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	<title>Grant DOYLE - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Grant DOYLE - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>SAWER, The Skating Rink — Garsington</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/the-skating-rink-streaming-garsington-attention-terrain-glissant-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thomas Niel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jul 2020 03:56:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A ceux dont la politique française inspire d’inextinguibles passions, voici un opéra qui prolongera leur plaisir. Dans The Skating Rink, il est question de pouvoir, de lutte des classes, d’ambition, de sexe, de jalousie sans omettre évidemment un brûlant détournement de fonds publics – fait par amour.  Quatrième opéra du compositeur britannique David Sawer, sur un &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr">A ceux dont la politique française inspire d’inextinguibles passions, voici un opéra qui prolongera leur plaisir. Dans <em>The Skating Rink</em>, il est question de pouvoir, de lutte des classes, d’ambition, de sexe, de jalousie sans omettre évidemment un brûlant détournement de fonds publics – fait par amour.  Quatrième opéra du compositeur britannique <strong>David Sawer</strong>, sur un livret de <strong>Rory Mullarkey</strong>, d’après le roman de l’auteur chilien Roberto Bolaño, il a été donné pour la première fois il y a deux ans au très <em>british</em> Garsington Opera, festival estival s’étendant sur les acres de campagne vallonnée des Chiltern Hills dans le Buckinghamshire.</p>
<p dir="ltr">Mais au soleil couchant d’Angleterre passant encore à travers les vitres de la salle, se substitue <em>in medias res</em> celui de la fin d’été de la Costa Brava dans les années 1990, lorsque Remo, gérant d’un camping, annonce furieux à son ami poète Gaspar, que celui-ci, gardien de nuit embauché au noir, doit chasser deux vagabondes qui s’y sont établis. S’ensuit alors une série d’événements glissant irrémédiablement entre les personnages impuissants, comme sur cette patinoire secrète, terrain de jeu de la jalousie et du mensonge et sur laquelle est abandonné finalement inerte le corps de Carmen, une des deux sans-abris. La structure dramaturgique est singulière : au développement de l’action sur le plateau s’ajoutent des passages homodiégétiques par lesquels certains personnages narrent eux-mêmes leur propre récit créant ainsi une relation attachante avec les spectateurs. Trois actes, trois récits, qui commencent chacun par un affrontement et se finissent sur une note énigmatique, de sorte à former un intriguant puzzle où l’identité du meurtrier reste inconnue jusqu’aux dernières minutes.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/goicerink2018jp_00259.jpg?itok=tmzgaKln" title="©Johan Persson" width="468" /><br />
	©Johan Persson</p>
<p dir="ltr">La partition accompagne cette originale narration en flux tendu qui ne laisse que peu de temps à l’expansion de la psychologie des protagonistes. La répétition de thèmes ou structures musicales – par exemple les croches autoritaires intimant l’ordre de renvoyer les marginales – permettent d’embrasser les récits entre eux à leur point de croisement. L’utilisation d’instruments comme le charango ou la guitare ajoutent une note colorée qui prolonge l’identité de certains personnages. La musique de David Sawer, dans son apparente simplicité, diversifie intelligemment l’orchestration et fait appel à des influences multiples que rythmes jazz ou stravinskiens – comme souvent rappelé – ne suffiraient pas à saisir. D’ailleurs, comment ne pas évoquer également l’héritage d’un Vaughan Williams lorsque se hisse une légère mélodie pentatonique, comme le récit de Gaspar au premier acte ou celui d’Enric au troisième ?</p>
<p class="MsoNormal" dir="ltr">L’ensemble des chanteurs est impeccable. Malheureusement, les personnages féminins sont peu mis en valeur et, excepté l’autoritaire Maire Pilar, tenue par la très convaincante <strong>Louise Winter</strong>, elles sont toutes victimes du désir d’hommes aliénés par leur manque de pouvoir et tiennent ainsi un rôle secondaire, comme l’éphémère et potache Carmen interprétée par la charismatique soprano <strong>Susan Bickley</strong>. Deux voix se démarquent particulièrement : celle du ténor <strong>Sam Furness</strong>, lisse et ductile ; et celle du baryton<strong> Grant Doyle</strong>, particulièrement bien choisi tant il sait habilement jouer de sa rondeur de voix autant pour exprimer la lourdeur empotée du fonctionnaire insignifiant que l’ardent désir inavoué d’un homme dévoué, sorte de « ver de terre amoureux d’une étoile » ridiculisé. Et de l’humour, la mise en scène de <strong>Stewart Laing</strong> sait en jouer, des chanteurs jusqu’aux figurants, donnant à l’ensemble suffisamment d’ampleur malgré une scénographie relativement simple, quoique claire.   </p>
<p dir="ltr">Malgré une dramaturgie véritablement saisissante, la fin n’entraîne pas de bouleversement. La révélation n’apporte rien au drame, excepté que l’habile superposition des hiérarchies sociales s’annihile pour laisser place à une issue simplement passionnelle et secondaire, sorte de pastiche de l’opéra de Bizet. Les passions deviennent banales, les faits divers, la confession n’est pas une surprise et le spectateur ne sort pas vraiment bousculé de cette folle histoire. Pour autant, le traitement opératique du roman de Roberto Bolaño permet la création d’une œuvre singulière, sans faste mais de grande qualité.</p>
<p class="MsoNormal" dir="ltr"> </p>
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		<title>JANACEK, De la maison des morts — Londres (ROH)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/de-la-maison-des-morts-londres-roh-krzysztof-warlikowski-retrouve-janacek-avec-bonheur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Mar 2018 05:57:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Souvenirs du mandat de Gerard Mortier à l&#8217;Opéra de Paris, Marilyn Monroe, King Kong et l&#8217;éternité cinématographique d’Emilia Marty hantent encore les couloirs de la Bastille. Pour clivante qu&#8217;elle fut, la production de L’Affaire Makropoulos s&#8217;impose avec le recul comme une mise en scène manifeste de Krzysztof Warlikowski, dans un répertoire, celui de la première &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr" id="docs-internal-guid-e671b231-62ee-379c-c736-bebef474beca"><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/lopera-bastille-a-moitie-vide-ou-a-moitie-plein">Souvenirs du mandat de Gerard Mortier</a> à l&rsquo;Opéra de Paris, Marilyn Monroe, King Kong et l&rsquo;éternité cinématographique d’Emilia Marty <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/eternel-feminin">hantent encore les couloirs de la Bastille</a>. Pour clivante qu&rsquo;elle fut, la production de <em>L’Affaire Makropoulos</em> s&rsquo;impose avec le recul comme une mise en scène manifeste de <strong>Krzysztof Warlikowski</strong>, dans un répertoire, celui de la première moitié du XXe siècle, où il est particulièrement prolixe (<em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-lourd-tutu-de-lulu">Lulu</a></em>, <em><a href="https://www.forumopera.com/wozzeck-amsterdam-krzysztof-warlikowski-revient-a-berg">Wozzeck</a></em>, <em><a href="https://www.forumopera.com/die-gezeichneten-munich-festival-international-du-film-dhorreur">Die Gezeichneten</a></em>, <a href="https://www.forumopera.com/pelleas-et-melisande-bochum-nous-navons-pas-ete-coupables">etc</a>.). Le Royal Opera House, lancé dans un cycle Janáček sur plusieurs années, a donc tout naturellement fait appel à l&rsquo;ancien trublion des scènes européennes pour donner vie à <em>De la maison des morts </em>(alors que <a href="https://www.forumopera.com/janacek-de-la-maison-des-morts-berlin-pour-un-spectacle-total">le geste Chéreau/Boulez </a>hante lui les mémoires lyricomanes depuis des Wiener Festwochen fameuses). L&rsquo;équipe maintenant rodée qui accompagne Warlikowski relève le gant avec brio et cette production, qui visitera Bruxelles et Lyon, s&rsquo;avère fédératrice par son humanisme et sa pertinence. <strong>Malgorzata Szczesniak </strong>est au polonais ce que Richard Peduzzi était à Chéreau. La structure, les matériaux, les couleurs du décors, ainsi que les lentes vidéos aux couleurs de papier glacé de <strong>Denis Guéguin</strong>, sont immédiatement reconnaissables. Tout comme l’est la boîte rectangulaire montée sur roues. Elle sert tour à tour de bureau, de lieu d’interrogatoire, de lieu d’aisance ou de scène de théâtre quand vient le temps du divertissement pour les prisonniers. Dans ces tranches de vie carcérales, Krzysztof Warlikowski signe une direction d’acteur méticuleuse et juste : pas un petit trafic, pas un combat de coqs ne manquent à cette prison intemporelle grâce notamment à des acteurs et danseurs qui se fondent parmi les chanteurs. Les silences du livret sont comblés par les rapports conflictuels ou tendres que tisse le metteur en scène entre les personnages. Les violences tant physiques que psychologiques, le sexe et les parties de rigolades alternent au fil de l’oeuvre et font passer le spectateur par tout le spectre des émotions. Surtout, et alors que l’oeuvre de Janáček est particulièrement sombre,une émotion particulière surnage grâce à une certaine légèreté que le metteur insuffle dans le spectacle. Tout d’abord par le burlesque et le grotesque des travestissements que permet la pièce de théâtre, puis par un sens des images et des coups de théâtre. Le dernier panier du basketteur et les acclamations des détenus après la dernière note fixent l’oeuvre dans cette force de vie et cet espoir que même le lieu le plus glauque ne saurait étouffer.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="332" src="/sites/default/files/styles/large/public/1049_nicky_spence_as_nikita_salim_sai_as_actor_c_roh._photo_by_clive_barda.jpg?itok=w0ASijWp" title="© ROH / Clive Barda" width="468" /><br />
	© ROH / Clive Barda</p>
<p dir="ltr">Un bonheur n’arrive pas tout seul et la qualité artistique ainsi que l&rsquo;engagement des chanteurs  contribuent à la force du spectacle. Vocalement il n’y a pas de point faible et l’on ne fera ressortir certains interprètes que parce que leur rôle, plus étoffé, le permet. Comme <strong>Stefan Margita</strong>, virulent Luka, à la projection remarquable et qui fait face au grave et ténébreux Siskov de <strong>Johan Reuter</strong>. <strong>Willard White</strong> en Gorjancikov n’a certes que peu à chanter, mais avec quelle conviction, et surtout quelle présence magnétique en scène. <strong>Ladislav Elgr</strong> cisèle ses interventions pour incarner un Skuratov inquiétant. Le costume de vieillard chenu de<strong> Graham Clark</strong> dissimule une voix saine et rayonnante. Irradiante aussi la prostituée d’<strong>Allison Coote</strong>. En Aljeja, peut-être le rôle le mieux servi de l’opéra, le canadien <strong>Pascal Charbonneau</strong> surprend. Formé à l’école baroque dans les jardins de William Christie, le voici particulièrement sonore, toujours dans la couleur adéquate et excellent acteur, en petite frappe, en travesti et en homme blessé enfin.</p>
<p>	<strong>Mark Wigglesworth </strong>effectue un travail remarquable dans une oeuvre dont la brièveté cache mal la complexité. Il s’agit de soutenir le plateau pour aider chacun à croquer les traits spécifiques de leur forçat respectif, d’être toujours précis pour conduire les musiciens entre les obstacles semés par Janáček sans pour autant les brimer, et surtout de réussir à maintenir une lecture dramatique quand souvent les voix se taisent pour laisser la place à de longs interludes. Le chef britannique s’en sort avec de beaux honneurs. Il réussit peut-être davantage les parties plus sombres et dramatiques que les scènes grotesques. En ce sens, il est le pendant ténébreux de l’étincelle de vie que ces prisonniers entretiennent.</p>
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