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	<title>Roberto DE BIASIO - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Roberto DE BIASIO - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, La traviata — Strasbourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-traviata-strasbourg-miroir-aux-violettes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Dec 2015 06:36:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En affichant La Traviata en ce mois de décembre, l’Opéra du Rhin s’assure quelques salles pleines. C’est en effet le genre de titre qui attire un public très large, désireux d’entendre ces tubes lyriques qu’il connaît au moins grâce à la publicité ou au cinéma. Mais pour un metteur en scène, que faire de La Traviata &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En affichant <em>La Traviata </em>en ce mois de décembre, l’Opéra du Rhin s’assure quelques salles pleines. C’est en effet le genre de titre qui attire un public très large, désireux d’entendre ces tubes lyriques qu’il connaît au moins grâce à la publicité ou au cinéma. Mais pour un metteur en scène, que faire de <em>La Traviata </em>? Impossible de tourner complètement le dos au susdit grand public, mais pour un tel pilier du répertoire, l’amateur attend, lui, un vrai regard sur l’œuvre, une vision un tant soit peu personnelle. Pris entre deux feux, <strong>Vincent Boussard </strong>ne satisfait qu’en partie les attentes. Comme toujours, le spectacle qu’il règle est assez séduisant. Dans le décor unique que <strong>Vincent Lemaire</strong> inscrit dans un cadre de guingois, tout se passe devant un vaste miroir déformant, avec pour tout mobilier un piano à queue sur lequel Violetta passera le dernier acte, comme échouée : belle image, certes, mais dont la pertinence n’est pas garantie. Les costumes de <strong>Christian Lacroix</strong> contribuent aussi beaucoup à combler l’œil : alors que tous les hommes sont en noir, habit et haut de forme, les dames déclinent tout un nuancier de rouges et arborent tous les styles d’un large XIX<sup>e</sup> siècle, de la crinoline à la tournure, de la grande horizontale à la trapéziste, de la grisette 1830 à la gigolette 1910. Oui, mais voilà : en dehors des apparitions récurrentes d’une petite fille en blanc, la petite Alphonsine Duplessis en personne, censée symboliser la pureté perdue de la Dévoyée, rien ne vient vraiment arracher cette production à son charme illustratif.</p>
<p>Ou plutôt, rien en dehors de la musique et du chant, ce qui n’est déjà pas si mal. Sans fuir la « vulgarité » délibérée de certains passages, <strong>Pier Giorgio Morandi</strong> impose à l’orchestre des tempos rapides et dirige une version complète de cette partition qui fut longtemps amputée des cabalettes des Germont père et fils au deuxième acte. On entend aussi « A me fanciulla », le deuxième couplet d’ « Ah fors’è lui », important pour le metteur en scène puisqu’il évoque cette fillette que fut jadis Violetta. En revanche, pas de contre-mi bémol extrapolé à la fin du « Sempre libera », soit que le chef ait imposé le strict respect de ce qu’a écrit Verdi, soit que l’interprète s’y soit refusée.</p>
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<p class="rtecenter"> © Alain Kaiser</p>
<p>On connaît des Traviata à la voix peut-être plus insolente que celle de<strong> Patrizia Ciofi</strong><em>, </em>mais la soprano italienne possède mieux que cela : en ces temps d’uniformisation, de standardisation des voix, elle a su imposer un timbre unique, reconnaissable dès les premières notes. Oui, bien sûr, le grave est souvent assourdi, le médium est voilé, et l’aigu a des stridences parfois presque à la limite de la justesse, mais qui ne passerait outre pour voir et entendre une chanteuse qui s’investit aussi pleinement dans un rôle qui n’a plus de secret pour elle ? Sa Violetta est comme une sœur de Lucia, un peu névrosée, un peu crispée par moments, véhémente ou passionnée à d’autres. Dommage qu’à une héroïne aussi expérimentée réponde un Alfredo un peu vert, un peu gauche, malgré la carrière internationale qu’il mène depuis quelques années. La voix de <strong>Roberto De Biasio</strong> ne manque pas de soleil, mais plutôt de moelleux, et parfois de puissance. Le ténor a du mal à faire vivre son personnage, pris entre deux partenaires qui le dominent de haut. En effet, pour Germont, l’OnR n’a pas fait appel à un baryton en bout de course, comme cela se pratique dans certaines maisons, mais à une voix splendide, celle d’<strong>Etienne Dupuis</strong>, applaudi ici-même en Zurga. Le Canadien n’a encore que peu de rôles verdiens à son répertoire, en dehors de Posa, mais l’autorité de la déclamation, le mordant des accents et la richesse des couleurs laissent espérer qu’il en abordera bientôt d’autres. C’est un plaisir d’entendre la belle voix sombre de <strong>Lamia Beuque</strong> dans un rôle non-travesti (de son passage par l’Opéra Studio de l’OnR, on se rappelle notamment un superbe Mazet de <em>La Colombe</em>). Autour d’eux, de nombreux comprimarios à l’italien plus ou moins exotique, dont on détachera le Gaston-Valentin le Désossé de <strong>Mark Van Arsdale</strong> ou le D’Obigny très fringant de <strong>Jean-Gabriel Saint-Martin</strong>. Très attendus, puisque leur revient quelques-uns des morceaux les plus célèbres de l’opéra, les <strong>chœurs de l’Opéra du Rhin</strong> relèvent le défi avec panache, même privés de tout déguisement de cartomancienne ou de toréador pour la fête chez Flora.</p>
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		<title>VERDI, Nabucco — Barcelone</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/nabucco-barcelone-brulante-actualite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2015 05:00:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comme il est de plus en plus fréquent au Liceu, les spectateurs de la première de la saison sont accueillis devant le théâtre par des manifestants hurlant et sifflant à qui mieux-mieux là où le chœur des Hébreux eût été mieux venu. Une mise en condition douloureuse pour les oreilles, même si justifiée : baisse des &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme il est de plus en plus fréquent au Liceu, les spectateurs de la première de la saison sont accueillis devant le théâtre par des manifestants hurlant et sifflant à qui mieux-mieux là où le chœur des Hébreux eût été mieux venu. Une mise en condition douloureuse pour les oreilles, même si justifiée : baisse des rémunérations, non respect par la direction – aux dires des manifestants – des accords signés, et notamment des conventions collectives. Et un prospectus distribué annonce une grève à l&rsquo;occasion des représentations de <em>Benvenuto Cellini</em> et des concerts qui doivent être dirigés par Riccardo Muti. Mais une fois à l’intérieur, hormis les hommes politiques fuyant micros et caméras, plus rien ne rappelle ces troubles. La représentation de <em>Nabucco</em> aura néanmoins une double résonnance : celle, immédiate, des revendications du personnel, et celle, non moins proche, des récentes élections catalanes, deux substrats historiques et politiques qui pèsent donc lourd ce soir.</p>
<p>Est-ce à dire que la production présentée, totalement absconse, se rattache à quelque événement que ce soit ? Sûrement pas, venant d’un ailleurs d’il y a quelques années (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/spectacle/le-bicentenaire-verdi-selon-la-scala">La Scala</a> et Covent Garden en 2013) et destinée à d’autres horizons dans un proche avenir (Lyric Opera de Chicago en 2016). Mais le décor d&rsquo;<strong>Alison Chitty</strong>, au demeurant assez esthétique avec ses contre-vues projetées sur écran, ne suscite ni rêve ni référence, et donc guère d’intérêt. Les costumes contemporains ne permettent de distinguer aucun des clans de protagonistes. Enfin, la mise en scène de <strong>Daniele Abbado</strong> ne retient pas plus l’attention tant elle est floue, malgré quelques rares beaux moments, comme la masse chorale immobile en milieu de scène pour le « Va Pensiero », et l’air final de Nabucco. Au milieu de tout cela, Abigaille affecte un semblant de détachement et une élégance nonchalante qui deviennent à force une sorte de contresens. Tout cela peut expliquer les huées qui saluent, à la fin du spectacle, les responsables artistiques de la production.</p>
<p class="rtecenter"><img decoding="async" alt="" height="311" src="http://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/fo_4.jpg?itok=kqJr4JQI" width="468" /></p>
<p>© Photo Liceu / Antoni Bofill</p>
<p>C’est dommage, car dans la fosse, on a droit à un orchestre superbement mené par un <strong>Daniel Oren</strong> en grande forme. On sait combien ce chef est irrégulier. Ce soir, peut-être du fait de la première et des circonstances délicates qui l&rsquo;entourent, il soigne tout particulièrement sa prestation, ajustant au mieux ses penchants personnels à l’équilibre de la représentation, avec une ouverture aux belles couleurs orchestrales, puis un bon contrôle des solistes et de l’équilibre fosse/plateau, et des moments de grande sobriété. Le très beau chœur du Liceu est particulièrement à l’honneur, et bisse à la manière véronaise le chœur des Hébreux, avec une note finale bien tenue, mais inutilement prolongée à l&rsquo;excès la seconde fois.</p>
<p>Sur le plateau, l’ensemble est également de grande qualité, mais ne semble pas toujours en cohérence avec la mise en scène. <strong>Ambrogio Maestri</strong> (Nabucco) paraît peu à l’aise en costume contemporain, qui ne l’avantage pas. Malgré une consonne forcée en fin d’air que le poulailler n’a pas laissé passer, il n’en reste pas moins que sa prestation reste un modèle du genre et qu’il compose <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/spectacle/un-duel-de-feu">comme à son habitude</a> un personnage attachant écartelé entre l&rsquo;exercice du pouvoir et ses sentiments. <strong>Martina Serafin</strong> est également une habituée de l&rsquo;œuvre, qu&rsquo;elle a interprétée <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/nabucco-orange-martina-serafin-triomphe-en-abigaille">notamment à Orange</a>. L&rsquo;Abigaille très musicale et élégante qu&rsquo;elle campe paraît aux antipodes des habituelles viragos vitupérantes. Elle sait doser ses effets, et alterner douceur et éclats, mais sa voix paraît toujours un peu en retrait par rapport à celles, beaucoup plus fortes, de Nabucco et de Fenena. Il s&rsquo;ensuit une espèce de déséquilibre, encore accentué par son allure de femme du monde en train de recevoir, qui paraît en constant décalage.</p>
<p>Le cas de <strong>Marianna Pizzolato</strong> est tout aussi troublant. Grande interprète de Rossini, elle souhaite visiblement sortir de ce répertoire en interprétant des rôles plus lourds que sa voix lui permet en effet d&rsquo;aborder. Mais Fenena n&rsquo;est pas un premier rôle, et devrait être quelque peu effacée. Pourtant, la cantatrice fait rayonner une voix souveraine. C&rsquo;est très beau, mais ce n&rsquo;est pas le personnage. <strong>Vitalij Kowaljow</strong> (Zaccaria) a une belle ligne de chant, mais sans emporter l&rsquo;adhésion du public qui l&rsquo;applaudit bien injustement du bout des doigts. Enfin, une jolie découverte avec <strong>Roberto De Biasio</strong> (Ismael), beau timbre de ténor parfaitement adapté au rôle, et sonnant fort bien avec les voix de ses partenaires.</p>
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