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	<title>Marcello DI LISA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Marcello DI LISA - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>SCARLATTI, Erminia, Tancredi, Polidorio e Pastore — Montpellier (Festival)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/erminia-tancredi-polidorio-e-pastore-alessandro-scarlatti-montpellier-festival-une-redecouverte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2015 06:29:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Des soixante-cinq opéras attribués sans conteste à Alessandro Scarlatti, une demi-douzaine seulement ont été enregistrés. Si son abondante œuvre religieuse est fréquemment illustrée, l’œuvre lyrique ne l’est guère que par ces rares intégrales et par de grands airs propres à mettre en valeur tel ou telle soliste. Aussi, la création française, en version de concert, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Des soixante-cinq opéras attribués sans conteste à Alessandro Scarlatti, une demi-douzaine seulement ont été enregistrés. Si son abondante œuvre religieuse est fréquemment illustrée, l’œuvre lyrique ne l’est guère que par ces rares intégrales et par de grands airs propres à mettre en valeur tel ou telle soliste. Aussi, la création française, en version de concert, d’<em>Erminia, Tancredi, Polidoro e Pastore</em>, ne peut laisser indifférent. C’est une <em>serenata</em>, genre dérivé directement de l’opéra, illustré avec un soin au moins égal, écrite – comme il se doit – pour un mariage princier en 1723. Seule la musique de la première partie nous est parvenue, et l’action s’arrêtera ce soir sur le récitatif et l’air pathétique d’Erminia. Le sujet est bien connu, tiré du chant VI de l’incontournable <em>Gerusalemme  liberata</em> du Tasse, souvent illustré par les musiciens : Erminia a trahi son peuple pour l&rsquo;amour de Tancrède (qui aime Clorinde). Un berger, ému par sa détresse l&rsquo;a recueillie. Polidoro, à la recherche de Clorinde, est frappé par la beauté de la toute nouvelle bergère. Il avoue à Tancrède ce nouvel amour. Jaloux, croyant que la bergère est Clorinde, Tancrède part à sa recherche. Erminia chante enfin ses doutes, sa peur et les tourments de l’amour. Clorinde jouera&#8230; à l&rsquo;Arlésienne. Des quatre acteurs, Erminia, seul personnage féminin (qui fut chanté par Farinelli), occupe une place centrale (6 récitatifs, un duo et trois airs). Les autres chanteurs se contenteront de deux airs chacun.</p>
<p>Le langage musical, l&rsquo;orchestration aussi, permettent de mesurer l&rsquo;évolution accomplie en une génération,  de Cavalli à Alessandro Scarlatti. L&rsquo;ouverture se codifie (à l&rsquo;italienne), les airs s&rsquo;étoffent, les récitatifs accompagnés prennent une densité nouvelle : on devine déjà Mozart à l&rsquo;horizon de la perspective.</p>
<p>Concerto de’ Cavalieri fait partie des formations baroques d’excellence. <strong>Marcello Di Lisa</strong> et ses musiciens, complices de longue date, servent cette musique avec un réel engagement, pour notre plus grand bonheur. La distribution paraît idéale. <strong>Maria Grazia Schiavo</strong>, soprano, est Erminia. On se souvenait de ses héroïnes de Donizetti et de Mozart, et nous revient en mémoire qu’elle a chanté merveilleusement Vivaldi. Son aisance, son timbre lumineux, son articulation virtuose, stylistiquement irréprochable (les traits, les ornements) lui valent les acclamations d’un public conquis. Si son premier air « Al dolce nome » est le plus novateur de la serenata, le récitatif « Qui dove al germogliar » et l’air final « Torbido, irato e nero », contrastés à souhait, nous emportent. Pastore est campé par <strong style="line-height: 1.5">Christian Senn</strong>, beau baryton-basse,  « Quando irato il toro mugge », avec le traverso, énergique, sonore, a la force expressive qu’appelle le sujet. Polidorio est chanté par le ténor <strong>Magnus Staveland</strong>. La partie sollicite peu la tessiture élevée et le soliste y déploie de belles couleurs. L’émission est claire, très articulée et nous réserve de beaux moments. D’expression très différente, chacun de ses airs est convaincant. Tancredi, <strong>Filippo Mineccia</strong>, est un contre-ténor puissant et agile, au timbre séduisant, dont l’égalité de registre est remarquable. Son <em>aria di paragon</em>e  «Come suol, veloce e ardito corre il cervo<em> </em>», avec les hautbois, d’une belle ligne de chant, ornée à souhait, est d’une force expressive singulière.</p>
<p>Un jalon important, d&rsquo;une grande beauté, de l&rsquo;art baroque napolitain, illustré simultanément par une riche exposition temporaire au Musée Fabre (<em>L&rsquo;âge de l&rsquo;or de la peinture à Naples</em>), jusqu&rsquo;au 11  octobre. A quand un enregistrement ?</p>
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		<title>Albinoni Opera Arias and Instrumental Music</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/albinoni-opera-arias-and-instrumental-music-ana-quintans-deploie-ses-ailes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2015 05:08:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nous avions quitté l’année dernière Marcello Di Lisa en compagnie de Kristina Hammarström dans un florilège vivaldien, troisième étape du « Baroque Project » initié par Sony avec le concours du musicologue Mario Marcarini. Le chef signe lui-même l’édition des airs d’Albinoni, pour la plupart inédits, défendus cette fois par Ana Quintans qui, sauf erreur, livre là &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous avions quitté l’année dernière <strong>Marcello Di Lisa</strong> en compagnie de Kristina Hammarström dans un florilège vivaldien, troisième étape du « Baroque Project » initié par Sony avec le concours du musicologue Mario Marcarini. Le chef signe lui-même l’édition des airs d’Albinoni, pour la plupart inédits, défendus cette fois par <strong>Ana Quintans</strong> qui, sauf erreur, livre là son premier récital. Dès les années 80, Claudio Scimone s’intéressait à la veine bouffe du compositeur et nous révélait son délicieux intermezzo <em>Pimpinone</em> avant d’exhumer une luxueuse « festa pastorale », <em>Il Nascimento dell’Aurora</em>, également revisitée en 2008 par René Clemencic. En revanche, de la cinquantaine d’<em>opere serie</em> dont le très fertile Vénitien est crédité, nous ne connaissons à peu près rien –  tout au plus l&rsquo;un ou l&rsquo;autre numéro isolé (« Arias for Senesino » d&rsquo;Andreas Scholl). Or, cet album réunit des pages tirées de cinq opéras et survole pas moins de trente-huit années de production (1694-1732).</p>
<p>En vérité, si le nom d’Albinoni demeure avant tout associé à la littérature instrumentale, c’est parce que seule la partition de son premier ouvrage lyrique, <em>Zenobia</em> (1694, Teatro dei Santi Giovanni e Paolo), nous est intégralement parvenue – et encore s’agirait-il d’une version remaniée et raccourcie après la création. Cependant, si Mario Marcarini en vante la qualité des airs, « d’une grande beauté et d’une grande variété formelle », paradoxalement, le disque n’en retient que la <em>sinfonia </em>d’ouverture et ce alors que deux parties, dont le rôle-titre, évoluent dans la tessiture d’Ana Quintans… Leurs difficultés auraient-elles excédé ses moyens ? Difficile de le concevoir en découvrant sa prestation et cette lacune, pour le moins frustrante, ne laisse pas d’étonner. L’enregistrement date de mars 2013, mais si le timbre du jeune soprano portugais paraît très juvénile et encore emperlé de rosée, l’instrument affiche une santé et, plus encore, une agilité que nous n’avions pas subodorée.</p>
<p>Lui-même violoniste, Albinoni épousa la cantatrice véronaise Margherita Raimondi avant de fonder une école de chant dans la Sérénissime. Son écriture trahit une connaissance plus intime et aussi plus respectueuse de la voix que celle d’un Vivaldi, du moins d&rsquo;après ce que nous pouvons en juger ici. Hélas, l’étincelant air de bataille avec trompettes sur lequel Ana Quintans fait son entrée (« Vien con nuova orribil guerra ») dévoile une prise de son calamiteuse, comme si l’artiste était enregistrée dans une salle de bains ! C’est d’autant plus regrettable qu’elle aborde avec un égal bonheur les traits virtuoses et les contours langoureux (très séduisant « Quel sembiante e quel bel volto »), la frivolité et la gravité (« Ristoro degli afflitti », lamento exemplaire de justesse), confirmant tout le bien que nous pensions d’elle. Aucun air n’est remis dans son contexte, mais, s’il faut en croire Michael Talbot, spécialiste d’Albinoni, ce dernier ne brillait guère dans les récitatifs ni d’ailleurs par ses qualités dramatiques.  </p>
<p>L’orchestre l’inspire manifestement davantage que la ligne de chant, l’accompagnement bénéficiant d’une opulence sonore comme, du reste, de sa maîtrise du contrepoint, bien qu’il soit nettement moins sophistiqué que dans ses compositions purement instrumentales. Les connaisseurs auront plaisir à retrouver, notamment, entre deux extraits d’opéra, un des concertos à cinq de l’Opus V (n°5 en la mineur), du moins s’ils goûtent le style du maestro qui ne semble pas vraiment avoir I Musici dans l’oreille… Marcello De Lisa imprime sa marque ou plutôt son coup de griffe dès la <em>sinfonia</em> liminaire (<em>Zenobia</em>), puissamment contrastée, cravachant son <strong>Concerto De’Cavalieri</strong> comme il le faisait hier dans Vivaldi. Il peut néanmoins assouplir sa manière dans le <em>cantabile </em>et si sa phalange semble parfois couvrir la soliste, ce n’est pas faute d’écoute dans son chef, mais bien d’ingénieurs à la hauteur. Cette entreprise louable, qui remet en lumière Albinoni, méritait mieux, sans parler du talent d’Ana Quintans, qui fut une mémorable <a href="/spectacle/le-couronnement-danna">Drusilla</a> et un bouleversant <a href="/dvd/homoki-et-christie-reinventent-lopera">Jonathas</a> sous la conduite de William Christie. </p>
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		<title>VIVALDI, Tito Manlio — Ambronay</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/vivaldi-sans-rival/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice Malkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Sep 2013 11:59:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  En 1719, Vivaldi avait présenté à Mantoue, où il était maître de chapelle du gouverneur Philippe de Hesse-Darmstadt, son opéra Tito Manlio sur un livret de Matteo Noris, qui avait déjà servi en 1696 à Florence dans une composition musicale de Carlo Francesco Pollarolo. Le vif succès de l’œuvre avait conduit à de nombreuses &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			En 1719, Vivaldi avait présenté à Mantoue, où il était maître de chapelle du gouverneur Philippe de Hesse-Darmstadt, son opéra <em>Tito Manlio </em>sur un livret de Matteo Noris, qui avait déjà servi en 1696 à Florence dans une composition musicale de Carlo Francesco Pollarolo. Le vif succès de l’œuvre avait conduit à de nombreuses représentations dans diverses villes italiennes. Le livret, inspiré de Tite-Live, oppose la vertu républicaine du consul Tito Manlio à la fougue de son fils Manlio qui, provoqué par son ennemi Geminio, l’a tué en enfreignant l’ordre donné. Précisons que le conflit initial est dû au refus de Rome de nommer consul l’un de ses alliés latins demandant ce traitement d’égalité en guise de reconnaissance, et que Geminio, chef des rebelles latins tué par le Romain Manlio, est à la fois l’aimé de la propre sœur de Manlio, Vitellia, et le frère de Servilia, qui aime Manlio. D’autres personnages compliquent davantage l’intrigue jusqu’au dénouement qui voit le fils faire amende honorable et le père maintenir sa sentence le cœur déchiré avant d’en être dessaisi par l’intervention de l’armée. Cette dernière se soulève en effet pour libérer son héros, soustraire ainsi Manlio à la loi commune au nom d’une Loi suprême et lui permettre d’épouser Servilia. Le nouveau chef des Latins, Lucio, épousera Vitellia, la sœur de Manlio, et consacrera ainsi la paix avec Rome. La richesse des airs provient non seulement de ces conflits divers mais aussi des états d’âme de Vitellia et de Servilia, partagées entre leur amour et leur sens du devoir, tour à tour alliées et opposées dans leurs affects.<br />
			<br />
			En 1720, le Teatro della Pace de Rome passe commande à Vivaldi, mais aussi à deux compositeurs romains, Gaetano Boni et Giovanni Giorgi, d’un nouvel opéra sur le même livret. Si la version de 1719, du seul Vivaldi, a fait l’objet d’enregistrements au disque, c’est la recréation de cette version inédite de 1720 qui nous est proposée pour le concert donné dans le cadre du festival d’Ambronay. Toutefois, elle repose sur la reconstruction musicologique de <strong>Frédéric Delaméa</strong>, présentant uniquement les airs d’une œuvre collective dont la partition originale est perdue et dont les récitatifs n’ont pu être reconstitués. C’est donc davantage un récital qu’un opéra qui nous est présenté, le lien entre les airs ne pouvant être trouvé qu’en lisant le résumé présenté dans le fascicule d’accompagnement.<br />
			 			  </p>
<p>			Ce qui frappe, c’est la différence éclatante entre l’écriture musicale des airs des actes I et II, due respectivement à Boni et Giorgi, plaisante et parfois virtuose, et celle des airs de l’acte III, due à Vivaldi, où l’originalité, l’audace et la variété tranchent avec certaines formes et formules convenues des deux actes précédents. Le <strong>Concerto de’ Cavalieri</strong>, sous la direction de <strong>Marcello Di Lisa</strong>, en fait une démonstration remarquable. C’est dans le troisième acte que s’affirment donc en toute logique la voix de <strong>Ann Hallenberg</strong>, Servilia joyeuse à l’idée de sauver son bien-aimé de la prison, donnant toute la mesure de son timbre lumineux, de l’assise de son chant et de la souplesse de sa diction, ainsi que celle de<strong> Vivica Genaux </strong>dans l’air de Manlio « Non m’afflige il tormento di morte ». Déjà chaleureusement applaudie dès son premier air dans l’acte I (« Se mi feristi »), la mezzo-soprano américaine éblouit par sa voix brillante, la précision de son phrasé, sa présence scénique et son interprétation sensible. Mais les autres voix féminines ne sont pas en reste : la voix claire et la belle articulation de la jeune soprano norvégienne <strong>Mari Eriksmoen </strong>donnent une humanité et une profondeur fascinantes au personnage de Vitellia, et la mezzo-soprano grecque <strong>Mary-Ellen Nesi </strong>est convaincante dans les deux rôles de Lucio et de Decio qu’elle interprète avec beaucoup d’expressivité. Seul homme parmi toutes ces femmes – et quelles femmes ! – le ténor norvégien <strong>Magnus Staveland </strong>peut paraître parfois un peu terne, moins engagé vocalement, avec une diction moins précise, des fins de phrases moins tenues, des éclats de voix moins maîtrisés. Il dispose toutefois d’un timbre agréable qui s’insère harmonieusement dans l’ensemble vocal et instrumental.</p>
<p>			L’intérêt archéologique de la soirée est indéniable, même si les compositions de Boni et Giorgi ne paraissent pas devoir être inoubliables. Du moins aura-t-on eu le plaisir de découvrir de nouveau airs de Vivaldi confirmant la prééminence de son génie musical, servi ce soir par des musiciens et des cantatrices de premier rang. En cela, il s’agit d’un événement marquant de ce festival d’Ambronay qui réserve chaque année son lot de belles surprises.</p>
<p>			 </p>
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