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	<title>Marta DOMINGO - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Marta DOMINGO - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Placido Domingo souffle les 230 bougies de Don Giovanni</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/placido-domingo-souffle-les-230-bougies-de-don-giovanni/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Oct 2017 06:48:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Don Giovanni soufflera ses 230 bougies le 29 octobre prochain. On sait que cet opéra fut commandé à Mozart en février 1787 pour être créée huit mois plus tard à Prague. Le compositeur lui-même était au pupitre. Le Théâtre des Etats, salle où eut lieu la création, commémore l’événement en affichant une nouvelle production de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Don Giovanni</em> soufflera ses 230 bougies le 29 octobre prochain. On sait que cet opéra fut commandé à Mozart en février 1787 pour être créée huit mois plus tard à Prague. Le compositeur lui-même était au pupitre. Le Théâtre des Etats, salle où eut lieu la création, commémore l’événement en affichant une nouvelle production de l’ouvrage. Ce n’est pourtant pas la mise en scène, conçue comme une réplique de celle, légendaire, réalisée par Václav Kašlík en 1969, qui retient l’attention, mais la direction artistique. <strong>Placido Domingo</strong> a choisi lui-même les titulaires de certains rôles parmi les lauréats d’Operalia : <strong>Simone Alberghini</strong> (Don Giovanni), <strong>Irina Lungu </strong>(Donna Anna) ou encore <strong>Julia Novikova </strong>(Zerlina). Le ténor devenu baryton se fera pour l’occasion chef d’orchestre en dirigeant les représentations des 27 et 29 octobre à la même heure et à la même place que Mozart 230 ans auparavant. « <em>S&rsquo;il y a un opéra parfait, Don Giovanni peut assurément prétendre au titre</em> », se réjouit d’avance le Maestro, « <em>Il a tout : l’intensité dramatique, la comédie, le sexe, la jalousie, la farce –un des meilleurs livrets et une des plus grandes musiques jamais composée. C’est du pur génie, du début à la fin.</em> ». Mozart n’est certes pas le compositeur qui a le plus compté dans la carrière de Placido Domingo mais <em>Don Giovanni</em> lui est familier. Il a interprété pour la première fois le rôle de Don Ottavio il y a 54 ans à Tel Aviv, aux côtés d&rsquo;une Donna Elvira chère à son coeur : son épouse Marta.</p>
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		<title>VERDI, La traviata — San Francisco</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/anna-netrebko-violetta-imperiale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2009 19:40:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Puisqu’il faut à chaque époque sa Violetta, nous prendrons celle que nous offre la nôtre : Anna Netrebko. Non par dépit en pensant amèrement à toutes les Traviata de légende qui font de notre discothèque un sanatorium – nous ne sommes ni fétichiste, ni passéiste – mais parce qu’aujourd’hui on ne trouvera pas phtisique en meilleure &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Puisqu’il faut à chaque époque sa Violetta, nous prendrons celle que nous offre la nôtre : <strong>Anna Netrebko</strong>. Non par dépit en pensant amèrement à toutes les Traviata de légende qui font de notre discothèque un sanatorium – nous ne sommes ni fétichiste, ni passéiste – mais parce qu’aujourd’hui on ne trouvera pas phtisique en meilleure forme. Cette Traviata, à l’inverse des sopranos souffreteuses que la consomption rend diaphanes, se range parmi les malades imaginaires dont seule une petite quinte à la fin de l’opéra rappelle la condition mortelle. Voix ronde au médium épanoui, d’une assise parfaite, qui déploie son <em>legato</em> et ses couleurs érubescentes tout au long de l’opéra ; tout juste faut-il faire son deuil du suraigu : le contre mi bémol du « Sempre libera », bien que facultatif, est escamoté. Ce n’est de toute façon pas dans le premier acte et ses coloratures que se réalise Anna Netrebko ; « Ah fors’è lui » donne simplement un avant-goût des beautés que nous réservent les tableaux suivants : le lyrisme généreux du « Dite alla giovine », l’ardeur de « Morro ! La mia memoria », un « Alfredo, Alfredo, di questo core » qui transperce le chœur (et le cœur), « Addio del passato » sur le fil comme on les aime, le tout empli d’une félicité sonore devant laquelle on aurait mauvaise grâce de renâcler.</p>
<p>  </p>
<p>Si une telle Violetta ne parvient pas éclipser des seconds rôles que le livret relègue pourtant à l’arrière plan – la Flora allurée de <strong>Leann Sandel-Pantaleo</strong>, le sémillant baron Douphol de <strong>Dale Travis</strong>, <strong>Kenneth Kellogg</strong> et <strong>Renée Tatum</strong> très présents également en Grenvil et Annina – elle ne fait en revanche qu’une bouchée du Germont de <strong>Dwayne Croft</strong>, grand frère plutôt que père malgré les favoris blancs ; raideur et pâte claire quand on aime soit un peu plus de tendresse charbonneuse, soit davantage de cynisme. Le baryton, placé sur la touche dès le duo du II, ne dispose ensuite que d’un grand air réduit au morne « Di provenza del mar » pour se remettre dans le jeu, la cabalette « No, non udrai rimproveri » ayant été coupée. Est-ce suffisant ? Le finale du III continue de le laisser en retrait.</p>
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 </p>
<p><strong>Charles Castronovo,</strong> s’il est trop poli pour former avec la belle un couple inoubliable (tous les ténors n’ont pas le tempérament de Rolando Villazon), se présente lui sous un meilleur jour. Et dès le brindisi où il réussit même à ravir la vedette à sa partenaire. Au I «  Un di, felice, eterea » riche d’inflexion, au II « De’ miei bollenti spiriti » enthousiaste ne font que confirmer l’impression. Jeune, élégant, sincère, l’émission libre, le timbre racé, cet Alfredo stylé fait basculer la soirée du bon côté.</p>
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   </p>
<p>Ce n’est donc pas lui qu’on tiendra responsable de la relative atonie qui entrave la courtisane mais plutôt la mise en scène de <strong>Marta Domingo</strong>, scolaire, avec la transposition de l’action pour seule idée. On passe du Paris des demi-mondaines au New York des Flappers, ce qui nous vaut l’entrée – fort applaudie – de Violetta dans une Buick de 1929, un décor clinquant des mêmes années, quelques pas de charleston chez Flora et des costumes de bohémiennes lamés de métal dont le tintement parasite la musique. Pour le reste, chacun se débrouille comme il peut sans se soucier de la partition et parfois du livret, avec en guise de pompon le finale du II : Violetta, montée sur la table de jeu, exhale sa douleur comme une meneuse de revue quand l’histoire la veut à ce moment plutôt à terre. La direction de <strong>Donald Runnicles</strong>, si elle appelle moins de critiques, ne fait pas preuve de beaucoup plus d’imagination.</p>
<p> </p>
<p><strong>Christophe Rizoud</strong></p>
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