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	<title>Edwige HERCHENRODER - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Edwige HERCHENRODER - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Béatrice Uria-Monzon, évocation &#8211; Anglet</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/beatrice-uria-monzon-evocation-anglet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est une soirée qui déborde de bonnes intentions : fêter la musique comme il se doit chaque 21 juin ; rendre hommage à Béatrice Uria-Monzon, prématurément disparue il y a moins d’un an, encore si vivante dans nos mémoires ; associer son père à la célébration à travers la projection de certaines de ses œuvres – Antonio Uria-Monzon &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est une soirée qui déborde de bonnes intentions : fêter la musique comme il se doit chaque 21 juin ; rendre hommage à <strong>Béatrice Uria-Monzon</strong>, prématurément disparue il y a moins d’un an, encore si vivante dans nos mémoires ; associer son père à la célébration à travers la projection de certaines de ses œuvres – Antonio Uria-Monzon (1929-1996) est un peintre renommé ; inviter une des chanteuses les plus en vue du moment, <strong>Marina Viotti</strong> dont on sait combien elle apprécie le pays Basque, ne serait-ce que pour surfer les vagues de l’Atlantique ; offrir un tour de chant à l’enfant du pays, <strong>Manon Lamaison</strong>, originaire de Saint-Jean-de-Luz ; évoquer à travers le programme un autre natif de la région : Maurice Ravel ; donner carte blanche à la Maison Stéphane Rolland pour concevoir des robes comme en rêvent les divas, même si à l’usage elles rendent périlleuses les entrées et sorties. Tout cela en un seul soir…</p>
<p>Lever de rideau sur une scène plongée dans l’obscurité avec pour seul élément de décor le piano encadré par quatre pans de gaze tombant des cintres – théâtre dans le théâtre, suggéré avec une élégante sobriété. En fond de scène, intégré dans le décor, un écran sur lequel est projeté, en guise de préambule, des morceaux choisis d’une interview de Béatrice Uria-Monzon réalisée à l’occasion de sa première Lady Macbeth à Bruxelles en 2016, alors que la conversion de son mezzo-soprano original en soprano dramatique était consommée. Il n’est pas certain que les moins initiés saisissent l’intégralité d’un propos exigeant de connaître un minimum l’opéra de Verdi pour en saisir les enjeux. Les éventails s’agitent dans la salle ; la chaleur est étouffante. Qu’importe, l’artiste transparaît derrière les mots, intègre, sincère, passionnée, magnifique. Sur ce même écran seront projetées ensuite les peintures de son père, puis deux extraits d’opéra – <em>Cavalleria rusticana</em> à Orange en 2009 et <em>Carmen</em> à Barcelone en 2011 – dans lesquels Béatrice Uria-Monzon crève la toile, en dépit de conditions sonores défavorables (la voix des chanteurs, surexposée par rapport à l’orchestre, agit à la manière d’un miroir déformant).</p>
<p><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Uria-Monzon-Carmen-1294x600.jpg" /></p>
<p>Interviennent ensuite les artistes invitées, ensemble d’abord, puis séparément. La Barcarolle des <em>Contes d’Hoffmann</em> scelle l’alliance de leur timbre, l’un de velours, l’autre de soie. <em>Cosi fan tutte</em>, en fin de récital, les réunira de nouveau – une option plus raisonnable que la présentation de la Rose du <em>Rosenkavalier</em> annoncée dans le programme.</p>
<p>Si les affinités entre Béatrice Uria-Monzon et Marina Viotti s’accomplissent à travers quelques rôles – Charlotte (<em>Werther</em>), Carmen… –, la relation avec Manon Lamaison est plus difficile à établir. A l’aube de sa carrière, la soprano apparaît comme l’antithèse de son aînée : blonde, légère, diaphane, intrépide serait-on tenté d’ajouter si l’on en juge au choix de la valse de Juliette pour amorcer le récital. Le sourire, la fraîcheur sont présents mais l’air exige une liberté dans les vocalises, une assurance dans l’aigu que la chanteuse, cueillie à froid, n’a pas encore conquises. En deuxième partie, Lakmé voudrait plus de sensibilité et Violetta plus de maturité pour prendre chair. Mozart, qui n’aime rien tant que la jeunesse, fait mieux valoir la ligne et le suc d’une voix desservie il est vrai par une sonorisation à géométrie variable, plus ou moins gênante selon la position que l’on occupe dans la salle – le principal bémol de la soirée : micro et chant lyrique sont incompatibles ; la taille raisonnable du Théâtre du Quintaou (une salle moderne de 750 places environ) aurait autorisé à se dispenser d’un tel procédé.</p>
<p>Marina Viotti est chanteuse suffisamment aguerrie pour surmonter le handicap. Son art se distingue une fois encore par sa remarquable synthèse entre maîtrise technique, liberté expressive et présence scénique – la facilité avec laquelle elle capte l’attention du public et suscite la sympathie. Voix d’ambre et d’ombre, l’homogénéité sur l’ensemble de la tessiture reste une de ses premières qualités ; l’usage de la couleur aussi – la manière dont sont variés teintes et reflets selon l’effet recherché, en accord avec le texte. Car Marina Viotti ne se contente pas de chanter, elle incarne. Charlotte, nourrie par l’expérience de la scène, et même Dalila, ne sont pas silhouettes esquissées le temps d’un numéro, elles existent. Voilà peut-être ce qui la relie à Béatrice Uria-Monzon – plus qu’une incursion audacieuse dans un registre de soprano aujourd’hui prématuré, si tant est qu’il soit un jour de circonstance. Non que « Pace pace mio Dio » soit indigne. Cette tentative inédite est présentée comme un hommage à celle qu’elle dit regretter de ne pas avoir assez connue. La longueur de la voix, la palette des nuances aident à relever le défi, mais explorer et se maintenir ainsi dans un registre supérieur altèrent ce qui fait la valeur de l’artiste : la beauté ombrageuse et la force expressive du chant.</p>
<p>Avec la complicité discrète d’<strong>Edwige Herchenroder</strong> au piano, les bis forment une troisième partie de soirée plus désinvolte, où opérette et variété ensemble convoquées rappellent que la fête de la musique est aussi celle des musiques.</p>
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		<title>Lauréats de la première édition de la Sumi Jo International Singing Competition – Paris (Salle Cortot)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/laureats-de-la-premiere-edition-de-la-sumi-jo-international-singing-competition-paris-salle-cortot/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 05:27:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que se prépare l&#8217;édition 2006 du concours Sumi Jo, les lauréats de la compétition précédente étaient réunis pour concert dans le cadre intimiste de la Salle Cortot de l&#8217;École Normale de Musique de Paris (1). Les chanteurs réunis sont prometteurs, quoiqu&#8217;encore jeunes. La baryton chinois Li Zihao ouvre le bal avec le célèbre air &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que se prépare l&rsquo;édition 2006 du concours Sumi Jo, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/premier-concours-sumi-jo/">les lauréats de la compétition précédente</a> étaient réunis pour concert dans le cadre intimiste de la Salle Cortot de l&rsquo;École Normale de Musique de Paris (1). Les chanteurs réunis sont prometteurs, quoiqu&rsquo;encore jeunes. La baryton chinois <strong>Li Zihao</strong> ouvre le bal avec le célèbre air de Danilo de <em>Die lustige Witwe</em> où il brûle incontestablement les planches. La voix est impeccablement projetée, le timbre clair et on pense parfois entendre un ténor, d&rsquo;autant qu&rsquo;il n&rsquo;hésite pas à substituer certaines notes par d&rsquo;autres plus aigües pour accentuer l&rsquo;effet dramatique (il chantera également quelques mesures en ténor dans le <em>Brindisi</em> final). On retrouvera les mêmes qualités et excès dans son « Largo al factotum » extrait du <em>Barbiere di Siviglia</em>, très enthousiasmant. Dans un répertoire plus dramatique, le style est en revanche parfaitement maîtrisé : l&rsquo;air de la trop rare <em>Tote Stadt</em> est magnifiquement conduit et d&rsquo;une belle poésie et « Là ci darem la mano » laisse entrevoir un prometteur Don Giovanni d&rsquo;une belle juvénilité. Le chanteur offre également une délicate mélodie contemporaine avec « Zai Shui Yifang » (« De l&rsquo;autre côté de l&rsquo;eau »), adapté d&rsquo;un ancien poème chinois.</p>
<p>&nbsp;</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="652" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Zihao-Li-modifie-1024x652.jpg" alt="" class="wp-image-215289"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Zihao Li © Studio photos Alterego</sup></figcaption></figure>


<p><strong>Juliette Tacchino</strong>, qui a récemment triomphé dans la Delphine des électrisantes <em>Demoiselles de Rochefort</em> au Lido, retrouve la comédie musicale avec un extrait de <em>Naughty Marietta</em> où l&rsquo;on retrouve son mélange de classe et d&rsquo;abattage (on imagine que le léger accent français de l&rsquo;interprète se réfère au film de 1935 où Jeannette McDonald incarne une princesse française et non plus italienne comme dans l&rsquo;opérette dont cette version est tirée). Il ne faudrait néanmoins pas cantonner cette artiste à ce seul répertoire. Sa « Canzonetta sull’aria » (en duo avec Marie Lombard) est d&rsquo;une vraie mozartienne et son Adina de <em>L&rsquo;elisir d&rsquo;amore,</em>techniquement impeccable, fait montre d&rsquo;une belle théâtralité. Mais c&rsquo;est surtout en Cleopatra avec le périlleux « Da tempeste » de <em>Giulio Cesare</em> qu&rsquo;elle achève de nous séduire par son timbre fruité, associé à une technique belcantiste démontrant une belle précision dans les diverses vocalises, trilles, variations et autres notes piquées. <strong>George Virban</strong> incarne d&rsquo;abord deux pages plutôt destinées à un lyrique. Il choisit la tonalité basse pour <em>Roméo et Juliette</em>, chanté dans un français impeccable et conclu par un beau si bémol. Il campe également un Nemorino attachant, en duo avec Juliette Tacchino. Dans l&rsquo;absolu, « Nessun dorma » semble convenir davantage à sa typologie vocale mais le jeune artiste a raison de ne pas se précipiter immédiatement vers des rôles trop lourds qui pourrait abimer précocement son instrument. </p>
<p>&nbsp;</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/George-Virban-et-Juliette-Tacchino-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-215274"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Juliette Tacchino et George Virban © Studio photos Alterego</sup></figcaption></figure>


<p><strong>Marie Lombard</strong> impressionne avec son grand air d&rsquo;Isabelle de l&rsquo;acte IV de <em>Robert le diable </em>(un ouvrage que l&rsquo;ONP serait bien inspiré de remonter, surtout quand on repense au triomphe qui l&rsquo;accueilli à Garnier en 1985). La voix est puissante, le timbre riche, un peu sombre, et néanmoins allié à une surprenante facilité dans l&rsquo;aigu (deux contre ut et un ut dièse, rien que ça). Ajoutons un superbe engagement dramatique d&rsquo;une grande sensibilité. Si son Mozart et son Puccini sont impeccables, c&rsquo;est vraiment son grand air de <em>La Traviata </em>qui emporte la salle. Il n&rsquo;est pas certain que le rôle de la courtisane corresponde vraiment à son emploi naturel (en tout cas, en ce qui concerne le premier acte) et les vocalises ne sont pas d&rsquo;une totale précision, mais le résultat est spectaculaire, surtout quand l&rsquo;air est couronné du contre mi bémol que l&rsquo;on n&rsquo;espérait sans trop y croire. Toutes proportions gardées, on est davantage du côté des voix plus sombres (Callas, Tebaldi, Netrebko) que de celui des <em>drammatico d&rsquo;agilità</em> (Sutherland, Anderson), et très loin des coloratures légers (Gruberová, Dessay). Assurément une voix à suivre. </p>
<p>&nbsp;</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Marie-Lombard-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-215273"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Marie Lombard © Studio photos Alterego</sup></figcaption></figure>


<p>Les artistes offriront ensemble le quatuor de <em>La Bohème</em> avant de laisser la place à <strong>Sumi Jo</strong> qui fête ses quarante ans de carrière : quelle émotion en repensant à ce concert de la salle Pleyel en février 1987 où nous l&rsquo;avions découvert, à l&rsquo;aube d&rsquo;un exceptionnel parcours international, dans la scène de folie de <em>Lucia di Lammermoor</em>. Les années ont bien sûr passé mais le soprano coréen chante ici avec une belle noblesse l&rsquo;air des <em>Capuleti </em>puis un air d&rsquo;Adele plein d&rsquo;humour avec des piani aigus encore splendides. Tous se réunissent pour conclure par le finale de <em>Candide</em> suivi du <em>Brindisi</em> de <em>La</em> <em>Traviata</em> en bis. Cette longue soirée est accompagnée au piano par <strong>Edwige Herchenroder</strong>, avec une belle maîtrise des différents styles et une attention méticuleuse envers les chanteurs. Sumi Jo conclura l&rsquo;événement avec ces belles paroles. </p>
<p><em>C&rsquo;était vraiment une soirée très spéciale. Lorsque je suis arrivée de Corée, il y a seulement deux jours, je n&rsquo;imaginais pas que je serais aussi émue ce soir. La France est un pays qui m&rsquo;a énormément donné. C&rsquo;est ici que j&rsquo;ai acquis une expérience précieuse et que j&rsquo;ai grandi, non seulement comme artiste, mais aussi comme personne. C&rsquo;est un pays magnifique, riche de culture, de beauté et d&rsquo;une humanité exceptionnelle. Ce soir, avec vous tous, je voudrais redire ma promesse pour l&rsquo;avenir : continuer à soutenir et accompagner les jeunes artistes que vous avez entendus ce soir, que je voudrais voir grandir et s&rsquo;épanouir. Je ressens dans mon cœur une immense satisfaction et un immense bonheur. Je voudrais également remercier tous les amis, toutes les personnes qui m&rsquo;ont donné du courage tout au long de mon parcours. Et puis, comme je l&rsquo;ai fait pendant ces 40 dernières années, je continuerai à avancer avec courage et persévérance, mais toujours avec le sourire. Je resterai humble et je continuerai à croire que la musique est l&rsquo;un des plus beaux cadeaux que nous possédions, une force capable de guérir, de ressembler et de rendre notre monde meilleur. Merci à tous.</em></p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/0033-Selection-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-215280"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Studio photos Alterego</sup></figcaption></figure>


<pre> </pre>
<p>1. Lauréat de la compétition, le ténor Kiup Lee n&rsquo;était pas disponible pour ce concert. En revanche, l&rsquo;ambassadeur de la République de Corée avait fait à la chanteuse la belle surprise de sa présence.</p>
<p>&nbsp;</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/laureats-de-la-premiere-edition-de-la-sumi-jo-international-singing-competition-paris-salle-cortot/">Lauréats de la première édition de la Sumi Jo International Singing Competition – Paris (Salle Cortot)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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