisant, sûr de son droit à disposer, qu’il s’agisse de ses vassaux, de ses ennemis et de sa femme. Le Siegmund de <strong>Jamez McCorkle</strong> n’a que le défaut de ne pas atteindre un tel niveau de caractérisation scénique et vocale. Quelques semaines après ses débuts dans le rôle, l’été dernier au Festival de Santa Fe, le ténor américain, très engagé sur scène, dévoile un timbre aux teintes barytonales et chaleureuses, mais accuse également quelques soucis d’intonation, et un allemand exotique ; il va cependant crescendo au fil de la soirée, se montrant plus à l’aise dans les élans amoureux que dans le récit de sa longue errance. Sa Sieglinde est donc l’une des nouvelles coqueluches du chant wagnérien, récente Ortrud à Bayreuth et future Brünnhilde de l’Opéra de Bavière. <strong>Miina-Lisa Värelä</strong> a une voix qui impressionne par son volume davantage qu’elle séduit par son timbre, plutôt métallique. Mais l’aisance avec laquelle cette Sieglinde tient tendu l’arc de son récit (« Der Männer Sippe »), les nuances qu’elles instillent dans ses répliques à son frère jumeau, le naturel enfin de l’émission, forcent l’admiration.</p>
<p>En ouverture de programme, Daniel Harding avait programmé des pièces fortement évocatrices de la nature, de ses couleurs et de ses lumières. Comme une annonce de l’éveil du printemps que décrit Siegmund ? Le lever de soleil de l’ouverture de <em>Khovanchtchina </em>se déploie bel et bien devant nous, grâce au dosage savant des bois et des cuivres que Daniel Harding organise subtilement, rendant justice à la poésie de Moussorgski davantage qu’à sa force tellurique. Dans cet espèce d’orage qui couve sans jamais éclater vraiment qu’est <em>Tapiola</em>, l’orchestre frappe d’emblée par son engagement, la vivacité de ses coups d’archet, l’impact foudroyant des percussions. Profondément théâtral, le Sibelius de Daniel Harding annonçait déjà son Wagner – et partant, le triomphe d’une soirée conclue sous les ovations.</p>
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		<title>Notre disque du mois : Tosca</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/notre-disque-du-mois-tosca/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Jacques Groleau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 May 2025 05:29:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Voilà bien longtemps qu&#8217;une intégrale puccinienne ne nous avait pas bluffés à ce point ! La&#160;Tosca que DG vient de publier réunit à peu près tous les atouts. Son cast est prodigieux, avec un trio digne des plus belles versions historiques : superbe Eleonora Buratto dans le rôle-titre, le plus ardent des Cavaradossi en la &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà bien longtemps qu&rsquo;une intégrale puccinienne ne nous avait pas bluffés à ce point ! La&nbsp;<a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/puccini-tosca-2/"><em>Tosca</em></a> que DG vient de publier réunit à peu près tous les atouts. Son cast est prodigieux, avec un trio digne des plus belles versions historiques : superbe Eleonora Buratto dans le rôle-titre, le plus ardent des Cavaradossi en la personne de Jonathan Tetelman, et Ludovic Tézier, Scarpia d&rsquo;une splendeur et d&rsquo;une noblesse vocales rarement approchées&#8230; Ce raffinement est aussi celui de Daniel Harding qui, à la tête d&rsquo;une Accademia di Santa Cecilia transfigurée, propose une lecture marmoréenne du drame, ciselant les moindres couleurs et dynamiques, lyrique et gourmand &#8211; et servi par une prise de son splendide. Cette <em>Tosca</em> s&rsquo;est tout naturellement imposée comme notre disque du mois.</p>
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		<title>PUCCINI, Tosca</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/puccini-tosca-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Apr 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est peu dire que cet enregistrement était attendu par les mélomanes. Qu&#8217;on en juge : première intégrale de Tosca parue chez DG depuis 1992 et celle de Giuseppe Sinopoli, centenaire de la mort du compositeur, débuts de Daniel Harding comme directeur musical à Rome, premier témoignage enregistré du Scarpia de Ludovic Tézier, un ténor, Jonathan &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est peu dire que cet enregistrement était attendu par les mélomanes. Qu&rsquo;on en juge : première intégrale de <em>Tosca</em> parue chez DG depuis 1992 et celle de Giuseppe Sinopoli, centenaire de la mort du compositeur, débuts de Daniel Harding comme directeur musical à Rome, premier témoignage enregistré du Scarpia de Ludovic Tézier, un ténor, Jonathan Tetelman, que certains décrivent comme le nouveau Pavarotti, une Eleonora Buratto qui compte déjà de nombreuses réussites au disque &#8230; Les bonnes fées semblent s&rsquo;être penchées avec générosité sur cet album. Les impatients ne seront pas déçus, à condition qu&rsquo;ils acceptent de revoir leur conception habituelle de l&rsquo;œuvre.</p>
<p><strong>Daniel Harding</strong> est un artiste à l&rsquo;intelligence remarquable. A ce titre, il sait qu&rsquo;enregistrer en 2025 une pièce aussi bien servie par le disque requiert qu&rsquo;on apporte un éclairage nouveau. Son choix est fait : loin du mélodrame habituel, sa <em>Tosca</em> sera une tragédie gravée dans le marbre. Dès les premiers accords, nous sommes fixés : alors que la plupart des chefs font «tout pèter» lors de cette exposition, Harding tient ses chevaux en bride, et la puissance qu&rsquo;on y perçoit est comme rentrée, toute intérieure, avec une <strong>Accademia di Santa Cecilia</strong> qui va dès ce moment sonner mate, pleine, granitique. Sur des tempi allants et réguliers, Harding va narrer l&rsquo;opéra comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un drame signé Sophocle ou Euripide, avec une concentration et un refus de l&rsquo;excès qui surprennent, tant cela va à l&rsquo;encontre de ce que nous avons l&rsquo;habitude d&rsquo;entendre. L&rsquo;orchestre n&rsquo;est pourtant pas avare en couleurs, mais Harding pratique une sorte d&rsquo;homéopathie de la beauté, qui consiste à ne laisser la virtuosité de ses musiciens s&rsquo;épancher que dans de brefs instants (les cors au moment où Tosca quitte la scène au I, le prélude du III, la clarinette du «E lucevan le stelle»), ce qui a pour effet de créer une sorte d&rsquo;exaspération du désir chez l&rsquo;auditeur. Signe de cette rigueur : le chef ne s&rsquo;arrête pas aux endroits habituels, par exemple à la fin de «Vissi d&rsquo;arte», refusant d&rsquo;interrompre le flot d&rsquo;une musique qu&rsquo;il prend autant au sérieux que la mélodie infinie de Wagner. Tout cela est fait avec adresse, sensibilité et cohérence, et est servi par une prise de son qui a justement à globaliser l&rsquo;orchestre plutôt qu&rsquo;à le dissoudre en une multitude de fragments.</p>
<p>Le second miracle de ce coffret est que presque toute la distribution adhère à ce parti pris de noblesse marmoréenne. Au premier rang, le Scarpia de <strong>Ludovic Tézier</strong>. Il faut dire que le timbre naturellement châtié et le style habituel du baryton le prédisposaient à rentrer dans ce moule. Foin des sadiques qui poussent la voix et aboyent : le baron de Tézier est un homme délicieusement bien élevé, qui a probablement eu un passé de séducteur sans avoir recours aux artifices de l&rsquo;argent et de la coercition. Le rôle est ici non seulement chanté, mais ciselé avec un raffinement inouï. L&rsquo;effet n&rsquo;en est que plus terrifiant : les «piu forte, piu forte» de la scène de torture au II ont d&rsquo;autant plus de poids qu&rsquo;ils sont galbés avec soin. Même sa mort évite le grand guignol habituel, avec le minimum de soupirs et de hurlements. Un Scarpia plus aristocrate que jamais, et qui rentrera sans doute dans l&rsquo;histoire du rôle.</p>
<p><strong>Eleonora Buratto</strong> est elle aussi tout en sobriété. Loin des Tosca expressionnistes, elle soigne avant tout la ligne et la musicalité. Et elle n&rsquo;a pas pour rien un passé de belcantiste. Encore fin 2022, elle impressionnait <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/messa-di-gloria-au-plus-haut-des-cieux/">dans la Messe solennelle de Rossini</a> gravée elle aussi à Rome, ne faisant qu&rsquo;une bouchée des vocalises et autres roulades. Passée vers le répertoire plus lyrique, elle conserve toutes les qualités d&rsquo;un chant sain, soigné, qui sait colorer la note (l&rsquo;aigu dans «Vissi d&rsquo;arte») et tracer de longues phrases qui disent l&rsquo;ardeur amoureuse de Floria mieux que les hoquets de certaines sopranos en fin de carrière. Seule minuscule faiblesse : le timbre est beau, mais pas immédiatement reconnaissable, en tous cas peu mémorable. Mais c&rsquo;est là affaire de goût personnel.</p>
<p>Signe que nous sommes face à un grand enregistrement d&rsquo;opéra : tous les rôles secondaires sont soudés dans un même esprit. Le chef communique à chaque exécutant sa conception ultra sérieuse de l&rsquo;œuvre, et tout histrionisme est banni. L&rsquo;Angelotti de <strong>Giorgi Manoshvili</strong> déploie un timbre de bronze à la noblesse infinie, et son fugitif est portraituré avec beaucoup de finesse. On regrette que le rôle soit si court. Le sacristain de <strong>Davide Giangregorio</strong> est une jouvence après tant de vieux barbons à bout de voix. La façon dont il donne la réplique à Cavaradossi dans « Recondita armonia » force le respect : enfin un partenaire à part entière, qui tient ses notes sans les brailler et qui, du coup, rééquilibre l&rsquo;air et montre sa filiation avec les « arie con pertichini » de la première moitié du 19ème siècle. Il n&rsquo;est jusqu&rsquo;à Spoletta et Sciarrone (<strong>Matteo Macchioni</strong> et <strong>Nicolo Ceriani</strong>) qui chantent leur partie avec une dignité exemplaire, alors qu&rsquo;une mauvaise tradition en fait des sbires venimeux. Le souci du détail va jusqu&rsquo;à la conception du packaging : avec son grand cartouche jaune et sa vue du chateau Saint-Ange, la couverture fleure bon les années 70 et évoque les enregistrements de Karl Böhm ou d&rsquo;Eugen Jochum.</p>
<p>Reste le cas <strong>Jonathan Tetelman</strong>. Il semble venir d&rsquo;une autre planète. La planète où les ténors dardent leurs aigus comme autant de flèches, se permettant même de respirer juste avant. Son Cavaradossi, directement inspiré de celui de Pavarotti, lance ses notes tenues avec autant d&rsquo;aisance que d&rsquo;impudeur. Comme un cheval sauvage qui refuse le licol, il plane au-dessus de l&rsquo;orchestre impavide de Daniel Harding avec orgueil. L&rsquo;homogénéité de l&rsquo;enregistrement en souffre, mais on comprend le chef d&rsquo;avoir renoncé à vouloir dompter un tel phénomène vocal. Pour démodés qu&rsquo;ils soient, les « Vittoria ! Vittoria » et les ports de voix de l&rsquo;acte III sont irrésisitibles. Au total, une <em>Tosca</em> un peu composite, mais pour le travail d&rsquo;orchestre de Daniel Harding, l&rsquo;incarnation majeure de Ludovic Tézier et la probité d&rsquo;Eleonora Buratto, l&rsquo;achat s&rsquo;impose naturellement.</p>
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		<item>
		<title>Concert SCHÖNBERG, STRAUSS II &#8211; Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/concert-schonberg-strauss-ii-paris-philharmonie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Dec 2024 06:47:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Beau programme à la Philharmonie en ce soir de décembre, un de ceux dont Daniel Harding a le secret, original et roboratif. Pour deux soirées à la tête de l&#8217;Orchestre de Paris, il a l’idée de proposer une première partie très « concert de Noël » avec trois pièces de Johann Strauss fils &#8211; dont &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Beau programme à la Philharmonie en ce soir de décembre, un de ceux dont <strong>Daniel Harding</strong> a le secret, original et roboratif. Pour deux soirées à la tête de l&rsquo;<strong>Orchestre de Paris</strong>, il a l’idée de proposer une première partie très « concert de Noël » avec trois pièces de Johann Strauss fils &#8211; dont deux rentrent avec lui au répertoire de l’orchestre : <em>Wiener Blut</em> (Sang viennois) et <em>Frühlingsstimmen</em> (Voix du printemps). Après l’entracte, il nous invite à voyager sur les terres post-wagnériennes d’Arnold Schönberg avec son rare poème symphonique de jeunesse, <em>Pelléas et Mélisande</em>. Le chef anglais réunit donc des œuvres composées entre les années 1873-1883 par le directeur des bals de la cour de Schönbrunn et celle du chef de l’Ecole de Vienne (mais berlinois en 1905 quand il l’écrit sur le conseil de Richard Strauss, sans connaître l’opéra de Debussy). C’est l’ex directeur musical de l’orchestre (2016-2019), qu&rsquo;il retrouve fréquemment, qui donnera son unité à ce programme par son style aristocratique et sa direction impérieuse.</p>
<p>Si certains craignaient de subir le maniérisme de valses évoquant les robes à crinoline façon Sissi impératrice, c’est qu’ils ne connaissent guère <strong>Daniel Harding</strong>, célèbre pour sa vision quasi obsessionnelle de l’architecture générale et du travail de détail des œuvres. Les cordes sonnent un peu raides au début de l’Ouverture de<em> Fledermaus</em> (La Chauve-souris) ? Peu importe car la valse symphonique de J. Strauss II (ainsi que<em> Wiener Blut</em> ensuite) étincelle grâce à une maîtrise insigne des lignes et des couleurs, le tout au service d’une vivacité étourdissante. Ce qui laisse évidemment peu de place à l’effusion.<br />
On aime ou on n’aime pas ce chef un peu secret, un peu raide, un peu arrogant (que certaines jeunes recrues de l’orchestre ont beaucoup regretté à son départ pour sa faculté de travail phénoménale de la texture sonore &#8211; au risque de l’ennui dans certains grands édifices mahlériens). Mais ici quels<em> rubati</em>, quel éclat, quelle jouissance ! L’orchestre semble un peu poussé dans ses derniers retranchements mais cela fonctionne.<br />
On aime cette formidable pâte sonore un peu sombre, très assise sur les graves. Après l’entrée de la soliste, <strong>Sabine Devieilhe</strong>, pour la valse-aria « Frühlingsstimmen » composée pour Bertha Bianchi, la star de l’opéra de l’ère François-Joseph, l’orchestre ne fait pas davantage entendre de cordes soyeuses mais ses traits enflammés accompagnent avec attention l’extraordinaire soprano. Celle-ci réussit tout dans cette salle peu réputée pour le chant. Si la diction allemande n’est pas tout à fait au rendez-vous (la parfaite prosodie de la langue allemande étant sans doute quasi impossible à attraper dans cet air d’une exigence rare en termes de virtuosité et de rapidité), les vocalises fusent avec une adresse virevoltante, comme sans effort dans les passages jusqu’à l’extrême aigu. La technique de la chanteuse est infaillible : trilles, arpèges, notes piquées et filées se suivent et se modèlent en de superbes phrases ornementées &#8211; rivalisant en beauté dans son duo avec la flûte.<strong> Sabine Devieilhe</strong> nous semble alors incarner superlativement le renouveau (un Jungendstil annonçant la seconde partie du concert), avec sa voix fine, bien projetée, lumineuse et sensuelle. Elle est LA voix du printemps.<br />
Après l’entracte, l’orchestre, toujours un peu tranchant, aucunement suave (on aime cela) ramène à la vie une oeuvre de jeunesse de Schönberg. Quatre harpes wagnériennes se joignent à un effectif orchestral énorme. Et Harding fait une fois de plus la démonstration de la puissance de son bras droit dans cette œuvre d’une écriture polyphonique complexe, toujours sur le fil de la dissonance et des métamorphoses thématiques d’une incroyable richesse.<br />
Loin de la transparence habituelle du son auquel nous sommes habitués, le bain océanique sombre et dense, tendu, où nous plonge le chef emporte les auditeurs aux confins d’un pays désolé, celui des deux amants contrariés, sans temps mort ni ennui et ce, pendant une quarantaine de minutes. Tous les pupitres brillent, des cordes éloquentes aux bois expressifs (avec les belles modulations de la clarinette) et aux cuivres et percussions égrenant leurs<em> leitmotive</em>, suggérant un climat mystérieux, constamment changeant et prenant autour des personnages de Pelléas, Mélisande et du jaloux Golaud.<br />
Passionnant grâce à son sens du drame et parfois ses éclairs de tendresse, Daniel Harding, habité et toujours sans concession, joue de l’orchestre comme on conduirait un bolide d’exception, doté d&rsquo;une grande connaissance des détails et d&rsquo;une réelle vision de la route à parcourir. Il nous offre une grande interprétation d’une œuvre qui mérite d’être aussi jouée que <em>Verklärte Nacht</em> (on pense évidemment à la version symphonique de <em>La Nuit transfigurée</em>, de même inspiration). C&rsquo;est en toute justice qu&rsquo;il récolte, enfin souriant, avec l&rsquo;orchestre les acclamations du public.</p>
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		<title>Tosca historique à Rome</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/tosca-historique-a-rome/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Oct 2024 12:51:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nommé l’an passé directeur musical de l&#8217;Orchestre et du Chœur de l&#8217;Accademia Nazionale di Santa Cecilia, à la suite d’Antonio Pappano, Daniel Harding prend ses fonctions ce mois-ci en dirigeant Tosca les 21, 24 et 26 octobre. Cette production revêt une importance historique à plusieurs égards. Tout d&#8217;abord, c’est la première fois que le maestro &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Nommé l’an passé directeur musical de l&rsquo;Orchestre et du Chœur de l&rsquo;Accademia Nazionale di Santa Cecilia, à la suite d’<strong>Antonio Pappano</strong>, <strong>Daniel Harding</strong> prend ses fonctions ce mois-ci en dirigeant <em>Tosca</em> les 21, 24 et 26 octobre. Cette production revêt une importance historique à plusieurs égards. Tout d&rsquo;abord, c’est la première fois que le maestro britannique dirigera cette prestigieuse institution. Il s&rsquo;agira également de sa première interprétation de <em>Tosca</em>. Cette version concertante est la première du genre à figurer au programme officiel de l&rsquo;Accademia. Cet événement marque le début d’un partenariat prometteur avec le célèbre label Deutsche Grammophon. Enfin, les premiers rôles seront tenus par rien moins qu’<strong>Eleonora Buratto</strong>,  <strong>Jonathan Tetelman</strong> et<strong> Ludovic Tézier</strong>.</p>
<p>Le concert de la première, aujourd&rsquo;hui lundi 21 octobre, sera diffusé en direct sur Rai Radio 3 à 20h30 et sur Rai 5 à 21h15.</p>
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		<title>Festival de Verbier 2024, une édition entre Mahler et montagne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/festival-de-verbier-2024-une-edition-entre-mahler-et-montagne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jan 2024 03:18:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si le froid de janvier s&#8217;installe, les annonces sur la future saison des festivals d&#8217;été laissent déjà entrevoir les beaux jours à venir. Le Festival de Verbier, dans le canton du Valais en Suisse,&#160; se déroulera cette année du 18 juillet au 4 août 2024. La recette du succès, inventée il y a tout juste &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Si le froid de janvier s&rsquo;installe, les annonces sur la future saison des festivals d&rsquo;été laissent déjà entrevoir les beaux jours à venir. Le Festival de Verbier, dans le canton du Valais en Suisse,&nbsp; se déroulera cette année du 18 juillet au 4 août 2024. La recette du succès, inventée il y a tout juste 30 ans, reste la même : « une pléiade de stars internationales et de jeunes talents prometteurs. » Montagnes obligent, Gustav Mahler sera présent en majesté, à travers l&rsquo;ascèse panthéiste de la Troisième Symphonie, dirigée par <strong>Simon Rattle</strong>, puis avec la Cinquième, sous la baguette de <strong>Klaus Mäkelä</strong>.</p>
<p>Pour la suite, <strong>Yuja Wang, Antonio Pappano, Daniel Harding, Nikolaï Luganski, Vasily Petrenko</strong> ou <strong>Alexandre Kantorow</strong>, en récital et en concert sous la direction de <strong>Lahav Shani</strong>, seront les principales étoiles d&rsquo;une constellation de concerts d&rsquo;où se détachent deux opéras en version de concert. Les <em>Noces de Figaro </em>de Mozart, dirigées par <strong>Gabor Takacs-Nagy</strong>, avec un couple Comte-Comtesse formé par <strong>Peter Mattei</strong> et <strong>Golda Schultz</strong>, et un&nbsp;<em>Falstaff&nbsp;</em>verdien qui mettra à l&rsquo;honneur, sous la baguette de<strong> James Gaffigan</strong>, les jeunes voix de l&rsquo;Atelier lyrique du Festival. Au rayon des récitals, un Liederabend de <strong>Magdalena Kozena</strong> (Wolf et Janacek notamment au programme) et une soirée jazz autour de <strong>Thomas Quasthoff</strong> complèteront une programmation toujours plus éclectique, qui permettra également d&rsquo;applaudir Angélique Kidjo et le violoncelliste et chanteur sud-africain Abel Selaocoe.</p>
<p>Tous les renseignements disponibles sur le <a href="https://www.verbierfestival.com/programme/?">site du Festival</a></p>
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		<title>MAHLER, Symphonie n°8 &#8211; Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mahler-symphonie-n8-paris-philharmonie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Nov 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La huitième symphonie de Mahler reste une gageure colossale à assembler et à réussir, et si Daniel Harding parvient au premier, il échoue encore au second en ce vendredi 24 novembre à la Philharmonie de Paris. L’allegro « Vieni creator spiritus » résume l’ensemble des problèmes que rencontre le chef et qui ne seront que &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La huitième symphonie de Mahler reste une gageure colossale à assembler et à réussir, et si Daniel Harding parvient au premier, il échoue encore au second en ce vendredi 24 novembre à la Philharmonie de Paris. L’allegro « Vieni creator spiritus » résume l’ensemble des problèmes que rencontre le chef et qui ne seront que partiellement résolus dans les scènes finales du <em>Second Faust</em> de la deuxième partie. La symphonie souffre dès les premières mesures d’un lancement timoré, sur un tempo lent – sûrement pour aider à la bonne tenue de route de tous – qui finit par rendre brouillonne toute la structure contrapuntique et ne permet pas aux chœurs d’occuper tout l’espace qu’ils devraient. Les ruptures de rythme et de tempo sont trop brusques et renforcent cette sensation des « Mille » qui se cherchent. Daniel Harding manque de fait d’angle et cherche à embrasser toutes les options possibles entre une symphonie prise comme un geste théâtral quasi opératique ou son opposé liturgique. Tout juste devine-t-on que le septuor de solistes s’avère excellent.</p>
<p>La deuxième partie permet de tempérer ce jugement. Les forces orchestrales et vocales réunies jouissent certainement d’une préparation sans faille. Les cordes offrent une masse duveteuse et ductile emmenées par un premier violon chantant ; la petite harmonie s’épanouit en tons et couleurs diverses au fil de la longue narration ; aucune scorie ne vient entacher l’exécution musicale. Une fois encore, on regrette que les stations ne soient pas plus appuyées : les landes désertiques du début des scènes manquent encore d’aridité et de mystère. Les chœurs, toutefois, ont eux retrouvé leur aplomb et délivrent tant chez les enfants que chez les adultes une performance remarquable.</p>
<p>Ainsi le « Blicket auf » avant l&rsquo;ensemble final s’avère le sommet de la soirée : l’orchestre a trouvé son juste équilibre entre masse et transparence, les chœurs le secondent à l’unisson cependant que <strong>Andrew Staples</strong> distille un chant poétique qui se rit de toutes les difficultés. L’octuor réuni confirme son adéquation aux exigences redoutable de l’œuvre. Tout juste reprochera-t-on à <strong>Johanni Van Oostrum</strong> une émission qui trahit quelques efforts. A l’inverse, <strong>Johanna Wallroth</strong> propose une <em>mater gloriosa</em> aérienne. <strong>Marie-André Bouchard-Lesieur</strong> soutient la comparaison avec ses illustres compagnons : <strong>Jamie Barton</strong> dont le timbre mordoré et le projection insolente font merveille. <strong>Sarah Wegener</strong>, spécialiste de ce répertoire, en impose par la maîtrise technique et son sens du phrasé. Enfin <strong>Tareq Nazmi</strong> et <strong>Christopher Maltman</strong> s’avèrent deux solistes luxueux malgré leurs courtes interventions.</p>
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		<title>Dominique Meyer présente la prochaine saison de la Scala de Milan</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/dominique-meyer-presente-la-prochaine-saison-de-la-scala-de-milan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Sep 2023 12:08:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comme chaque rentrée, le surintendant de la Scala de Milan fait la tournée des ambassades italiennes pour en présenter la nouvelle saison. Le 12 septembre, Dominique Meyer était donc à Paris, avec tout d&#8217;abord de bonnes nouvelles à annoncer sur « la santé florissante » de l&#8217;institution qu&#8217;il dirige. Le très bon taux de remplissage &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme chaque rentrée, le surintendant de la Scala de Milan fait la tournée des ambassades italiennes pour en présenter la nouvelle saison. Le 12 septembre, Dominique Meyer était donc à Paris, avec tout d&rsquo;abord de bonnes nouvelles à annoncer sur « la santé florissante » de l&rsquo;institution qu&rsquo;il dirige. Le très bon taux de remplissage de la salle a permis des recettes de billetterie record (35 millions d&rsquo;euros), auxquelles s&rsquo;ajoutent un sponsoring particulièrement actif (le surintendant souligne que « les soutiens de la Scala ne [leur] ont jamais fait défaut, même lorsqu&rsquo;ils souffraient eux-mêmes de la crise Covid ») et des aides gouvernementales (« le gouvernement a voulu aider les théâtres en difficulté, mais je leur ai fait observer qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas de raison de pénaliser les bons élèves, et nous avons eu droit également à une part de cette aide », se félicite-t-il). Cette solidité économique a permis de mener à bien des projets ambitieux : programme d&rsquo;économies d&rsquo;énergies, informatisation des services, amélioration de l&rsquo;acoustique et inauguration d&rsquo;une nouvelle conque pour les concerts symphoniques. Plus emblématiques encore, les travaux sur le bâtiment situé à l&rsquo;arrière du théâtre sont presque achevés : ils offriront à la Scala une salle de répétition pour l&rsquo;orchestre et permettront d&rsquo;abriter, dès l&rsquo;automne, un certain nombre de services administratifs, jusqu&rsquo;alors hébergés dans une autre partie de la ville. Un autre chantier, numérique celui-ci, a permis de développer La Scala TV, plateforme de streaming permettant, en partenariat avec la Rai, de suivre de chez soi les grands temps forts de la saison, mais aussi de retrouver en vidéo quelques spectacles historiques, tels que l&rsquo;<em>Otello </em>dirigé par Kleiber ou le <em>Macbeth </em>d&rsquo;Abbado et Strehler.</p>
<p>C&rsquo;est donc une maison confiante en elle-même qui ouvrira, comme de bien entendu le 7 décembre prochain, sa prochaine saison. Pour l&rsquo;occasion, c&rsquo;est Verdi et son <em>Don Carlo </em>(version en quatre actes), qui seront à l&rsquo;honneur. Riccardo Chailly y dirigera notamment Francesco Meli, Anna Netrebko, Elina Garanca, René Pape, Luca Salsi. Verdi, toujours, avec un nouveau <em>Simon Boccanegra </em>où Lorenzo Viotti et Daniele Abbado se mesureront au souvenir d&rsquo;un autre Abbado, Claudio, qui dirigea en ces lieux une production légendaire signée Giorgio Strehler. Ce dernier sera présent à travers son compositeur fétiche, Mozart, et une reprise de son <em>Enlèvement au Sérail</em>, tandis que Daniel Harding, futur directeur musical de l&rsquo;Accademia di Santa Cecilia à Rome, commémorera le centenaire de la disparition de Puccini avec une <em>Turandot </em>luxueuse (Netrebko et Alagna au casting). L&rsquo;opéra français sera représenté par la <em>Médée </em>de Cherubini (avec Sonya Yoncheva, Stanislas de Barbeyrac et Nahuel Di Pierro), le <em>Guillaume Tell </em>de Rossini (direction Michele Mariotti, Michele Pertusi, Marina Rebeka et Dmitry Korchak en têtes d&rsquo;affiche) et le <em>Werther </em>de Massenet (Alain Altinoglu y dirigera Benjamin Bernheim, Victoria Karkacheva et Jean-Sébastien Bou), les amateurs de découvertes baroques pourront entendre Stéphanie d&rsquo;Oustrac dans, <em>L&rsquo;Orontea, </em>rare <em>dramma per musica</em> d&rsquo;Antonio Cesti, avant que l&rsquo;automne 2024 mette à l&rsquo;honneur l&rsquo;opéra allemand : Kirill Petrenko fera ses débuts dans la fosse milanaise en dirigeant le <em>Chevalier à la Rose </em>de Richard Strauss, tandis que <em>l&rsquo;Or du Rhin</em> de Wagner donnera le top départ d&rsquo;un nouveau <em>Ring, </em>mis en scène par David McVicar et dirigé par Christian Thielemann.</p>
<p>Du côté des concerts, outre le directeur musical Riccardo Chailly, une pléiade de baguettes prestigieuses (Metzmacher, Harding, Gatti,&#8230;) se succèderont à la tête d&rsquo;une formation toujours considérée comme l&rsquo;une des plus prestigieuses d&rsquo;Italie, même si c&rsquo;est à la tête de l&rsquo;Orchestre de Chicago que Riccardo Muti reviendra fouler les planches de son ancienne maison, avec laquelle il fut longtemps en délicatesse. En point d&rsquo;orgue, une soirée hommage à Puccini réunira Chailly, Anna Netrebko et Jonas Kaufmann le 29 novembre 2024, cent ans jour pour jour après la disparition du compositeur. Si Dominique Meyer affirme ne pas aimer les anniversaires, il ne les célèbre pas moins avec faste.</p>
<p><a href="https://www.teatroallascala.org/it/stagione/2023-2024/index.html">Tous les détails sur le site de la Scala de Milan</a></p>
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		<title>Daniel Harding nommé à l&#8217;Académie Sainte-Cécile de Rome</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/daniel-harding-nomme-a-lacademie-sainte-cecile-de-rome/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Mar 2023 10:26:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On apprend que Daniel Harding est nommé directeur musical de l’orchestre et des chœurs de l’Accademia Nazionale di Santa Cecilia. Le chef britannique entrera en fonction en octobre 2024 et son contrat sera de cinq années. Daniel Harding succèdera ainsi à Sir Antonio Pappano, directeur musical depuis 2005 et qui deviendra directeur émérite de l’Académie. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On apprend que <strong>Daniel Harding</strong> est nommé directeur musical de l’orchestre et des chœurs de l’Accademia Nazionale di Santa Cecilia. Le chef britannique entrera en fonction en octobre 2024 et son contrat sera de cinq années.<br />
	Daniel Harding succèdera ainsi à <strong>Sir Antonio Pappano</strong>, directeur musical depuis 2005 et qui deviendra directeur émérite de l’Académie. Rappelons que l’Académie a déjà connu des directeurs prestigieux : Igor Markevitch, Giuseppe Sinopoli, Daniele Gatti et Myung-Whun Chung.</p>
<p>2024 étant l’année du centenaire de la mort de Puccini, Harding entamera son mandat avec une production de <em>Tosca</em> ; au programme également de cette première année le <em>Requiem</em> de Verdi, ainsi que la rare symphonie « Asrael » de Josef Suk. Parmi les projets du nouveau directeur, citons entre autres des œuvres de Strauss, l’Ecole de Vienne, Wagner, ainsi que le cycle complet des symphonies de Mahler.</p>
<p>Par ailleurs la Deutsche Grammophon annonce une nouvelle collaboration avec Daniel Harding et l’Accademia Nazionale di Santa Cecilia et prévoit l’enregistrement de la soirée inaugurale ainsi que de <em>Tosca</em>.</p>
<p>Plus d’information <a href="https://santacecilia.it/nuovo-direttore-musicale/" rel="nofollow">ici</a>.</p>
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		<title>Surprise à la Scala : Barenboim remplace Harding</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/surprise-a-la-scala-barenboim-remplace-harding/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cedric Manuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Feb 2023 14:33:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est un communiqué du Teatro alla Scala qui l&#8217;annonce : Daniel Harding, qui devait y diriger les trois dernières symphonies de Mozart les 15, 16 et 18 février prochains, doit y renoncer pour des raisons familiales que l&#8217;on imagine graves et pour lesquelles nous lui adressons nos pensées. Mais pour le remplacer sur le podium, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est un communiqué du Teatro alla Scala qui l&rsquo;annonce : <strong>Daniel Harding</strong>, qui devait y diriger les trois dernières symphonies de Mozart les 15, 16 et 18 février prochains, doit y renoncer pour des raisons familiales que l&rsquo;on imagine graves et pour lesquelles nous lui adressons nos pensées. Mais pour le remplacer sur le podium, la surprise est de taille, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit rien moins que de <strong>Daniel Barenboim</strong> en personne. Après ses concerts à Berlin au tournant de l&rsquo;année 2023, le Maestro avait <a href="https://www.forumopera.com/breve/daniel-barenboim-annonce-sa-demission-de-la-staatsoper-de-berlin">renoncé, on s&rsquo;en souvient, à ses fonctions de directeur musical de la Staatsoper unter den linden</a>, en raison des effets de la maladie neurologique dont le chef de 80 ans souffre. On ne peut donc que se réjouir de le revoir sur la scène scaligère la semaine prochaine. Le concert du 16 fera l&rsquo;objet d&rsquo;un enregistrement audio et vidéo et celui du 18 sera diffusé en direct et en streaming sur la plateforme LaScala.tv.</p>
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