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	<title>Claudio DESDERI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Claudio DESDERI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Décès du baryton Claudio Desderi</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/deces-du-baryton-claudio-desderi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Jul 2018 12:10:01 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le baryton italien <strong>Claudio Desderi</strong> nous a quittés hier 30 juin. Après ses débuts en 1969, au festival d&rsquo;Edimbourg, en Gaudenzio dans <em>Il signor Bruschino</em>, il s&rsquo;était fait une spécialité des rôles bouffes. A la Scala de Milan, il avait chanté Rossini sous la direction de Claudio Abbado et Mozart sous la baguerre de Riccardo Muti. En 1982, il avait interprété le rôle-titre de <em>Falstaff </em>à l&rsquo;Opéra de Paris. Directeur du Teatro Verdi de Pise de 1991 à 1998, puis du Teatro Regio de Turin de 1999 à 2001, il y avait exercé ses talents de chef d&rsquo;orchestre. Il avait consacré ses dernières années à transmettre son savoir, notamment sous la forme de master-classes. </p>
<p><iframe allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/kK5tXenDWQ8" width="560"></iframe></p>
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		<title>VERDI, Falstaff — Verbier</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/falstaff-verbier-enorme-terfel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Jul 2016 07:19:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quelle bouffée de plaisir que Falstaff, ultime opéra de Verdi, éclat de rire en guise de point final à une succession de drames sanglants – de Nabucco à Otello –, avec sa morale fuguée à laquelle l&#8217;actualité apporte en ce moment un insupportable démenti : « Tutto nel mundo è burla » (tout dans le monde est &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Quelle bouffée de plaisir que <em>Falstaff</em>, ultime opéra de Verdi, éclat de rire en guise de point final à une succession de drames sanglants – de <em>Nabucco</em> à <em>Otello –</em>, avec sa morale fuguée à laquelle l&rsquo;actualité apporte en ce moment un insupportable démenti : « Tutto nel mundo è burla » (<em>tout dans le monde est farce</em>). Il faut au Festival de Verbier la jovialité exubérante de <strong>Bryn Terfel</strong> pour nous en persuader.</p>
<p>Comme on pouvait s&rsquo;y attendre, son Falstaff est d&rsquo;une force comique à laquelle la salle a tôt fait de céder, s&rsquo;esclaffant à chacune de ses entrées, hoquetant à chacune de ses saillies. La voix aussi est gigantesque, d&rsquo;une puissance décuplée par l&rsquo;énergie avec laquelle le chanteur s&rsquo;approprie un rôle qui semble avoir été taillé à la mesure énorme de sa personnalité. Peut-on imaginer un autre Falstaff que Terfel ? La question est posée. L&rsquo;une des réponses pour ses challengers présents et futurs sera de revenir aux racines du chant, dût l&rsquo;attention au texte en souffrir. Dans le combat sans merci que depuis la création de l&rsquo;opéra se livrent parole et musique, Terfel est sans conteste le fantassin de la première. Les embryons d&rsquo;airs ou les quelques phrases lyriques que lui réserve Verdi s&rsquo;effacent devant l&rsquo;aplomb superbe avec lequel chaque réplique est lancée. Reste à exister auprès de cet ogre qui aurait vite fait de dévorer ses partenaires, tel Chronos ses enfants.</p>
<p>L&rsquo;autre baryton de la soirée, <strong>Luca Salsi</strong> oppose à l&rsquo;appétit féroce de ce Falstaff saxon une faconde toute méditerranéenne. Ford n&rsquo;a jamais paru aussi latin avec ce que cela signifie de roublardise mafieuse, de machisme, de gestuelle outrée mais aussi de maîtrise des règles du chant verdien : souffle, ligne, longueur, beauté orgueilleuse du son.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/falstaff1.jpg?itok=ZpE2nnjg" title="Luca Salsi (Ford), Bryn Terfel (Falstaff) © Nicolas Brodard" width="468" /><br />
	Luca Salsi (Ford), Bryn Terfel (Falstaff) © Nicolas Brodard</p>
<p>Dans <em>Falstaff </em>cependant, plus que les individualités, priment les complémentarités. Si Luca Salsi et Bryn Terfel imposent leur personnage, c&rsquo;est que les deux chanteurs se complétent, tout comme <strong>Yvonne Naef</strong> par son tempérament, son métier et la projection de ses graves, trouve sa place au milieu des commères et lâche d&rsquo;imparables « Reverenza » dans les deux scènes qui confrontent Quickly à Falstaff.</p>
<p>Le couple d&rsquo;amoureux – <strong>Atalla Ayan</strong> (Fenton) et <strong>Ying Fang</strong> (Nannetta) – est moins assorti : lui, ténor lyrique égaré dans un rôle qui demande plus de grâce que de muscle, refusant de mixer les registres, séduisant de timbre et d&rsquo;aigu mais brutal dans son sonnet amoureux « Dal labbro il canto estasi » ; elle, au contraire, délicate, presque timide si elle ne possédait la musicalité et la technique nécessaires pour filer longuement les notes suspendues dont Verdi l&rsquo;a comblée – « Anzi rinnova come fa la luna » et surtout, au 3e acte, une ballade de la reine des fées lumineuse que le public salue d&rsquo;une salve d&rsquo;applaudissements.</p>
<p><strong>Erika Grimaldi</strong> (Alice) et <strong>Roxana Constantinescu</strong> (Meg Page) restent en retrait quand <strong>Carlo Bosi</strong> (Bardolfo) et <strong>David Shipley</strong> (Pistola) réussissent au contraire à projeter leur association de malfaiteurs au premier plan, servis en cela par la mise en espace de <strong>Claudio Desderi</strong> dont le seul défaut est de déporter trop souvent l&rsquo;action côté cour.</p>
<p>A la tête du Verbier Orchestra Orchestra, composé – rappelons-le – de jeunes instrumentistes âgés de 18 à 29 ans qui, sous la conduite de maîtres expérimentés, approfondissent leur pratique orchestrale, <strong>Jésus López-Cobos </strong>parvient à dompter l&rsquo;acoustique difficile de la salle des Combins. Quelques confusions dans les ensembles, quelques brusqueries ne refrènent pas l&rsquo;élan d&rsquo;une direction soucieuse d&rsquo;abord d&rsquo;équilibre. Si tout dans le monde n&rsquo;est plus farce, certains soirs, heureusement, restent joyeux.</p>
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		<title>A quoi bon une master class ?</title>
		<link>https://www.forumopera.com/a-quoi-bon-une-master-class/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marcel Quillevere]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Nov 2010 17:15:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>  Les conservatoires et écoles d’opéra ont pris l’habitude d’organiser, au sein du cursus des apprentis chanteurs, des séries de master classes données par de grands noms de la scène lyrique internationale. Mais dans quel but, puisque qu’on sait bien que l’interprétation et la technique ne s’enseignent pas en trois ou quatre jours ? N’est-ce pas &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			<strong>Les conservatoires et écoles d’opéra ont pris l’habitude d’organiser, au sein du cursus des apprentis chanteurs, des séries de <em>master classes</em> données par de grands noms de la scène lyrique internationale. Mais dans quel but, puisque qu’on sait bien que l’interprétation et la technique ne s’enseignent pas en trois ou quatre jours ? N’est-ce pas un leurre, par ailleurs, de penser qu’un grand chanteur est automatiquement un grand pédagogue quand il s’agit là de deux métiers différents ? Il suffit de demander aux grands interprètes d’aujourd’hui avec qui ils ont travaillé pour se rendre compte que leurs maîtres sont souvent d’illustres inconnus, qui donnent des cours privés, dans on ne sait quelle province reculée, sans forcément avoir fait carrière</strong></p>
<p>			<strong>Or c’est bien l’acquisition d’une bonne technique qui doit être à la base de tout enseignement et c’est cet apprentissage ingrat et difficile qui manque cruellement dans nombre d’institutions de notre pays. Alors devant tant d’urgence, à quoi bon une <em>master class</em> ? </strong></p>
<p>			<strong> </strong></p>
<p>			 </p>
<p>			<strong> </strong></p>
<p>			 </p>
<p>			C’est qu’elle a une ou deux vertus essentielles. De grands techniciens du bel canto ont disparu et n’ont pas transmis cet art reçu des plus grands maîtres d’autrefois. Comment ne pas le regretter ? Conscients de la responsabilité que cela implique, de grands artistes du XXe siècle n’ont pas eu forcément la fibre pédagogique et ils n’ont pas transmis leur savoir. Or c’est précisément dans le cadre d’une <em>master class</em> qu’ils peuvent intervenir, en toute quiétude, en étant des passeurs auprès des apprentis chanteurs. En quelques jours, leur témoignage, leurs conseils, leur enseignement, peuvent permettre à de jeunes artistes de s’épanouir à leur contact, de prendre conscience de leurs lacunes, de retrouver confiance. La <em>master class</em> peut être un déclencheur. L’étudiant peut se remettre en question et progresser en prenant de justes décisions. Ce petit coup de pouce peut être essentiel.</p>
<p>			C’est bien ce que l’on ressent en assistant à une <em>master class</em> de Claudio Desderi. Il ne veut parler que d’interprétation. Ce grand mozartien travaille sur des airs, des récitatifs et des ensembles des <em>Noces</em>, de <em>Cosi</em> et de <em>Don Giovanni</em>.</p>
<p>			Paradoxalement, c’est en insistant sur le texte, les mots, les phrases, le sens et le sous texte, l’écoute des uns et des autres, à la manière d’une lecture entre comédiens, qu’il parvient soudain à révéler un timbre, à libérer un souffle entravé par un artifice technique dangereux, à faire prendre conscience du juste appui de la colonne d’air. Étonnant, à vrai dire, et convaincant !</p>
<p>			 </p>
<p>			C’est un ingénieur fou d’art lyrique et d’opéra qui a eu l’idée de créer, il y a quelques mois, une association qui inviterait de grands artistes à donner des conseils aux jeunes chanteurs. Et cela, avec la liberté d’agir hors du cadre figé d’une institution. Philippe L’Hermitte a ainsi réuni des collègues et deux professeurs de chant parisiens, Malcolm King et Malcolm Walker, afin de mettre sur pied ces journées pédagogiques, de trouver des locaux et d’inviter de grands artistes. Pour l’instant, l’association loue des salles existantes, en l’occurrence la salle de l’Alliance Française. Cela a un coût important et il faut être bien passionné pour prendre un tel risque, car ce n’est pas le droit d’inscription de 150€ pour les quatre jours de la session (six heures par jour) qui va permettre de rentrer dans les frais. L’Association « Le Centre Harmonique » cherche donc encore des mécènes. Deux autres <em>master classes </em>sont prévues avec Leontina Vaduva, du 8 au 11 décembre 2010, et Ann Murray, en 2011.</p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
<p>			Pour cette première session, les chanteurs sont venus majoritairement des classes des deux professeurs de l’Association. D’autres en ont été informés, entre autres, par le Centre Français de Promotion Lyrique. Ils ont tous déjà un pied dans la carrière. Et ils sont tous fascinés par ce grand maître qu’est Desderi. Il sait mettre tout le monde en confiance, avec une sage autorité, faite de calme et de sérénité, et une hauteur de vue qui impressionnent. La plupart du temps c’est bien la technique qui empêche l’artiste d’exprimer ce que le maître lui demande. Desderi utilise alors, pour le débloquer, un de ces subterfuges dont il a le secret. Dans un duo Don Giovanno-Leporello, par exemple, les chanteurs ont tendance à faire du son, à « fabriquer » comme on dit dans le métier. Il les oblige à danser &#8211; à danser vraiment, pas à faire semblant &#8211; et soudain les voix retrouvent naturel et beauté, et la musique s’épanouit. Quelques indications techniques : couvrir simplement le son dans le passage (Il parle de la fameuse bascule du son, de « tornare la voce » dans ce registre), utiliser les consonnes à bon escient, ne pas abandonner le souffle, etc.</p>
<p>			 </p>
<p>			La base de son enseignement: ne jamais faire semblant. Plus facile à dire qu’à réaliser ! Il obtient ce résultat plus d’une fois et le premier étonné est bien l’artiste. Important aussi : le travail sur les récits. Il y passe beaucoup de temps. Du coup l’air qui suit prend tout son sens. On se dit alors que la plupart des metteurs en scène d’aujourd’hui auraient bien besoin de ses <em>master classes</em>, au lieu d’ignorer le texte et la musique sous le clinquant inutile de leurs faux-semblants.</p>
<p>			 </p>
<p>			Quelques très jeunes chanteurs à retenir : David Tricou, un ténor de 22 ans, à la voix très légère, riche en harmoniques aiguës, qui sera un grand mozartien ; deux sopranos dont la technique est saine et « naturelle » : la belge Anaïs Brullet (beau timbre et belle personnalité) et la Française Jeanne Crousaud. Leurs aînés ne déméritent pas, en particulier Chantal Sauton qui chante Fiordiligi avec une aisance et une intensité rare, un timbre velouté, une belle projection, et une technique solide. </p>
<p>			 </p>
<p>			De la belle ouvrage. Merci Claudio Desderi et merci au pianiste David Abramovitz, dont on connaît l’excellence, co-équipier essentiel de cette master class..</p>
<p>			<strong> </strong></p>
<p>			<strong>Marcel Quillévéré</strong></p>
<p>			<strong> </strong></p>
<p>			<em>Master class</em> de Claudio Desderi </p>
<p>			Organisée par <em>Le Centre Harmonique</em></p>
<p>			Théâtre de l’Alliance Française</p>
<p>			101, Boulevard Raspail – Paris</p>
<p>			Du 27 au 30 octobre 2010 (de 15 à 18h et de 20 à 23h)</p>
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		<title>Doucement les Basses</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/un-diner-presque-parfait/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jun 2010 15:23:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un dîner auquel sont conviés trois barytons-basses (dont deux parmi les plus célèbres au monde), et une quatrième convive dont l’identité, mystérieuse, ne sera dévoilée qu’à la fin du repas. La proposition faite par Sylvie Milhau est de celle qu’il serait dommage de refuser, surtout que les trois invités se nomment Gabriel Bacquier, José van &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Un dîner auquel sont conviés trois barytons-basses (dont deux parmi les plus célèbres au monde), et une quatrième convive dont l’identité, mystérieuse, ne sera dévoilée qu’à la fin du repas. La proposition faite par Sylvie Milhau est de celle qu’il serait dommage de refuser, surtout que les trois invités se nomment Gabriel Bacquier, José van Dam2, Claudio Desderi et que le festin prend place dans l’un des restaurants les plus prestigieux de la capitale : <em>La Tour d’argent</em>.</p>
<p> </p>
<p>Pour autant, comme souvent dans les dîners, il faut attendre le dessert pour que la soirée décolle vraiment. Auparavant, ont défilé à la table tous les grands rôles du répertoire italien, français, allemand et russe, en trois chapitres séparés (le russe et l’allemand étant réunis en un seul) et plusieurs scènes (une par compositeur : Mozart, Verdi, Puccini, Donizetti, Rossini pour l’italien ; Berlioz, Gounod, Massenet, Offenbach, Charpentier, Debussy pour le français ; Moussorgski, Berg, Wagner pour le russe et l’allemand). Et nos trois hommes de considérer l’un après l’autre chacun des rôles, sous un angle plus psychologique que musical, quand ce dernier aspect nous aurait davantage intéressé. Cela nous vaut au mieux des observations que l’on a déjà lues ailleurs («<em> L’amour qui unit Fiordiligi à Ferrando est plus sincère et profond que celui de l’autre couple</em> »), des lieux communs (« <em>Susanna est terriblement intelligente </em>», « <em>Chez Verdi, Iago est vraiment méchant </em>»), au pire des idées que l’on croyait depuis longtemps rangées au placard (« <em>Les œuvres de Puccini sont très marquées dans le temps, c’est du vérisme </em>» ; « <em>Pour moi le grand Rossini, c’est celui de l’opéra bouffe, pas celui de l’opéra seria</em> ») et carrément des absurdités (« <em>La musique de Rossini supporte mal qu’on monte ses œuvres en allant trop loin dans le côté intellectuel</em> »). Le genre d’inepties qui motive des mises en scènes comme celles de <em><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1764&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=54">La Donna del lago</a> </em>que nous subissons actuellement à Paris. Un sommet est atteint lorsque, dans le feu de la discussion, José van Dam évoquant la nature de la relation entre Posa et Carlo demande « <em>Vous imaginez Gabriel en homosexuel ?</em> ». Horrifié, Gabriel Bacquier menace : « <em>Toi ! Fais gaffe à ce que tu dis</em> ». Voilà qui nous ramène à des temps que, depuis <em>La cage aux folles</em>, on pensait révolu.. </p>
<p>Le plus délicat pour l’auteure, placée au cœur de ces palabres, reste d’animer le repas. Disons qu’elle n’a pas choisi la facilité. Autant, un dialogue entre deux personnes ne pose pas de problème au lecteur – on sait toujours quel est celui qui parle – autant il est difficile par écrit de suivre une conversation à quatre voix. D’où un grand nombre de circonvolutions pour faire comprendre qui discourt, tout en essayant d’éviter la monotonie qu’engendrent les répétitions. Une difficulté qu’il aurait peut-être mieux valu tout simplement assumer en faisant précéder chaque réplique du nom de celui qui la dit, comme dans les textes des pièces de théâtre. A la place, on accumule toutes les dix lignes des « <em>s’étonne le biterrois</em> », « <em>s’amuse le baron</em> », « <em>souligne le maestro</em> », « <em>soupire le piémontais</em> », « <em>répond Athos</em> » (Sylvie Milhau a eu l’idée de comparer nos trois chanteurs aux trois mousquetaires) qui tout en désignant le parleur finissent par agacer.</p>
<p> </p>
<p>Puis, au moment du dessert, alors qu’un peu ennuyé, l’on hésite à poursuivre sa lecture, tombent les masques. On débarrasse avec les plats les grands personnages de l’art lyrique et la conversation aborde enfin ce pourquoi l’on s’était mis à table : nos trois barytons-basses. Le repas heureusement n’est pas terminé, il reste une petite centaine de pages. Comme dans les vrais dîners, la discussion se morcelle, passe naturellement d’un sujet à un autre : la mise en scène contemporaine, la disparition des troupes, la stratégie des maisons de disque, les nouvelles voix et même l’état de la musique en Italie. Les anecdotes deviennent plus croustillantes. On n’hésite pas à citer quelques noms. Et tandis que l’on disserte de l’opéra et de son actualité, peu à peu se profilent les hommes derrière les chanteurs. Le ton devient plus confidentiel. « <em>Ma voix ne m’émeut pas, je n’ai jamais pensé être doté d’un instrument à la beauté stupéfiante </em>» avoue Claudio Desderi avant de raconter comment il est devenu chef d’orchestre et d’expliquer en quoi son expérience de chanteur lui est utile dans cette nouvelle fonction. « <em>Je préfère ma voix actuelle à celle que j’avais il y a vingt ans </em>» enchaîne José van Dam. Ainsi chacun accepte de parler de lui-même, en toute sincérité : ses succès, ses échecs, ses regrets, ses rencontres – Karajan, Strehler, &#8230; –, les chanteurs qu’il apprécie, les rôles qu’il préfère, la vie du théâtre durant les répétitions et les représentations (une jungle souvent !) et une fois le rideau tombé, l’angoisse, la solitude, l’amertume parfois. « <em>J’ai tout sacrifié à ma carrière</em> » lâche Gabriel Bacquier. Qu’il sache combien nous lui en sommes reconnaissants.</p>
<p> </p>
<p>En annexe, plus que le synopsis des œuvres citées, on aurait aimé pour accompagner la discographie de nos trois artistes (incomplète à notre avis mais la tâche est ample), une biographie, une scénographie, la liste des rôles et récompenses qui auraient pu faire de ce substantiel exercice de style, un ouvrage de référence.</p>
<p> </p>
<p><strong>Christophe Rizoud</strong></p>
<p> </p>
<p>1 Le livre n’est pas encore disponible dans toutes les librairies. Il peut être commandé directement sur le site <a href="http://www.doucementlesbasses.eu/">www.doucementlesbasses.eu</a></p>
<p>2 A propos de José van Dam, lire <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1674&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=49">notre dossier « Don van Dam, tout simplement »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/un-diner-presque-parfait/">Doucement les Basses</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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