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	<title>Luigi DI DONATO - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Luigi DI DONATO - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>ROSSINI, L&#039;italiana in Algeri — Beaune</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Clément Mariage]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Jul 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cela fait plusieurs année maintenant que Jean-Christophe Spinosi et son Ensemble Matheus parcourent l’Europe avec leur Italienne à Alger dans leurs bagages. Partis de Salzbourg en 2018, dans une production qui consacrait les débuts de Cecilia Bartoli dans le rôle d’Isabella, ils font une première escale à Beaune en 2019, avant de poursuivre leur route vers le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Cela fait plusieurs année maintenant que<strong> Jean-Christophe Spinosi</strong> et son <strong>Ensemble Matheus</strong> parcourent l’Europe avec leur <em>Italienne à Alger </em>dans leurs bagages. Partis de Salzbourg en 2018, dans une production qui consacrait les débuts de Cecilia Bartoli dans le rôle d’Isabella, ils font une première escale à Beaune en 2019, avant de poursuivre leur route vers le Théâtre des Champs-Élysées en 2020, chaque fois avec une distribution vocale différente. Cette année, ils revenaient s’amarrer au Festival de Beaune, qui se nomme désormais depuis quelques années « Festival d’opéra baroque <em>et romantique</em> » et propose donc des interprétations historiquement informées d’œuvres du début du XIX<sup>e </sup>siècle, héritières du premier <em>bel canto</em> italien. </p>
<p>Une semaine plus tôt, le Festival de Beaune programmait <a href="https://www.forumopera.com/tancredi-beaune-intelligence-de-la-virtuosite"><em>Tancredi</em></a>, opéra <em>seria</em> créé avec succès le 6 février 1813 à la Fenice de Venise. Commandé par le directeur d’un autre directeur de théâtre vénitien la même année, soucieux de sauver une saison mal engagée, et composé en à peine un mois sur un livret déjà existant, <em>L’Italienne à Alger</em> est le premier opéra <em>buffa</em> d’envergure de Rossini. Jean-Christophe Spinosi et son ensemble Matheus révèlent la frénésie et l’inventivité qui ruissellent sous la plume alerte d’un compositeur qui n’a alors que 21 ans. Les tempos vifs, les couleurs acidulées et boisées des instruments à vents, l’aspérité de l&rsquo;attaque des cordes, notamment des violoncelles et des contrebasses, font crépiter cette partition avec vivacité et éclat.</p>
<p>Il convient cependant d’emblée de faire une remarque sur l’acoustique de la Basilique Notre-Dame, où le concert a été déplacé depuis la cour des Hospices, à cause d’un trop fort taux d’humidité qui aurait pu faire souffrir les instruments d’époque. Au-delà de l’incongruité cocasse qui consiste à jouer un opéra <em>buffa</em> de Rossini sous la croisée du transept d’une église, devant le grand autel, son impressionnant tabernacle et son crucifix doré, l’acoustique très réverbérée du lieu pénalise grandement le rendu sonore de l’orchestre et des voix des chanteurs. On devine parfois plus à l’œil qu’à l’oreille le tranchant de telle attaque ou la netteté de telle vocalise, car ce qui nous parvient est parfois bien flou. Les instruments à vent s’en sortent mieux que les cordes, en timbrant solidement leurs interventions. Si le chef n’avait pas redoublé d’attention dans la précision de ces indications, l’ensemble aurait pu paraître confus. </p>
<p>Justement, on sent que Jean-Christophe Spinosi tient à rendre justice au chahut très organisé que Rossini dispense tout au long de son œuvre. On aura rarement entendu à quel point la partition de <em>L’Italienne à Alger</em> est d’une inventivité débridée, qui tire son efficacité du règlement millimétré de son exécution. La musique porte constamment le langage vers une quasi abstraction, par la vélocité avec laquelle certains passages doivent être chantés ou par de délirants ensembles, comme ce fameux concert d’onomatopées dans le finale du premier acte. Et Spinosi a parfaitement compris que c’est dans la mesure et la précision que la réalisation musicale rend compte de la démesure et de la confusion des situations et des propos des personnages. Notons également que la partie de continuo au clavecin est assuré par <strong>Stéphane Fuget</strong>, chef apprécié la veille dans un extraordinaire <em>Orfeo</em>, qui déploie son art du tempo théâtral et de l’ornementation expressive avec le même talent que dans Monteverdi.</p>
<p>Fort du succès public du concert donné en 2019, le Festival de Beaune à réinvité avec Jean-Christophe Spinosi trois chanteurs qui faisaient alors déjà partie de l’aventure. <strong>Luigi De Donato</strong>, qu’on a également vu la veille dans le rôle de Caronte dans <em>L’Orfeo</em> de Monteverdi, incarne Mustafà avec un charisme ravageur. On sent qu’il est un habitué du rôle et qu’il est chez Rossini en terrain connu. La voix est celle d’une basse bouffe, mais comme le créateur du rôle, qui était connu pour ses rôles dans les opéras <em>seria</em>, il donne de l’autorité à certains passages, conduisant son phrasé et sa vocalisation avec beaucoup d’élégance. Il est, sur le plan de l’incarnation, d’un engagement à tout épreuve, changeant de t-shirt avant l’arrivée d’Isabella pour l’accueillir d’un « hey » inscrit sur son torse et jouant avec une ivresse visible les poses du séducteur ridicule. </p>
<p>On se souvient encore de l&rsquo;inoubliable <a href="https://www.forumopera.com/le-comte-ory-paris-opera-comique-tu-ne-hueras-point">Comte Ory</a> que <strong>Philippe Talbot</strong> avait incarné à l’Opéra Comique il y a quelques années. Le rôle de Lindoro le met d’abord un peu à l’épreuve : le registre aigu, très sollicité dans sa première cavatine, est tendu et le chant syllabique véloce dans son duo avec Mustafà ne le présente pas sous son meilleur jour (mais c&rsquo;est une épreuve ardue pour presque tout non-italianophone de naissance&#8230;). Cependant, les colorations variées de la voix, le charme d’un timbre d’une grande tendresse et sa musicalité racée rattrapent vite ces premières inquiétudes et on le voit déployer son art le plus élevé dans sa cavatine du deuxième acte, en dialogue avec un hautbois enjôleur. </p>
<p><strong>Riccardo Novaro</strong> est de toute la distribution celui qui possède la voix la plus gorgée d’<em>italianità</em>. Son Taddeo est impeccable et passe avec aisance de vocalises soignées en accents bouffes avec une haute maîtrise de son instrument. Il fait de son personnage l’un des plus sympathiques de l’ouvrage, tour à tour trompeur et trompé, mais toujours d’une sincérité touchante. </p>
<p>La technique vocale qu’<strong>Anna Goryachova </strong>n’est pas toujours très orthodoxe, mais ce serait mentir que de dire qu’elle n’est pas une Isabella qui séduit malgré tout. La voix est un peu artificiellement assombrie et son émission en arrière ne lui permet pas une diction italienne très expressive. De bruyantes respirations intempestives, qui semblent être là plus pour amplifier une certaine contenance dramatique, comme dans la première partie de « Cruda sorte » ou dans « Per lui che adoro », que pour subvenir à ses besoins en oxygène, sont assez gênantes et hachent le phrasé. Mais ce timbre aux sonorités « creusées » évoque aussi un feu qui couve et l’interprète sait parer son chant de couleurs ensorcelantes, qui chargent certains passages d’une grande intensité, surtout que la vocalisation est incisive et que chacune de ses interventions revêt un aspect acéré qui saisit immanquablement. De plus, on perçoit qu’elle aussi est une habituée du rôle : son Isabella est une femme assurée, qui sait comment s&rsquo;imposer au milieu de tous ces hommes, qu’elle mène par le bout du nez avant tout par sa finesse d’esprit. </p>
<p>Trois jeunes chanteurs prometteurs assurent les rôles secondaires d’Elvira, Zulma et Haly. <strong>Gwendoline Blondeel</strong>, qui chantait Euridice et la Musica la veille dans <em>L’Orfeo</em>, est une Elvira convaincante, même si ce n’est pas le type de voix – peu vibrée, à l’émission très franche – que l’on a l’habitude d’entendre dans ce répertoire. Son vibrato très serré lui permet dans les ensembles de lancer des aigus dardés qui font sur le public un effet certain. Sa suivante Zulma est incarnée par la jeune contralo <strong>Margherita Maria Sala</strong>, à l’aisance scénique certaine et aux graves d’une ample densité. Enfin, le rôle d’Haly, à qui échoit un air qui d’après le manuscrit autographe n’est pas de la main de Rossini (cela s’entend, on croirait presque un air de Mozart) revient à <strong>José Coca Loza</strong>. Sa voix de basse est déjà d&rsquo;une grande maturité et se démarque par un mordant bienvenu.</p>
<p><em>L&rsquo;Italienne à Alger</em> a pour particularité de convoquer un chœur exclusivement masculin. Ce sont les hommes du <strong>Chœur de chambre de Namur</strong> qui complètent avec bonheur cette belle distribution par une sonorité d’ensemble homogène et une diction très nette, aussi bien dans les passages où ils se moquent de Mustafà que dans ceux où ils admirent Isabella.</p>
<p>Ce concert réjouissant est disponible à la réécoute sur <a href="https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/le-concert-du-soir/l-italienne-a-alger-de-rossini-au-festival-de-beaune-7759330">France Musique</a>.</p>
<p> </p>
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		<title>MONTEVERDI, Il ritorno d&#039;Ulisse in patria — Beaune</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-ritorno-dulisse-in-patria-beaune-vingt-ans-apres-a-ithaque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jul 2021 09:45:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Aussi passionnant que le roman d’Alexandre Dumas, le récit du retour d’Ulysse, au terme de sa longue errance ordonnée par Neptune, nous est conté par Stéphane Fuget. Après s’être frotté aux plus grands chefs baroques dont il a retenu le meilleur, il a fondé son propre ensemble, les Epopées. En résidence au Festival international d’opéra &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Aussi passionnant que le roman d’Alexandre Dumas, le récit du retour d’Ulysse, au terme de sa longue errance ordonnée par Neptune, nous est conté par <strong>Stéphane Fuget</strong>. Après s’être frotté aux plus grands chefs baroques dont il a retenu le meilleur, il a fondé son propre ensemble, <em>les Epopées</em>. En résidence au Festival international d’opéra baroque de Beaune pour trois ans (*), il avait le précédent week-end confirmé la qualité de son approche comme celle de ses musiciens (<a href="/recital-paul-antoine-benos-djian-beaune-la-voie-du-coeur">La voie du cœur</a>). Ce soir, sa formation instrumentale s’est adaptée aux nécessités de l’opéra, avec le souci de l’excellence. L’effectif a doublé, correspondant à celui que les théâtres vénitiens du temps pouvaient accueillir. La partition originale, où la musique est réduite à sa plus simple expression, appelle l’interprète à en effectuer l’instrumentation comme l’accompagnement des parties vocales. Les quatorze musiciens, qui changent parfois d’instrument, (cornet pour flûte, théorbe pour guitare) forcent l’admiration pour la conduite de leurs lignes, les articulations, les accents, et – surtout – les couleurs. La réalisation permet de les renouveler par des associations subtiles, toujours dans un profond accord avec la situation dramatique et le caractère de chacun. Une simple observation parmi tant d’autres : le recours au gazouillis des flûtes au monologue d’Euryclée, qui suit les échanges choraux du III, illumine ce qui va être la <em>lieto fine</em>.</p>
<p><em>Prima le parole</em> : le récitatif est au cœur du drame, modelé sur le débit de la voix parlée, soutenu par un continuo renouvelé. Toute la beauté de la langue est restituée. Son articulation, ses accents, ses couleurs, son phrasé et ses inflexions sont proches de l’idéal. A l’écoute, impossible de distinguer les chanteurs d’origine italienne des autres. Stéphane Fuget chante toutes les paroles : on devine à sa direction, aux respirations, aux phrasés son expérience de chef de chant. L’entente entre tous est d’une qualité rare : qu’il s’agisse des incises, des finales, des ponctuations, de la dynamique, permanente. Les voix sont toujours au premier plan, même si le jeu instrumental y est aussi soigné, expressif, clair et équilibré. Les nombreuses sinfonias (ainsi, la brève <em>sinfonia da guerra</em> qui conclut le II), les ritournelles nous valent de beaux moments. Cette production – exemplaire – marque un nouveau jalon dans la riche histoire des enregistrements. Toutes les expressions en sont justes, réalisées avec un soin rare.</p>
<p>Superlative est la distribution, sans faiblesse aucune, dont les voix sont justement réputées dans ce répertoire. L’écueil à éviter est l’abondance des ténors. Ici, ils sont différenciés clairement par le timbre et par la caractérisation de chacun. Le trio d’Ulysse, Télémaque et Eumée en est la plus belle démonstration.</p>
<p><strong>Valerio Contaldo</strong>, une fois encore, nous ravit par l’Ulysse qu’il vit intensément. Son réveil (« Dormo ancora »), avec sa lassitude et sa résolution, va s’animer progressivement… On le retrouvera avec bonheur le prochain week-end dans <em>Il Trionfo del Tempo</em>, de Haendel. Pénélope, prisonnière de son attente résignée, puis incrédule avant de reconnaître Ulysse, est <strong>Anthea Pichanick</strong>. La voix est souple, douce et ample, teintée d’une mélancolie juste. Son lamento initial (avec l’arioso « Torna il tranquillo al mare »), est poignant. La richesse psychologique du personnage est admirablement servie. <strong>Ambroisine Bré</strong>, tour à tour Melanto et Ericlée, est aussi touchante comme suivante de Pénélope que comme nourrice d’Ulysse. Eurimaco, l’amoureux de la première, est <strong>Pierre-Antoine Chaumien</strong>. Ses deux duos, badins, tendres puis enflammés avec Melanto sont d&rsquo;heureuses parenthèses. Ténor solide, voix puissante et bien projetée, convaincant, on devrait le retrouver dans des rôles plus riches. Au prologue, la Fortune de <strong>Claire Lefilliâtre</strong> (qui chantera ensuite Minerve) surprend par la dureté de son émission. Mais rapidement, la souplesse se découvre dans sa longue scène où elle va secourir Ulysse. Voix solide, dont la conduite n’appelle que des éloges. <strong>Marie Perbost</strong> chante Junon et l’Amour. Seule soprano de la distribution (avec Claire Lefilliâtre, dont le rôle est davantage de mezzo), ses qualités vocales n’en sont que plus évidentes. La virtuosité est là, au service de celle qui va convaincre Neptune de mettre un terme à sa vengeance. L’Eumée de <strong>Cyril Auvity</strong> est touchant de sincérité et de fidélité. Vingt ans après Christie, il retrouve un de ses plus beaux rôles. Tout est là, donc l’émotion et la grâce. Malgré sa brièveté, « Dolce speme » est un des sommets de l’ouvrage. <strong>Mathias Vidal </strong>était déjà Telemaco dans la production d’Emmanuelle Haïm en 2017. L’approfondissement est perceptible : la passion filiale, la jeunesse sont illustrées avec maestria. Jupiter est un peu terne par rapport à Neptune, mais c’est l’écriture qu’il faut incriminer plus que l’interprète. Justement, seule basse, <strong>Luigi Di Donato</strong> est ici dans son élément. Son Neptune, puissant, vindicatif puis pardonnant, est de première grandeur. Sa maîtrise est absolue d’un rôle qu’il connaît mieux que quiconque. L’Antinoo comme le Temps sont aussi bien campés. Le timbre, la projection, l’autorité l’imposent comme un des artisans de cette réussite. Irus  plus vrai que nature – replet, glouton, jouisseur – est confié au ténor <strong>Jörg Schneider</strong>, doté des moyens appropriés, dont l’italien ne laisse pas deviner son origine germanique. « O dolor » est un moment de sourire bienvenu. Jamais le trait n’est grossi : le bouffon a de la classe. La voix est longue et son accompagnement, qui souligne son caractère dansant avec élégance, en font un divertissement abouti. La Fragilité humaine, au prologue, puis Pisandro, le prétendant couard, sont chantés par <strong>Filippo Mineccia</strong>, contre-ténor dont l’émission et le jeu sont toujours aussi remarquables. Pour modeste que soit son intervention, il faut citer le ténor <strong>Fabien Hyon</strong>, Anfinomo, qui s’intègre parfaitement à l’ensemble.</p>
<p>Les chœurs sont rares, brefs mais remarquables, particulièrement le chœur céleste auquel répond le chœur maritime, avant qu’ils s’unissent (« Giove amoroso… »). Leur force dramatique et musicale participe pleinement à ce dénouement espéré. La joie exulte aux retrouvailles du couple, et tous les artistes comme le public la partagent pleinement. Réalisation attendue, l’enregistrement nous est promis pour décembre, lié à la reprise versaillaise.</p>
<p>(*) <em>Orfeo</em> en 2022 et <em>l’Incoronazione di Poppea </em>en 23 seront donnés à Beaune.</p>
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