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	<title>Helga DERNESCH - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Helga DERNESCH - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Karajan enfin en streaming ?</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/karajan-enfin-en-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Jacques Groleau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 06:49:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le mélomane pouvait à juste titre s&#8217;interroger : pourquoi les opéras gravés par Karajan pour EMI entre les années 70 et 80 restaient-ils désespérément absents des plateformes de streaming ? Certes, après quelques indiscutables réussites &#8211; de Così et Hänsel à Falstaff et Der Rosenkavalier &#8211;, le ton s&#8217;était nettement modifié, le souci du son &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le mélomane pouvait à juste titre s&rsquo;interroger : pourquoi les opéras gravés par Karajan pour EMI entre les années 70 et 80 restaient-ils désespérément absents des plateformes de streaming ? Certes, après quelques indiscutables réussites &#8211; de <em>Così</em> et <em>Hänsel</em> à <em>Falstaff</em> et <em>Der Rosenkavalier &#8211;</em>, le ton s&rsquo;était nettement modifié, le souci du son ayant alors tendance à prendre le pas sur l&rsquo;urgence dramatique. Quoi qu&rsquo;il en soit, certaines de ces gravures avaient marqué leur époque, comme de somptueux <em>Meistersinger</em> avec la Staatskapelle de Dresde (1970), une incandescente <em>Salome</em> avec Behrens, Van Dam et Baltsa (1977), mais aussi &#8211; dans le désordre &#8211; <em>Don Carlo</em>, <em>Otello </em>ou encore <em>Lohengrin</em> et <em>Le Vaisseau fantôme</em>&#8230;</p>
<p>Warner nous fait la surprise de nous offrir enfin un premier joyau de cette série : le <em>Tristan </em>de 1972 avec Jon Vickers, Helga Dernesch, la Brangäne inapprochable de Christa Ludwig et l&rsquo;écrin &#8211; somptuosissime &#8211; des Berliner. Une expérience orchestrale comme nulle autre, que tout amateur de Wagner se devrait de connaître. Il ne nous reste plus qu&rsquo;à espérer que les autres suivent&#8230;</p>
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		<title>Tannhäuser</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/tannhauser-gloire-a-venus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julien Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Sep 2018 06:24:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Universal poursuit avec bonheur les rééditions de classiques de son catalogue lyrique, en version remasterisée et repackagée, pour parler en bon français. Issu du catalogue Decca, nous revient aujourd&#8217;hui sous d&#8217;avenants atours le Tannhäuser dirigé par Sir Georg Solti. Cet opus constitue un des maillons les plus convaincants de l&#8217;intégrale Wagner enregistrée par Solti pour &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Universal poursuit avec bonheur les rééditions de classiques de son catalogue lyrique, en version remasterisée et repackagée, pour parler en bon français.</p>
<p>Issu du catalogue Decca, nous revient aujourd&rsquo;hui sous d&rsquo;avenants atours le <em>Tannhäuser </em>dirigé par Sir Georg Solti. Cet opus constitue un des maillons les plus convaincants de l&rsquo;intégrale Wagner enregistrée par Solti pour Decca, et on le rangera sans hésiter dans la catégorie des réussites, en compagnie du <em>Ring </em>légendaire, quand bien même sa réputation n&rsquo;est pas aussi flatteuse. Mieux : on n&rsquo;hésite pas à placer cette version parmi les plus réussies de tous les enregistrements studio de l&rsquo;oeuvre.</p>
<p>Le mérite en revient d&rsquo;abord au chef et à ses forces orchestrales et chorales. La prestation de l&rsquo;<strong>Orchestre philharmonique de Vienne</strong>, du choeur de l&rsquo;Opéra d&rsquo;Etat et des Wiener Sängerknaben est digne de tous les superlatifs. L&rsquo;orchestre inonde l&rsquo;auditeur émerveillé d&rsquo;un torrent de griserie sonore pure : des diaprures soyeuses des cordes irréelles à force de chatoyance jusqu&rsquo;à la rondeur opulente mais jamais lourde des cuivres, on ne sait ce qu&rsquo;il faut louer le plus. On aimerait trouver un défaut, ne serait-ce qu&rsquo;un seul, même ridicule, pour attester de ce que l&rsquo;on n&rsquo;a pas abdiqué tout sens critique : c&rsquo;est trop demander. Cet orchestre grand luxe est définitivement somptueux, et il est, au demeurant, idéalement servi par une prise de son proche de l&rsquo;idéal, tant elle est aérée et naturelle. Avec des choeurs spectaculaires de fondant et d&rsquo;homogénéité (<strong>Wilhelm Pitz </strong>est à la manoeuvre!), remarquablement mis en espace par les ingénieurs du son, voilà les vecteurs rêvés pour restituer, dès une ouverture confondante de majesté, les nombreuses beautés de la partition.</p>
<p>Un bonheur ne venant jamais seul, la direction de <strong>Sir Georg Solti </strong>est exempte de toute brutalité comme de tout narcissisme. L&rsquo;effet n&rsquo;est jamais gratuit, le dramatisme toujours de bon aloi, et le chef sait exalter les climats de l&rsquo;oeuvre, tour à tour capiteuse, bucolique ou religieuse. Un chef de théâtre est à la manoeuvre, et cela s&rsquo;entend.</p>
<p>Le risque, avec un tel écrin, est d&rsquo;y noyer les chanteurs. Fort heureusement, la distribution réunie ici se montre, dans l&rsquo;ensemble, à la hauteur.</p>
<p>S&rsquo;agissant du rôle-titre, on glosera à l&rsquo;envie sur le fait de savoir si <strong>René Kollo </strong>a l&rsquo;envergure vocale du rôle, réputé à juste titre pour être un des plus lourds du répertoire de ténor wagnérien. La voix est moins dramatique que celle de ses immédiats prédécesseurs dans le rôle (Max Lorenz, Wolfgang Windgassen, Ramon Vinay, sans même évoquer Lauritz Melchior). C&rsquo;est encore celle d&rsquo;un Tamino, ou d&rsquo;un Stolzing (qu&rsquo;il chantait au même moment à Bayreuth). Captée dans la fraîcheur de la jeunesse (il a 32 ans au moment des prises), et avec le confort que procure le studio, il parvient à faire illusion : son Tannhäuser juvénile, ardent, emporté, est plus convaincant dans l&rsquo;ivresse du Vénusberg ou les emportements amoureux du début de l&rsquo;acte II. A l&rsquo;acte III, autrement plus lourd dramatiquement, c&rsquo;est une autre histoire, et les limites de l&rsquo;instrument se devinent (mais enfin, à part Melchior&#8230;). Un auditeur attentif (et doté de quelque don de divination) pourrait bien, <em>in petto</em>, trouver cette prise de rôle quelque peu aventureuse, mais enfin : dans la critique musicale comme partout ailleurs, il est judicieux de ne pas succomber à la lucidité à posteriori.</p>
<p>La même remarque pourrait être faite s&rsquo;agissant d&rsquo;Elisabeth : <strong>Helga Dernesch</strong>, captée ici à l&rsquo;orée d&rsquo;une carrière qui s&rsquo;annonçait des plus prometteuses, offre la jeunesse d&rsquo;une voix de soprano lyrique idéalement timbrée, qui, par moment, évoque celle de Gundula Janowitz, son exacte contemporaine. Par bonheur, sa route n&rsquo;a pas croisé, au moment de cet enregistrement, celle d&rsquo;un éminent chef d&rsquo;orchestre salzbourgeois qui, en la distribuant dans des rôles hors de propos (Léonore, Isolde, Brünnhilde), ruina sa voix avec méthode en moins d&rsquo;une décennie.</p>
<p>La jeunesse est également ce qui caractérise <strong>Hans Sotin</strong>, lui aussi à peine trentenaire, à la voix de basse d&rsquo;une formidable santé. Il campe un Landgraf pas père noble pour deux sous, à tel point qu&rsquo;on en vient à le trouver peu crédible en père d&rsquo;Elisabeth&#8230;</p>
<p>On sera moins laudatif concernant le Wolfram de <strong>Victor Braun </strong>: la voix n&rsquo;est pas laide, loin s&rsquo;en faut. Mais l&rsquo;interprète est pour le moins insignifiant, et s&rsquo;oublie aussitôt entendu. On n&rsquo;arrive pas à s&rsquo;ôter de la tête que Dietrich Fischer-Dieskau ou Hermann Prey (tous deux sous contrat avec Decca à cette période) auraient pu avantageusement prendre la place de M. Braun, et faire ainsi étalage de leurs qualités de Liedersänger émérites. Regrets éternels&#8230;</p>
<p>On ne dira que du bien des autres Minnesänger : ils composent un fort bel attelage, qui rend vocalement (sinon dramatiquement) crédible la joute de l&rsquo;acte II.</p>
<p>Et l&rsquo;on garde la meilleure pour la fin, avec la pépite incontestable que représente la Vénus de <strong>Christa Ludwig</strong>. Radieuse, ensorcelante, capiteuse, elle est irrésistible et éclipse durablement les autres titulaires du rôle au disque (à l&rsquo;exception, peut être, de Waltraud Meier). On comprend – mieux : on partage ! – les affres de Tannhäuser face à pareille volupté vocale ! Avec une telle Vénus, il eut été criminel d&rsquo;enregistrer la version de Dresde (celle de la création originelle en 1845). Sir Georg Solti choisit fort heureusement la version dite à tort « de Paris », alors qu&rsquo;il s&rsquo;agit en réalité de celle créée à Vienne en 1875 (la musique est bien, à quelques détails près, celle de Paris, mais le livret est traduit en allemand). Le rôle de Vénus y est significativement plus développé, surtout à l&rsquo;acte I. Jamais, en vérité, le Venusberg n&rsquo;aura à ce point regardé vers le jardin enchanté de Klingsor, et jamais Vénus ne sera à ce point apparue comme la grande soeur de Kundry.</p>
<p>Dans une discographie finalement assez maigre en enregistrements de studio, celui-ci, avec un recul de presque 50 ans ( ! ), s&rsquo;affirme comme une des alternatives les plus convaincantes aux <em>lives </em>bayreuthiens qui sont à connaître absolument (on les mentionnera pour mémoire : Keilberth en 1954, Cluytens en 1955 et 1965, Sawallisch en 1962).</p>
<p> </p>
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		<title>Hans Werner Henze : essai de disco/vidéographie</title>
		<link>https://www.forumopera.com/hans-werner-henze-essai-de-discovideographie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Nov 2012 09:11:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hans Werner Henze est mort le samedi 27 octobre à Dresde, et beaucoup n’hésitent pas à voir en lui un des grands compositeurs d’opéras de la seconde moitié du XXe siècle, au même titre que Benjamin Britten. Cette disparition est l’occasion d’un premier bilan de sa carrière de compositeur lyrique telle que le CD et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Hans Werner Henze est mort le samedi 27 octobre à Dresde, et beaucoup n’hésitent pas à voir en lui un des grands compositeurs d’opéras de la seconde moitié du XX<sup>e</sup> siècle, au même titre que Benjamin Britten. Cette disparition est l’occasion d’un premier bilan de sa carrière de compositeur lyrique telle que le CD et le DVD nous permettent aujourd’hui de la connaître. Souvent frileuse vis-à-vis de la musique contemporaine, l’industrie du disque a relativement bien servi Henze, même si l’on a encore à déplorer des lacunes assez stupéfiantes dans sa discographie. Espérons que son décès réveillera les différents labels et les incitera à recommercialiser certains enregistrements présents dans leur fond de catalogue. </strong></p>
<p> </p>
<p>En 1998, Henze publia son autobiographie, <em>Reiselieder mit böhmischen </em>Quinten, qui connut une nouvelle édition en 2001. Ce document a été traduit en anglais, mais jamais en français. Pour pallier ce manque, on pourra se tourner vers le DVD publié chez Arthaus dans la série « Composers of our time » : Tourné dans la propriété du compositeur, non loin de Rome, <em>Hans Werner Henze – Memoirs of an Outsider</em> retrace le parcours du compositeur en s’appuyant sur des interviews de chefs d’orchestre (Ingo Metzmacher, Simon Rattle) et avec la participation de chanteurs comme Ian Bostridge et Michaela Kaune.</p>
<p><strong>Les opéras de Henze en DVD</strong></p>
<p>Pour rester dans le domaine de l’image, le témoignage le plus ancien, en ce qui concerne les opéras de Henze, est la version de <strong><em>Der Junge Lord</em></strong> tournée en 1968 pour la télévision allemande (DVD Unitel sorti en 2008). Cette réalisation est typique de tous ces films en play-back qui furent réalisés à l’époque, où le meilleur côtoie le nettement moins réussi. Le film tourné dans les décors et costumes historiques (années 1830) de Filippo Sanjust offre un assez fidèle reflet de la mise en scène soignée de Gustav Rudolf Sellner au Deutsche Oper de Berlin. Christoph von Dohnanyi y dirige les interprètes de la création en 1965, notamment une splendide Edith Mathis. On aimerait maintenant qu’une production « moderne » connaisse à son tour les honneurs du DVD, par exemple celle qu’a montée Christine Mielitz à Dortmund en 2009.</p>
<p>Nettement plus récent, puisque capté en 1994, le DVD du<em> <strong>Prince de Hombourg</strong></em> (Arthaus 2002) nous plonge dans un tout autre univers esthétique, beaucoup plus en accord avec notre sensibilité actuelle. Nikolaus Lehnhoff avait réglé cette production au Cuvilliés Theatre de Munich en 1992 pour le Bayerische Staatsoper, dont l’orchestre est ici dirigé par Wolfgang Sawallisch. La présence de François Le Roux dans le rôle-titre montre que l’école française de chant arrivait encore à exporter ses meilleurs éléments dans les dernières années du XX<sup>e</sup> siècle. Autour de lui, on entend notamment Helga Dernesch dans le rôle de l’Electrice de Brandebourg. A signaler que l’œuvre fut montée en 2009 au Theater an der Wien, avec Christian Gerhaher en prince, dans une production de Christof Loy.</p>
<p>Filmée dès sa création à Salzbourg en 2003, <strong><em>L’Upupa</em></strong> fut l’avant-dernier opéra de Henze (DVD Euroarts 2005). Ce conte oriental bénéficie de la mise en scène colorée de Dieter Dorn, et la musique est brillamment servie par Mathias Goerne, John Mark Ainsley, Laura Aikin, Hanna Schwarz, Anton Scharinger et Axel Köhler, entre autres. Toujours en 2003, <em>Pollicino</em>, opéra pour enfants, fut filmé à la Musikschule de Calw, dans le Bade-Wurtemberg. Il s’agit d’une production semi-professionnelle, et le DVD est actuellement épuisé.</p>
<p>Enfin, toujours chez Euroarts, <strong><em>Boulevard Solitude</em></strong> est une captation réalisée en 2007 au Liceu de Barcelone. La mise en scène raffinée de Nikolaus Lehnhoff (encore lui !) se situe dans le décor unique d’un hall de gare, avec pour interprète principale Laura Aikin (encore elle !) en Manon, Des Grieux étant confié à un Pär Lindskog qui n’a rien de bien séduisant, ni dans la voix ni dans le physique, l’orchestre étant dirigé par Zoltán Peskó. (Hors opéra, on signalera le DVD du ballet <em>Ondine</em>, capté à Londres 2009 ; l’œuvre est d’ailleurs une commande de Covent Garden, le ballet de Frederick Ashton ayant été conçu pour Margot Fonteyn).</p>
<p>Conclusion : au DVD, ce n’est pas si mal, mais il manque deux titres essentiels, <em>Elegie für jugende liebenden</em> et <em>Die Bassariden</em>. Et curieusement, ces deux lacunes ne sont que partiellement comblées par le CD. Comme le montrera le parcours chronologique ci-dessus, la période centrale de la carrière lyrique de Henze est la mieux représentée, ses débuts glorieux et ses dernières années étant paradoxalement les moins bien traitées.</p>
<p><strong>La musique vocale en CD</strong></p>
<p>En 1948, Henze conçut <em>Das Wundertheater</em>, « opéra pour acteurs » d’après Cervantès, réécrit en 1964 « pour chanteurs ». Ce œuvre courte devint par la suite la première partie d’un triptyque formé avec deux « opéras radiophoniques »,  <em>Ein Landarzt</em> (1951) d’après Kafka, et <em>Das Ende einer Welt</em> (1953). Il existe un disque Wergo réunissant ces deux <em>rundfunkopern </em>; quant au <em>Wundertheater</em>, on en trouve un enregistrement chez Ars Production.</p>
<p>En 1952, Henze connaît son premier grand succès dans le domaine lyrique, avec <strong><em>Boulevard Solitude</em></strong>, d’après <em>Manon Lescaut. </em>On pourra écouter l’enregistrement historique de 1953, réalisé avec Francfort, avec Elfriede Trötschel et Kurt Gester dans les rôles principaux (Line Music). La seule autre version existante en CD est dirigée par Ivan Anguelov, avec Elena Vassileva et Jérôme Pruett (Cascavelle 1989). Le DVD mentionné plus haut complète heureusement la discographie de l’un des titres parmi les plus joués de Henze.</p>
<p>Du <em>König Hirsch</em>, opéra d’après Carlo Gozzi,<em> </em>créé à Berlin en 1956 (révisé en 1962 sous le titre <em>Il Re Cervo)</em>, on croit savoir qu’il existe un enregistrement par le Universität für Musik und Darstellende Kunst, 2006, mais qui est bien sûr introuvable. Henze connaît un nouveau grand succès en 1960 avec <strong><em>Der Prinz von Homburg</em></strong>, sur un livret adapté de Kleist par Ingeborg Bachmann. Il faudra se contenter du DVD car il n’existe apparemment aucun disque de cet opéra.</p>
<p>Autre sommet de la production de Henze, <strong><em>Elegie für junge Liebende</em></strong>, créé en 1961 à Schwetzingen. On écoutera bien sûr le disque d’extraits dirigé en 1963 par le compositeur, avec Dietrich Fischer-Dieskau, premier interprète du rôle du poète Gregor Mittenhofer. Seul rescapé de la création, il est ici entouré d’une équipe incluant notamment, luxe suprême, Martha Mödl dans le rôle de la comtesse Caroline. Parmi les intégrales, mieux vaut oublier le live du Berliner Kammeroper en 1989 pour se tourner vers la version enregistrée en 2000 par le compositeur britannique Oliver Knussen à la tête du Schönberg Ensemble, qui dirige la version originale anglaise (<em>Elegy for Young Lovers </em>) avec Lisa Saffer en tête de distribution.</p>
<p>Pour <strong><em>Der junge Lord</em></strong>, créé en 1965 au Deutsche Oper de Berlin, on dispose d’un enregistrement réalisé la même année, avec toute l’équipe de la création, dirigée par Christof von Dohnányi, pour Deutsche Grammophon, jadis édité dans le cadre de « The Henze Collection ». A noter que le film tourné trois ans après réunit la même distribution à deux exceptions près : Patricia Johnson (la baronne Grunwiesel) et Ruth Hesse (Frau von Hufnagel) sont remplacées dans le film par Margarete Ast et Gitta Mikes, respectivement. Autre enregistrement, réalisé le jour même de la création, <em><strong>Die Bassariden</strong></em>, capté le 6 août 1966 à Salzbourg. Toujours sous la direction de Dohnányi, cette fois à la tête des Wiener Philharmoniker (Orfeo). Il existe une version plus récente, avec Gerd Albrecht dirigeant le Radio-Symphonie-Orchester Berlin, et Karan Armstrong en tête de distribution.</p>
<p>Le tournant des années 1960-70 marque pour Henze une période très engagée. Son requiem pour Che Guevara, <em>Das flo</em><em>ß</em><em> der Medusa</em>, fut enregistré sous la direction du compositeur lui-même, avec Edda Moser et Fischer-Dieskau. En 1970 fut créé au festival d’Aldeburgh <em>El Cimarr</em><em>ón</em>, pour récitant et ensemble de chambre. C’est sans doute l’œuvre lyrique qui compte le plus de versions différentes, puisqu’on en dénombre au moins quatre, dont une dirigée par Henze en personne, pour Deutsche Grammophon. Le flirt de Henze avec le régime Castro se poursuivit en 1974 avec <em>La Cubana oder Ein Leben für die Kunst</em>, vaudeville en cinq tableaux, dont on peut trouver un enregistrement paru chez Wergo en 1989, avec entre autres Anja Silja et Trudeliese Schmitt, dirigées par Jan Latham-König.</p>
<p>En juillet 1976, Henze connut un échec retentissant avec <em>We Come to the River</em>, commande de Covent Garden sur un livret d’Edward Bond, pure expression du marxisme dialectique. On ne s’étonnera pas outre mesure qu’il n’en existe aucune trace en CD, malgré l’existence d’un enregistrement en 33 tours (la reprise de cette œuvre à l’opéra de Dresde le mois dernier laisse néanmoins espérer la possibilité d’un nouvel enregistrement). La même année, Henze fonda le Cantiere Internazionale d’Arte à Montepulciano, où fut créé en 1980 son <em>Pollicino</em>, conte de fées en musique d’après Collodi, Grimm et Perrault (voir enregistrement Wergo 2003).</p>
<p>Nullement découragé par le four essuyé par sa première collaboration avec Edward Bond, Henze réitère l’expérience avec <em>La Chatte anglaise</em>, sur un livret de Bond d’après Balzac.  Créée en 1983 à Schwetzingen, l’œuvre fut donnée dès 1984 à l’Opéra-Comique (avec notamment François Le Roux). Il en existe un enregistrement réalisé à Berlin en 1989 (Wergo). Les derniers opéras sont très inégalement représentés au disque. <em>Das Verratene Meer </em>, drame musical en deux parties, d’après Mishima (1990), a été enregistré à Salzbourg en 2006 sous le titre <em>Gogo no Eiko</em>, <em> </em>dirigé par Gerd Albrecht. De <em>Venus und Adonis</em> (1997), il n’existe aucun enregistrement commercialisé (mais on peut écouter l’intégralité de l’œuvre sur Youtube). <em>L’Upupa</em> (2003) a eu les honneurs du DVD, mais pour <em>Phaedra</em>, ultime opéra de Henze (2007), il faut une fois encore aller chercher sur Internet.</p>
<p>On mentionnera finalement les réorchestrations auxquelles Henze procéda sur commande : en 1976, la <em>Jephte</em> de Carissimi (Londres) et le <em>Don Chisciotte</em> de Paisiello (Montepulciano), et surtout, en 1985, pour le festival de Salzbourg, <strong><em>Il Ritorno d’Ulisse in patria</em></strong> de Monteverdi, dont il a existé un CD et un DVD, version dirigée par Jeffrey Tate avec Thomas Allen et Kathleen Kuhlmann dans les rôles principaux (mise en scène Michael Hampe). La récente reprise à Madrid du <em>Couronnement de Poppée </em>réorchestré par Philippe Boesmans en 1988 montre bien que cette pratique n’a rien d’anachronique. On doit aussi à Henze une orchestration des <em>Wesendonck Lieder</em> de Wagner (disque Claves avec Yvonne Naef).</p>
<p>En matière de mélodies de Henze, on mentionnera quelques disques intéressants : le récital d’Ian Bostridge avec Julius Drake au piano, réunissant les <em>Sechs Gesänge aus dem Arabischen</em> de 1998, dont le ténor britannique fut le créateur, et les <em>Three Auden Songs</em> de 1983 (EMI), et un disque DG de la fameuse « Henze Collection », où Edda Moser interprète les magnifiques <em>Whispers from heavenly death</em>, cantate de 1948 pour voix aiguë sur des textes de Walt Whitman<em>, </em>et <em>Being Beauteous</em>, cantate pour soprano colorature d’après un extrait des <em>Illuminations</em> de Rimbaud (1963), tandis qu’à Dietrich Fischer-Dieskau reviennent les <em>Fünf Neapolitanische lieder</em> (1956) dont il fut le dédicataire.</p>
<p> </p>
<p>
	 </p>
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