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	<title>Caroline DE MAHIEU - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Caroline DE MAHIEU - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>DELIBES, Lakmé — Liège</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lakme-liege-lakme-bien-temperee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Sep 2022 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le lecteur ne nous en voudra pas de passer assez vite sur le travail de mise en scène de Davide Garattini Raimondi. Non qu&#8217;il soit un échec, mais il ne brille pas par son originalité. L&#8217;action est située dans une Inde plus ou moins contemporaine de celle de l&#8217;opéra, et l&#8217;action est narrée au plus &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le lecteur ne nous en voudra pas de passer assez vite sur le travail de mise en scène de <strong>Davide Garattini Raimondi.</strong> Non qu&rsquo;il soit un échec, mais il ne brille pas par son originalité. L&rsquo;action est située dans une Inde plus ou moins contemporaine de celle de l&rsquo;opéra, et l&rsquo;action est narrée au plus près du synopsis voulu par les librettistes. Seuls éléments d&rsquo;actualisation : un Gandhi qui contemple l&rsquo;action depuis le côté de la scène et intervient très ponctuellement, des citations de lui qui sont affichées au niveau des cintres, et les scènes dansées (très bien coordonnées par <strong>Barbara Palumbo)</strong> qui contiennent un message anticolonial. Rien de tout cela ne peut être décrit comme révolutionnaire en 2022, mais il faut reconnaitre que le résultat visuel et dramaturgique est éminemment regardable, notamment grâce aux éclairages subtilement dosés de <strong>Paolo Vitale</strong>, et permet surtout de se concentrer sur les forces musicales du spectacle.</p>
<p>Et là, on est plutôt à la fête. A qui donner la palme ? Le choix est difficile. La révélation la plus surprenante de la soiree est sans doute le jeune <strong>Pierre Doyen</strong>. Encore peu connu, le baryton belge offre en Frédéric une voix puissante parfaitement contrôlée, doublée d&rsquo;un sens de la diction qui ressuscite les mânes du chant francais de l&rsquo;immédiat après-guerre. Un chant qui n&rsquo;hésite pas à recourir au parlando sans jamais sacrifier la beauté du son, avec le souci de porter au même niveau le sens et la musique. A plus d&rsquo;un moment, nous avons cru entendre le jeune Gabriel Bacquier revenu de chez les morts. S&rsquo;ajoute à ces multiples atouts une aisance scénique qui étonne a un stade aussi précoce de la carrière. Encore plus jeune, <strong>Pierre Romainville</strong> livre un Hadji tout aussi touchant, avec une voix fraîche et timbrée avec juste assez de puissance pour évoquer le serviteur dévoué et peut-être un peu amoureux.</p>
<p>Ce qui surprend moins est le triomphe de <strong>Lionel Lhote </strong>en Nilakantha. Le baryton belge dispense à pleines mains son legato impérial, ses réserves de puissance et sa justesse jamais prise en défaut. Toutes des qualités qu&rsquo;il avait déjà montrées lors de participation au Concours Reine Elisabeth de chant en 2004, et qu&rsquo;il porte petit à petit vers des sommets. Il serait aisé d&rsquo;évoquer un succeseur à José van Dam, mais ce chant est d&rsquo;une nature foncièrement différente, plus physique, plus en lien avec les tripes de l&rsquo;artiste. Au risque de se répéter et de choquer, nous déplorerons encore une fois que la carrière de Lionel Lhote ne soit pas entièrement à la hauteur de ses moyens. Chanter à Liège, Toulon et Bordeaux est bel et bon, mais l&rsquo;artiste a l&rsquo;étoffe d&rsquo;un invité régulier à la Scala, à Vienne ou au Met de New York. Le rôle de Nilakantha conviendrait idéalement à ses débuts, avec une identification parfaite au personnage, y compris visuelle. Avis aux directeurs d&rsquo;opéras qui nous lisent.</p>
<p>On sera plus réservé sur le trio des dames britanniques : <strong>Julie Mossay, Caroline de Mahieu</strong> et <strong>Sarah Laulan</strong>. Elles sont certes impayables scéniquement, mais le choix d&rsquo;un chant criard pour évoquer des occidentales coincées n&rsquo;est pas des plus heureux. A l&rsquo;inverse, <strong>Marion Lebègue</strong> profite de la brève partie de Malika pour mettre en valeur son mezzo somptueux.</p>
<p><strong>Philippe Talbot</strong>  pose un problème de conscience au critique. La voix est idéale, parfaitement conduite, et ce chant d&rsquo;un goût parfait enfonce les douces cantilènes de Gérald jusqu&rsquo;au fond de la mémoire, où elles retentiront bien longtemps après la fin de la représentation. Mais le volume est vraiment minuscule, et il y a des moments où le chant peine à franchir la fosse d&rsquo;orchestre. Certes, Delibes etait un des compositeurs attitrés de l&rsquo;Opéra-comique, il excellait dans le demi-caractère, et Gérald n&rsquo;est pas Siegfried. Mais des artistes comme Gregory Kunde ont démontré qu&rsquo;on pouvait mettre de la puissance dans ce rôle sans en détruire la finesse.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="311" src="/sites/default/files/styles/large/public/j._devos_orw-liege_c_j_berger.jpg?itok=DE6WN9IN" title="@ORW - J. Berger" width="468" /><br />
@ORW &#8211; J. Berger</p>
<p>Les débuts belges de <strong>Jodie Devos</strong> en Lakmé étaient très attendus, <a href="https://www.forumopera.com/lakme-tours-naissance-dune-lakme">après sa prise de rôle à Tours, célébrée par Christophe Rizoud : </a>la tessiture comme le contenu dramatique du personnage étaient supposés lui convenir à merveille. On n&rsquo;est pas décu. Aux qualités déja soulignées lors des représentations tourangelles s&rsquo;ajoute une fragilité assumée. Il y a quelque chose de bouleversant à voir ce minuscule bout de femme couverte d&rsquo;un voile blanc, courbée en deux, lancer ses premieres vocalises avant l&rsquo;air des clochettes, et dérouler peu à peu la gamme complète des coloratures les plus illustres. Comment tant de son peut-il surgir d&rsquo;un corps si menu ? Oh magie de l&rsquo;opéra &#8230; Mais l&rsquo;artiste ne se contente pas d&rsquo;éblouir ; elle n&rsquo;oublie pas d&rsquo;émouvoir, et plus d&rsquo;une joue s&rsquo;est mouillée face au sort horrible qui frappe le jeune hindoue. Délicatesse suprême : alors que ses moyens sont très supérieurs à ceux de son partenaire, elle allège la voix dans leurs duos pour ne jamais le couvrir. Lorsque tant de générosité s&rsquo;unit à tant de talent, on rend les armes.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="311" src="/sites/default/files/styles/large/public/j._devos_-_p._talbot_orw-liege_c_j_berger.jpg?itok=I5GdVkp0" title="@ORW - J. Berger" width="468" /><br />@ORW &#8211; J. Berger</p>
<p>Les<strong> Chœurs de l&rsquo;Opéra royal de Wallonie </strong>ont fière allure, et se jouent des embûches semées par Delibes dans la scène du marché au début de l&rsquo;acte II. Visiblement amoureux de cette musique que des beaux esprits ont dénigrée, <strong>Frédéric Chaslin </strong>excelle à en rendre les subtilités et les couleurs délicates comme les quelques moments de puissance. Il est parvenu à entraîner dans son sillage un <strong>orchestre de l&rsquo;opéra </strong>qui fait rivaliser ses pupitres de virtuosité, mettant en valeur une orchestration qui, pour être légère, n&rsquo;en oublie jamais d&rsquo;être élégante.</p>
<p> </p>
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		<title>VERDI, La traviata — Liège</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-traviata-liege-ensemble-cest-tout-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cedric Manuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Apr 2021 20:05:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un entretien pour le quotidien belge Le Soir, Speranza Scappucci revenait ces jours-ci sur le contexte dans lequel la réalisation de cette Traviata diffusée en streaming s’est déroulée. Comme tant d’autres maisons à travers le monde, l’Opéra royal de Wallonie-Liège est fermé depuis un an et seule une Bohème avec formation réduite a été donnée à l’automne. Il y a quelques &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un entretien pour le quotidien belge <em>Le Soir</em>, <strong>Speranza Scappucci</strong> revenait ces jours-ci sur le contexte dans lequel la réalisation de cette <em>Traviata</em> diffusée en streaming s’est déroulée. Comme tant d’autres maisons à travers le monde, l’Opéra royal de Wallonie-Liège est fermé depuis un an et seule une <em>Bohème</em> avec formation réduite a été donnée à l’automne. Il y a quelques semaines, le théâtre perdait en outre son directeur emblématique, Stefano Mazzonis di Pralafera, suscitant une vive émotion. Hormis le concert d’hommage organisé à sa mémoire, la cheffe principale, depuis 2017, de l’institution liégeoise, souhaitait proposer très rapidement une version semi-scénique de <em>La Traviata</em>, l’œuvre qui devait être à l’affiche pour célébrer le bicentenaire de cette maison en novembre 2020, et qui devait à ce titre reprendre la production réalisée par Stefano Mazzonis en 2009. C’est la raison pour laquelle, puisqu’il s’agit du premier spectacle lyrique où tout l’orchestre et le chœur sont réunis depuis des mois, cette représentation est dédiée elle aussi au directeur et metteur en scène disparu, dont on croit d’ailleurs reconnaître la voix enregistrée dans la lecture de la lettre que Giorgio Germont fait parvenir à Violetta au dernier acte.</p>
<p>Pour pouvoir réussir ce pari dans cette salle relativement petite et dans les conditions actuelles,  il a bien sûr fallu prendre d’importantes précautions, en particulier s’agissant du dispositif technique. De grandes plaques de plexiglass séparent l’orchestre, placé sur le plateau – lequel a été agrandi vers la salle &#8211; des interprètes qui évoluent à l’avant-scène. Le chœur, masqué tout comme les musiciens non-souffleurs, est réparti dans le parterre et les loges. Cette disposition oblige la cheffe d’orchestre à diriger en quelque sorte à 360°, ce qu’elle fait avec un naturel confondant, bondissant sur son podium en alternant demi-tours et tours complets pour rassembler tout son monde. </p>
<p>Le résultat musical, disons le d’emblée, est très réussi, avant tout parce qu’on entend parfaitement ce qui fait beaucoup du prix de la musique de Verdi : le théâtre. Pas la théâtralité, mais bien le théâtre, avec ce qu’il comporte d’émotion et de relief, de caractérisation et de drame. </p>
<p>Speranza Scappucci ne traîne pas, ce que les amoureux des préludes un peu alanguis –notamment celui de l’acte III- pourront peut-être lui reprocher. Il y a de l’urgence dans sa direction. Le <em>brindisi</em> est mené à vive allure, tout comme la fête chez Flora au deuxième acte (les bohémiennes et les matadors vont tambour battant) ; le duo-duel entre Alfredo et Violetta chez Flora, juste avant l’horrible affront que le premier va faire à la seconde, est d’une tension extrême, parfaitement illustrée par les coups de fouets très secs de l’orchestre. Homogène, puissant sans être écrasant, ce dernier laisse aussi ses propres instrumentistes donner le meilleur d’eux-mêmes (la flûte, au moment du malaise de Violetta au 1<sup>er</sup> acte ; la clarinette qui accompagne l’épisode douloureux de la lettre de rupture que Violetta doit écrire à Alfredo ou encore le hautbois de l&rsquo;« Addio del passato »).</p>
<p>Mais vitesse ne signifie pas précipitation, Scappucci laisse aussi respirer ses chanteurs. Nous avons eu l’occasion, déjà, de saluer ici ses grandes qualités de cheffe lyrique et elle en donne une nouvelle démonstration, par les atmosphères que dessinent les nuances, les notes tenues (les cuivres sépulcraux, presqu’assénés, au dernier acte, après les mots littéralement expirés de Violetta « che vivere ancor vogl’io »), les <em>rallentandi</em>…. Trop appuyés, ces effets pourraient devenir outranciers, ils sont ici équilibrés et servent pour le mieux la partition. </p>
<p>La mise en espace de <strong>Gianni Santucci</strong> s’appuie sur des éléments simples.  Dès le prélude, quelques protagonistes se hasardent dans la salle où trainent les vestiges d’une table de jeu, comme des ombres surgies d’un temps révolu. Sur scène, on verra encore une table, une chaise et un secrétaire, un cadre contenant une photo des jours heureux, un coffre et un lit. Pour l’atmosphère, des images sont projetées en fond de scène : de riches salons festifs au premier acte, une campagne et des jardins au deuxième notamment. Les solistes, en costume, entrent et sortent par les loges de côté ou la salle. Mais ce qu’il faut saluer, c’est bien le jeu des interprètes qui, tous, s’efforcent de donner corps à leur personnage, à l’incarner de façon crédible, et c’est globalement réussi, prenant et émouvant, même lorsqu’on a vu cet opéra cent fois. Vieux débat s’il en est, on ne peut s’empêcher de penser qu’il vaut mieux de bonnes mises en espace (voire des versions de concert) comme ici plutôt que de mauvaises mises en scène.</p>
<p>Au jeu de l’interprétation, voire de l’incarnation, <strong>Patrizia Ciofi</strong> peut en remontrer à bien de ses consoeurs. Voici presque 30 ans qu’elle a fait de ce rôle l’un des phares de sa carrière. Certes, la voix recèle une certaine fragilité, comme un voile ici ou là. Mais on ne pourra pas nier que le chant conserve une ligne, une technique, un souffle, un éclat, qui restent confondants. Sans doute y a-t-il eu plusieurs phases d’enregistrements, on le voit dans certains raccords du montage, mais la prestation n’en est pas moins digne de son héroïne. Et puis si fragilité il y a, Ciofi s’en sert admirablement et ne triche pas. N’incarne-t-elle pas une femme usée par sa vie de demi-mondaine, au point d’arracher et de jeter avec dégoût, à la fin du 1<sup>er</sup> acte, la robe rouge qui l’incarne ? Ne veut-elle pas plutôt jouir, même tard, d’un amour sincère et désintéressé puisque ce n’est pas la vieillesse qui la guette, comme le lui assène ce mufle de Germont père, mais bien la mort, sans autre étape que la maladie et la souffrance ? Tout cela, la chanteuse le montre sans fausse pudeur et avec une vraie intelligence du rôle, qu&rsquo;elle connaît il est vrai si bien. Quant aux esprits chagrins qui noteront qu&rsquo;elle ne va pas jusqu’au mi bémol, devenu une sorte d’étalon de la réussite du « Sempre libera », on pourra toujours rappeler que ce dernier n’est écrit nulle part ailleurs que dans une certaine tradition interprétative et en tout cas pas sur la partition originale.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="311" src="/sites/default/files/styles/large/public/d._korchak_-_p._ciofi_c_opera_royal_de_wallonie-liege.jpg?itok=isWOG1sA" title="Dmitry Korchak et Patrizia Ciofi - Acte II © Opéra Royal de Wallonie-Liège" width="468" /><br />
	Dmitry Korchak et Patrizia Ciofi &#8211; Acte II © Opéra Royal de Wallonie-Liège</p>
<p>La voix juvénile et agréable de <strong>Dmitry Korchak</strong> convient bien à Alfredo, qu’il interprète lui aussi de façon crédible, sans faille ni outrances. C’est particulièrement le cas au deuxième acte en homme amoureux, avec l’air « De miei bollenti spiriti », puis la cabalette qui suit ; mais aussi en amant jaloux aveuglé à la fois par la colère et l’ivresse et qui commet l’insulte suprême en jetant à la face de Violetta le gros paquet de billets qu’il vient de gagner au jeu. Les duos avec l’héroïne, dès le 1<sup>er</sup> acte, sont d’ailleurs particulièrement réussis et, là encore, très bien soutenus par un orchestre attentif.</p>
<p>De Giorgio Germont, <strong>Giovanni Meoni</strong> possède sans doute le <em>cantabile</em> requis en plus d’une diction remarquable. Mais la voix du baryton est ici un peu claire et le personnage manque d’autorité, un peu extérieur à ce drame qu’il provoque pourtant.</p>
<p><strong>Caroline de Mahieu</strong> est une Flora chaleureuse, dans l’attitude comme dans la voix ; l’Annina de <strong>Julie Bailly</strong> est sonore et émouvante, tout comme le Grenvil d’<strong>Alexei Gorbatchev</strong>. Les autres comprimari ne déparent pas l’ensemble et proviennent d’ailleurs eux aussi de la troupe maison. <strong>Le chœur</strong>, malgré sa disposition, voire sa dispersion, est pourtant très homogène et donne une impression de puissance réjouissante.</p>
<p>Oui, décidément, le besoin de se retrouver, de jouer ensemble – comme le souligne Speranza Scappucci dans l’entretien précité – n’est pas étranger à l’émotion que l’on ressent après avoir écouté cette Traviata si particulière. Un sentiment bien précaire, il est vrai, car nous sommes une fois de plus derrière nos froids écrans, mais qui contient en lui la promesse que nous aurons tous, et les artistes en tout premier lieu, un « avvenire migliore » et qu’il finira bien par se conjuguer au présent…</p>
<p> </p>
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		<title>VERDI, Don Carlos — Liège</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/don-carlos-liege-sauf-votre-respect/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jan 2020 22:10:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Paris, Lyon, Anvers, Liège à présent. En deux ou trois saisons, Don Carlos en version originale – française donc – a retrouvé le chemin de l’affiche. Gloire à Dieu, comme dirait le Grand Inquisiteur. On se souvient il y a une quinzaine d’année d’un directeur de théâtre nous disant l’œuvre impossible à monter en VO &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.forumopera.com/don-carlos-paris-bastille-qui-a-peur-de-krzysztof-warlikowski">Paris</a>, <a href="https://www.forumopera.com/don-carlos-anvers-par-le-petit-bout-freudien-de-la-lorgnette">Lyon</a>, <a href="https://www.forumopera.com/don-carlos-anvers-par-le-petit-bout-freudien-de-la-lorgnette">Anvers</a>, Liège à présent. En deux ou trois saisons, <i>Don Carlos</i> en version originale – française donc – a retrouvé le chemin de l’affiche. Gloire à Dieu, comme dirait le Grand Inquisiteur. On se souvient il y a une quinzaine d’année d’un directeur de théâtre nous disant l’œuvre impossible à monter en VO faute d’interprètes capables de maîtriser la partition dans notre langue.</p>
<p>Autant de villes cependant, autant de versions. Avec la réintégration des huit scènes coupées lors des répétitions parisiennes de 1866, la nouvelle production liégeoise recevrait un trophée aux Victoires s’il existait une catégorie réservée à l’intégrité musicologique. Ce parti-pris est l’occasion de découvrir des pans de musique jamais entendus, tel le duo entre Elisabeth et Eboli, « j’ai tout compris », avant que cette dernière ne maudisse son « don fatal et détesté ». Seul le ballet est écarté, non pour éviter que la soirée ne s’étire – vingt minutes supplémentaires importent peu lorsque la représentation approche les cinq heures, entracte compris – mais parce qu’il fut ajouté ensuite lors de la création.</p>
<p>Respect musicologique ; respect linguistique ; respect dramatique avec une obéissance stricte au livret jusque dans sa dimension fantastique. Respect, tel est donc le maître-mot de ce <i>Don Carlos</i> liégeois dont chaque détail semble avoir été réglé avec une admiration proche de la dévotion. Tableau après tableau – tous dotés d’un décor différent –, costumes après costumes – plusieurs centaines –, on sent que le directeur de l’Opéra Royal de Liège Wallonie et metteur en scène, <b>Stefano Mazzonis di Pralafera</b>, a voulu mettre le paquet, non pour épater la galerie mais par amour profond de l’œuvre. Du couvent de Saint Just dominé par la haute silhouette de Charles Quint que l’on croirait sculptée par un disciple flamand du Bernin, au jardin de l’Escurial où murmure une fontaine, tout est reproduit avec une exactitude maniaque au point d’étouffer le drame sous l’abondance d’oripeaux. L’enfer est pavé, dit-on, de bonnes intentions. Alors, vous pensez, de très bonnes&#8230;</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/styles/large/public/dc4_1.jpg?itok=HPgNfcLt" title="© Opéra Royal de Wallonie-Liège" /><br />
	© Opéra Royal de Wallonie-Liège</p>
<p>Est-ce à dire qu’arrosée d’une huile trop lipidique, la mayonnaise ne prend pas ? Ce serait sous-estimer la puissance émotionnelle d’une partition dont <b>Paolo Arrivabeni</b> trouve d’emblée la juste pulsation. L’orchestre et les chœurs, pas toujours intelligibles, sont mis à rude épreuve. Toutes les embûches ne sont pas évitées – le cor confirme sa légitimité à figurer dans nos <i>100 maux de l’opéra</i> ; quelques décalages perturbent l’autodafé – mais la monumentalité de l’ensemble est préservée.</p>
<p>Le soin porté à cette nouvelle production se traduit aussi dans le choix des seconds rôles. Est-il si fréquent de rouvrir son programme pour vérifier l’interprète du Comte de Lerme ? La diction évidente de <b>Maxime Melnik</b>, finaliste du concours Voix Nouvelles 2018, impose de retenir son nom. Est-il si fréquent que l’apparition supposée céleste de la Voix d’en Haut ne s’apparente pas à un enfer musical ? La justesse de la jeune <b>Louise Foor</b> n’est jamais prise en défaut. Est-il si fréquent d’entrevoir derrière le page Thibault, l’oeil borgne d’Eboli ? Membre du Chœur de Chambre de Namur, <b>Caroline de Mahieu</b> pourrait nous réserver des surprises. Est-il si fréquent de disposer d’un Moine (<b>Patrick Bolleire</b>) dont l’ascendance royale ne fait pas de doute et d’un Grand Inquisiteur de la stature de <b>Roberto Scandiuzzi</b>, mieux ici à son avantage qu’à <a href="https://www.forumopera.com/don-carlos-anvers-par-le-petit-bout-freudien-de-la-lorgnette">Anvers en septembre dernier</a> (Mais le prêtre fanatique brossé à larges coups de pinceau violâtre par Verdi est-il vraiment un second rôle ?) ?</p>
<p>Au premier plan, <b>Yolanda Auyanet</b> (Elisabeth), annoncée souffrante, compense un registre inférieur en déroute par des aigus tracés à la pointe fine derrière lesquels on devine la belcantiste rompue aux grands rôles belliniens et donizettiens.</p>
<p>Encombré de brodequins, de cape d’or, de collerette, de perruque et de chapeau, <b>Grégory Kunde</b> peine à libérer le fauve qui ne sommeille jamais longtemps en lui. A soixante-cinq ans, l’engagement vocal du ténor américain demeure inaltéré. Les duretés sont les seules marques du temps sur une voix dont la solidité et l’ambitus appartiennent à la légende. Les éclats de vaillance sont toujours de nature à clouer l’auditeur sur son siège mais les velléités et les atermoiements torpides de Don Carlos correspondent-ils au tempérament sauvage de cet Otello – rossinien et verdien – de référence ?</p>
<p>De Philippe II, <b>Ildebrando d’Arcangelo</b> possède la morgue – espagnole (les amateurs d’Offenbach comprendront) –, l’arrogance que confère la beauté noire du timbre et le mordant. Le roi de honte et d’épouvante paraîtrait taillé dans une ébène trop uniforme si son long monologue, « Elle ne m’aime pas », ne laissait entrevoir l’illusion d’une fêlure.</p>
<p>Tapie dans l’ombre, maléfique sur toute la longueur d’une voix qu’on aurait tort de penser courte, <b>Kate Aldrich</b> réussit à résoudre le paradoxe constitué par les alpha et oméga d’Eboli que sont d&rsquo;un côté la Chanson du voile et de l&rsquo;autre « O don fatal ». L’agilité et la maîtrise d’effets belcantistes – le trille parmi d’autres –, combinées à l&rsquo;impétuosité, les écarts de registre et le tempérament éruptif, valident la prise de rôle.</p>
<p>Toute première fois aussi pour <b>Lionel Lhote</b> dont le Posa se hisse d’emblée à des hauteurs enviables, non pour sa dimension théâtrale – comme le ténor, le baryton est empêtré dans son costume et dans une gestuelle trop conventionnelle – mais pour la clarté de l’articulation qui, en plus de rendre le texte compréhensible, impose à la phrase sa largeur déclamatoire caractéristique de la langue française ; pour son souci des nuances en dépit d’une partition dont l’ampleur invite à l’emphase ; pour son respect de l’écriture dans ses moindres notes sans céder à la tentation de la simplification ; pour l’aisance, l’impression de facilité qui nous permet d’enclencher en toute sérénité le pilotage automatique et, porté par la beauté du chant, de décoller.  Retransmission en direct, le vendredi 14 février, sur <a href="https://www.francetvinfo.fr/culture/musique/opera/">la plateforme de France TV</a> à 19h.</p>
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