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	<title>Daniela DESSI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:27:16 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Daniela DESSI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>L&#8217;ai-je bien descendu ? Dix sauts de la mort de Tosca</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Jan 2022 05:11:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 1905, Sarah Bernhardt interprète Tosca, la pièce de Victorien Sardou, au Théâtre lyrique de Rio de Janeiro. C&#8217;est la dernière représentation et, ce soir-là, les machinistes ont oublié de mettre les protections destinées à recevoir l&#8217;interprète à l&#8217;issue de son grand saut. Sarah, qui a dépassé la soixantaine, se blesse sérieusement. Au lieu de se soigner &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-size: 14.000000953674316px;">En 1905, <strong>Sarah Bernhardt </strong>interprète <em>Tosca</em>, la pièce de Victorien Sardou, au Théâtre lyrique de Rio de Janeiro. C&rsquo;est la dernière représentation et, ce soir-là, les machinistes ont oublié de mettre les protections destinées à recevoir l&rsquo;interprète à l&rsquo;issue de son grand saut. Sarah, qui a dépassé la soixantaine, se blesse sérieusement. Au lieu de se soigner et de prendre du repos, elle part poursuivre sa tournée aux Etats-Unis. Sa jambe la fera dès lors toujours souffrir, <a href="https://youtu.be/Lj5AT1mXKw4?t=23">au point qu&rsquo;elle devra se résoudre à son amputation dix ans plus tard</a>. Ceci pour dire que le rôle n&rsquo;est pas sans risque et, pour son adaptation lyrique, que ces risques ne sont pas uniquement vocaux.</p>
<p>	<img decoding="async" alt="" src="https://c.tenor.com/z3eXqalfPXAAAAAC/tosca-jump.gif" style="width: 498px; height: 281px;" /><br />Latonia Moore, renversante</p>
<p>1. En 1992, <strong>Catherine Malfitano</strong> accéde à la célébrité planétaire avec une retransmission en direct et en Mondovision de <em>Tosca</em>, filmée sur les divers lieux de l&rsquo;action aux heures du drame, et aux côtés de Placido Domingo, dans une production d&rsquo;Andrea Andermann. La version amstellodamoise ci-dessus est nettement plus stylisée : le soprano américain y réalise sans doute l&rsquo;un des plus beaux sauts qui soient.</p>
<p><a href="https://youtu.be/UijJKHKjXeo?t=184">Accès direct ici pour les plus pressés</a>, et vidéo complète ci-dessous (même principe dans la suite).</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="539" src="https://www.youtube.com/embed/UijJKHKjXeo" title="YouTube video player" width="718"></iframe></p>
<p>2. Vingt-sept ans plus tard, Catherine Malfitano est toujours aussi dramatiquement « sobre » quoique muette. <a href="https://youtu.be/0SyyQ7_hJJ4?t=6921">« Comme c&rsquo;est long » s&rsquo;exclame <strong>Angel Blue</strong></a> (accès direct).</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="720" src="https://www.youtube.com/embed/0SyyQ7_hJJ4" title="YouTube video player" width="1280"></iframe></p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">3. Le 7 décembre 2019, Riccardo Chailly proposait pour l&rsquo;ouverture de la Scala une <em>Tosca</em> dans sa version originale : <a href="https://youtu.be/Vssk911H5mY?t=8332">plus longue sera la chute, plus spectaculaire sera le saut, même si une figurante remplace <strong>Anna Netrebko</strong> !</a> (accès direct)</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="853" src="https://www.youtube.com/embed/Vssk911H5mY" title="YouTube video player" width="1280"></iframe></p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">4. En cherchant le chemin des remparts, <a href="https://youtu.be/tRLAGdPxvCE?t=7423"><strong>Daniela Dessi </strong>est tombée dans la cave</a> (accès direct). Avec Dessi, on mettrait Tosca en bouteille.</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="853" src="https://www.youtube.com/embed/tRLAGdPxvCE" title="YouTube video player" width="1280"></iframe></p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">5. En 2001, Benoît Jacquot réunit trois stars lyriques, <strong>Angela Gheorghiu</strong>, Roberto Alagna et Ruggero Raimondi pour une version filmée de <em>Tosca</em>. La bande sonore est enregistrée à Londres, dans les studios d&rsquo;Abbey Road (comme les <em>Beatles</em>), le film est tourné à Cologne et à Rome (l&rsquo;éloignement n&rsquo;est visiblement pas propice à la bonne synchronisation du mouvement des lèvres&#8230;). Quelle drôle d&rsquo;idée a bien pu passer par la tête du réalisateur pour saboter à ce point le finale en le privant de son indispensable émotion mélodramatique ? <a href="https://youtu.be/n6kTmWYIAcw?t=216">Bref, un finale qui tombe à plat</a> (accès direct).</p>
<p style="font-size: 14.000000953674316px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="877" src="https://www.youtube.com/embed/n6kTmWYIAcw" title="YouTube video player" width="1169"></iframe></p>
<p>6. <strong>Montserrat Caballé </strong>était davantage réputée pour ses sauts d&rsquo;octave que ses sauts dans le vide. Dans cette vidéo des années 80, avec sous-titrage gravé au burin, elle nous fait quand même l&rsquo;honneur <a href="https://youtu.be/KPXiwtAcCA4?t=6629">de monter quelques marches d&rsquo;un escalier avant de disparaitre mystérieusement</a> (accès direct).</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="872" src="https://www.youtube.com/embed/KPXiwtAcCA4" title="YouTube video player" width="1280"></iframe></p>
<p>7. Dans ses dernières apparitions dans le rôle, la diva catalane  se contentait de quitter la scène d&rsquo;un pas de sénatrice<a href="https://youtu.be/a1Qcgsv87I8?t=6427">, en se dirigeant gentiment vers le côté cour où le côté jardin</a> (accès direct), suivant l&rsquo;endroit où son époux, Barnabé, avait planqué les chouquettes.</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="877" src="https://www.youtube.com/embed/a1Qcgsv87I8" title="YouTube video player" width="1096"></iframe></p>
<p>8. Croiser une fille à poil au sommet du Château Saint-Ange ? Il en faudrait plus <a href="https://youtu.be/Ich562nSvv0?t=7880">pour décontenancer l&rsquo;impétueuse Sondra Radvanovsky </a> (accès direct) !</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="720" src="https://www.youtube.com/embed/Ich562nSvv0" title="YouTube video player" width="1280"></iframe></p>
<p>9. On a mis plusieurs jours à retrouver <strong>Maria Guleghina</strong>, <a href="https://youtu.be/cnrpDRrHkrQ?t=6844">perdue dans ce fatras</a> (accès direct).</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="735" src="https://www.youtube.com/embed/cnrpDRrHkrQ" title="YouTube video player" width="1280"></iframe></p>
<p>10. En conclusion, une bonne Tosca ne doit pas avoir un chat dans la gorge.</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="877" src="https://www.youtube.com/embed/4ZsSwlBaoXc" title="YouTube video player" width="1074"></iframe></p>
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		<title>Fedora</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/fedora-princesse-posthume/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Mar 2018 12:58:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 20 août 2016, le décès de Daniela Dessì plongeait le monde lyrique dans le désarroi, car avec la soprano génoise disparaissait l’une des grandes personnalités du monde lyrique italien. S’ils ne l’ont pas tout à fait ignorée, les studios d’enregistrements ont trop rarement jugé opportun de faire appel à son talent, mais par chance, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 20 août 2016, le décès de Daniela Dessì plongeait le monde lyrique dans le désarroi, car avec la soprano génoise disparaissait l’une des grandes personnalités du monde lyrique italien. S’ils ne l’ont pas tout à fait ignorée, les studios d’enregistrements ont trop rarement jugé opportun de faire appel à son talent, mais par chance, le <em>live </em>nous préserve bien des témoignages de son art. Le DVD permettra aux générations futures de se rappeler qui était Daniela Dessì, et c’est précisément avec une captation vidéo que l’industrie du disque prolonge le souvenir de la disparue, en publiant à présent cette <em>Fedora</em> filmée en mars 2015.</p>
<p>Certes, <em>Fedora </em>n’est pas forcément une œuvre inoubliable, mais c’est un opéra qui offre deux beaux rôles, et quand une soprano et un ténor savent s’en emparer, le résultat peut faire des étincelles. Avec <strong>Fabio Armiliato</strong>, son compagnon à la ville, Daniela Dessì incarna à peu près tous les couples possibles dans leur répertoire, et <em>Fedora</em> ne pouvait échapper à leur tableau de chasse : pas vraiment d’air mémorable pour le rôle-titre, mais l’incontournable « Amor ti vieta » pour le ténor, et quelques duos amoureux et (mélo)dramatiques. Surtout, la Dessì avait cette distinction nécessaire à composer une princesse russe crédible, là où tant d’autres eurent l’air de cuisinières déguisées. Vocalement, le personnage ne lui pose aucun problème, mais c’est peut-être la violence de la dame qui manque un peu ici. Cette déficience est sans doute à attribuer en partie à une production qui cherche midi à quatorze heures et qui risquerait ainsi de passer à côté de l’essentiel. Egalement coupable d’une <em>Favorite</em> d’assez sinistre mémoire, vue <a href="https://www.forumopera.com/la-favorite-venise-une-occasion-manquee">à Venise</a> puis <a href="https://www.forumopera.com/la-favorite-liege-quand-le-tout-vaut-mieux-que-les-parties">à Liège</a>, <strong>Rosetta Cucchi</strong> tente de s’approprier le drame de Victorien Sardou en le parant des oripeaux de notre modernité, mais le résultat n’impressionne guère. A quoi bon placer à l’avant-scène un Loris âgé se souvenant de toute l’histoire ? L’intrigue de <em>Fedora</em> repose déjà assez largement sur la reconstitution du passé, fallait-il vraiment rajouter une épaisseur à la remémoration ? On n’est guère plus convaincu par le désir d’inscrire l’œuvre dans un contexte historique précis et plus proche de nous : la Première Guerre mondiale est ici évoquée par une sorte de pantomime un peu ridicule au début du deuxième acte, et il faut supposer que le groupe de figurants qui se forme ensuite à l’arrière-plan est censé représenter la famille de Nicolas II sur le point d’être fusillée à Ekaterinbourg. La mise en scène n’évite pas les tunnels (l’intermède orchestral au milieu du II) et donne souvent l’impression de livrer les chanteurs à eux-mêmes. Dommage, car une certaine atmosphère est créée au premier acte, avec ce décor divisé en trois zones, où l’enquête démarre (<em>Fedora</em> relève en effet de ce que les Anglo-Saxons appellent un <em>Whodunit</em>) tandis que l’on tente vainement de soigner ce Vladimir que l’héroïne s’apprêtait à épouser.</p>
<p>A la tête de l’orchestre du Teatro Carlo Felice de Gênes, le jeune <strong>Valerio Galli </strong>propose des tempos modérés, parfois tout à fait bienvenus (le grand dialogue du troisième acte), mais on se dit parfois qu’il n’aurait pas été mauvais de bousculer un tant soit peu la partition pour faire mieux avancer le drame. Heureusement, là où Daniela Dessì semble souvent plus accablée que véhémente, Fabio Armiliato redouble de passion, avec une énergie constamment visible dans son incarnation, qui confère un peu plus de nerfs aux confrontations entre la princesse et celui qu’elle prend d’abord pour un vulgaire assassin. Autour d’eux, <strong>Daria Kovalenko</strong> est une Olga un peu plus musclée que les soubrettes auxquelles on confie parfois le rôle. <strong>Alfonso Antoniozzi</strong>, en revanche, est un Siriex physiquement et vocalement fatigué, diplomate sur le retour plus que fringant cycliste (cet aspect du personnage, probablement jugé trop anecdotique, est gommé de l’acte III), et sa « Donna russa » est bougonne plus que sarcastique. Parmi les seconds rôles, on remarque un <strong>Luigi Roni</strong> émouvant bien que – parce que ? – très éprouvé par le passage des ans, mais aussi l’inspecteur Gretch efficace de <strong>Roberto Maietta</strong>, ou le Désiré bien en voix de <strong>Manuel Pierattelli</strong>.</p>
<p>Après une création française à Vichy en 1902, <em>Fedora</em> n’arriva à Paris qu’en 1905. L’y a-t-on revue ou réentendue depuis ? Il serait peut-être temps.</p>
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		<title>Best of 2016</title>
		<link>https://www.forumopera.com/best-of-2016/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Dec 2016 07:03:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour, mois par mois, sur les temps forts de l’année lyrique qui vient de s&#8217;écouler. Ne voulant et ne pouvant prétendre à l’exhaustivité, cette sélection s’appuie sur les articles les plus lus en 2016. Janvier L&#8217;année commence mal : Pierre Boulez et Ettore Scola décèdent ; Anna Netrebko fait une mauvaise chute durant les répétitions &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Retour, mois par mois, sur les temps forts de l’année lyrique qui vient de s&rsquo;écouler. Ne voulant et ne pouvant prétendre à l’exhaustivité, cette sélection s’appuie sur les articles les plus lus en 2016.</strong></p>
<hr />
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/cyrilrovery.jpg?itok=c-VoLIQd" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Cyril Rovery © Barihunk" /><strong>Janvier</strong></p>
<p>L&rsquo;année commence mal : <a href="http://www.forumopera.com/breve/deces-de-pierre-boulez"><strong>Pierre Boulez</strong></a> et <a href="http://www.forumopera.com/breve/mort-dettore-scola-homme-de-cinema-mais-aussi-metteur-en-scene-dopera"><strong>Ettore Scola</strong></a> décèdent ; <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/anna-netrebko-victime-de-la-fura-dels-baus">Anna Netrebko</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/anna-netrebko-victime-de-la-fura-dels-baus"> fait une mauvaise chute</a> durant les répétitions du <a href="http://www.forumopera.com/il-trovatore-paris-bastille-anna-netrebko-meilleure-chanteuse-du-monde"><em>Trouvère </em>à l&rsquo;Opéra de Paris</a> ; <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/simon-keenlyside-de-nouveau-forfait-et-de-nouveau-opere">Simon Keenlyside</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/simon-keenlyside-de-nouveau-forfait-et-de-nouveau-opere"> est de nouveau opéré</a> ; <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/dmitri-hvorostovski-la-therapie-continue">Dmitri Hvorostovsky</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/dmitri-hvorostovski-la-therapie-continue"> doit annuler une série de représentations</a> à New-York pour poursuivre sa thérapie et <a href="http://www.forumopera.com/breve/philippe-jaroussky-contraint-de-renoncer-a-partenope"><strong>Philippe Jaroussky</strong></a> est contraint de renoncer à <a href="http://www.forumopera.com/partenope-paris-tce-un-altra-volta-ancor"><em>Partenope</em> au Théâtre des Champs-Elysées</a> pour raisons familiales. En exhibant ses pectoraux dans <em><a href="http://www.forumopera.com/simon-boccanegra-bordeaux-la-revanche-des-barytons">Simon Boccanegra</a></em><a href="http://www.forumopera.com/simon-boccanegra-bordeaux-la-revanche-des-barytons"> à Bordeaux</a>, <a href="http://www.forumopera.com/breve/cyril-rovery-un-barihunk-a-lopera-de-bordeaux">le « barihunk » <strong>Cyril Rovery</strong></a> déclenche malgré lui une vive polémique autour de l&rsquo;importance grandissante de l’apparence à l’opéra.  </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/gens_0.jpg?itok=6tdfUxHd" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Véronique Gens © Marc Ribes" /><strong>Février</strong></p>
<p>La nouvelle saison de l’Opéra de Paris n’est pas encore annoncée que déjà <a href="http://www.forumopera.com/breve/voici-la-saison-2016-2017-de-lopera-de-paris">des fuites</a> révèlent une <a href="http://www.forumopera.com/actu/lopera-de-paris-est-il-trop-cher">révision à la hausse des tarifs</a>. Malgré <a href="http://www.forumopera.com/breve/veronique-gens-victime-dun-malaise-en-plein-concert">un malaise en fin de concert</a>, <strong>Véronique Gens</strong>, avec le concours du Palazzetto Bru Zane, arrache de l’oubli <em><a href="http://www.forumopera.com/dante-versailles-non-ne-te-rendors-pas-encore">Dante </a></em><a href="http://www.forumopera.com/dante-versailles-non-ne-te-rendors-pas-encore">de Godard à Versailles</a>. Les <a href="http://www.forumopera.com/breve/deshayes-et-dreisig-couronnees-aux-victoires-de-la-musique-classique-2016">Victoires de la musique classique</a> couronnent <strong>Karine Deshayes</strong> et <strong>Elsa Dreisig</strong>. Avec le triomphe de <strong>Pretty Yende</strong> et le bis de <strong>Lawrence Brownlee</strong> dans <a href="http://www.forumopera.com/il-barbiere-di-siviglia-paris-bastille-opera-au-bord-de-la-crise-de-nerfs"><em>Il barbiere di Siviglia</em> à la Bastille</a>, <a href="http://www.forumopera.com/mithridate-paris-tce-traquer-le-theatre-dans-le-theatre"><em>Mitridate</em> dirigé par <strong>Emmanuelle Haim</strong> au Champs-Elysées</a> et un<a href="http://www.forumopera.com/verdi-messa-da-requiem-paris-philharmonie-un-requiem-au-scalpel"> <em>Requiem</em> de Verdi tracé au scalpel par <strong>Gianandrea Noseda</strong> à la Philharmonie</a>, la saison parisienne bat son plein. Pendant ce temps, Nancy offre <a href="http://www.forumopera.com/orfeo-nancy-les-gens-heureux-nont-pas-dhistoire">une production mémorable de l’<em>Orfeo</em> de Rossi</a> et douze ans après sa renaissance à Marseille, <a href="http://www.forumopera.com/laiglon-marseille-la-force-dinertie-defiee"><em>L’Aiglon</em> effectue un retour en beauté sur cette même scène</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/harnoncourt.jpg?itok=GiKtOl-A" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Nikolaus Harnoncourt © Marco Borggreve/Sony " /><strong>Mars</strong></p>
<p>L’intérêt se déporte vers l’étranger où <strong>Roberto Alagna</strong>, <a href="/breve/jonas-kaufmann-victime-de-son-succes">remplaçant </a><a href="/breve/jonas-kaufmann-victime-de-son-succes"><strong>Jonas Kaufmann</strong></a>, est salué debout dans <em><a href="http://www.forumopera.com/breve/ovation-debout-pour-roberto-alagna-au-met">Manon Lescaut</a></em><a href="http://www.forumopera.com/breve/ovation-debout-pour-roberto-alagna-au-met"> </a> par le public new-yorkais. Le Bayerische Staatsoper annonce <a href="http://www.forumopera.com/breve/prochaine-saison-du-bayerische-staastoper-cest-fou">une nouvelle saison de folie</a>. Trop de sexe et de violence dans la <a href="http://www.forumopera.com/breve/trop-de-sexe-et-de-violence-dans-lucia-di-lammermoor-a-londres">mise en scène de <em>Lucia di Lammermoor</em> par <strong>Katie Mitchell</strong></a> agite Londres. <a href="http://www.forumopera.com/breve/hommage-a-harnoncourt-audrey-azoulay-semmele-les-pinceaux">Audrey Azoulay s&#8217;emmêle les pinceaux</a> dans son hommage à <strong><a href="http://www.forumopera.com/actu/nikolaus-harnoncourt-lhomme-qui-disait-non">Nikolaus Harnoncourt</a></strong> dont <a href="http://www.forumopera.com/breve/mort-de-nikolaus-harnoncourt">la disparition, à l’âge de 86 ans</a>, met le monde musical en berne.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/pellerin.jpg?itok=W_84B4Bt" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Fleur Pellerin © Reuters" /><strong>Avril</strong></p>
<p>« Non abbiamo soprano » : <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-recherche-tosca-desesperement">Jonas Kaufmann</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-recherche-tosca-desesperement"> recherche Tosca désespérément</a> à Vienne et <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/pas-de-norma-pour-anna-netrebko">Anna Netrebko</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/pas-de-norma-pour-anna-netrebko"> renonce à Norma</a>. Après <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/on-se-leve-tous-pour-electre">Aix-en-Provence</a> et pas mal d’autres grandes scènes internationales, <a href="http://www.forumopera.com/elektra-new-york-etranges-sensations">l’<em>Elektra</em> testamentaire de Patrice Chéreau</a> conquiert New-York. A la suite de son limogeage, <a href="http://www.forumopera.com/actu/fleur-pellerin-ce-qui-me-fait-pleurer-cest-toujours-le-bel-canto-et-mozart">Fleur Pellerin fait son <em>coming out</em> lyrique</a>. De retour en France pour chanter Gilda dans <a href="/rigoletto-paris-bastille-un-carton"><em>Rigoletto </em>à l’Opéra de Paris</a>, <strong>Olga Peretyatko</strong> est une nouvelle fois victime d’une de nos spécialités locales – avec la baguette, le camembert et l&rsquo;opéra-comique – : <a href="/breve/olga-peretyatko-heureuse-de-chanter-en-france">les grèves</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/yoncheva_6.jpg?itok=wjrLd-SR" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Sonya Yoncheva © Javier De Real" /><strong>Mai</strong></p>
<p><em><a href="http://www.forumopera.com/tristan-et-isolde-paris-tce-tristan-et-isolde-illustres">Tristan</a></em><a href="http://www.forumopera.com/tristan-et-isolde-paris-tce-tristan-et-isolde-illustres"> à Paris</a> dirigé par <strong>Daniele Gatti</strong> ; <em><a href="http://www.forumopera.com/lohengrin-dresde-princesse-et-prince-consorts">Lohengrin</a></em><a href="http://www.forumopera.com/lohengrin-dresde-princesse-et-prince-consorts"> à Dresde</a> avec le couple star <strong>Anna Netrebko</strong> et <strong>Piotr Beczala</strong> : Wagner occupe le devant des scènes. Pourtant, c’est <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/norma-a-londres-la-remplacante-danna-sappelle-sonya">Sonya Yoncheva </a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/norma-a-londres-la-remplacante-danna-sappelle-sonya">qui capte l’attention</a> en annonçant qu’elle chantera Norma à la place d’<strong>Anna Netrebko </strong>à Londres tandis que le CSA ne trouve rien de mieux pour nuire à sa crédibilité qu’<a href="http://www.forumopera.com/breve/jerome-deschamps-et-patricia-petibon-interdits-de-television">interdire de télévision le clip promotionnel de « Tous à l’Opéra »</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/domingo_2.jpg?itok=2jdu-66L" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Placido Domingo © DR" /><strong>Juin</strong></p>
<p>De retour <a href="http://www.forumopera.com/la-traviata-paris-bastille-formidable-yoncheva">à Paris dans <em>La traviata</em></a> après quinze ans d’absence, <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/placido-domingo-met-le-feu-a-la-bastille">Placido Domingo </a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/placido-domingo-met-le-feu-a-la-bastille">met le feu à la Bastille</a>. Dans <em><a href="http://www.forumopera.com/tosca-munich-harteros-kaufmann-terfel-aux-portes-de-la-legende">Tosca </a></em><a href="http://www.forumopera.com/tosca-munich-harteros-kaufmann-terfel-aux-portes-de-la-legende">à Munich</a>, <strong>Jonas Kaufmann</strong>, <strong>Anja Harteros</strong> et <strong>Bryn Terfel</strong> frappent aux portes de la légende. <strong>Robert Carsen</strong> revoit et corrige à l’encre noire <em><a href="http://www.forumopera.com/don-carlo-strasbourg-noir-cest-brun">Don Carlo</a></em><a href="http://www.forumopera.com/don-carlo-strasbourg-noir-cest-brun"> à Strasbourg</a>. Plus au sud, l’héritière de Verdi milite pour qu’on rétablisse <a href="http://www.forumopera.com/breve/lheritiere-de-verdi-defend-le-diapason-verdien">la hauteur de diapason exigée par son illustre ancêtre</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/devieilhe_3.jpg?itok=hP7tPfdm" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Sabine Devieilhe dans Il trionfo del tempo e del disinganno à Aix-en-Provence © Pascal Victor / Artcomart" /><strong>Juillet</strong></p>
<p>Les Festivals prennent le relais. A <a href="http://www.forumopera.com/pelleas-et-melisande-aix-en-provence-reussir-limpossible">Aix-en-Provence, <em>Pelléas et Mélisande</em></a> réussit l’impossible et <strong>Sabine Devieilhe</strong>, avant d’annoncer <a href="http://www.forumopera.com/breve/sabine-devieilhe-annulations-pour-heureux-evenement">son retrait momentané des scènes</a> pour heureux événement, recueille tous les éloges dans <em><a href="http://www.forumopera.com/il-trionfo-del-tempo-e-del-disinganno-aix-en-provence-papa-maman-le-plaisir-et-moi">Il trionfo del tempo e del disinganno</a></em><a href="http://www.forumopera.com/il-trionfo-del-tempo-e-del-disinganno-aix-en-provence-papa-maman-le-plaisir-et-moi"> mis en scène par <strong>Krzysztof Warlikowski</strong></a><strong>.</strong><strong> </strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/pas-de-repos-pour-ermonela-jaho">Pas de repos pour </a><strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/pas-de-repos-pour-ermonela-jaho"><strong>Ermonela Jaho</strong></a>, </strong>qui à Orange hisse haut <em><a href="http://www.forumopera.com/madama-butterfly-orange-jaho-toujours-plus-haut">Madame Butterfly</a></em> et, toujours aux Chorégies, s’apprête à reprendre le flambeau de <em><a href="http://www.forumopera.com/la-traviata-orange-equipe-epique-pour-folle-equipee">La Traviata</a></em> des <a href="http://www.forumopera.com/breve/diana-damrau-pourrait-ne-pas-chanter-traviata-a-orange">mains de <strong>Diana Damrau</strong></a>. Verbier découvre <strong>Ying Fang</strong>, aux côtés de <strong>Bryn Terfel</strong>, dans <em><a href="http://www.forumopera.com/falstaff-verbier-enorme-terfel">Falstaff</a></em>. A Montpellier, <strong>Sonya Yoncheva </strong>ressuscite <em><a href="http://www.forumopera.com/iris-montpellier-festival-sonya-yoncheva-ressuscite-iris">Iris </a></em><a href="http://www.forumopera.com/iris-montpellier-festival-sonya-yoncheva-ressuscite-iris">de Mascagni</a>. Après avoir fait <a href="http://www.forumopera.com/concert-douverture-festival-de-bad-kissingen-bad-kissingen-ha-ca-oh-ra-toujours-lair-chinoa">l’ouverture de Bad Kissingen</a>,<strong> Klaus Florian Vogt </strong>chante à Bayreuth dans <a href="http://www.forumopera.com/parsifal-bayreuth-quadvienne-un-monde-sans-graal">une nouvelle production de <em>Parsifal</em></a> qui, tout compte fait, suscite <a href="http://www.forumopera.com/breve/parsifal-a-bayreuth-on-avait-tort-de-sinquieter">plus de peur que de mal</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/dessi-armiliato-nicola-allegri_0.jpg?itok=obon1Hou" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Daniela Dessì, Fabio Armiliato © Nicola Allegri" /><strong>Août</strong></p>
<p><strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/olga-peretyatko-allergique-a-pesaro">Olga Peretyatko </a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/olga-peretyatko-allergique-a-pesaro">est allergique à Pesaro</a><strong>,</strong> au contraire de <strong>Michael Spyres</strong>, vainqueur du combat de contre-ut qui l’oppose à <strong>Juan-Diego Florez</strong> dans <em><a href="http://www.forumopera.com/la-donna-del-lago-pesaro-lart-de-reveler">La donna del lago</a></em> et applaudi plus encore lors de <a href="http://www.forumopera.com/michael-spyres-hommage-a-nourrit-pesaro-du-coffre-et-du-coeur">l’hommage qu’il rend à Adolphe Nourrit sur la scène du Teatro Rossini</a>. Les <a href="http://www.forumopera.com/breve/les-30-ans-de-roberto-alagna-sauves-par-lorchestre-promethee">30 ans de carrière de <strong>Roberto Alagna</strong> à Orange</a> sont sauvés par l&rsquo;Orchestre Prométhée. <strong>Anna Netrebko</strong> annonce qu&rsquo;elle ne chantera pas à Bayreuth, où sa <a href="http://www.forumopera.com/breve/netrebko-a-bayreuth-rien-nest-fait">participation prévue au <em>Lohengrin</em> de 2018</a> avait pourtant déjà fait couler beaucoup d&rsquo;encre. « <a href="http://www.forumopera.com/breve/mort-de-daniela-dessi"><em>Une maladie brève, terrible et incompréhensible</em></a> » emporte à seulement 59 ans, <a href="http://www.forumopera.com/actu/daniela-dessi-lexemplaire">l’« exemplaire » soprano génoise <strong>Daniela Dessì</strong></a>. Durant ses funérailles, son époux, le ténor <strong>Fabio Armiliato</strong>, prononce <a href="http://www.forumopera.com/breve/lemouvant-adieu-de-fabio-armiliato-a-daniela-dessi">un discours à l’émotion contagieuse</a>. </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/verismo.jpg?itok=TrLSn8BJ" style="width: 100px; height: 102px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Anna Netrebko © Deutsche Grammophon" /><strong>Septembre</strong></p>
<p>La rentrée serait marquée par <a href="http://www.forumopera.com/eliogabalo-paris-garnier-eliogabalo-sous-le-feu-des-projecteurs">l’<em>Eliogabalo</em> qu’interprète à Paris <strong>Franco Fagioli</strong></a> si <strong>Anna Netrebko</strong> ne frappait un grand coup avec <a href="http://www.forumopera.com/cd/verismo-la-victoire-en-chantant">son nouvel album <em>Verismo</em></a>. A Londres, <strong><a href="http://www.forumopera.com/norma-londres-roh-la-chance-sourit-aux-audacieuses">Sonya Yoncheva</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/norma-londres-roh-la-chance-sourit-aux-audacieuses"> dans <em>Norma</em></a> gagne son pari et à Genève, <strong><a href="http://www.forumopera.com/manon-geneve-rousse-et-flamboyante">Patricia Petibon</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/manon-geneve-rousse-et-flamboyante"> dans <em>Manon</em></a> mise en scène par <strong>Olivier Py</strong> est rousse et flamboyante. Le ciel s’obscurcit : <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/mort-de-johan-botha">Johan Botha </a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/mort-de-johan-botha">s’éteint prématurément à l’âge de 51 ans</a> ; <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/jean-philippe-lafont-le-choc-terrible-dans-tosca">Jean-Philippe Lafont</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/jean-philippe-lafont-le-choc-terrible-dans-tosca"> échappe au pire</a> lors des répétitions de <em><a href="http://www.forumopera.com/tosca-paris-bastille-triumvirat-gagnant">Tosca</a></em><a href="http://www.forumopera.com/tosca-paris-bastille-triumvirat-gagnant"> à la Bastille</a> ; <a href="http://www.forumopera.com/breve/les-choristes-du-cosi-aixois-victimes-dexploitation-raciste">les choristes du <em>Così</em> aixois se disent victimes d’exploitation raciste</a> et <a href="http://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-grosse-fatigue">les ennuis de santé de <strong>Jonas Kaufmann</strong></a> ne font que commencer. Le ténor allemand est contraint de renoncer à une première série de concerts. Les mois à venir seront rythmés par l’annonce de ses annulations, accueillies à chaque fois avec consternation par ses admirateurs toujours aussi nombreux malgré un <a href="http://www.forumopera.com/cd/jonas-kaufmann-dolce-vita-si-vous-netes-napolitain"><em>Dolce Vita</em> à côté de la plaque</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/vargas_0.jpg?itok=fB1Vxv8u" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Ramon Vargas dans Les Contes d'Hoffmann à l'Opéra national de Paris © Julien Benhamou / ONP" /><strong>Octobre</strong></p>
<p>Les barytons ont mangé du lion : <strong>Ludovic Tézier</strong> aborde avec succès <a href="http://www.forumopera.com/macbeth-barcelone-magnifique-prise-de-role-de-ludovic-tezier">Macbeth à Barcelone</a> ;  <strong>Marc Mauillon</strong> triomphe en pop star dans <em><a href="http://www.forumopera.com/lorfeo-de-monteverdi-dijon-marc-mauillon-triomphe-en-pop-star">Orfeo </a></em><a href="http://www.forumopera.com/lorfeo-de-monteverdi-dijon-marc-mauillon-triomphe-en-pop-star">de Monteverdi à Dijon</a> ; <strong>Simon Keenlyside</strong> effectue un retour triomphal <a href="http://www.forumopera.com/breve/le-retour-triomphal-de-simon-keenlyside-au-met">à New York dans le rôle-titre de Don Giovanni</a> et à 74 ans, <strong>Leo Nucci</strong> reste <a href="http://www.forumopera.com/nabucco-liege-leo-lion-de-babylone">à Liège un Nabucco</a> de haute lignée. A la suite du <a href="http://www.forumopera.com/breve/contes-dhoffmann-a-paris-ramon-vargas-a-la-rescousse">remplacement de <strong>Jonas Kaufmann</strong> par <strong>Ramon Vargas</strong></a> dans <a href="/les-contes-dhoffmann-paris-bastille-et-pourtant-elle-tourne"><em>Les Contes d’Hoffmann</em></a>, l&rsquo;Opéra de Paris, pris au piège de sa tarification,  offre <a href="http://www.forumopera.com/breve/annulation-de-jonas-kaufmann-a-lopera-de-paris-compensation-pour-les-abonnes-seulement">une compensation à ses seuls abonnés</a>. <a href="http://www.forumopera.com/breve/mort-de-sir-neville-marriner">Le nom de <strong>Sir Neville Marriner</strong></a> s’ajoute à la trop longue liste des disparus de l’année.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/_12a1411_0_0.jpeg?itok=R9YfcFdG" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Michael Spyres © A.Bacciardi" /><strong>Novembre</strong></p>
<p>Facebook se transforme en tribune où <strong>Rolando Villazón</strong>, indigné par l’élection de Donald Trump,  <a href="http://www.forumopera.com/breve/election-de-donald-trump-le-message-indigne-de-rolando-villazon">compare le futur président des Etats-Unis au Joker</a>, le maître du crime dans les <em>comics </em>américains. Sur Facebook encore, <strong>Daniel Delarue</strong>, le professeur de chant de la soprano prodige et météorite, <strong>Alexia Cousin</strong>, tente dix ans plus tard d’<a href="http://www.forumopera.com/breve/alexia-cousin-son-professeur-de-chant-accuse">expliquer son retrait prématuré des scènes</a>. Les réseaux sociaux s’écharpent également autour de <a href="http://www.forumopera.com/cd/don-giovanni-lultime-orgasme">l’enregistrement de <em>Don Giovanni</em></a><strong> </strong>dirigé par <strong>Teodor Currentzis</strong><strong>. </strong><strong>Juan-Diego Florez</strong><strong> </strong>triomphe <a href="http://www.forumopera.com/les-huguenots-berlin-deutsche-oper-pari-gagne-pour-florez">à Berlin dans <em>Les Huguenots</em></a><strong>. </strong>Avec <em><a href="http://www.forumopera.com/strauss-capriccio-bruxelles-bruxelles-la-monnaie-un-tel-testament-on-en-redemande">Capriccio</a></em><a href="http://www.forumopera.com/strauss-capriccio-bruxelles-bruxelles-la-monnaie-un-tel-testament-on-en-redemande">, Bruxelles</a><strong> </strong>offre un des plus beaux spectacles d’opéra de la saison. A<strong> </strong><a href="http://www.forumopera.com/ermione-lyon-lamour-apre-et-sauvage">Lyon</a> puis à <a href="http://www.forumopera.com/breve/ermione-paris-apres-lyon-meme-notation-autres-impressions">Paris dans <em>Ermione</em></a>, après <a href="http://www.forumopera.com/michael-spyres-hommage-a-andrea-nozzari-florence-il-est-libre-mike">Florence le mois précédent</a>, <strong>Michael Spyres</strong> s’impose comme le seul chanteur capable aujourd’hui de s’approprier les partitions taillées par Rossini à la mesure gigantesque du légendaire Andrea Nozzari.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/kaufmann_16.jpg?itok=-juDJtDz" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Jonas Kaufmann © DR" /><strong>Décembre</strong></p>
<p>2016 se referme sur une série de points d’interrogation. Qui restera-t-il dans <em><a href="http://www.forumopera.com/breve/mais-qui-restera-t-il-dans-le-lohengrin-de-2018-a-bayreuth">Lohengrin</a></em><a href="http://www.forumopera.com/breve/mais-qui-restera-t-il-dans-le-lohengrin-de-2018-a-bayreuth"> en 2018 à Bayreuth</a> ? La prochaine saison de l’Opéra national de Paris, communiquée officiellement fin janvier, sera-t-elle identique à <a href="http://www.forumopera.com/breve/la-nouvelle-saison-de-lopera-de-paris-devoilee-par-erreur">celle dévoilée par erreur en début de mois</a> ? Handicapé par des problèmes d&rsquo;équilibre liés à sa maladie – une tumeur au cerveau non opérable – <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/dmitri-hvorostovsky-suspend-sa-carriere-scenique">Dmitri Hvorostovsky</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/dmitri-hvorostovsky-suspend-sa-carriere-scenique"> remontera-t-il sur scène</a> ? <a href="http://www.forumopera.com/breve/renee-fleming-des-adieux-qui-nen-sont-peut-etre-pas">Même question pour <strong>Renée Fleming</strong></a> qui dans le <em>Financial Times</em> déplore que le répertoire ne comprenne malheureusement pas de rôles pour une soprano lyrique de son âge.  <strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-entretient-lespoir-malgre-les-annulations">Jonas Kaufmann</a></strong><a href="http://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-entretient-lespoir-malgre-les-annulations"> sera-t-il enfin rétabli</a>, comme tout semble l’indiquer, pour chanter <em>Lohengrin</em> à la Bastille en janvier ? Réponses en 2017.</p>
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		<title>Daniela Dessi, l&#8217;exemplaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Fort]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Aug 2016 05:31:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans l’affection que nous portions à Daniela Dessi entraient en somme bien des ingrédients. Le moindre n’était pas cette détermination qui l’animait depuis des années à ne presque plus chanter que le répertoire italien de la deuxième moitié du XIXe siècle, ne cessant d’approfondir ses incarnations, de différencier l’approche qu’elle avait des compositeurs, de raffiner &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans l’affection que nous portions à Daniela Dessi entraient en somme bien des ingrédients. Le moindre n’était pas cette détermination qui l’animait depuis des années à ne presque plus chanter que le répertoire italien de la deuxième moitié du XIXe siècle, ne cessant d’approfondir ses incarnations, de différencier l’approche qu’elle avait des compositeurs, de raffiner pour chacun une technique vocale appropriée. Cette spécialisation fut son orgueil. Elle fut aussi sa servitude, mieux : son service. Elle s’inscrivit résolument dans la grande tradition du chant italien au moment où les théâtres et les imprésarios demandent des chanteuses éclectiques, passant sans peine d’une langue à l’autre, et franchissant les océans pour deux soirées.</p>
<p>Lorsqu’elle paraissait en scène, ce n’est pas elle seule qui entrait : elle portait avec elle, et avec ce port qui désormais est à bien peu, l’aura magique de cette tradition-là. On savait alors qu’elle n’était pas là pour nous offrir seulement un spectacle, mais une démonstration de ce que l’art du chant italien pouvait porter de trésors mêlés – exaltation du sentiment, souci extrême du phrasé, usage de tous les sortilèges belcantistes. Les sceptiques trouvaient à tout cela un rien d’emphase, quelque chose d&rsquo;un peu fabriqué. Les admirateurs, comme nous, y voyaient l’exhaussement même du théâtre par le chant. Elle insufflait à ses incarnations une dimension hiératique ne conférant pas aux personnages une vraisemblance cinématographique, mais une épaisseur spécifiquement opératique, les faisant <em>larger than life</em>. C’est pourquoi sans doute elle n’aimait pas le terme de <em>vérisme</em> accolé aux compositeurs dont, ces quinze ou vingt dernières années, elle illustra la cause – Puccini en tête, mais aussi Giordano, Ponchielli, Mascagni… Trop au fait des arcanes de la <em>Giovane Scuola</em>, elle mesurait tout ce qui séparait le tempérament des compositeurs qu’on lui associait, leurs esthétiques, leur théâtralité ; elle savait parfaitement que le vérisme n’était en rien banalisation du chant et de la posture, au contraire : du <em>squarcio di vita</em> naissait un tragique neuf, enraciné dans le théâtre de Verdi autant que dans la musique populaire, et faisant émerger de très hautes statures dramatiques. « <em>De petites histoires, Puccini tirait de grands personnages</em> », disait-elle à raison.</p>
<p>C’est cette grandeur qu’elle nous semble avoir toujours et en tout recherchée. Elle se garda de confondre la dimension extraordinaire de ses personnages et sa propre stature. Comme une héroïne de Puccini, elle fut femme, grande et fragile. A la ville, elle avait l’humilité de la servante de son art. Son visage semblait même un masque inemployé prêt à trouver sur scène sa véritable vocation – notamment ces yeux d’un bleu maritime que surmontait l’arc de sourcils prêts à se froncer en une expression de douloureuse mélancolie.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/dessi2.jpg?itok=6gV7iikc" title="Daniela Dessì © Nicola Allegri" width="468" /><br />
	Daniela Dessì © Nicola Allegri</p>
<p>Surtout, elle était cette artiste en quête de son art et d’elle-même. Consciente, par conséquent, du long sentier à parcourir vers la perfection rêvée. Aux étapes nécessaires elle s’était tenue avec une rigueur exemplaire, se refusant à rien hâter.  Exemplaire soprano italienne, elle commença par plonger ses racines dans le <em>Settecento</em>, le parcourant de Vivaldi à Cimarosa et Paisiello, opérant une longue stase en Mozart – comme cette Fiordiligi scaligère de 1989 dirigée par Muti, où elle apporte déjà sa trentaine rayonnante, d’un suc merveilleux, et déjà quelque chose d’infiniment altier, des fondations de tragédienne n’oubliant ni l’élégance ni le trille. Elle sera aussi pour lui une Donna Elvira superlative apportant ses ressources de spinto aux colères de la femme délaissée. Nul hasard, à cet égard, que Riccardo Muti eût accompagné son parcours jusqu’aux abords où il pouvait la mener (les derniers Verdi, Leoncavallo, guère au-delà), partageant avec elle ce goût de l’italianité solaire et cependant percluse de tragique, le sens extrême de la ligne châtiée et maîtrisée où se quintessencient les affects les plus tourmentés. Elle évolue bien sûr en terres rossiniennes débutant à La Scala en 1982, dans <em>La Pietra del Paragone</em> et laissant au disque des témoignages appartenant de plein droit à la Rossini Renaissance. Les reines donizettiennes, notamment Marie Stuart, sont une école de transition vers le répertoire verdien, où Muti encore joua un rôle essentiel.</p>
<p>Depuis quinze ans, elle avait investi pleinement le répertoire de soprano spinto voire de soprano dramatique. Ce n’est pas son évolution vocale seulement qui l’y mena, mais le sentiment qu’elle avait d’y épanouir sa personnalité. Elle ancra assez tôt ce parcours dans les Verdi les plus exigeants – Elisabeth de Valois (la production de La Scala en 1992, avec un Pavarotti inégal, est à réévaluer), Aida, Leonora du <em>Trouvère</em> et bien sûr Desdemona – avant de déployer les voiles dans tous les grands rôles pucciniens et véristes, osant aller jusqu’à Turandot. Dans cette nouvelle aventure, elle croise le chemin de celui qui sera son compagnon à partir de 2000, le ténor Fabio Armiliato, avec qui bien souvent elle partagera la scène. Elle démontra alors, seule en son genre, ce qu’est une soprano italienne dans ce répertoire : plus l’exigence vocale est grande, plus le sentiment s’exalte, plus l’interprétation est intérieure, tenue, domptée. Dessi dans le grand répertoire qu’on appellera vériste par commodité savait, comme avant elle une Olivero voire une Freni, manifester le sentiment sans aucun histrionisme, simplement par l’autorité vocale mêlée à l’intensité expressive. Bien sûr, cela pouvait ne pas exclure les poses de diva, les bras levés, par exemple dans Tosca (son rôle-fétiche), mais dans le chant même ne se manifestait que l’absolue supériorité de la discipline technique et de la musicalité la plus pure. On cherchera en vain la moindre trace d’histrionisme dans ces témoignages, qu’ils nous viennent de Florence (où récemment elle fut si fière de bisser le « Vissi d’arte »,  cinquante deux ans après Scotto) ou des Arènes de Vérone.</p>
<p>Sa carrière l’avait menée un peu partout, jusqu&rsquo;au Met (faisant ses débuts en 1995 en Nedda, connaissant un franc succès en 2002 en Butterfly, triomphant en 2010 en Tosca) ou au Japon (chantant la première représentation de Butterfly <em>in loco</em>, à Nagasaki), mais l’Europe était devenu son vrai territoire. Si la France ne la reçut pour ainsi dire pas (sauf Marseille en 2012, Toulouse aussi en 2005 le temps d&rsquo;un <em>Don Carlo </em>aux côtés de Ludovic Tézier et de Béatrice Uria-Monzon), Jean-Louis Grinda (qui avait mis en scène sa prise de rôle en <em>Gioconda</em> à Palerme) eut l’intelligence de l’inviter à Monaco, et on la vit souvent à Liège ou Madrid. Mais l’Italie était décidément sa patrie musicale. Elle y vécut, elle y chanta, et elle illustra avec éclat les théâtres et festivals que les grands chanteurs italiens ont délaissés au profit de carrières internationales – Gênes, Brescia, Palerme, Parme, Salerne, Spoleto, Torre del Lago… Elle y fut célèbre et célébrée, adulée et fêtée, couverte de prix prestigieux comme le prix Celletti en 2011, le prix Pavarotti, l’Oscar della Lirica, et tant d’autres. On la voulait ; on souhaitait l’entendre aussi dans la mélodie italienne, dans la musique sacrée ; on désirait qu’elle enseigne – ce qu’elle fit par exemple en marge du festival de Torre del Lago, laissant à ses élèves un souvenir lumineux. La goujaterie de Zeffirelli, l’excluant en 2010 d’une production de <em>Traviata</em>, retomba sur le nez mal mouché du metteur en scène tant la Dessi était aimée. Le couple qu’elle formait avec Armiliato réveillait les grandes heures d’un art lyrique assumant ses racines italiennes et faisant vivre aux petites capitales provinciales de riches heures (ne s’y trompant pas, c’est Armiliato que Woody Allen fit tourner lorsqu’il eut besoin pour <em>To Rome with love</em> d’un chanteur incarnant le ténor italien par excellence). Peu lui importait du reste la couverture des magazines : sa devise était qu’il faut être « <em>non pas fameux mais excellents </em>» (<em>non famosi ma bravi</em>).</p>
<p>Aussi, le décès brutal de Daniela Dessi, foudroyée par un cancer en quelques semaines, a été accueilli avec une infinie tristesse. Elle était encore dans la pleine force de son talent et de son art. Elle n&rsquo;avait pas épuisé tout ce qu’elle avait à offrir. Elle n »avait pas non plus assuré par un enseignement auquel elle entendait consacrer de plus en plus de temps que l’avenir nous donnât des chanteuses soucieuses comme elle de perpétuer la tradition si précieuse et si fragile du chant italien, et d&rsquo;en respecter la dimension quasi sacrale. Son humilité, son intelligence artistique et humaine, le respect infini qu’elle ne cessa de témoigner à son art offrent pour longtemps l’exemple d’une artiste et d’une femme<em> de qualité</em> – ce dont le monde lyrique aujourd’hui a en somme le plus besoin.</p>
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		<title>L&#8217;émouvant adieu de Fabio Armiliato à Daniela Dessi</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/lemouvant-adieu-de-fabio-armiliato-a-daniela-dessi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Aug 2016 05:13:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Durant les funérailles de Daniela Dessi, prématurément disparue samedi dernier, 20 août, son époux, le ténor Fabio Armiliato, a prononcé un bref discours, diffusé par Il Giornale di Brescia, que nous reproduisons ci-dessous traduit en français sans plus de commentaires, la sincérité du témoignage et l’émotion contenue dans ces mots rendant toute phrase supplémentaire inutile &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Durant les funérailles de <strong>Daniela Dessi</strong>, <a href="/breve/mort-de-daniela-dessi">prématurément disparue</a> samedi dernier, 20 août, son époux, le ténor <strong>Fabio Armiliato</strong>, a prononcé un bref discours, diffusé par <em><a href="http://www.giornaledibrescia.it/tempo-libero/lo-struggente-addio-a-daniela-dess%C3%AC-ciao-amore-mio-1.3113377">Il Giornale di Brescia</a></em>, que nous reproduisons ci-dessous traduit en français sans plus de commentaires, la sincérité du témoignage et l’émotion contenue dans ces mots rendant toute phrase supplémentaire inutile : « <em>Salut mon amour. Quelqu&rsquo;un a dit que nous nous parlions avec les yeux. Les yeux sont le miroir de l&rsquo;âme et nos âmes se sont toujours parlées.  J&rsquo;ai partagé avec toi seize années inoubliables, riches de tant de satisfactions et d’une vie privée très intense que nous avons toujours défendue et privilégiée envers et contre tout. Je ne veux pas rappeler une fois de plus la grandeur de ton art, universellement connue et attestée par les milliers de messages qui pleuvent de partout dans le monde. Je veux me souvenir de ta grandeur en tant que femme, en tant que mère, de ta beauté intérieure et de ta générosité, de ton humour, de ta mélancolie, mais surtout de ta fragilité, ce qui pourrait sembler paradoxal compte tenu de ta personnalité séditieuse de véritable diva, diva dans le sens de divine. Aimer et être aimé de toi a été le plus beau cadeau du destin et je trouve difficile de penser que le même destin t’a arraché aussi vite de ma vie. Nous avons tellement aimé être ensemble et tu aimais dire que nous étions toujours collés comme deux timbres. Je cherchais ta main et tu me disais « ne m’échappe pas » et pourtant, tu t’en es allée</em>. »</p>
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		<title>Mort de Daniela Dessì</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/mort-de-daniela-dessi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille De Rijck]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Aug 2016 03:11:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Une maladie brève, terrible et incompréhensible » vient d&#8217;emporter, à seulement 59 ans, la soprano génoise Daniela Dessì. C&#8217;est le ténor Fabio Armiliato, son compagnon de plus de quinze ans, qui en a fait l&#8217;annonce. Née le 14 mai 1957, Daniela Dessì étudie au Conservatoire de Parme, puis à l&#8217;Accademia Chigiana de Sienne, avant &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Une maladie brève, terrible et incompréhensible »</em> vient d&#8217;emporter, à seulement 59 ans, la soprano génoise <strong>Daniela Dessì</strong>. C&rsquo;est le ténor <strong>Fabio Armiliato</strong>, son compagnon de plus de quinze ans, qui en a fait l&rsquo;annonce. Née le 14 mai 1957, Daniela Dessì étudie au Conservatoire de Parme, puis à l&rsquo;Accademia Chigiana de Sienne, avant de remporter en 1980 un concours international de chant organisé par la Rai, qui lui permettra d&rsquo;accéder aux principales scènes italiennes. Ses débuts sur les scènes internationales suivront, notamment au Met sous la baguette de James Levine. Monteverdi, Mozart, Pergolèse, Gluck, mais surtout Verdi et Puccini lui ont assuré d&rsquo;immenses succès, où son lyrique ardent et adamantin faisait des merveilles. Récemment, on la voyait sur scène aux côtés de Fabio Armiliato, qui salue en elle <em>« la plus grande chanteuse lyrique de ces 20 dernières années »</em>. En juin, Daniela Dessì avait été contrainte d&rsquo;annuler tous ses engagements estivaux pour raison de santé. Elle prévoyait de retrouver la scène le 8 octobre à la Basilique de Loreto. </p>
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		<title>Ettore Scola retourne à l&#8217;opéra</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/ettore-scola-retourne-a-lopera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jun 2014 10:37:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Réalisateur de cinéma émérite à la carrière jalonnée de films (Une Journée particulière, Le Bal…) et de trophées (César, Ours et Ruban d’argent…), Ettore Scola se frotte de nouveau à l’opéra. A l’invitation du Festival Puccini de Torre del  Lago, il mettra en scène La Bohème à compter du 26 juillet. Ses interprètes de Mimi &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>
	Réalisateur de cinéma émérite à la carrière jalonnée de films (<em>Une Journée particulière</em>, <em>Le Bal</em>…) et de trophées (César, Ours et Ruban d’argent…), <strong>Ettore Scola</strong> se frotte de nouveau à l’opéra. A l’invitation du Festival Puccini de Torre del  Lago, il mettra en scène<em> La Bohème</em> à compter du 26 juillet. Ses interprètes de Mimi et Rodolfo, <strong>Daniela Dessi</strong> et <strong>Fabio Armiliato</strong>, ne sont,  pas plus que lui, nés de la dernière pluie.  « <em>C’est une occasion unique et un honneur de travailler avec ce grand maître du grand écran</em> » a déclaré le ténor tandis la soprano, son épouse à la ville, renchérissait : « <em>Revenir à Mimi est toujours un plaisir. C’est un rôle fascinant et le chanter en plein air sur la scène immense de Torre del lago est un vrai défi et d’autant plus un honneur que nous collaborons avec le merveilleux et estimé Ettore Scola</em> ». A l’âge de 83 ans, le cinéaste compte peu d’expériences lyriques à son actif. Sauf erreur de notre part, cette <em>Bohème</em> est sa deuxième incursion dans le monde de l’opéra, la première étant <em>Cosi fan tutte</em> à Turin en 2003.</p>
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		<title>I Vespri siciliani</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/pizzi-nous-refait-senso/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 08:14:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Avec cette production des Vêpres siciliennes, Pier Luigi Pizzi conclut sur une scène fort proche de celle qui ouvre Senso : des tracts tombent des plus hauts balcons, des drapeaux italiens s’agitent sur scène. Mais nous ne sommes pas à La Fenice, et ce n’est pas Le Trouvère qu’on donne. Pourtant, l’affrontement médiéval entre &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Avec cette production des <em>Vêpres siciliennes</em>, <strong>Pier Luigi Pizzi </strong>conclut sur une scène fort proche de celle qui ouvre <em>Senso </em>: des tracts tombent des plus hauts balcons, des drapeaux italiens s’agitent sur scène. Mais nous ne sommes pas à La Fenice, et ce n’est pas <em>Le Trouvère</em> qu’on donne. Pourtant, l’affrontement médiéval entre Français et Siciliens transposé au XIXe siècle nous vaut un Montfort habillé comme Farley Granger dans le chef-d’œuvre de Visconti et une duchesse Hélène qui a la silhouette d’Alida Valli. Lors de cette énième reprise d’un spectacle conçu pour l’ouverture de La Scala en décembre 1989, Pizzi a peu à peu éliminé les éléments de décor les plus monumentaux, empruntés aux plus beaux sites palermitains (notamment l’oratoire de Serpotta, jadis reconstitué pour le dernier acte) : autrement dit, le faste visuel a disparu, sans qu’une vraie mise en scène ne vienne en prendre la place. Et comme Riccardo Muti n’est plus là pour imposer une version archicomplète de la partition, nous avons là des <em>Vêpres</em>, ou plutôt des <em>Vespri </em>tels qu’on peut ordinairement les voir en Italie : largement privés de leur ballet et dans la version traduite en italien six mois après la première à Paris. Esthétiquement, le résultat est élégant : le plancher est blanc, tous les costumes sont noirs ou gris. Les Français sont en uniforme Second Empire avec de longues capes à l’autrichienne ; les Siciliens tout de noir vêtus ont l’air de paysans des années 1900. C’est très décoratif, mais théâtralement il ne se passe vraiment pas grand-chose. Par ailleurs, cette production avait déjà fait l’objet de deux captations : dès 1989, la version milanaise était diffusée par Opus Arte ; en 2003, Dynamic filmait le spectacle au Teatro Verdi de Busseto, avec un cast de deuxième catégorie.</p>
<p>
			Si une troisième captation s’imposait, ce ne pouvait donc être que par sa distribution, qui réunit les plus grands noms de la scène lyrique italienne. Encore dans un rôle de père douloureux, <strong>Leo Nucci</strong> paraît curieusement guindé, comme si l’habit militaire l’empêchait pour une fois de donner libre cours à ses sentiments. Ce Verdi-là lui conviendrait-il moins que d’autres ? Du fait de la regrettable rareté des représentations des <em>Vêpres siciliennes</em>, Montfort est un rôle qu’il ne chante guère, et dans lequel il est peut-être moins à l’aise qu’en Rigoletto ou en Boccanegra. En Procida, <strong>Giacomo Prestia</strong> pourrait s’imposer par la beauté du timbre, mais le personnage de l’exilé politique enfin de retour en sa patrie reste un peu timoré, et sa blanche chevelure lui donne l’aspect d’un paisible père de famille. Depuis longtemps abonnée aux Tosca et autres Butterfly, <strong>Daniela Dessi </strong>avait-elle encore en 2010 les exacts moyens vocaux de la duchesse Hélène ? Rien n’est moins sûr : la vocalisation s’avère délicate à négocier dans le boléro du dernier acte, l’aigu est devenu aigre, et l’on aimerait une voix plus pulpeuse sur l’ensemble de la tessiture. Heureusement, l’actrice sait faire passer une réelle émotion et préserve tout au long de la représentation une grande dignité. Son époux à la ville, <strong>Fabio Armiliato</strong>, avait été annoncé souffrant lors de la première des deux soirées filmées en vue de ce DVD ; pour lui, les Otello et les Radamès en série ont un prix, et l’on pense parfois aux efforts que Giuseppe Di Stefano imposa à sa voix pour interpréter les rôles plus lourds auxquels il n’était pas initialement destiné. Ce chant musclé et tendu peut avoir des adeptes, mais la nuance piano semble devenue surtout accessible en détimbrant. Dirigé par un <strong>Massimo Zanetti</strong> avant tout soucieux d’efficacité théâtrale, l’orchestre du Regio de Parme est en grande forme, mais la disposition des chœurs en fond de salle ou dans les allées remontant vers la scène cause parfois des décalages assez inévitables.</p>
<p>			 </p>
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		<title>DONIZETTI, Poliuto — Marseille</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/creation-tardive-mais-heureuse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Dec 2012 19:42:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Marseille accueillit en 1843 une exécution d’un opéra créé trois ans plus tôt à Paris par Donizetti sous le titre Les Martyrs. Il s’agissait en fait de la version un peu remaniée et rallongée du Poliuto original dont le bigot roi de Naples Ferdinand II avait interdit en 1838 la création au San Carlo. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Marseille accueillit en 1843 une exécution d’un opéra créé trois ans plus tôt à Paris par Donizetti sous le titre <em>Les Martyrs</em>. Il s’agissait en fait de la version un peu remaniée et rallongée du <em>Poliuto</em> original dont le bigot roi de Naples Ferdinand II avait interdit en 1838 la création au San Carlo. En 2012 c’est dans l’édition critique de 1988 &#8211; à ce qu’il semble la seule disponible aujourd’hui chez Ricordi – que l’Opéra de Marseille présente l’œuvre. Par-delà les différences ponctuelles que l’on peut relever avec la version finalement créée à Naples en novembre 1848, sept mois après la mort du compositeur, où étaient insérés des éléments de la révision parisienne, et qui fut donnée à La Scala lors de la célèbre reprise de 1960 avec Franco Corelli et Maria Callas, l’essentiel de l’écriture des rôles pour les solistes et de l’expression musicale des passions qui animent les personnages est inchangé. A cet égard, l’œuvre est si exigeante que la distribuer n’est pas chose aisée. Le défi est relevé à Marseille avec panache.</p>
<p>			Donizetti avait écrit le rôle-titre pour Adolphe Nourrit, vedette de l’Académie Royale de Musique de Paris, lorsqu’il était venu en Italie pour chercher à acquérir la technique du do de poitrine qui valait à un nouveau venu, Gilbert Duprez, des succès menaçant sa position. Nourrit aurait-il trouvé les ressources vocales nécessaires à exprimer l’exaltation soutenue d’un personnage en proie à l’exaltation mystique et dévoré par la jalousie dans des éclats vocaux retentissants ? On n’en saura jamais rien, mais à Marseille <strong>Massimiliano Pisapia</strong> montre qu’il est l’homme de la situation. On pourrait rêver çà et là de nuances plus marquées qui rendraient mieux compte des déchirements intérieurs mais sans chipoter davantage louons un chanteur qui ne triche pas. La clarté de l’émission est excellente et les aigus, attaqués franchement et soutenus, valent bien ceux de célèbres disparus. Sa Paolina, l’épouse vertueuse qui triomphe de la tentation de céder à son premier amour retrouvé et se convertit pour accompagner Polyeucte dans la mort, le personnage somme toute le plus proche du modèle cornélien, trouve en <strong>Daniela Dessi</strong> une interprète dont le métier réussit à pallier les limites d’une voix à l’émail apparemment intact. Seule la prudence de quelques aigus et un vibrato un moment plus large révèlent qu’elle n’effectue pas une promenade de santé. Ce même métier lui fait trouver le juste milieu dans l’expression de l’émotion, d’un romantisme bien contrôlé. Son premier amour, ce guerrier qui semble échappé de la Carte du Tendre, trouve en<strong> Vittorio Vitelli</strong> un interprète des plus convaincants. Est-ce son admiration inconditionnelle d’Ettore Bastianini qui nous semble l’amener à chercher çà et là à grossir, à noircir sa voix ? Celle-ci est assez belle, assez étendue et court assez bien pour qu’il la libère d’effets inutiles. Entre la qualité du timbre et l’intensité de l’interprétation, ce Severo frappé comme une médaille vaut au chanteur un juste triomphe aux saluts. <strong>Wojtek Smilek </strong>prête sa voix solide et profonde au grand Prêtre Callistene, avec sa fiabilité bien connue. En Néarco, l’ami de Polyeucte, <strong>Stanislas de Barbeyrac</strong> impressionne comme à chaque fois par la clarté de son émission, la qualité de son élocution et son impeccable musicalité. Dans leurs brèves interventions, <strong>Paul Rosner</strong> et <strong>Alain Herriau </strong>sont eux aussi irréprochables.<br />
			 <br />
			Comme à chaque fois qu’ils sont exposés à nu sur la scène, les choristes et les musiciens de l’orchestre donnent le meilleur d’eux-mêmes, on le perçoit dès l’ouverture, avec chœur enchâssé, à la manière de Rossini pour<em> Ermione</em>. Ils obéissent tous à <strong>Alain Guingal</strong>, qu’ils connaissent et apprécient depuis longtemps. Si l’on surmonte l’agacement que sa façon d’accompagner de tout le corps les rythmes dansants peut faire éprouver – car plus d’une fois cette communion témoigne d’un plaisir en contradiction avec le contexte dramatique – on apprécie le juste équilibre entre l’élan dynamique et la retenue, le mouvement qui ne force ni le trait ni l’allure. Il réussit ainsi à doser le pathos et l’énergie sans que les chanteurs soient contraints de forcer au-delà de la nécessité musicale. Ce n’est pas un mince mérite. Si bien que, sans nous avoir mis au septième ciel, on sort de ce <em>Poliuto</em> bien heureux !<br />
			 </p>
<p>			<a href="http://www.qobuz.com/album/gaetano-donizetti-poliuto-integrale/0801439902343" target="_blank" rel="noopener">Poliuto (Intégrale) | Gaetano Donizetti par Maria Callas</a></p>
<p>			 </p>
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			</item>
		<item>
		<title>VERDI, Il trovatore — Liège</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-trovatore-liege-un-maestro-a-la-rescousse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Ponthir]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Sep 2011 14:39:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>    Pour cette ouverture de saison, l’ORW se lance un défi de taille, celui de monter Il Trovatore qui n’avait plus connu les honneurs de la scène in loco depuis 2003. On connaît le fameux adage : il suffit de réunir quatre gosiers extraordinaires pour Le Trouvère. En effet, malgré – et surtout à cause &#8230;</p>
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<p>			Pour cette ouverture de saison, l’ORW se lance un défi de taille, celui de monter <em>Il Trovatore</em> qui n’avait plus connu les honneurs de la scène <em>in loco</em> depuis 2003. On connaît le fameux adage : il suffit de réunir quatre gosiers extraordinaires pour <em>Le Trouvère</em>. En effet, malgré – et surtout à cause de – ses exigences dramatiques, Verdi jusque dans ses derniers feux, s’adresse et requiert des chanteurs de toute première envergure pour livrer l’ensemble de son message. A Liège, la volonté de respecter l’œuvre et de la servir est patente. Le spectacle est agréable, lisible, accessible. Conscient du public auquel il s’adresse. <strong>Stefano Vizioli</strong> convainc par un équilibre et on se laisse emmener immédiatement dans un univers esthétique et crédible. Ses dispositifs scéniques ne sont pas révolutionnaires mais ils fonctionnent jusque dans les aspects nocturnes récurrents de la partition. Il participe activement au drame qui sera sur scène bel et bien présent.<br />
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			L’équipe vocale réserve de belles surprises, peut-être pas forcément là où on les attendait. L’Ines de <strong>Ninon Dann</strong> est idéale et sous employée, il semble urgent de donner à cette belle artiste une matière plus conséquente pour se mettre en valeur. Il en va de même du Ferrando, rôle généralement sacrifié sur l’autel de la Casa Verdi de Milan, du splendide <strong>Luciano Montanaro</strong> ! Avec la complicité d’Arrivabeni, la basse hisse son Ferrando au niveau d’importance d’un premier plan. Du superbe travail simplement ! Autre immense bonheur, celui de retrouver un chanteur qui s’affiche désormais comme le baryton maison dans ce type d’emploi : <strong>Giovanni Meoni</strong> (Conte di Luna). Plus encore que dans Iago qui dans son impossible dramatisme, le repoussait parfois dans ses retranchements, Meoni trouve en Luna, un emploi quasi idéal. L’acteur pourrait certes être un rien plus subtil (on reste souvent dans un registre de poses de bon aloi, mais le metteur en scène a sa part de travail aussi …) mais vocalement, quel bonheur d’entendre chanter, phraser et nuancer Luna (en fait, comme il a été écrit …), cela ne serait pas envisageable sans un partenariat de tous les instants avec la fosse. On attend avec impatience son prochain Germont pour <em>La Traviata</em> programmée cette saison.<br />
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			Très belle découverte que la mezzo américaine <strong>Ann McMahon Quintero</strong> ! Gageure réussie pour sa prise de rôle et Dieu seul sait qu’une première Azucena est un moment qui compte dans une jeune carrière. McMahon est un pur produit de la redoutable école américaine. Physique opulent et rayonnant, superbe visage expressif, la voix est d’une belle pâte, bien menée, d’une projection que l’on désirerait parfois un rien plus insolente (à réentendre dans une acoustique moins ingrate que le Palais Opéra) et surtout, même si elle remporte une belle victoire, est-ce le répertoire verdien que cette jeune et enthousiaste artiste doit fréquenter ? Nous n’en sommes pas convaincu. Il nous semble que le 19e siècle français lui serait plus propice.<br />
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<p>			Pour le reste, quand les choses ne se passent pas tout à fait comme on l’espérait, faut-il relater sincèrement ou faire preuve d’imagination complaisante ? Il y a matière à dire sur la prestation du couple Dessi Armiliato en cette matinée. Si la soprano est toujours en scène, l’aristocrate racée que nous aimons, vocalement, il devient difficile de nous satisfaire de sa prestation. Son art des récitatifs est toujours aussi appréciable mais désormais, l’artiste doit consacrer énormément d’énergie au contrôle d’une voix accusant dans l’aigu <em>forte</em>, une instabilité gênante. Consciente de ses moyens actuels, elle multiplie les effets et les économies, au détriment de la clarté d’un texte dont elle était une « Maestra ». La voix réussit encore quelques phrasés mémorables mais, ce dimanche, on ne peut dissimuler un malaise devant une artiste peinant à soutenir des<em> tempi </em>ou des syllabismes rapides au point de tomber dans un marquage indigne d’une cantatrice de son envergure (le dernier duo avec le baryton). Les choses ne vont pas s’arranger avec le Manrico de <strong>Fabio Armiliato</strong>. victime, de manière audible, d’une journée « sans ». La voix peinant à se réveiller (matinée du dimanche ?), on n’évitera pas, malgré toute la détermination et l’énergie rageuse du chanteur, les incidents et l’accident prévisibles de cette redoutable partition.</p>
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			Une fois encore, pourtant, le bonheur est au rendez-vous avec la conviction d’assister à un moment unique face au travail d’orfèvre du Maestro <strong>Paolo Arrivabeni</strong>. On sait combien <em>Il Trovatore</em> peut tomber dans la fête aux pompiers. Pour Arrivabeni, point de page secondaire ! Nuances, annotations, tensions, détente, sublime <em>chiaro oscuro</em>, respect et encouragement de ses chanteurs. Au final, l’intime conviction d’observer, moment rarissime : un <em>Maestro Concertatore</em> à l’œuvre !</p>
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